Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-03-03
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 03 mars 1920 03 mars 1920
Description : 1920/03/03 (T14,N1393). 1920/03/03 (T14,N1393).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62549591
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
M,NISTERES
DES
Etd, EtrANGERES
ET D f. LA GUERRE
N° 1393
Mercredi 3 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE 1
~'ËSSE *——*——'
k Str ALLEMANDE. — Le Ccngrès de
Strasbourg^preiheit, Kœlnische Zeitung).
nEsSE a A
pitpssr AMtaUCAINE. - * Le dilemne
)~ 'X ~~r'e Evening Transcript). -
!f,tre de M ^* Carter Glass, Secrétaire
l'bu esor américain sur les finances de
Dqily É (Boston Transcript, Brooklyn
des^?tY?{* Times). - Les
ÎW KJ S)) riVe/o V York , nis aux Peuples
PnESSE es» (New York Times).
S\'rien GLAISE. - La Pranca et les
WTrSiE ens ( Gtoass9ao°w û> HrT erald).
PRESSE DANOISE r » Exportation de lait
L'exportation de lait
en Allemagne (National Ti-
Ss* Esp
^gne.à ja Soci^'-^T L'adhésion de l'Es-
Olliété des Nations (A.B.C.).
sSE IT LTes négociations
direct ALIENNE, - Les négociations
rCorries entre l'Italie et les y ongoslaves
"• ldea Nazionale). —
C ^VuntLu (Corriere della Sera).
SSe Vo T
Vetnelll DGOSLAVE, i - Le nouveau gou-
adIiatiqent Yougoslave et la question
Il,iatiqu'e (Polilika).
"LITIQUE GÉNÉRALE
ET DIPLOMATIE
'vision É°ES NATIONS
*>!>» ? de "«téiSf. L'ESPAGNE. -
ministre de l'Intérieur en dem;¡ndant à la
'01>. 'lOt} , ., en démodant à 1.
dp générale rU budget d'inscrire la
^0r?,,u-°0() pesetas pour les frais de re-
•Vi^Utin n l'Esna ^ne à la Société des
0®' Uri ann < 'd
!?ns. a ann°ncé qu'après la conférence de
|.rid. I)e autre Conférence aurait lieu à
seprélentei-a donc bientôt à notre
6 ?tra d°n? bien,ôt à notre
e*?^»e{||a question de l'adhésion
1 a la Société quand viendra le
,e t a dseussion du chapitre du
le POI, »nant ces 500.0110 pesetas. Il est
possible u r nt que les pesetas. Il est
Pr^enr, }en,aires espa-
4e ni 1 Yen t pas lip U de faire la moindre
ni a Plus légère réserve parce que,
Ntif^Pés n P'us îép-A , la moindre
S> cla!Uraient nnrâl f j leurs partis res-
t4j i !''U u '®s intff eserve> parce que,
~t®s de la SOciété. Mais il con vien-
~ob)!~ Soc qu'en fin. de compte notre
\jn^aHsi® S°ciété des NaUons impl que
t,,1 Qbli5ati.ons internationales et que ces
Sr"hSïlS td?*** ôtre ?'?S avec Autant
\)eU\ ~tia~ par suite de la
i lll- t!Qteur. 1 le président Wilson,
Pt lté,,é rer 'ln Une alliance
1?.^i S Nl dllnlnué de jour en jour. Si
II'* 1^% a?tions ?nC8 qu'elle serait une
Du«an!e pour imposer
sac -isi'n euxllu tr, s l'ioilme.t de, Et.t,-
a,Jlres l'isolement des Etats-
W* ^^t ce en Une plolongation de
lo trp qu'on
la s"èdp ?omPris les autres
e ~rk SUède, la Suisse, la Hol-
,t' l b44e ark et piies n'ont donné leur
assentiment qu'après une discussion minu-
tieuse dans leurs parlements respectifs. L'adhé-
sion de la Suisse a été débattue au cours de
plusieurs séances des Chambres fédérales qui
n'ont pas encore pris de décision à ce sujet.
Les députés suisses ont analysé très soigneuse-
ment le point si important que nous signalons
plus haut c'est-à-dire l'attitude de l'Amérique
du Nord. Et ils n'ont pas consenti à accepter
même le principe de l'adhésion, avant d'avoir
obtenu la promesse formelle du Conseil de la
Société que la neutralité de la Confédération
serait respectée dans tous les cas. Pour ce qui,
concerne la Suède, la proposition du gouver-
nement a été très critiquée au Riksdag et plu-
sieurs députés ont montré la tendance de la
Société à former une coalition, et parmi eux un
socialiste particulièrement ami de l'Entente,
M. Branting. Nous convenons que la situation
de l'Espagne ne justifie pas les mêmes remar-
ques que celles que font la Suisse et la Suède ;
mais, avant d'accepter des clauses pour la ré-
daction desquelles nous n'avons pas été con-
sultés, il aurait fallu les examiner.
Si nous acceptons les clauses sans examen
préalab!e, deux interprétations pourront être
faites : ou que nous n'osons pas reviser un
document que les puissances victorieuses nous
donnent à signer, ou que nous n'attachons pas
d'importance aux obligations que nous con-
tractons.
Il est lard déjà pour faire des réserves aux
clauses du Pacte; mais de toute manière, il
conviendrait que le Parlement examinât en
quoi consiste la Société et les modifications
que les événements lui ont imposées, pour
donner ensuite une orientation au représentant
de l'Espagne, afin qu'il agisse en conformité
avec la volonté du pays La Société bien qu'elle
ne soit pas ce que Wilson avait pensé, n'est pas
non plus un congrès d'espérantistes servant à
ses membres de prétexte pour voyager au prin-
temps.
ABC. 27.2
LA QUESTION ADRIATIQUE
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
YOUGOSLAVE. - Comme les nouveaux
ministres ne sont pas tous au courant des né-
gociations relatives à la question adriatique, le
gouvernement de M. Protitch n'a encore envoyé
aucune instruction à notre délégation pour la
couclusion de la paix à Paris. On assure que,
seul, M. Protitch, en sa qualité de chef de l'op-
position, recevait de temps en temps des indi-
cations sur le cours des négociations. On parle
beaucoup, dans les milieux politiques de Bel-
grade, des dernières nouvelles venues de Lon-
dres : M A. Trumbitch, ministre des Affaires
Etrangères, se plaint du peu d'empressement
que mettent les alliés à écouter notre déléga-
tion lorsqu'il s'agit de la solution du pro-
blème adriatique. Il semble que les représen-
tants de la France et de l'Angleterre nous aient
caché le texte de la note qu'ils ont envoyée en
réponse au président Wilson.
D'après les dernières informations de Paris,
les Italiens font quelques concessions dans la
question du « corridor » qui doit réunir l'Italie
et la ville libre de Fiume.
Ce corridor ne serait, à ce qu'on dit, qu'un
chemin large de vingt mètres, qui courrait le
long du rivage de l'Istrie. Cette exigence aurait
principalement pour but de satistaire le peuple
italien qui, de cette façon, ne serait pas entière-
ment coupé de Fiume. Par ailleurs, ce corridor
n'aurait aucune importance commerciale ou
militaire.
Si nous acceptons la proposition du 20 jan-
vier, les Italiens nous promettent avec magna-
nimité de larges concessions dans le traité de
commerce ! Mais à Belgrade, on espère toujours
que l'Italie renoncera à ses exigences.
POLITIKA [de Belgrade], 25.2.
LES NÉGOCIATIONS DIRECTES
ENTRE L'ITALIE ET LES YOUGO-
SLAVES. — Après quelques tentatives offi-
cieuses de négociations directes, mal commen-
cées et plus mal interrompues encore, nous en
sommes arrivés à des négociations directes
italo-slaves, sous une forme officielle.
Les pourparlers directs eussent été excel-
lents il y a un an ou davantage, ils sont moins
bons aujourd'hui.
L'Italie a intérêt à conclure, et la Yougo-
slavie, elle, a un besoin urgent de conclute II
est donc possible que l'on arrive au port, si la
diplomatie italienne sait faire usag- de ses
atouts, et si les médiateurs accoutumés ne
brouillent pas les cartes.
Les alliés européens ne renient point le
traité de Londres, et Wilson ne peut renier srs
projets. M. Nitti, s'il le veut, peut mani, r l'une
et l'autre de ces armes de façon différente. Il
a plus de moyens qu'il ne lui en faut pour
faire fléchir l'intransigeance yougoslave. Mis
résolument face à face avec la nécessité du
choix, nos voisins s'engageront dans la voie
d'un compromis. Ils savent fort bien que le
projet d'un état-tampon peut être pour nous
s'il nous plait d'en faire usage, d'un poids for-
midable dans les négociations. Pour les Yougo-
slaves chicaneurs, cet état-tampon ressemble à
ce que serait, pour des héritiers, la menace du
fisc qui pourrait finir par dévorer l'héritage
Pour eux comme pour nous, un partage à
l'amiable vaut mieux*.
CORRIERE DELLA SERA, 29.2.
- Il en sera aujourd'hui, comme si souvent
déjà : les négociations directes, chères aux
« renonciataires » n'aboutiront à aucun résul-
tat utile. Il en sera ainsi, entre autres motifs par
la simple raison qu'elles ne sont directes, c'est-
à-dire italo-yougoslaves, que par figure de
style. Tout se réduit à une fiction pure et
simple. Nitti en parlant avec Pachich et avec
Trumbitch, parle en réalité avec ceux qui se
tiennent derrière ces hommes d'état : ces der-
niers ne disent rien sans être d'accord avec les
personnes que vous savez. Ils n osent pas faire
un pas sur leur ligne d'intransigeance, sans
s'être préalablement assuré les appuis que
nous savons. Les« négociations directes », sont
donc une mascarade, un « camouflage » que
l'indigence politique de nos renonciataires ou
des théoriciens de la conciliation à tout prix
fait passer pour du sens pratique.
En réalité, tout le monde sait bien qu'elles
ne peuvent aboutir à une solution difféiente
de celles qui se traînent indéfiniment sur les
tapis verts de la Conférence, sans aboutir à au-
cune conclusion.
La dernière note des Alliés contient cepen-
dant un point particulièrement important pour
DES
Etd, EtrANGERES
ET D f. LA GUERRE
N° 1393
Mercredi 3 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE 1
~'ËSSE *——*——'
k Str ALLEMANDE. — Le Ccngrès de
Strasbourg^preiheit, Kœlnische Zeitung).
nEsSE a A
pitpssr AMtaUCAINE. - * Le dilemne
)~ 'X ~~r'e Evening Transcript). -
!f,tre de M ^* Carter Glass, Secrétaire
l'bu esor américain sur les finances de
Dqily É (Boston Transcript, Brooklyn
des^?tY?{* Times). - Les
ÎW KJ S)) riVe/o V York , nis aux Peuples
PnESSE es» (New York Times).
S\'rien GLAISE. - La Pranca et les
WTrSiE ens ( Gtoass9ao°w û> HrT erald).
PRESSE DANOISE r » Exportation de lait
L'exportation de lait
en Allemagne (National Ti-
Ss* Esp
^gne.à ja Soci^'-^T L'adhésion de l'Es-
Olliété des Nations (A.B.C.).
sSE IT LTes négociations
direct ALIENNE, - Les négociations
rCorries entre l'Italie et les y ongoslaves
"• ldea Nazionale). —
C ^VuntLu (Corriere della Sera).
SSe Vo T
Vetnelll DGOSLAVE, i - Le nouveau gou-
adIiatiqent Yougoslave et la question
Il,iatiqu'e (Polilika).
"LITIQUE GÉNÉRALE
ET DIPLOMATIE
'vision É°ES NATIONS
*>!>» ? de "«téiSf. L'ESPAGNE. -
ministre de l'Intérieur en dem;¡ndant à la
'01>. 'lOt} , ., en démodant à 1.
dp générale rU budget d'inscrire la
^0r?,,u-°0() pesetas pour les frais de re-
•Vi^Utin n l'Esna ^ne à la Société des
0®' Uri ann < 'd
!?ns. a ann°ncé qu'après la conférence de
|.rid. I)e autre Conférence aurait lieu à
seprélentei-a donc bientôt à notre
6 ?tra d°n? bien,ôt à notre
e*?^»e{||a question de l'adhésion
1 a la Société quand viendra le
,e t a dseussion du chapitre du
le POI, »nant ces 500.0110 pesetas. Il est
possible u r nt que les pesetas. Il est
Pr^enr, }en,aires espa-
4e ni 1 Yen t pas lip U de faire la moindre
ni a Plus légère réserve parce que,
Ntif^Pés n P'us îép-A , la moindre
S> cla!Uraient nnrâl f j leurs partis res-
t4j i !''U u '®s intff eserve> parce que,
~t
~ob)!~ Soc qu'en fin. de compte notre
\jn^aHsi® S°ciété des NaUons impl que
t,,1 Qbli5ati.ons internationales et que ces
Sr"hSïlS td?*** ôtre ?'?S avec Autant
\)eU\ ~tia~ par suite de la
i lll- t!Qteur. 1 le président Wilson,
Pt lté,,é rer 'ln Une alliance
1?.^i S Nl dllnlnué de jour en jour. Si
II'* 1^% a?tions ?nC8 qu'elle serait une
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sac -isi'n euxllu tr, s l'ioilme.t de, Et.t,-
a,Jlres l'isolement des Etats-
W* ^^t ce en Une plolongation de
lo trp qu'on
la s"èdp ?omPris les autres
e ~rk SUède, la Suisse, la Hol-
,t' l b44e ark et piies n'ont donné leur
assentiment qu'après une discussion minu-
tieuse dans leurs parlements respectifs. L'adhé-
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plusieurs séances des Chambres fédérales qui
n'ont pas encore pris de décision à ce sujet.
Les députés suisses ont analysé très soigneuse-
ment le point si important que nous signalons
plus haut c'est-à-dire l'attitude de l'Amérique
du Nord. Et ils n'ont pas consenti à accepter
même le principe de l'adhésion, avant d'avoir
obtenu la promesse formelle du Conseil de la
Société que la neutralité de la Confédération
serait respectée dans tous les cas. Pour ce qui,
concerne la Suède, la proposition du gouver-
nement a été très critiquée au Riksdag et plu-
sieurs députés ont montré la tendance de la
Société à former une coalition, et parmi eux un
socialiste particulièrement ami de l'Entente,
M. Branting. Nous convenons que la situation
de l'Espagne ne justifie pas les mêmes remar-
ques que celles que font la Suisse et la Suède ;
mais, avant d'accepter des clauses pour la ré-
daction desquelles nous n'avons pas été con-
sultés, il aurait fallu les examiner.
Si nous acceptons les clauses sans examen
préalab!e, deux interprétations pourront être
faites : ou que nous n'osons pas reviser un
document que les puissances victorieuses nous
donnent à signer, ou que nous n'attachons pas
d'importance aux obligations que nous con-
tractons.
Il est lard déjà pour faire des réserves aux
clauses du Pacte; mais de toute manière, il
conviendrait que le Parlement examinât en
quoi consiste la Société et les modifications
que les événements lui ont imposées, pour
donner ensuite une orientation au représentant
de l'Espagne, afin qu'il agisse en conformité
avec la volonté du pays La Société bien qu'elle
ne soit pas ce que Wilson avait pensé, n'est pas
non plus un congrès d'espérantistes servant à
ses membres de prétexte pour voyager au prin-
temps.
ABC. 27.2
LA QUESTION ADRIATIQUE
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
YOUGOSLAVE. - Comme les nouveaux
ministres ne sont pas tous au courant des né-
gociations relatives à la question adriatique, le
gouvernement de M. Protitch n'a encore envoyé
aucune instruction à notre délégation pour la
couclusion de la paix à Paris. On assure que,
seul, M. Protitch, en sa qualité de chef de l'op-
position, recevait de temps en temps des indi-
cations sur le cours des négociations. On parle
beaucoup, dans les milieux politiques de Bel-
grade, des dernières nouvelles venues de Lon-
dres : M A. Trumbitch, ministre des Affaires
Etrangères, se plaint du peu d'empressement
que mettent les alliés à écouter notre déléga-
tion lorsqu'il s'agit de la solution du pro-
blème adriatique. Il semble que les représen-
tants de la France et de l'Angleterre nous aient
caché le texte de la note qu'ils ont envoyée en
réponse au président Wilson.
D'après les dernières informations de Paris,
les Italiens font quelques concessions dans la
question du « corridor » qui doit réunir l'Italie
et la ville libre de Fiume.
Ce corridor ne serait, à ce qu'on dit, qu'un
chemin large de vingt mètres, qui courrait le
long du rivage de l'Istrie. Cette exigence aurait
principalement pour but de satistaire le peuple
italien qui, de cette façon, ne serait pas entière-
ment coupé de Fiume. Par ailleurs, ce corridor
n'aurait aucune importance commerciale ou
militaire.
Si nous acceptons la proposition du 20 jan-
vier, les Italiens nous promettent avec magna-
nimité de larges concessions dans le traité de
commerce ! Mais à Belgrade, on espère toujours
que l'Italie renoncera à ses exigences.
POLITIKA [de Belgrade], 25.2.
LES NÉGOCIATIONS DIRECTES
ENTRE L'ITALIE ET LES YOUGO-
SLAVES. — Après quelques tentatives offi-
cieuses de négociations directes, mal commen-
cées et plus mal interrompues encore, nous en
sommes arrivés à des négociations directes
italo-slaves, sous une forme officielle.
Les pourparlers directs eussent été excel-
lents il y a un an ou davantage, ils sont moins
bons aujourd'hui.
L'Italie a intérêt à conclure, et la Yougo-
slavie, elle, a un besoin urgent de conclute II
est donc possible que l'on arrive au port, si la
diplomatie italienne sait faire usag- de ses
atouts, et si les médiateurs accoutumés ne
brouillent pas les cartes.
Les alliés européens ne renient point le
traité de Londres, et Wilson ne peut renier srs
projets. M. Nitti, s'il le veut, peut mani, r l'une
et l'autre de ces armes de façon différente. Il
a plus de moyens qu'il ne lui en faut pour
faire fléchir l'intransigeance yougoslave. Mis
résolument face à face avec la nécessité du
choix, nos voisins s'engageront dans la voie
d'un compromis. Ils savent fort bien que le
projet d'un état-tampon peut être pour nous
s'il nous plait d'en faire usage, d'un poids for-
midable dans les négociations. Pour les Yougo-
slaves chicaneurs, cet état-tampon ressemble à
ce que serait, pour des héritiers, la menace du
fisc qui pourrait finir par dévorer l'héritage
Pour eux comme pour nous, un partage à
l'amiable vaut mieux*.
CORRIERE DELLA SERA, 29.2.
- Il en sera aujourd'hui, comme si souvent
déjà : les négociations directes, chères aux
« renonciataires » n'aboutiront à aucun résul-
tat utile. Il en sera ainsi, entre autres motifs par
la simple raison qu'elles ne sont directes, c'est-
à-dire italo-yougoslaves, que par figure de
style. Tout se réduit à une fiction pure et
simple. Nitti en parlant avec Pachich et avec
Trumbitch, parle en réalité avec ceux qui se
tiennent derrière ces hommes d'état : ces der-
niers ne disent rien sans être d'accord avec les
personnes que vous savez. Ils n osent pas faire
un pas sur leur ligne d'intransigeance, sans
s'être préalablement assuré les appuis que
nous savons. Les« négociations directes », sont
donc une mascarade, un « camouflage » que
l'indigence politique de nos renonciataires ou
des théoriciens de la conciliation à tout prix
fait passer pour du sens pratique.
En réalité, tout le monde sait bien qu'elles
ne peuvent aboutir à une solution difféiente
de celles qui se traînent indéfiniment sur les
tapis verts de la Conférence, sans aboutir à au-
cune conclusion.
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