Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-02-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 23 février 1920 23 février 1920
Description : 1920/02/23 (T14,N1385). 1920/02/23 (T14,N1385).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254951q
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
îm*
MIN'STERES
|fh. DES
PAIRES étrangères
Er DE LA GUERRE
N° 1385
Lundi 23 février 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
i EMANDE" — Les derniers actes de
f M. ALLEMANDE. - Les derniers actes de
M. \Vilsûl!l (Frank[urter' Zeitung). -. Dé.
I Clarati'8 de Noske (Tag). - Le juge-
t trient des auteurs d'actes criminels
i alitbulger Echo). — Le plébiscite en
- Le plebL&CL-te en
i)*e (Leipzig er' Neueste Nach-
Chten).
PRESSE AMÉRICAINE. - Les visites aux Etafcs-
Unjç0i des Be(1,Ses et du «prince de
Unis du roi des Beliges et du prince de
Arrip.rin (W. R. Hearsit dans New York
— Les Juifs de Pologne : le
Heol} dle M. Morgenthau (Philadelphia
r AT .York Times). - Le pro-
gra f10niste (Boston Herald). -
(E 'Ir,pru,nt landais aux Etats-Unis
(Eueni™ Jï■ n ost)- — Le parti démocrate
YMa^ vrésidentie!lUe de 1920 (Chi-
PR CaQoTrib^ne). 1920 (C/u-
^Hesse AAISE- — Les Alliés et les So-
viets1 Mfrninflf Posti DailV News).
^Sse - Copenhague, port de
Iran s't (Politiken).
P4 SSE ITALIF-NNE. — La mission du prince
lXteen 1917 et l'altitude de l'Italie
; (Corn* re * ella Sera). — Le parti popu-
laire âl le gouvernement de M. Nitti
(Corr d'Italia). — Les restrictions
ai Irnentaires en Italie (Stampa).
1 POLITIQUE generalf
ET DIPLOMATIE
LEs ËiATS-UNIS ET L'EUROPE
1\01 n VISITEs AUX ETATS-UNIS DU
ba-~S BELGES ET DU PRINCE DE
olt été des révélations pour
£ icains'- Le roi des Belges
te h devenu 11 liéros international par sui-
les a Ses sniiff héros international par SUl-
^eiin Périrait! ?nces l'itoagination aidant
ttlles ^Ualitâc8 lui attribuaient une foule de
Ste'Sn? J0ls. .dém0Cratf cœur et d'esprit et de sen-
"e. En le voyant de près,
il o u-ri ob. ,Pre l.a bien en rabattre.
leq\1e a ét Irller geste en arrivant en Amé-
a ^té ri Vouloir nous apprendre quel-
l~~ y~ies f~ nous apprendre quel-
gl1 d'un -10 es. Etats-Unis avaient fait preu-
Yallisme convenable pendant la
il Ri et Q~
?Ri «t qi1Pii Parties n'en avaient pas
e, xS d'exclure de son itinéraire
Dlli^ 0la, }e lsconsin et quelques autres
tos î^ce CT1, e' "'aPrès lui, ils ne cultivent
qu'il CO e -re de sentiments p,atriotiques
nus vient. patriotiques
~e?~ pas sur quoi le bon roi
D nf/erÏA*s eIrlent fait preuve, à l'égard des
t~t%~ de it t leur activité pendant la
h to,no iL ^Si sentiments patriotiques
bnw. vnW. a fourni un plus grand
^n res' relativement à sa
Ce &l li~ni lli,",ait de près le Wisconsin.
Pas non plus sur le manque de
sentiments d'amitié pour la Belgique, car
aucun Etat n'a donné plus largement que
l'Illinois, aucune ville n'a été plus géné-
reuse que Chicago quand il s'est agi de
soulager les souffrances des Belges.
Il semblerait donc que le bon roi des Bel-
ges n'avait aucun motif suffisant et conve-
nable pour essayer de différencier entre tel
et tel Etat, telle et telle ville des Etats-Unis.
De plus il était manifeste à ce moment-là
que même s'il avait eu ce motif, il n'était
ni sage ni opportun d'essayer de dire aux
Américains ce qu'était leur devoir envers
leur pays, ou quelles auraient dû être leurs
libéralités envers la Belgique.
« Les mendiants n'ont pas à se montrer
difficiles »,comme dit le proverbe « et les in-
vités doués d'intelligence et de savoir-vivre
ne devraient pas critiquer le maître de la
maison. »
Et voilà comment, à la fin de sa visite, le
peuple américain en est venu à compren-
dre que le roi belge était simplement un
héros créé par les circonstances n'ayant ni
la force de caractère, ni le talent, ni le tact,
ni la simplicité démocratique que notre ima-
gination se plaisait à lui attribuer.
Puis est venu le petit prince de Galles,
l'héritier présomptif d'un des plus puis-
sants empires de la terre.
S'il est un prince chez qui nous nous se-
rions attendus à trouver un certain snobis-
me, une attitude de supériorité protectrice,
une disposition à parler en maître et à cri-
tiquer, c'est bien le prince de Galles, at-
tendu que ce sont là des traits essentielle-
ment anglais et qui pouvaient se trouver
sous une forme exagérée chez un membre
de la famille royale anglaise.
Mais le petit prince de Galles s'est mon-
tré tout simple, raisonnable et sans préten-
tion, un vrai démocrate, tout disposé, à
s'accommoder des conditions et des besoins
de l'Amérique et à se conformer de bon
cœur aux divers programmes que nous
avions préparés, pour lui dans l'exercice de
notre hospitalité américaine.
C'est ainsi que le prince de Galles a
grandi dans notre estime. tandis que le roi
Albert en nous quittant a vu se changer en
ressentiment la plus grande partie de notre
admiration.
Il n'est certainement pas très intelligent
de la part d'un roi de se permettre de criti-
quer et d'insulter une grande et importante
partie de notre pays, alors surtout qu'il a
si souvent, tendu son chapeau aux aumô-
nes de notre pays tout entier et que sûre-
ment il recommencera. — (W. R. Hearst.)
NEW YORK AMERICAN, 24.1.
LES DERNIERS ACTES DE WILSON
prouvent qu'il veut de nouveau jouer un
rôle de chef. Le peuple américain aime les
natures combatives et volontiers il donne
sa sympathie à un homme courageux. Il
serait donc possible qu'il se laissât entraî-
ner là nouveau par le président, si ce der-
nier voulait entrer en lutte pour de grands
principes. Mais il faut se dire que Wilson
ne jouit plus de son ancien prestige. Dans
la question de la paix, un groupe impor-
tant de démocrates, sous la conduite de
Bryan, s'est montré assez disposé à aban-
donner le président. Son attitude vis-à-vis
de Lansing a renforcé l'opposition de parti
et les masses populaires subissent très
fortement l'influence de l'agitation réputtli-
caine. Pour regagner le terrain perdu, le
président devrait se montrer extrêmement
énergique et la question très grave qui se
pose alors est de savoir si son état de
santé encore précaire le lui permet.
Un Wilson ardent au combat, mais inca-
pable de s'imposer, ne rendrait aucun ser-
vice au monde ; bien au contraire, il re-
tarderait la solution urgente des grands
problèmes mondiaux. C'est pourquoi la
tournure que va prendre le problème
« Wilson » est pour tous les peuples du
plus grand intérêt. <
FRANKFURTER ZEITUNG, 20.2, soir.
L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
DECLARATIONS DE NOSKE. — De
Brème : Le ministre de la Défense d'Empire
a fait les déclarations suivantes :
Le Gouvernement allemand n'a pas laissé
subsister le moindre doute sur la ferme dé-
cision qu'il a prise de punir ceux qui, pen-
dant la guerre, ont commis des crimes vé-
ritables. La note présente montre que les
Alliés ne partagent pas cette manière de
voir ; car ils parlent d'entamer une procé-
dure contre TOUS les Allemands dont les
Gouvernements alliés avaient l'intention de
demander l'extradition. Mais bien des cho-
ses que les Alliés considèrent comme des
crimes n'ont été que des mesures de guerre
générales ordonnées par des supérieurs et
qui ne pourront jamais être reconnues par
nous comme des crimes et qui ne le seront
jamais. Il serait donc tout à fait prématuré
de croire que nous sommes à l'abri de nou-
velles difficultés et de représailles possibles.
Les Alliés s'étant réservé expressément le
droit de citer devant leurs propres juges les
coupables dont ils s'empareront, une gran-
de incertitude persiste pour tout Allemand
ayant fait la guerre, qui pénétrera dans un
des pays alliés.
Nous sommes encore très loin d'une re-
vision du traité de paix telle que nous la
poursuivons et il ne peut en être question
au sujet de la note actuelle. Les difficultés
d'ordre pratique qui résultent de l'applica-
tion dans toutes ses parties du traité de
paix feront que tôt ou tard certaines modi-
fications devront être apportées au traité.
Au sujet de l'information donnée par la
presse étrangère selon laquelle l'Angleterre
permettrait que le contingent fixé à l'armée
allemande fût dépassé et ceci en vue d'op-
poser un rempart solide à toute offensive
russe, Noske s'exprime ainsi :
Toutes les nouvelles tendant à faire croire
que des conversations officielles ont eu lieu
avec l'Angleterre pour porter le chiffre des
troupes allemandes à plus de 100.000 hom-
mes sont fausses. Le chiffre fantastique de
500.000 hommes indiqué par Vienne n'a
même jamais été prononcé dans les conver-
sations privées qui ont pu avoir lieu entre
certaines personnes.
Ce qui est vrai, au contraire, c'est que
l'on ignore encore totalement aujourd'hui
MIN'STERES
|fh. DES
PAIRES étrangères
Er DE LA GUERRE
N° 1385
Lundi 23 février 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
i EMANDE" — Les derniers actes de
f M. ALLEMANDE. - Les derniers actes de
M. \Vilsûl!l (Frank[urter' Zeitung). -. Dé.
I Clarati'8 de Noske (Tag). - Le juge-
t trient des auteurs d'actes criminels
i alitbulger Echo). — Le plébiscite en
- Le plebL&CL-te en
i)*e (Leipzig er' Neueste Nach-
Chten).
PRESSE AMÉRICAINE. - Les visites aux Etafcs-
Unjç0i des Be(1,Ses et du «prince de
Unis du roi des Beliges et du prince de
Arrip.rin (W. R. Hearsit dans New York
— Les Juifs de Pologne : le
Heol} dle M. Morgenthau (Philadelphia
r AT .York Times). - Le pro-
gra f10niste (Boston Herald). -
(E 'Ir,pru,nt landais aux Etats-Unis
(Eueni™ Jï■ n ost)- — Le parti démocrate
YMa^ vrésidentie!lUe de 1920 (Chi-
PR CaQoTrib^ne). 1920 (C/u-
^Hesse AAISE- — Les Alliés et les So-
viets1 Mfrninflf Posti DailV News).
^Sse - Copenhague, port de
Iran s't (Politiken).
P4 SSE ITALIF-NNE. — La mission du prince
lXteen 1917 et l'altitude de l'Italie
; (Corn* re * ella Sera). — Le parti popu-
laire âl le gouvernement de M. Nitti
(Corr d'Italia). — Les restrictions
ai Irnentaires en Italie (Stampa).
1 POLITIQUE generalf
ET DIPLOMATIE
LEs ËiATS-UNIS ET L'EUROPE
1\01 n VISITEs AUX ETATS-UNIS DU
ba-~S BELGES ET DU PRINCE DE
olt été des révélations pour
£ icains'- Le roi des Belges
te h devenu 11 liéros international par sui-
les a Ses sniiff héros international par SUl-
^eiin Périrait! ?nces l'itoagination aidant
ttlles ^Ualitâc8 lui attribuaient une foule de
Ste'Sn? J0ls. .dém0Cratf cœur et d'esprit et de sen-
"e. En le voyant de près,
il o u-
leq\1e a ét Irller geste en arrivant en Amé-
a ^té ri Vouloir nous apprendre quel-
l~~ y~ies f~ nous apprendre quel-
gl1 d'un -10 es. Etats-Unis avaient fait preu-
Yallisme convenable pendant la
il Ri et Q~
?Ri «t qi1Pii Parties n'en avaient pas
e, xS d'exclure de son itinéraire
Dlli^ 0la, }e lsconsin et quelques autres
tos î^ce CT1, e' "'aPrès lui, ils ne cultivent
qu'il CO e -re de sentiments p,atriotiques
nus vient. patriotiques
~e?~ pas sur quoi le bon roi
D nf/erÏA*s eIrlent fait preuve, à l'égard des
t~t%~ de it t leur activité pendant la
h to,no iL ^Si sentiments patriotiques
bnw. vnW. a fourni un plus grand
^n res' relativement à sa
Ce &
Pas non plus sur le manque de
sentiments d'amitié pour la Belgique, car
aucun Etat n'a donné plus largement que
l'Illinois, aucune ville n'a été plus géné-
reuse que Chicago quand il s'est agi de
soulager les souffrances des Belges.
Il semblerait donc que le bon roi des Bel-
ges n'avait aucun motif suffisant et conve-
nable pour essayer de différencier entre tel
et tel Etat, telle et telle ville des Etats-Unis.
De plus il était manifeste à ce moment-là
que même s'il avait eu ce motif, il n'était
ni sage ni opportun d'essayer de dire aux
Américains ce qu'était leur devoir envers
leur pays, ou quelles auraient dû être leurs
libéralités envers la Belgique.
« Les mendiants n'ont pas à se montrer
difficiles »,comme dit le proverbe « et les in-
vités doués d'intelligence et de savoir-vivre
ne devraient pas critiquer le maître de la
maison. »
Et voilà comment, à la fin de sa visite, le
peuple américain en est venu à compren-
dre que le roi belge était simplement un
héros créé par les circonstances n'ayant ni
la force de caractère, ni le talent, ni le tact,
ni la simplicité démocratique que notre ima-
gination se plaisait à lui attribuer.
Puis est venu le petit prince de Galles,
l'héritier présomptif d'un des plus puis-
sants empires de la terre.
S'il est un prince chez qui nous nous se-
rions attendus à trouver un certain snobis-
me, une attitude de supériorité protectrice,
une disposition à parler en maître et à cri-
tiquer, c'est bien le prince de Galles, at-
tendu que ce sont là des traits essentielle-
ment anglais et qui pouvaient se trouver
sous une forme exagérée chez un membre
de la famille royale anglaise.
Mais le petit prince de Galles s'est mon-
tré tout simple, raisonnable et sans préten-
tion, un vrai démocrate, tout disposé, à
s'accommoder des conditions et des besoins
de l'Amérique et à se conformer de bon
cœur aux divers programmes que nous
avions préparés, pour lui dans l'exercice de
notre hospitalité américaine.
C'est ainsi que le prince de Galles a
grandi dans notre estime. tandis que le roi
Albert en nous quittant a vu se changer en
ressentiment la plus grande partie de notre
admiration.
Il n'est certainement pas très intelligent
de la part d'un roi de se permettre de criti-
quer et d'insulter une grande et importante
partie de notre pays, alors surtout qu'il a
si souvent, tendu son chapeau aux aumô-
nes de notre pays tout entier et que sûre-
ment il recommencera. — (W. R. Hearst.)
NEW YORK AMERICAN, 24.1.
LES DERNIERS ACTES DE WILSON
prouvent qu'il veut de nouveau jouer un
rôle de chef. Le peuple américain aime les
natures combatives et volontiers il donne
sa sympathie à un homme courageux. Il
serait donc possible qu'il se laissât entraî-
ner là nouveau par le président, si ce der-
nier voulait entrer en lutte pour de grands
principes. Mais il faut se dire que Wilson
ne jouit plus de son ancien prestige. Dans
la question de la paix, un groupe impor-
tant de démocrates, sous la conduite de
Bryan, s'est montré assez disposé à aban-
donner le président. Son attitude vis-à-vis
de Lansing a renforcé l'opposition de parti
et les masses populaires subissent très
fortement l'influence de l'agitation réputtli-
caine. Pour regagner le terrain perdu, le
président devrait se montrer extrêmement
énergique et la question très grave qui se
pose alors est de savoir si son état de
santé encore précaire le lui permet.
Un Wilson ardent au combat, mais inca-
pable de s'imposer, ne rendrait aucun ser-
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tarderait la solution urgente des grands
problèmes mondiaux. C'est pourquoi la
tournure que va prendre le problème
« Wilson » est pour tous les peuples du
plus grand intérêt. <
FRANKFURTER ZEITUNG, 20.2, soir.
L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
DECLARATIONS DE NOSKE. — De
Brème : Le ministre de la Défense d'Empire
a fait les déclarations suivantes :
Le Gouvernement allemand n'a pas laissé
subsister le moindre doute sur la ferme dé-
cision qu'il a prise de punir ceux qui, pen-
dant la guerre, ont commis des crimes vé-
ritables. La note présente montre que les
Alliés ne partagent pas cette manière de
voir ; car ils parlent d'entamer une procé-
dure contre TOUS les Allemands dont les
Gouvernements alliés avaient l'intention de
demander l'extradition. Mais bien des cho-
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crimes n'ont été que des mesures de guerre
générales ordonnées par des supérieurs et
qui ne pourront jamais être reconnues par
nous comme des crimes et qui ne le seront
jamais. Il serait donc tout à fait prématuré
de croire que nous sommes à l'abri de nou-
velles difficultés et de représailles possibles.
Les Alliés s'étant réservé expressément le
droit de citer devant leurs propres juges les
coupables dont ils s'empareront, une gran-
de incertitude persiste pour tout Allemand
ayant fait la guerre, qui pénétrera dans un
des pays alliés.
Nous sommes encore très loin d'une re-
vision du traité de paix telle que nous la
poursuivons et il ne peut en être question
au sujet de la note actuelle. Les difficultés
d'ordre pratique qui résultent de l'applica-
tion dans toutes ses parties du traité de
paix feront que tôt ou tard certaines modi-
fications devront être apportées au traité.
Au sujet de l'information donnée par la
presse étrangère selon laquelle l'Angleterre
permettrait que le contingent fixé à l'armée
allemande fût dépassé et ceci en vue d'op-
poser un rempart solide à toute offensive
russe, Noske s'exprime ainsi :
Toutes les nouvelles tendant à faire croire
que des conversations officielles ont eu lieu
avec l'Angleterre pour porter le chiffre des
troupes allemandes à plus de 100.000 hom-
mes sont fausses. Le chiffre fantastique de
500.000 hommes indiqué par Vienne n'a
même jamais été prononcé dans les conver-
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