Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-02-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 19 février 1920 19 février 1920
Description : 1920/02/19 (T14,N1382). 1920/02/19 (T14,N1382).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62549487
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
fc MINISTÈRES
~?A) DES
ippi '^ES ÉTRANGÈRES
ET DE LA GUERRE
N° 1382
Jeudi 19 février 1920
;, Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
L SOMMAIRE
et ALLEMANDE. — L'exécution du traité
et la POIHique franco-britannique
(Front At Urter Zeitung ; Oscar Müller
~ns Deutsche Allgemeine Zeitung). —
Allemagne et Italie (Deutsche Allgemei-
ne
ne Zeitung. - La France et les Arabes
en ov (Deutsche Allgemeine Zei-
en Syrie (Deutsche Allgemeine Zei-
siennû Le projet de constitution prus-
* fe L'expT•n-r.v .lniscfle Volks zeitung). —
Zeituna) de la Hongrie (Frankfurter
Zeitung). '='
hEsSE AMÉRICAINE. — La reprise des rela-
tions commerciales avec la Russie (New
i', York rJ,-?es}' — Le leader des démocra-
K ^s an - Le leader des démocra-
es au Sénat (New York Times, World).
k - La marine des Etats-Unis pendant la
* p guerre (Washington Post).
AesSe
t "i - La note du Président
i ^ilson^ifr question adriatique (Ti-
sV d
mes)* -- Russie 'et Pologne (Manchester
I | &Uardinn\J" La nationalisation des mi-
Inès ihrt+rques (PaU Mall Gazette).
liESSE: Es — Les avances de crédits
r a France et les compensations au Ma-
{J Ge (Debate).
ftEssE ITat
* yo ;TALIENNE. - Les documents franco-
youonc (RastIgnae dans Tribuna,
Corriere d'Italia).
y '- - La prorogation du
« Parlement provisoire » (Demokratia).
Wi
! POLITIQUE GENERALE
f ET DIPLOMATIE
f L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
'E DU TRAITE ET LA POLI-
n^e.rnernent ^NNIQUE. — Un
ltanr". îique qui voudrait, en
hrj con0eri0 ,la Politique de paix, s'enga-
ïég fW! °Vvelles voies, rencontrerait
vîvpc. Jesis^ances de la part de la
e"rlee Le langage de la presse française et
^Ourto^*? ministres français l'in-
lique Ilt, P", "tant la France agirait contre
fi) IltlQUe d Interêt si elle persistait dans sa
d;glJ.e, de ha^ et d'aveuglement. L'Alle-
CotlSciû spu'ant, entraîne la France
e dp Les Français devraient avoir
nlly IlJ.conc e cette vérité élémentaire et il
leurS e Paient que les dirigeants de ce
lert Pas mise sous les yeux de
rt^Pto^se^tes; S'ils s'en rendaient
ils sella-ient les premiers à deman-
a" l'Alon rapIde du traité de paix qui
L'rnagne une sentence de mort.
(je de partir pour Londres,
t Pas Rp,?! ministre des Finances.
fliî e$Siir aVj„ le ni imen^ allé pour y donner
, rrA^ des affaires mon-
Ce , tr}êtr}e erirnre en demandeur : la Fran-
Itre que les Etats de l'Europe
centrale et orientale, a besoin de l'aide des
pays riches pour trouver un allégement à sa
détresse économique. L'Amérique vient de
dire clairement qu'elle ne donnera pas ses
dollars à l'Europe dont les méthodes ne lui
inspirent aucune confiance. Il serait peut-
être bon pour les politiciens français, que
Millerand entendit à Londres le même lan-
gage dans la bouche des hommes d'Etat an-
glais. Car ici encore, il serait néfaste de
vouloir biaiser, on ne peut attendre de bons
résultats que d'un langage net qui n'est pas
interdit par l'amitié pratiquée jusqu'aujour-
d'hui, mais au contraire recommandé par
la loyauté qu'on se doit réciproquement. Car
il ne s'agit pas d'égards personnels et de
scrupules de tactique. Il s'agit du salut de
l'Europe, y compris la France.
FRANKFURTER ZEITUNG, 14.2, soir
— Il semblerait que nous eussions inté-
rêt à voir la France, par sa. persistance à
défendre ses buts militaires, se mettre de
plus en plus en opposition avec ses alliés.
Tel n'est pourtant pas le cas. Lord Curzon
a sûrement pris ses paroles au sérieux lors-
qu'il a dit que la collaboration de la France
et de l'Angleterre devait être maintenue et
l'Allemagne fera bien de considérer long-
temps encore comme un fait cette solidarité.
Quelques sorties un peu vives de la presse
française contre certains hommes d'Etat
anglais et, en l'occurrence, contre Curzon,
ne changent rien à ce fait. Il serait niais et
maladroit de vouloir exagérer les quelques
différends qui apparaissent entre la politi-
que anglaise et en faire des divergences de
principe. Notre intérêt véritable, c'est que
l'union se fasse entre les Alliés sur une poli-
tique qui nous permette de vivre; que, pour
cela, un des alliés impose à l'autre une ma-
nière de voir contraire, peu nous nous im-
porte. Certes, nous aurions avantage à voir
la France se convertir même en esprit aux
directives politiques que l'Angleterre sem-
ble vouloir accepter et que préconise depuis
longtemps déjà l'opinion publique italienne.
Il n'y aurait plus, en ce cas, des « adversai-
res », mais seulement des puissances tra-
vaillant en commun à faire du traité une
base sur laquelle on puisse construire. Il
est vrai que, pour l'instant, nous n'avons
guère espoir en une conversion si complète
de la politique française, qui vient de nou-
veau d'affirmer sa politique rhénane de 1917
et qui, pendant les négociations de paix,
était prête à conclure un traité de paix avec
un de ses alliés, la Serbie, contre un au-
tre de ses alliés, l'Italie. — (Oscar Muller.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
.15.2, matin.
ALLEMAGNE ET ITALIE. — Sur les
relations de l'Italie avec l'Allemagne, Nitti,
dans sa sage prudence, n'a rien dit de
positif. Il s'en est tenu à des formules géné-
rales, disant qu'il ne pouvait pas y avoir
une paix pour les vainqueurs et une paix
pour les vaincus, qu'on était obligé d'avoir
recours à la collaboration des vaincus si on
ne voulait pas la ruine de l'Europe. Il n'a
pas dit un mot pour répondre aux condam-
nations sévères de la paix de Versailles, aux
critiques formulées au sujet de la demande
d'extradition des coupables, aux allusions
et questions directes au sujet d'engage-
ments militaires destinés à accorder satis-
faction aux aspirations rhénanes des Fran-
çais. Pourtant, lorsque l'orateur socialiste
Ciccotti exprima ses craintes au sujet de
pareils engagements, le président du Con-
seil fit discrètement, de la main droite, le
geste caractéristique qui, chez les Italiens,
veut dire : non. On a eu le sentiment que
l'Italie officielle est obligée de s'imposer
encore une grande réserve dans ses rap-
ports vis-à-vis de nous. Par contre — et
cela est dû aux fautes des Alliés, non point
à notre habileté --, les politiciens et le
peuple s'imposent à cet égard moins de ré-
serve.
DEUTSCHE A U.GEME1NE ZEITUNG. 15.2,
matin.
LA QUESTION ADRIATIQUE
LES DOCUMENTS FRANCO-YOUGO-
SLAVES [Cf. Bull. n° 1381. p. 1-2]. — Les
journaux ont donné avant-hier le texte d'une
convention (proposée par la Yougoslavie à
la France et discutée en détail par celle-ci)
à conclure contre une puissance méditerra-
néenne, c'est-à-dire naturellement l'Italie.
Je ne sais pas et ne veux pas savoir si
l'information est exacte, ni dans quelles
proportions. Je n'ai pas besoin de le savoir,
et en tout cas je n'y trouverais qu'une nou-
velle preuve de ce que je soutiens depuis
longtemps dans ce journal sur les tendan-
ces anti-italiennes adoptées par la politique
française immédiatement après la guerre.
Ces tendances ne sont pas seullement cel-
les des délégués de la Conférence de Pa-
ris, du gouvernement, et de sa « mosquée Di
le ministère des Affaires étrangères, mais
sont suivies par tous les organes qui con-
tribuent à l'orientation de la politique et
de l'action française, partout où il v a un
contact, ou un soupçon de contact, entre
des éléments français et des éléments ita-
liens, ou entre une zone d'influence fran-
çaise et une zone d'influence italienne : sur-
tout dans la péninsule balkanique et dans
le Levant.
Je ne comprends pas pourquoi ces véri-
tés évidentes et incontestables doivent être
cachées ou exprimées à demi-voix, ou pour-
quoi, ce qui est plus grave, on feint ae ne
point les connaître, ou de ne point s'en aper-
cevoir, ou enfin de ne point en tenir compte.
C'est une chose que je comprends moins
que jamais, à une époque comme celle d'àu-
jourd'hui où l'on veut abolir le secret diplo-
matique, et où, sur les bancs mêmes du
gouvernement, on saisit toutes les occasions
pour déclarer qu'aucun acte de politique
étrangère ne sera accompli qu'après avoir
été ouvertement discuté et approuvé par le
Parlement. Pourquoi veut-on donc que la
presse soule garde le secret et qu'elle soit
seule à dire ce qui est faux. ou en tout cas
à dire le contraire de ce qui est révéllé par
les événements quotidiens, et qui ne peut
pas ne pas être accueilli et examiné par
l'esprit critique ?
~?A) DES
ippi '^ES ÉTRANGÈRES
ET DE LA GUERRE
N° 1382
Jeudi 19 février 1920
;, Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
L SOMMAIRE
et ALLEMANDE. — L'exécution du traité
et la POIHique franco-britannique
(Front At Urter Zeitung ; Oscar Müller
~ns Deutsche Allgemeine Zeitung). —
Allemagne et Italie (Deutsche Allgemei-
ne
ne Zeitung. - La France et les Arabes
en ov (Deutsche Allgemeine Zei-
en Syrie (Deutsche Allgemeine Zei-
siennû Le projet de constitution prus-
* fe L'expT•n-r.v .lniscfle Volks zeitung). —
Zeituna) de la Hongrie (Frankfurter
Zeitung). '='
hEsSE AMÉRICAINE. — La reprise des rela-
tions commerciales avec la Russie (New
i', York rJ,-?es}' — Le leader des démocra-
K ^s an - Le leader des démocra-
es au Sénat (New York Times, World).
k - La marine des Etats-Unis pendant la
* p guerre (Washington Post).
AesSe
t "i - La note du Président
i ^ilson^ifr question adriatique (Ti-
sV d
mes)* -- Russie 'et Pologne (Manchester
I | &Uardinn\J" La nationalisation des mi-
Inès ihrt+rques (PaU Mall Gazette).
liESSE: Es — Les avances de crédits
r a France et les compensations au Ma-
{J Ge (Debate).
ftEssE ITat
* yo ;TALIENNE. - Les documents franco-
youonc (RastIgnae dans Tribuna,
Corriere d'Italia).
y '- - La prorogation du
« Parlement provisoire » (Demokratia).
Wi
! POLITIQUE GENERALE
f ET DIPLOMATIE
f L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
'E DU TRAITE ET LA POLI-
n^e.rnernent ^NNIQUE. — Un
ltanr". îique qui voudrait, en
hrj con0eri0 ,la Politique de paix, s'enga-
ïég fW! °Vvelles voies, rencontrerait
vîvpc. Jesis^ances de la part de la
e"rlee Le langage de la presse française et
^Ourto^*? ministres français l'in-
lique Ilt, P", "tant la France agirait contre
fi) IltlQUe d Interêt si elle persistait dans sa
d;glJ.e, de ha^ et d'aveuglement. L'Alle-
CotlSciû spu'ant, entraîne la France
e dp Les Français devraient avoir
nlly IlJ.conc e cette vérité élémentaire et il
leurS e Paient que les dirigeants de ce
lert Pas mise sous les yeux de
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ils sella-ient les premiers à deman-
a" l'Alon rapIde du traité de paix qui
L'rnagne une sentence de mort.
(je de partir pour Londres,
t Pas Rp,?! ministre des Finances.
fliî e$Siir aVj„ le ni imen^ allé pour y donner
, rrA^ des affaires mon-
Ce , tr}êtr}e erirnre en demandeur : la Fran-
Itre que les Etats de l'Europe
centrale et orientale, a besoin de l'aide des
pays riches pour trouver un allégement à sa
détresse économique. L'Amérique vient de
dire clairement qu'elle ne donnera pas ses
dollars à l'Europe dont les méthodes ne lui
inspirent aucune confiance. Il serait peut-
être bon pour les politiciens français, que
Millerand entendit à Londres le même lan-
gage dans la bouche des hommes d'Etat an-
glais. Car ici encore, il serait néfaste de
vouloir biaiser, on ne peut attendre de bons
résultats que d'un langage net qui n'est pas
interdit par l'amitié pratiquée jusqu'aujour-
d'hui, mais au contraire recommandé par
la loyauté qu'on se doit réciproquement. Car
il ne s'agit pas d'égards personnels et de
scrupules de tactique. Il s'agit du salut de
l'Europe, y compris la France.
FRANKFURTER ZEITUNG, 14.2, soir
— Il semblerait que nous eussions inté-
rêt à voir la France, par sa. persistance à
défendre ses buts militaires, se mettre de
plus en plus en opposition avec ses alliés.
Tel n'est pourtant pas le cas. Lord Curzon
a sûrement pris ses paroles au sérieux lors-
qu'il a dit que la collaboration de la France
et de l'Angleterre devait être maintenue et
l'Allemagne fera bien de considérer long-
temps encore comme un fait cette solidarité.
Quelques sorties un peu vives de la presse
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anglais et, en l'occurrence, contre Curzon,
ne changent rien à ce fait. Il serait niais et
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que anglaise et en faire des divergences de
principe. Notre intérêt véritable, c'est que
l'union se fasse entre les Alliés sur une poli-
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cela, un des alliés impose à l'autre une ma-
nière de voir contraire, peu nous nous im-
porte. Certes, nous aurions avantage à voir
la France se convertir même en esprit aux
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longtemps déjà l'opinion publique italienne.
Il n'y aurait plus, en ce cas, des « adversai-
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vaillant en commun à faire du traité une
base sur laquelle on puisse construire. Il
est vrai que, pour l'instant, nous n'avons
guère espoir en une conversion si complète
de la politique française, qui vient de nou-
veau d'affirmer sa politique rhénane de 1917
et qui, pendant les négociations de paix,
était prête à conclure un traité de paix avec
un de ses alliés, la Serbie, contre un au-
tre de ses alliés, l'Italie. — (Oscar Muller.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
.15.2, matin.
ALLEMAGNE ET ITALIE. — Sur les
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rales, disant qu'il ne pouvait pas y avoir
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pour les vaincus, qu'on était obligé d'avoir
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ne voulait pas la ruine de l'Europe. Il n'a
pas dit un mot pour répondre aux condam-
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et questions directes au sujet d'engage-
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çais. Pourtant, lorsque l'orateur socialiste
Ciccotti exprima ses craintes au sujet de
pareils engagements, le président du Con-
seil fit discrètement, de la main droite, le
geste caractéristique qui, chez les Italiens,
veut dire : non. On a eu le sentiment que
l'Italie officielle est obligée de s'imposer
encore une grande réserve dans ses rap-
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cela est dû aux fautes des Alliés, non point
à notre habileté --, les politiciens et le
peuple s'imposent à cet égard moins de ré-
serve.
DEUTSCHE A U.GEME1NE ZEITUNG. 15.2,
matin.
LA QUESTION ADRIATIQUE
LES DOCUMENTS FRANCO-YOUGO-
SLAVES [Cf. Bull. n° 1381. p. 1-2]. — Les
journaux ont donné avant-hier le texte d'une
convention (proposée par la Yougoslavie à
la France et discutée en détail par celle-ci)
à conclure contre une puissance méditerra-
néenne, c'est-à-dire naturellement l'Italie.
Je ne sais pas et ne veux pas savoir si
l'information est exacte, ni dans quelles
proportions. Je n'ai pas besoin de le savoir,
et en tout cas je n'y trouverais qu'une nou-
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longtemps dans ce journal sur les tendan-
ces anti-italiennes adoptées par la politique
française immédiatement après la guerre.
Ces tendances ne sont pas seullement cel-
les des délégués de la Conférence de Pa-
ris, du gouvernement, et de sa « mosquée Di
le ministère des Affaires étrangères, mais
sont suivies par tous les organes qui con-
tribuent à l'orientation de la politique et
de l'action française, partout où il v a un
contact, ou un soupçon de contact, entre
des éléments français et des éléments ita-
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le Levant.
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quoi, ce qui est plus grave, on feint ae ne
point les connaître, ou de ne point s'en aper-
cevoir, ou enfin de ne point en tenir compte.
C'est une chose que je comprends moins
que jamais, à une époque comme celle d'àu-
jourd'hui où l'on veut abolir le secret diplo-
matique, et où, sur les bancs mêmes du
gouvernement, on saisit toutes les occasions
pour déclarer qu'aucun acte de politique
étrangère ne sera accompli qu'après avoir
été ouvertement discuté et approuvé par le
Parlement. Pourquoi veut-on donc que la
presse soule garde le secret et qu'elle soit
seule à dire ce qui est faux. ou en tout cas
à dire le contraire de ce qui est révéllé par
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