Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-01-22
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 22 janvier 1920 22 janvier 1920
Description : 1920/01/22 (T14,N1358). 1920/01/22 (T14,N1358).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254924t
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTÈRES
i? DES
l'FAIRES ÉTRANGÈRES
1 ET DE LA GUERRE
N° 1358
Jeudi 22 janvier 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
~E ALLEMANDE. - La situation en Haute-
sie (Tal). La mission du Prince
SIxte en 1917 (Tagliche Rundschau). —
Russie - AHemagne - Japon (Tägliche
Rttndschau). — L'alimentation à Paris
(Par M. Wiktor, Tag). — Une proclama-
tiacn 1 du gouvernement d'Empire sur la
grève des chemins, de fer (Neue Badis-
P ohVLt ar}deszeitung).
nESSE AMÉRICAINE. — Les Etats-Unis et le
traité de Versailles (Chicago Daily
News; New York Times). — Le régime
des chemins de fer aux Etats-Unis (Cle-
l'etand .Plain Dealer, New York Ti-
mes). Les Dealer, New York Ti-
re.s). - Les fabricants de conserves de
?° (Chicago Tribune).
^ftEssE Af,^AisE. — Le commerce britanni-
PnE qUe et la Russie des Soviets (Times).
PRESSP HOLLANDAISE. — La propagande alle-
iïianH en Hollande (Tribune, Nieuwe
*< rni„ £ Y]-
prie 88" MALIENNE. - L'agitation gréviste
DAJL Ue Personnel des chemins de fer
PnE ahens (Gazzetta del Popolo).
Pij~S~, nUSSF:. - Les Alliés et les républi-
qu E es caucasiennes (par V. Pavlikovski,
Svnh 0d,naïa Rietch).
SE SOÉDOJSE. - L'adhésion de la Suède
à ]a^ocieté des L'adhésion de la Suède
à la Société des Nations (Afton-Tidnin-
^Sse qtTTfSE' — L'extradition de Guillau-
me SUIsSE. - L'extradition de Guillau-
zJ Il (par le Professeur Hafter, Neue
Zlarcher Zeitung).
t POLITIQUE GENERALE
! ET DIPLOMATIE
ESpONSABILITÉS
, DE LA GUERRE
L'EXTRADITION DE GUILLAUME II. —
Peu Près la,conelusion de l'armistice, lors-
elarnprit til de l'armistice, lors-
qlle "CorPs J'intention des Alliés de ré-
itt iti^ anv rrQ.PUlssances centrales l'extra-
t!tUa du KaIser, un débat juridique s'ins-
sur in question dans la presse quo-
IPQ ,s. s'eff°rçant de justifier l'ex-
ta ^°n I-es autres en déniant au contraire
Il ^ssibiiit^ autres len déniant au contraire
Ell d' Itr_, i
l intérêt juridique des argu-
*t J1 f^lèrne M -\ querelle était oiseuse ;
es idées était ma] posé. On tablait sur
reçu.es en matière de droit pénal
en lion f gens. On ne faisait pas
v • rase des vieux principes
pour jj 'en 'Vigueti,r de nouveaux points
de "ùe nre en vigueur de nouveaux points
g es Nà.tio a tenté notamment par la Ligue
%'}, ation« îii^ 1APr(>8rès dans le droit des
qll ft Une époque n'avait envisagé jus-
Nou OUr..
J\11:1 S ne Pr
-% ne prononçons pas sur cet effort un
~iS~' d'e r : c'est une autre affaire
8,.rtellùs si les nouveaux principes de droit
dans le traité de paix sont bons et
s'il« ureront. En tous cas ils prouve-
ront leur force avec la mise en vigueur du
traité. C'est une question particulière de
savoir si les traités, auraient l'approbation
de la raison, d'une « justice qui siégerait
parmi les étoiles ». D'autres époques ont
connu pour règles de droit l'esclavage, l'in-
quisition et la torture. A ces époques même
il y avait des esprits libres qui caractéri-
saient ce droit comme une honte pour l'hu-
manité ; on les brûlait, mais un autre droit
se faisait jour peu à peu. Chez l'Entente,
il n'y a pas unanimité dans la volonté de
poursuivre l'exécution de l'art. 227 deman-
dant la mise en jugement du Kaiser.
L'Amérique paraît se tenir à l'écart et
des voix s'élèvent en Italie pour dénier le
droit de punir l'ex-empereur : c'est ce qu'a
fait le distingué criminaliste Ugo. Conti dans
le Tempo du 13 juin 1919. — (Prof. C. Haf-
ter).
NEUE ZUERCHER ZEITUNG, 14.1.
LA SOCIÉTÉ DES NATIONS
L'ADHESION DE LA SUEDE. — Plus on
approche du moment décisif, sur le point de
savoir si l'on doit ou non adhérer à la So-
ciété des Nations, plus augmente la convic-
tion qu'il ne peut être question de rester en
dehors d'elle pour la Suède ou les autres
pays placés dans des conditions analogues.
Certes, il est bien vrai que la Société des
Nations sans l'Amérique ne sera pas ce
qu'elle aurait pu être, surtout tant que
l'Europe centrale et l'Europe orientale y
manquent également. Mais tout de même
cet organisme incomplet et fragile contient
un germe de confédération en laquelle le
monde avait espéré. C'est pourquoi tous de-
vraient considérer comme un devoir d'y col-
laborer dans la mesure où ils le peuvent.
Ceux qui ne peuvent comprendre cette der-
nière raison mais prétendent qu'il faut pren-
dre son temps afin de se mettre à coup-sûr
du côté du manche, ceux-là devraient se
rendre compte de ce que l'on gagne en réa-
lité à rester en dehors. Même incomplète, la
Ligue sera dans les conditions actuelles une
force dominante en Europe. S'attirer sa dé-
fiance ne serait pas un bon calcul. D'après
tout ce que l'on peut savoir, les autres Etats
européens invités adhéreront probablement.
Certes, la Suisse a bien fait quelques réser-
ves, mais on s'attend à ce que celles-ci
soient retirées si elles ne sont pas acceptée?
par la Ligue, plutôt que d'amener ce pavs
à demeurer en dehors de la Société. En Da-
nemark et en Norvège, pays dont l'attitude
nous touche de plus près, on discute bien la
question de savoir si l'on adhérera ou pas,
mais en. réalité, il semble que l'on soit una-
nime sur un point : c'est que le choix ne
peut se faire de plus d'une façon.
AFTON-TIDNINGEN,
[de Stockholm], 13.1.
LES ÉTATS-UNIS
ET LE TRAITÉ DE VERSAILLES
LE PRESIDENT ET LE SENAT. — Bien
que la résolution Knox demandant la rati-
fication des clauses du traité de Versailles
qui concernent uniquement la paix avec
l'Allemagne ait été favorablement accueil-
lie par le Comité des affaires étrangères, il
serait imprudent de croire qu'elle ouvre la
voie au rétablissement de la paix. Cette ré-
solution, avant d'entrer en vigueur, exige-
rait la signature du président et il est cer-
tain qu'il ne la donnera pas.
Notre pays et le monde savent que
M. Wilson ne renoncera pas au projet de la
Société des Nations et la délégation amé-
ricaine à la Conférence de la paix n'aurait
jamais accepté certains points du traité si
elle n'avait compté sur la Ligue pour les mo-
difier plus tard.
Le seul moyen d'arriver à une paix ra-
pide et durable est l'entente des deux tiers
des sénateurs sur un sage programme de ré-
serves. Plusieurs conférences sont heureu-
sement en cours entre démocrates et répu-
blicains ; certains sont disposés à ignorer
les « leaders » officiels et à négocier un
accord sans leur consentement ; d'autres
pensent que les leaders impressionnés par
le désir de paix dans le monde des affai-
des et dans le peuple ne sont plus hostiles à
des concessions mutuelles. Mais, avec ou
sans révolte, le devoir des amis de la paix
est simple. Le traité devrait être ratifié
avec ses réserves essentielles. Cette action
du Sénat obligerait le président à accepter
le compromis ou à assumer la pleine res-
ponsabilité de cette prolongation indéfinie
d' « une crise mondiale, économique et mo-
rale ». — (Ed.)
CHICAGO DAILY NEWS, 24.12.
« SÉNATEURS RAISONNABLES » [sous ce ti-
tre] — Plusieurs journaux apprennent de
Washington que la majorité républicaine du
Sénat se divise et que les partisans des ré-
serves modérées autant que les plus grands
ennemis du traité sont également mécon-
tents de la politique de Lodge.
D'une part, les irréconciliables comme
Borah et Johnson, qui ont pu croire que
Lodge était des leurs, l'accuseront de fai-
blessé, s'il consent à un compromis. Ces
deux sénateurs, Johnson, en particulier, in-
quiètent fort les chefs du parti républicain
auquel ils ne sont rattachés que par des
liens très lâches. Le sénateur Johnson se
soucie peu de son parti et on sait que, quel-
le que soit son attitude vis-à-vis du traité.
il exerce une très grande influence dans les
Etats de l'Ouest et sur la Côte du Pacifique.
A la convention nationale du parti républi-
cain on trouvera difficilement un candidat
qui plaise au sénateur Johnson,et il se pour-
rait que la fin de la lutte au Sénat fût le
commencement des dissensions dans le
parti.
D'autre part, la grande masse des répu-
blicains de bon sens au Sénat se tient dans
une attitude de protestation, presque de ré-
volte, contre la politique de Lodge et ses
conséquences. Ils sont décidés à accepter
les avances de Hitchcock, et si M. Lodge
avait montré les mêmes dispositions, le
traité serait depuis longtemps ratifié.
Mais M. Lodge n'a pas encore manifesté
le moindre désir de conciliation. Quoi qu'il
ait pu dire en particulier, son opposition au
traité n'a jamais été encore publiquement
i? DES
l'FAIRES ÉTRANGÈRES
1 ET DE LA GUERRE
N° 1358
Jeudi 22 janvier 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
~E ALLEMANDE. - La situation en Haute-
sie (Tal). La mission du Prince
SIxte en 1917 (Tagliche Rundschau). —
Russie - AHemagne - Japon (Tägliche
Rttndschau). — L'alimentation à Paris
(Par M. Wiktor, Tag). — Une proclama-
tiacn 1 du gouvernement d'Empire sur la
grève des chemins, de fer (Neue Badis-
P ohVLt ar}deszeitung).
nESSE AMÉRICAINE. — Les Etats-Unis et le
traité de Versailles (Chicago Daily
News; New York Times). — Le régime
des chemins de fer aux Etats-Unis (Cle-
l'etand .Plain Dealer, New York Ti-
mes). Les Dealer, New York Ti-
re.s). - Les fabricants de conserves de
?° (Chicago Tribune).
^ftEssE Af,^AisE. — Le commerce britanni-
PnE qUe et la Russie des Soviets (Times).
PRESSP HOLLANDAISE. — La propagande alle-
iïianH en Hollande (Tribune, Nieuwe
*< rni„ £ Y]-
prie 88" MALIENNE. - L'agitation gréviste
DAJL Ue Personnel des chemins de fer
PnE ahens (Gazzetta del Popolo).
Pij~S~, nUSSF:. - Les Alliés et les républi-
qu E es caucasiennes (par V. Pavlikovski,
Svnh 0d,naïa Rietch).
SE SOÉDOJSE. - L'adhésion de la Suède
à ]a^ocieté des L'adhésion de la Suède
à la Société des Nations (Afton-Tidnin-
^Sse qtTTfSE' — L'extradition de Guillau-
me SUIsSE. - L'extradition de Guillau-
zJ Il (par le Professeur Hafter, Neue
Zlarcher Zeitung).
t POLITIQUE GENERALE
! ET DIPLOMATIE
ESpONSABILITÉS
, DE LA GUERRE
L'EXTRADITION DE GUILLAUME II. —
Peu Près la,conelusion de l'armistice, lors-
elarnprit til de l'armistice, lors-
qlle "CorPs J'intention des Alliés de ré-
itt iti^ anv rrQ.PUlssances centrales l'extra-
t!tUa du KaIser, un débat juridique s'ins-
sur in question dans la presse quo-
IPQ ,s. s'eff°rçant de justifier l'ex-
ta ^°n I-es autres en déniant au contraire
Il ^ssibiiit^ autres len déniant au contraire
Ell d' Itr_, i
l intérêt juridique des argu-
*t J1 f^lèrne M -\ querelle était oiseuse ;
es idées était ma] posé. On tablait sur
reçu.es en matière de droit pénal
en lion f gens. On ne faisait pas
pour jj 'en 'Vigueti,r de nouveaux points
de "ùe nre en vigueur de nouveaux points
g es Nà.tio a tenté notamment par la Ligue
%'}, ation« îii^ 1APr(>8rès dans le droit des
qll ft Une époque n'avait envisagé jus-
Nou OUr..
J\11:1 S ne Pr
-% ne prononçons pas sur cet effort un
~iS~' d'e r : c'est une autre affaire
8,.rtellùs si les nouveaux principes de droit
dans le traité de paix sont bons et
s'il« ureront. En tous cas ils prouve-
ront leur force avec la mise en vigueur du
traité. C'est une question particulière de
savoir si les traités, auraient l'approbation
de la raison, d'une « justice qui siégerait
parmi les étoiles ». D'autres époques ont
connu pour règles de droit l'esclavage, l'in-
quisition et la torture. A ces époques même
il y avait des esprits libres qui caractéri-
saient ce droit comme une honte pour l'hu-
manité ; on les brûlait, mais un autre droit
se faisait jour peu à peu. Chez l'Entente,
il n'y a pas unanimité dans la volonté de
poursuivre l'exécution de l'art. 227 deman-
dant la mise en jugement du Kaiser.
L'Amérique paraît se tenir à l'écart et
des voix s'élèvent en Italie pour dénier le
droit de punir l'ex-empereur : c'est ce qu'a
fait le distingué criminaliste Ugo. Conti dans
le Tempo du 13 juin 1919. — (Prof. C. Haf-
ter).
NEUE ZUERCHER ZEITUNG, 14.1.
LA SOCIÉTÉ DES NATIONS
L'ADHESION DE LA SUEDE. — Plus on
approche du moment décisif, sur le point de
savoir si l'on doit ou non adhérer à la So-
ciété des Nations, plus augmente la convic-
tion qu'il ne peut être question de rester en
dehors d'elle pour la Suède ou les autres
pays placés dans des conditions analogues.
Certes, il est bien vrai que la Société des
Nations sans l'Amérique ne sera pas ce
qu'elle aurait pu être, surtout tant que
l'Europe centrale et l'Europe orientale y
manquent également. Mais tout de même
cet organisme incomplet et fragile contient
un germe de confédération en laquelle le
monde avait espéré. C'est pourquoi tous de-
vraient considérer comme un devoir d'y col-
laborer dans la mesure où ils le peuvent.
Ceux qui ne peuvent comprendre cette der-
nière raison mais prétendent qu'il faut pren-
dre son temps afin de se mettre à coup-sûr
du côté du manche, ceux-là devraient se
rendre compte de ce que l'on gagne en réa-
lité à rester en dehors. Même incomplète, la
Ligue sera dans les conditions actuelles une
force dominante en Europe. S'attirer sa dé-
fiance ne serait pas un bon calcul. D'après
tout ce que l'on peut savoir, les autres Etats
européens invités adhéreront probablement.
Certes, la Suisse a bien fait quelques réser-
ves, mais on s'attend à ce que celles-ci
soient retirées si elles ne sont pas acceptée?
par la Ligue, plutôt que d'amener ce pavs
à demeurer en dehors de la Société. En Da-
nemark et en Norvège, pays dont l'attitude
nous touche de plus près, on discute bien la
question de savoir si l'on adhérera ou pas,
mais en. réalité, il semble que l'on soit una-
nime sur un point : c'est que le choix ne
peut se faire de plus d'une façon.
AFTON-TIDNINGEN,
[de Stockholm], 13.1.
LES ÉTATS-UNIS
ET LE TRAITÉ DE VERSAILLES
LE PRESIDENT ET LE SENAT. — Bien
que la résolution Knox demandant la rati-
fication des clauses du traité de Versailles
qui concernent uniquement la paix avec
l'Allemagne ait été favorablement accueil-
lie par le Comité des affaires étrangères, il
serait imprudent de croire qu'elle ouvre la
voie au rétablissement de la paix. Cette ré-
solution, avant d'entrer en vigueur, exige-
rait la signature du président et il est cer-
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Notre pays et le monde savent que
M. Wilson ne renoncera pas au projet de la
Société des Nations et la délégation amé-
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jamais accepté certains points du traité si
elle n'avait compté sur la Ligue pour les mo-
difier plus tard.
Le seul moyen d'arriver à une paix ra-
pide et durable est l'entente des deux tiers
des sénateurs sur un sage programme de ré-
serves. Plusieurs conférences sont heureu-
sement en cours entre démocrates et répu-
blicains ; certains sont disposés à ignorer
les « leaders » officiels et à négocier un
accord sans leur consentement ; d'autres
pensent que les leaders impressionnés par
le désir de paix dans le monde des affai-
des et dans le peuple ne sont plus hostiles à
des concessions mutuelles. Mais, avec ou
sans révolte, le devoir des amis de la paix
est simple. Le traité devrait être ratifié
avec ses réserves essentielles. Cette action
du Sénat obligerait le président à accepter
le compromis ou à assumer la pleine res-
ponsabilité de cette prolongation indéfinie
d' « une crise mondiale, économique et mo-
rale ». — (Ed.)
CHICAGO DAILY NEWS, 24.12.
« SÉNATEURS RAISONNABLES » [sous ce ti-
tre] — Plusieurs journaux apprennent de
Washington que la majorité républicaine du
Sénat se divise et que les partisans des ré-
serves modérées autant que les plus grands
ennemis du traité sont également mécon-
tents de la politique de Lodge.
D'une part, les irréconciliables comme
Borah et Johnson, qui ont pu croire que
Lodge était des leurs, l'accuseront de fai-
blessé, s'il consent à un compromis. Ces
deux sénateurs, Johnson, en particulier, in-
quiètent fort les chefs du parti républicain
auquel ils ne sont rattachés que par des
liens très lâches. Le sénateur Johnson se
soucie peu de son parti et on sait que, quel-
le que soit son attitude vis-à-vis du traité.
il exerce une très grande influence dans les
Etats de l'Ouest et sur la Côte du Pacifique.
A la convention nationale du parti républi-
cain on trouvera difficilement un candidat
qui plaise au sénateur Johnson,et il se pour-
rait que la fin de la lutte au Sénat fût le
commencement des dissensions dans le
parti.
D'autre part, la grande masse des répu-
blicains de bon sens au Sénat se tient dans
une attitude de protestation, presque de ré-
volte, contre la politique de Lodge et ses
conséquences. Ils sont décidés à accepter
les avances de Hitchcock, et si M. Lodge
avait montré les mêmes dispositions, le
traité serait depuis longtemps ratifié.
Mais M. Lodge n'a pas encore manifesté
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