Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-01-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 janvier 1920 21 janvier 1920
Description : 1920/01/21 (T14,N1357). 1920/01/21 (T14,N1357).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254923d
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
1 MINISTERES
DES
I Atfo AIRES É T HAN GER E S
1 T DE LA GUERRE
1 N° 1357
Mercredi 21 janvier 1920.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
llESSE ALLEMANDE. — L'affaire Rochling
rankfurter Zeitung). — La presse al-
i mande et la grande industrie (Mun-
Chener' Post).
PRESSE AMÉRICAINE. - Le traité de Versail-
les et l'état d'esprit à Washington (par
Frai H Simonds, New York Tribu-
ne). - Une adresse de la Chambre de
commerce américaine à Londres (New
York lVorieZ). — Le nouveau projet de
"Ome Rule irlandais (New York World,
• Timn icayune). — La récolte au Kan-
Qu (Kansas City Times). — L'Améri-
qu-e et les crédits pour l'Europe : l'Edge
PRE: Biii (New York Worlcl).
SSE ANGLAISE. — Les élections municipa-
les en. Irlande (Times).
N E • L'élection de M. Des-
c ha nlf1 (Epoca, Secolo). — L'agitation
gré'v'st'e en Italie, dans les Postes et
Pre les Chemins de fer (Epoca).
PRESSE SUÉDOISE. — La politique extérieure
de la SUède; Extrait du Discours du
Trône Ulton-Tidningen).
~ES.SE °
1,Albam-20SlAvE- La Yougoslavie et
Albanie (Agramer Tagblatt).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ÉTATS-UNIS
STI E TRAITÉ DE VERSAILLES
L'ETAT D'ESPRIT A Washington. -
Par "U moins, à en juger
sihi toUs les «vm +ôame's et les indices vi-
ch6s dans !i» ^l!1 h 1 nationale [Washing-
tom? l'Améri,ml i aujourd'hui est quelque
e de toi à fait différent du tableau
aIl et aISaIt le Président à Paris il y a un
San ; €t que nos, °Ses eur°Pêens aocep-
faite.Je n'ai étant d'une exactitude par-
lai ^Uiper» dn rAt £ la moindre intention de
11 Jeu côté Politique de la question,
Paix. aeu des partis autour du traité de
attribu'er soit au Président,
dau Sénat la reSpons'abilité de l'im-
dans laoiiPiio trouvè aujourd'hui
gafê le traité où l'on peut même pen-
ser avec au moin autant de fondement
le la resPonsabilité incombe aux Etats-
SaIlt, ®Ux-iïiêmes ; at ais' lncombe aux Etats-
la ce sant impressionnant pour quiconque a vu
q eSPrit dque quoi que Ce soit - c'est l'état
P-tl
Peu prè,:un1e, 18; situation à Paris était à
celie-Ci d; le- Président avait af-
firtn au peuple de l'Europe que le peuple
des Etats-Unis était prêt à renoncer à sa
traditionnelle politique d'isolement et à
abandonner l'altitude distante qui lui est
coutumière; sa seule présence à Paris était
prise comme la meilleure preuve de la dé-
termination de l'Amérique, de s'associer au
travail de l'organisation du monde, dans
une nouvelle convention universelle. A
travers tout ce qu'il disait, le Président ne
cessa d'être convaincu qu'il parlait au nom
de l'Amérique comme le pensaient aussi
tous les Américains qui se trouvaient à
Paris. Chacun d'eux rendait témoignage
des mêmes faits. L'idéalisme des Etats-
Unis revenait sans cesse sur les lèvres des
Américains. Au fond, ce nouvel évangile
reposait sur cette idée que, si l'idéalisme
américain, une force'aussi vague et aussi
invisible que le courant électrique mais
non moins puissante était accepté par l'Eu-
rope. il deviendrait une protection perma-
mente contre toutes les guerres futures.En
ce qui concernait ces principes, l'Europe
était demeurée sceptique. Elle en acceptait
quelques-uns, par le fait de la nécessité.
Elle parvint à en modifier quelques autres.
Mais ni la France ni l'Angleterre ne se
sentirent assez fortes pour combattre ou-
vertement les desseins du Président. Néan-
moins les peuples et les hommes d'Etat eu-
ropéens, considérèrent comme le principal
article du traité de paix de Versailles la
garantie donnée par l'Amérique de venir
désormais prendre place dans les conseils
tenus par l'Europe ; ils considérèrent la
Société des Nations comme le mobile qui
avait amené l'Amérique en Europe, et ils
l'acceptèrent dans ces conditions.
Aucun des Américains, 'qui ne se trou-
vaient pas en Europe l'hiver dernier, ne
peut s'imaginer le prestige moral de notre
nation à cette heure. L'Amérique était le
symbole de tout ce que la multitude des
peuples avait pu concevoir de plus noble,
de plus beau sur la planète, comme de plus
généreux et de plus puissant. Et même en
Allemagne, l'Amérique était considérée
dans bien des milieux, comme le seul rem.
part élevé entre le peuple allemand et ses
ennemis victorieux, avides de son anéan-
tissement. C'est ce tableau qui doit précisé-
ment être évoqué, pour faire contraste au
spectacle que présente aujourd'hui Was-
hington. Le président lui-même la figure la
plus en vue, la plus imposante de la Con-
férence de la Paix, et qui toujours s'expri-
mait avec la conviction que ses paroles
étaient l'expression authentique des opi-
nions, des aspirations, des croyances amé-
ricaines, gît frappé et presque sans forces.
Washington vest rempli de rameurs au su-
jet de son état, mais ceux qui sont au cou-
rant ne dissimulent pas que dans le cours
de des dernières semaines il fut aux portes
de la mort. Peu d'hommes ont jamais paru
jouir d'une telle popularité, et cependant,
peu d'hommes dans - l'affliction ont paru
aussi dépourvus de la sympathie de leurs
concitoyens. Dire cela, c'est constater un
fait unanimement reconnu à Washington.
Bien plus, la disgrâce qui atteint, le Prési-
dent n'a pas épargné ses collaborateurs di.
rects. Le colonel House qui, après le Prési-
dent, se trouvait le personnage le plus ven
vue à Paris, est en exil. La position de
M. Lansing n'est pas meilleure. Il n'a pas
vu le Président depuis des mois. Le groupe
de libéraux qui acclamait M. Wilson à l'ou.
verture de la Conférence de la Paix,comme
le prophète d'une ère nouvelle, est égale-
ment dispersé et quelques-uns d'entre eux,
avec un reste de voix, sont devenus les
plus durs et les plus acharnés adversaires
de l'homme qu'ils suivaient pleins d'espoir
à Paris. Pour les autres personnages de la
Conférence de Paris, quelques-uns d'entre
eux sont encore ici, mais ils semblent aussi
éloignés que les statues de Sherman et de
Sheridan dans le parc de Washington. Ils
appartiennent à une période et à des évé-
nements devenus très lointains. Parler avec
eux, c'est parler avec de pâles fantômes.
Ils ne tiennent aucune place dans la capi-
tale américaine de l'heure présente, affai-
rée, bousculée.
Tout ceci enfin est le résultat de ce fait
essentiel. Il y a un an, à Rome, à Paris, à
Londres, le Président des Etats-Unis, en
termes solennels, annonçait la future mis-
sion - des Etats-Unis. - Il annonçait que l'A-
mérique s'était engagée jusqu'à la fin des
temps à défendre ses conceptions idéalis-
tes. Aujourd'hui, exactement un an après,
à, Washington, le Congrès discute avec ai-
greur la proposition tendant à accorder un
délai à nos récents associés, pour le paie-
ment des intérêts des emprunts que nous
leur avons consentis dans un geste magni-
fique de générosité. Si Washington peut
être pris comme baromètre, l'Amérique au-
jourd'hui est en proie à une réaction maté-
rialiste, aussi impressionnante que l'embal-
lement idéaliste d'il y a douze mois.
Ce n'est pas un mystère cependant, que
le Président pensait, quand il revint d'Eu-
rope, que toute la nation se lèverait pour
applaudir à la paix qu'il avait organisée.
A l'heure finale du récent conflit au Sénat,
quand la plupart de ses conseillers l'enga-
geaient à accepter un compromis, il demeu-
rait convaincu que la défaite temporaire
du traité soulèverait, d'abord sourde et
lente à venir, mais certaine, une révolte
morale.
Aujourd'hui, fait aussi bien avoué par les
démocrates, que hautement proclamé par
les républicains, la nation ne s'est pas sou-
levée, elle n'a, visiblement pas été émue.
La nation n'a même pas saisi la valeur de
l'événement. C'était l'idée du Président.
que par sa voix il exprimait l'idéalisme
américain en Europe, et que les phrases
qu'il articulait se trouveraient confirmées
par ce groupement d'idéalistes, qui forme
la majorité en Amérique. Son parti le pré-
vint Que cette pensée ne répondait pas à la
réalité des faits. Mais il a toujours re-
poussé cet avertissement parce qu'il demeu-
rait assuré de la décision suprême du pays.
En présence de ce que l'on voit faire et
ne nas faire à Washington, nul mieux que
le Président n'a aujourd'hui conscience du
formidable écart entre les desseins et les
actes de l'Amérique. Les compromis qui
lui sont offerts, sans exception, ruinent
complètement cette conception d'une Amé-
DES
I Atfo AIRES É T HAN GER E S
1 T DE LA GUERRE
1 N° 1357
Mercredi 21 janvier 1920.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
llESSE ALLEMANDE. — L'affaire Rochling
rankfurter Zeitung). — La presse al-
i mande et la grande industrie (Mun-
Chener' Post).
PRESSE AMÉRICAINE. - Le traité de Versail-
les et l'état d'esprit à Washington (par
Frai H Simonds, New York Tribu-
ne). - Une adresse de la Chambre de
commerce américaine à Londres (New
York lVorieZ). — Le nouveau projet de
"Ome Rule irlandais (New York World,
• Timn icayune). — La récolte au Kan-
Qu (Kansas City Times). — L'Améri-
qu-e et les crédits pour l'Europe : l'Edge
PRE: Biii (New York Worlcl).
SSE ANGLAISE. — Les élections municipa-
les en. Irlande (Times).
N E • L'élection de M. Des-
c ha nlf1 (Epoca, Secolo). — L'agitation
gré'v'st'e en Italie, dans les Postes et
Pre les Chemins de fer (Epoca).
PRESSE SUÉDOISE. — La politique extérieure
de la SUède; Extrait du Discours du
Trône Ulton-Tidningen).
~ES.SE °
1,Albam-20SlAvE- La Yougoslavie et
Albanie (Agramer Tagblatt).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ÉTATS-UNIS
STI E TRAITÉ DE VERSAILLES
L'ETAT D'ESPRIT A Washington. -
Par "U moins, à en juger
sihi toUs les «vm +ôame's et les indices vi-
ch6s dans !i» ^l!1 h 1 nationale [Washing-
tom? l'Améri,ml i aujourd'hui est quelque
e de toi à fait différent du tableau
aIl et aISaIt le Président à Paris il y a un
San ; €t que nos, °Ses eur°Pêens aocep-
faite.Je n'ai étant d'une exactitude par-
lai ^Uiper» dn rAt £ la moindre intention de
11 Jeu côté Politique de la question,
Paix. aeu des partis autour du traité de
attribu'er soit au Président,
dau Sénat la reSpons'abilité de l'im-
dans laoiiPiio trouvè aujourd'hui
gafê le traité où l'on peut même pen-
ser avec au moin autant de fondement
le la resPonsabilité incombe aux Etats-
SaIlt, ®Ux-iïiêmes ; at ais' lncombe aux Etats-
la ce
q eSPrit dque quoi que Ce soit - c'est l'état
P-tl
Peu prè,:un1e, 18; situation à Paris était à
celie-Ci d; le- Président avait af-
firtn au peuple de l'Europe que le peuple
des Etats-Unis était prêt à renoncer à sa
traditionnelle politique d'isolement et à
abandonner l'altitude distante qui lui est
coutumière; sa seule présence à Paris était
prise comme la meilleure preuve de la dé-
termination de l'Amérique, de s'associer au
travail de l'organisation du monde, dans
une nouvelle convention universelle. A
travers tout ce qu'il disait, le Président ne
cessa d'être convaincu qu'il parlait au nom
de l'Amérique comme le pensaient aussi
tous les Américains qui se trouvaient à
Paris. Chacun d'eux rendait témoignage
des mêmes faits. L'idéalisme des Etats-
Unis revenait sans cesse sur les lèvres des
Américains. Au fond, ce nouvel évangile
reposait sur cette idée que, si l'idéalisme
américain, une force'aussi vague et aussi
invisible que le courant électrique mais
non moins puissante était accepté par l'Eu-
rope. il deviendrait une protection perma-
mente contre toutes les guerres futures.En
ce qui concernait ces principes, l'Europe
était demeurée sceptique. Elle en acceptait
quelques-uns, par le fait de la nécessité.
Elle parvint à en modifier quelques autres.
Mais ni la France ni l'Angleterre ne se
sentirent assez fortes pour combattre ou-
vertement les desseins du Président. Néan-
moins les peuples et les hommes d'Etat eu-
ropéens, considérèrent comme le principal
article du traité de paix de Versailles la
garantie donnée par l'Amérique de venir
désormais prendre place dans les conseils
tenus par l'Europe ; ils considérèrent la
Société des Nations comme le mobile qui
avait amené l'Amérique en Europe, et ils
l'acceptèrent dans ces conditions.
Aucun des Américains, 'qui ne se trou-
vaient pas en Europe l'hiver dernier, ne
peut s'imaginer le prestige moral de notre
nation à cette heure. L'Amérique était le
symbole de tout ce que la multitude des
peuples avait pu concevoir de plus noble,
de plus beau sur la planète, comme de plus
généreux et de plus puissant. Et même en
Allemagne, l'Amérique était considérée
dans bien des milieux, comme le seul rem.
part élevé entre le peuple allemand et ses
ennemis victorieux, avides de son anéan-
tissement. C'est ce tableau qui doit précisé-
ment être évoqué, pour faire contraste au
spectacle que présente aujourd'hui Was-
hington. Le président lui-même la figure la
plus en vue, la plus imposante de la Con-
férence de la Paix, et qui toujours s'expri-
mait avec la conviction que ses paroles
étaient l'expression authentique des opi-
nions, des aspirations, des croyances amé-
ricaines, gît frappé et presque sans forces.
Washington vest rempli de rameurs au su-
jet de son état, mais ceux qui sont au cou-
rant ne dissimulent pas que dans le cours
de des dernières semaines il fut aux portes
de la mort. Peu d'hommes ont jamais paru
jouir d'une telle popularité, et cependant,
peu d'hommes dans - l'affliction ont paru
aussi dépourvus de la sympathie de leurs
concitoyens. Dire cela, c'est constater un
fait unanimement reconnu à Washington.
Bien plus, la disgrâce qui atteint, le Prési-
dent n'a pas épargné ses collaborateurs di.
rects. Le colonel House qui, après le Prési-
dent, se trouvait le personnage le plus ven
vue à Paris, est en exil. La position de
M. Lansing n'est pas meilleure. Il n'a pas
vu le Président depuis des mois. Le groupe
de libéraux qui acclamait M. Wilson à l'ou.
verture de la Conférence de la Paix,comme
le prophète d'une ère nouvelle, est égale-
ment dispersé et quelques-uns d'entre eux,
avec un reste de voix, sont devenus les
plus durs et les plus acharnés adversaires
de l'homme qu'ils suivaient pleins d'espoir
à Paris. Pour les autres personnages de la
Conférence de Paris, quelques-uns d'entre
eux sont encore ici, mais ils semblent aussi
éloignés que les statues de Sherman et de
Sheridan dans le parc de Washington. Ils
appartiennent à une période et à des évé-
nements devenus très lointains. Parler avec
eux, c'est parler avec de pâles fantômes.
Ils ne tiennent aucune place dans la capi-
tale américaine de l'heure présente, affai-
rée, bousculée.
Tout ceci enfin est le résultat de ce fait
essentiel. Il y a un an, à Rome, à Paris, à
Londres, le Président des Etats-Unis, en
termes solennels, annonçait la future mis-
sion - des Etats-Unis. - Il annonçait que l'A-
mérique s'était engagée jusqu'à la fin des
temps à défendre ses conceptions idéalis-
tes. Aujourd'hui, exactement un an après,
à, Washington, le Congrès discute avec ai-
greur la proposition tendant à accorder un
délai à nos récents associés, pour le paie-
ment des intérêts des emprunts que nous
leur avons consentis dans un geste magni-
fique de générosité. Si Washington peut
être pris comme baromètre, l'Amérique au-
jourd'hui est en proie à une réaction maté-
rialiste, aussi impressionnante que l'embal-
lement idéaliste d'il y a douze mois.
Ce n'est pas un mystère cependant, que
le Président pensait, quand il revint d'Eu-
rope, que toute la nation se lèverait pour
applaudir à la paix qu'il avait organisée.
A l'heure finale du récent conflit au Sénat,
quand la plupart de ses conseillers l'enga-
geaient à accepter un compromis, il demeu-
rait convaincu que la défaite temporaire
du traité soulèverait, d'abord sourde et
lente à venir, mais certaine, une révolte
morale.
Aujourd'hui, fait aussi bien avoué par les
démocrates, que hautement proclamé par
les républicains, la nation ne s'est pas sou-
levée, elle n'a, visiblement pas été émue.
La nation n'a même pas saisi la valeur de
l'événement. C'était l'idée du Président.
que par sa voix il exprimait l'idéalisme
américain en Europe, et que les phrases
qu'il articulait se trouveraient confirmées
par ce groupement d'idéalistes, qui forme
la majorité en Amérique. Son parti le pré-
vint Que cette pensée ne répondait pas à la
réalité des faits. Mais il a toujours re-
poussé cet avertissement parce qu'il demeu-
rait assuré de la décision suprême du pays.
En présence de ce que l'on voit faire et
ne nas faire à Washington, nul mieux que
le Président n'a aujourd'hui conscience du
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actes de l'Amérique. Les compromis qui
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