Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-12-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 décembre 1919 12 décembre 1919
Description : 1919/12/12 (N1326,T13). 1919/12/12 (N1326,T13).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6239363v
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 05/03/2013
f* MINISTERES
DES
"AIRES ÉTRANGÈRES
y Ir DE LA G VERRE
- GUERRE
N° 1326
Vendredi 12 décembre 1919
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui son* 4m
résumés, il est donné oi-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRE:SSE ALLEMANDE. — L'Allemagne et la
rance aux négociations de Versailles
(Par Alexander Redlich, Vossische
Zeilunu).
p ESSE AMÉRICAINE. — La grève des mineurs
aux Etats-Unis. (New York World).
P
ESSE ANGLAISE. - La note du Conseil Su-
prême du 1er décembre (Daily Mail,
Westminster Gazette). — Les réserves
Pu Sénat américain (Times,Morning
1 PlIEOst).
IlE AUTRICHIENNE. - « Les princesses du
'¡, fdMolilar et la détresse autrichienne »
alzburger Volksblatt).
PRESSE ESPAGNOLE. — La crise ministérielle
en Espagne (Mercantil Valenciano, Van-
+ fJuardia, Publicidad). — La grève des
P Journaux madrilènes (Epoca).
PRESSE HOLLANDAISE. — La Conférence du
Travail de Washington (par le profes-
seur Vooys, Telegraaf).
EssE ITALIENNE. — La note du Conseil Su-
P'eme du 1er décembre (Tempo). — Les
XoUgOSlaves et l'Italie (Corriere della
cra). — Les conditions d'un « bloc »
P gOuvernemental (Stampa). +
'SE YOUGOSLAVE. — Les Yougoslaves et
ntente (Pravda).
———-———— ————————————.
POLITIQUE GENERALE
c ET DIPLOMATIE
L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
t#ï DrÏ2TE DU CONSEIL SUPREME DU
^arid r1 • BRE- - Le gouvernement alle-
ira à la prudence élémentaire en
"clle ant, sans un jour de retard, à la nou-
vell l" Ilote des Alliés. La patience des peu-
es sWs est à bout. Si M. Noske et d'au-
Vent - que les nations alliées peu-
t" faiia^inent que les nations' alli. ées peu-
eilt f aire Preuve de faiblesse dans l'exécu-
> des clauses du traité, ils commettent
te er U désastreuse. Les peuples alliés
*°nt dPr• -x e leurs gouvernements, et les
hi^ont oir^US(îu,au bout dans toutes les me-
Ul>es qUI Pourront s'imposer. Le cas n'est
les b0wme que celui de la guerre contre
t de eviks. C'est une question de vie
n qui se pose, si les sacrifices
CliVent S que la guerre nous a coûtés ne
S être vains.
il*' l'Ali* *?agne persiste dans son attitude
as' ^Ue erche à gagner du temps et à
t? dérohS i. les Alliés seront dans l'obliga-
es °Pér réia- biir le blocus et de reprendre
v*rleKo 8 militaires. Les conséquences
es. je PelPle allemand seront les plus gra-
DAILY MAIL, 8.12.
— La note du Conseil Suprême au gou-
vernement allemand est rédigée dans des
termes qui ne peuvent prêter à aucune
fausse interprétation en Allemagne. Elle
exclut toute discussion nouvelle, tant que
le traité de paix n'aura pas été ratifié, et
annonce définitivement que des mesures
d'ordre militaire seraient prises en cas de
refus. En même temps, elle laisse le champ
libre à des concessions en ce qui concerne
la livraison du matériel maritime exigé en
réparation des navires coulés à Scapa-Flow.
L'Allemagne pourra faire valoir qu'elle est
dans l'impossibilité d'exécuter certaines
clauses du traité ; nous croyons que son
affirmation sera reconnue exacte. L'éten-
due de la détresse dans laquelle elle se
trouve est insuffisamment connue encore
au delà de ses frontières. Les Alliés dési-
rent que l'Allemagne manifeste sa volonté
de procéder aux réparations. Quand cette
condition sera remplie, il deviendra possi-
ble pour elle d'obtenir des modifications au
traité, en faisant appel à la Société des Na-
tions. Mais tant que la signature n'aura pas
été acquise, aucune des puissances alliées
ne pourra faire preuve d'un bon mouvement
à cet égard. ✓
WESTMINSTER GAZETTE, 9.12.
— Les journaux parisiens sont aux an-
ges parce que des télégrammes de Stras-
bourg annoncent que l'artillerie lourde des
Alliés se dirige vers la rive droite du
Rhin. Ce mouvement est pleinement jus-
tifié. Non seulement le traité de Versailles
autorise les vainqueurs à prendre des me-
sures de rigueur pour obliger les vaincus
récalcitrants à exécuter sans autre retard
les clauses souscrites par leurs plénipoten-
tiaires; mais les récentes élections françai-
ses ont démontré clairement que, tout eni-
vrée des avantages immédiats de la manière
forte,la République de Clemenceau ne tolérait
point d'obstacles pour arriver à ses fins et
n'entendait point atténuer son programme
de revanche. Nous aussi nous sommes en-
gagés avec elle à ce que le traité de paix
soit appliqué rapidement, et nous pouvons
éprouver un sentiment d'inquiétude et d'im-
patience en face des manœuvres dilatoires,
par lesquelles le gouvernement allemand,
après avoir signé la paix — ce qui est peut-
être le seul titre de gloire qui le rend encore
tolérable aux yeux de la population affamée
— essaye de traîner en longueur sa ratifi-
cation définitive.
Mais, moins épris du mirage insensé des
représailles exterminatrices, nous pouvons
examiner avec calme si cette politique har-
gneuse et obstinée qui considère l'Allema-
gne comme une unité politique dépouillée
désormais de tout droit et de toute capa-
cité, et dont le destin ne peut être que de
se plier docile et inerte aux obligations im-
posées par Paris ; si cette politique n'est
pas, non seulement la violation la plus
éhontée des principes au nom desquels fut
prêchée notre croisade de justice ; si elle
n'est pas seulement, de notre part, l'assi-
milation la plus scandaleuse des principes
de guerre que nous avons si longtemps re-
prochés à l'Empire disparu ; mais -si elle
ne constitue pas aussi une ligne de conduite
peu avisée et de nature à induire le peuple
allemand à des manifestations désespérées
qui provoqueraient des répercussions funes-
tes à tout le monde.
C'est à un pays vaincu, épuisé dans ses
plus indispensables réserves par le blocus
et par leur spéculation avide et immorale
sur le change ; c'est à un Etat chancelant,
miné par mille rancunes, et par mille vel-
léités de revanche, que l'Entente impose un
dernier affront ; elle demande, entre autres
choses, que l'Allemagne lui remette ceux
qui sont considérés par l'Entente comme
responsables d'atrocités dont aucune armée
victorieuse ne fut peut-être jamais exempte.
Elle exige que l'on diminue les contingents
des troupes métropolitaines, sans lesquels,
peut-être, il sera impossible d'opposer une
digue suffisamment forte aux fureurs de la
foule affamée. Enfin elle présente la note à
payer pour le geste fou et noble des ma-
rins qui préférèrent noyer dans des eaux
britanniques les navires destinés à enrichir
les effectifs de la flotte rivale. Eh bien, soit.
[Passage censuré]
Aujourd'hui la parole est à Clemenceau et
l'action est à Foch. Mais, en poussant les
prétentions de la victoire armée jusqu'aux
dernières limites et en tourmentant ainsi un
peuple précipité dans le gouffre de la dam-
nation la plus douloureuse, que l'on sache
bien que l'on trahit définitivement les pos-
tulats de la guerre menée par les peuples
de l'Entente avec un si noble enthou-
siasme, et que l'on attise les cendres d'un
feu qui pourrait être demain funeste à tous.
Quoiqu'elle soit en vigueur dans les Etats
qui prétendent cependant représenter la lu-
mière et le progrès, la peine de mort est
condamnée depuis un siècle par la conscien-,
ce collective. Qui peut songer à l'appliquer,
non point à un individu, mais à un peuple
entier ?
TEMPO [de Rome], 9.12.
L'ALLEMAGNE ET LA FRANCE AUX
NEGOCIATIONS DE VERSAILLES [Cf.
Bulletin n° 1316, page 1, col. 1 et 2]. — II.
— En ce qui concerne les négociations de
Versailles, on peut dire que, malgré l'opi-
nion publique hostile à l'Allemagne, les
milieux dirigeants français avaient la cer-
titude que l'entente économique avec l'Alle-
magne était le seul salut possible. En Alle-
magne, dans les milieux dirigeants, il y
avait au contraire une incompréhension to-
tale de cette idée. D'où la nécessité pour
la France d'une tactique double : d'une part,
faire pression sur l'opinion publique
allemande par un langage menaçant ; de
l'autre, chercher, derrière les coulisses, A
aboutir à une entente.
La France redoutant un refus de la part
de l'Allemagne en ce qui touche les livrai-
sons que celle-ci devait lui faire, le danger
paraissait d'autant plus grand aux Fran-
çais que la France ne se sentait pas sûre
de ses alliés •— le danger était dans la riva-
lité économique des Alliés. La France pou-
vait craindre que l'Allemagne ne renoncât
à son existence nationale pour acquérir
DES
"AIRES ÉTRANGÈRES
y Ir DE LA G VERRE
- GUERRE
N° 1326
Vendredi 12 décembre 1919
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui son* 4m
résumés, il est donné oi-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRE:SSE ALLEMANDE. — L'Allemagne et la
rance aux négociations de Versailles
(Par Alexander Redlich, Vossische
Zeilunu).
p ESSE AMÉRICAINE. — La grève des mineurs
aux Etats-Unis. (New York World).
P
ESSE ANGLAISE. - La note du Conseil Su-
prême du 1er décembre (Daily Mail,
Westminster Gazette). — Les réserves
Pu Sénat américain (Times,Morning
1 PlIEOst).
IlE AUTRICHIENNE. - « Les princesses du
'¡, fdMolilar et la détresse autrichienne »
alzburger Volksblatt).
PRESSE ESPAGNOLE. — La crise ministérielle
en Espagne (Mercantil Valenciano, Van-
+ fJuardia, Publicidad). — La grève des
P Journaux madrilènes (Epoca).
PRESSE HOLLANDAISE. — La Conférence du
Travail de Washington (par le profes-
seur Vooys, Telegraaf).
EssE ITALIENNE. — La note du Conseil Su-
P'eme du 1er décembre (Tempo). — Les
XoUgOSlaves et l'Italie (Corriere della
cra). — Les conditions d'un « bloc »
P gOuvernemental (Stampa). +
'SE YOUGOSLAVE. — Les Yougoslaves et
ntente (Pravda).
———-———— ————————————.
POLITIQUE GENERALE
c ET DIPLOMATIE
L'ALLEMAGNE ET LA PAIX
t#ï DrÏ2TE DU CONSEIL SUPREME DU
^arid r1 • BRE- - Le gouvernement alle-
ira à la prudence élémentaire en
"clle ant, sans un jour de retard, à la nou-
vell l" Ilote des Alliés. La patience des peu-
es sWs est à bout. Si M. Noske et d'au-
Vent - que les nations alliées peu-
t" faiia^inent que les nations' alli. ées peu-
eilt f aire Preuve de faiblesse dans l'exécu-
> des clauses du traité, ils commettent
te er U désastreuse. Les peuples alliés
*°nt dPr• -x e leurs gouvernements, et les
hi^ont oir^US(îu,au bout dans toutes les me-
Ul>es qUI Pourront s'imposer. Le cas n'est
les b0wme que celui de la guerre contre
t de eviks. C'est une question de vie
n qui se pose, si les sacrifices
CliVent S que la guerre nous a coûtés ne
S être vains.
il*' l'Ali* *?agne persiste dans son attitude
as' ^Ue erche à gagner du temps et à
t? dérohS i. les Alliés seront dans l'obliga-
es °Pér réia- biir le blocus et de reprendre
v*rleKo 8 militaires. Les conséquences
es. je PelPle allemand seront les plus gra-
DAILY MAIL, 8.12.
— La note du Conseil Suprême au gou-
vernement allemand est rédigée dans des
termes qui ne peuvent prêter à aucune
fausse interprétation en Allemagne. Elle
exclut toute discussion nouvelle, tant que
le traité de paix n'aura pas été ratifié, et
annonce définitivement que des mesures
d'ordre militaire seraient prises en cas de
refus. En même temps, elle laisse le champ
libre à des concessions en ce qui concerne
la livraison du matériel maritime exigé en
réparation des navires coulés à Scapa-Flow.
L'Allemagne pourra faire valoir qu'elle est
dans l'impossibilité d'exécuter certaines
clauses du traité ; nous croyons que son
affirmation sera reconnue exacte. L'éten-
due de la détresse dans laquelle elle se
trouve est insuffisamment connue encore
au delà de ses frontières. Les Alliés dési-
rent que l'Allemagne manifeste sa volonté
de procéder aux réparations. Quand cette
condition sera remplie, il deviendra possi-
ble pour elle d'obtenir des modifications au
traité, en faisant appel à la Société des Na-
tions. Mais tant que la signature n'aura pas
été acquise, aucune des puissances alliées
ne pourra faire preuve d'un bon mouvement
à cet égard. ✓
WESTMINSTER GAZETTE, 9.12.
— Les journaux parisiens sont aux an-
ges parce que des télégrammes de Stras-
bourg annoncent que l'artillerie lourde des
Alliés se dirige vers la rive droite du
Rhin. Ce mouvement est pleinement jus-
tifié. Non seulement le traité de Versailles
autorise les vainqueurs à prendre des me-
sures de rigueur pour obliger les vaincus
récalcitrants à exécuter sans autre retard
les clauses souscrites par leurs plénipoten-
tiaires; mais les récentes élections françai-
ses ont démontré clairement que, tout eni-
vrée des avantages immédiats de la manière
forte,la République de Clemenceau ne tolérait
point d'obstacles pour arriver à ses fins et
n'entendait point atténuer son programme
de revanche. Nous aussi nous sommes en-
gagés avec elle à ce que le traité de paix
soit appliqué rapidement, et nous pouvons
éprouver un sentiment d'inquiétude et d'im-
patience en face des manœuvres dilatoires,
par lesquelles le gouvernement allemand,
après avoir signé la paix — ce qui est peut-
être le seul titre de gloire qui le rend encore
tolérable aux yeux de la population affamée
— essaye de traîner en longueur sa ratifi-
cation définitive.
Mais, moins épris du mirage insensé des
représailles exterminatrices, nous pouvons
examiner avec calme si cette politique har-
gneuse et obstinée qui considère l'Allema-
gne comme une unité politique dépouillée
désormais de tout droit et de toute capa-
cité, et dont le destin ne peut être que de
se plier docile et inerte aux obligations im-
posées par Paris ; si cette politique n'est
pas, non seulement la violation la plus
éhontée des principes au nom desquels fut
prêchée notre croisade de justice ; si elle
n'est pas seulement, de notre part, l'assi-
milation la plus scandaleuse des principes
de guerre que nous avons si longtemps re-
prochés à l'Empire disparu ; mais -si elle
ne constitue pas aussi une ligne de conduite
peu avisée et de nature à induire le peuple
allemand à des manifestations désespérées
qui provoqueraient des répercussions funes-
tes à tout le monde.
C'est à un pays vaincu, épuisé dans ses
plus indispensables réserves par le blocus
et par leur spéculation avide et immorale
sur le change ; c'est à un Etat chancelant,
miné par mille rancunes, et par mille vel-
léités de revanche, que l'Entente impose un
dernier affront ; elle demande, entre autres
choses, que l'Allemagne lui remette ceux
qui sont considérés par l'Entente comme
responsables d'atrocités dont aucune armée
victorieuse ne fut peut-être jamais exempte.
Elle exige que l'on diminue les contingents
des troupes métropolitaines, sans lesquels,
peut-être, il sera impossible d'opposer une
digue suffisamment forte aux fureurs de la
foule affamée. Enfin elle présente la note à
payer pour le geste fou et noble des ma-
rins qui préférèrent noyer dans des eaux
britanniques les navires destinés à enrichir
les effectifs de la flotte rivale. Eh bien, soit.
[Passage censuré]
Aujourd'hui la parole est à Clemenceau et
l'action est à Foch. Mais, en poussant les
prétentions de la victoire armée jusqu'aux
dernières limites et en tourmentant ainsi un
peuple précipité dans le gouffre de la dam-
nation la plus douloureuse, que l'on sache
bien que l'on trahit définitivement les pos-
tulats de la guerre menée par les peuples
de l'Entente avec un si noble enthou-
siasme, et que l'on attise les cendres d'un
feu qui pourrait être demain funeste à tous.
Quoiqu'elle soit en vigueur dans les Etats
qui prétendent cependant représenter la lu-
mière et le progrès, la peine de mort est
condamnée depuis un siècle par la conscien-,
ce collective. Qui peut songer à l'appliquer,
non point à un individu, mais à un peuple
entier ?
TEMPO [de Rome], 9.12.
L'ALLEMAGNE ET LA FRANCE AUX
NEGOCIATIONS DE VERSAILLES [Cf.
Bulletin n° 1316, page 1, col. 1 et 2]. — II.
— En ce qui concerne les négociations de
Versailles, on peut dire que, malgré l'opi-
nion publique hostile à l'Allemagne, les
milieux dirigeants français avaient la cer-
titude que l'entente économique avec l'Alle-
magne était le seul salut possible. En Alle-
magne, dans les milieux dirigeants, il y
avait au contraire une incompréhension to-
tale de cette idée. D'où la nécessité pour
la France d'une tactique double : d'une part,
faire pression sur l'opinion publique
allemande par un langage menaçant ; de
l'autre, chercher, derrière les coulisses, A
aboutir à une entente.
La France redoutant un refus de la part
de l'Allemagne en ce qui touche les livrai-
sons que celle-ci devait lui faire, le danger
paraissait d'autant plus grand aux Fran-
çais que la France ne se sentait pas sûre
de ses alliés •— le danger était dans la riva-
lité économique des Alliés. La France pou-
vait craindre que l'Allemagne ne renoncât
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