Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-11-17
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 17 novembre 1919 17 novembre 1919
Description : 1919/11/17 (N1304,T13). 1919/11/17 (N1304,T13).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62393418
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 05/03/2013
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DRs
•tjj «ETRANGERES
Il" Lk GUFRRE
N° 1304
Lundi 17 Novembre 1919
BUlletin Quotidien de Presse Etrangère
%off
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
POLITIQUE GENERALE
I ET DIPLOMATIE
AGNE ET LA PAIX
0 rj U CONSEIL SUPREME DU
~C) lits c BRE. - UNE PROTESTATION DU Co-
t TjulIS DE HAMBOURG. - Parmi
~,~,~ adressées jusqu'ici au gou-
* Hltél^r^S!re' iL y a lieu de mention-
e du comité des Chantiers
cb'~y voici la teneur : la li-
dori<-<' ® ? bottants, etc. provenant
des èpa tiero Ql ^^ands enlèverait la der-
$%r^sibUi,u la der-
e Maintenir un travail ré-
îHaKrri&'i> ,h. ^ns des limites restreintes.
r^itn ? r'^e la ^entable catastrophe qu'est
It t catastrophe qu'est
trava i ma tériel de ,construction na-
Ser^P°Uir l'i^UX docks et aux répara-
S +t le seul moyen d'em-
111, d.'°Uve'aux chômagoes. C'est pour-
SN' Tir<*v j$dem^ns que l'on repousse de
Sr, s°lu!e i0 S Agences de l'Entente
? ^Oi«i f 9-ttiror>c. ^Particulièrement d'atten-
îl%i, ^OIÏX d in,dustrie de la construc-
W rjé n ® ses ouvriers sur l'effet
ait infailliblement du
dû c^der sur ce point-
4 •\FRR È 6• \n ÏSCHE LANDESZEITUNG,
£ 7. 11 matin.
7AIRE DE FIUME
1 J Ce so^DE M TITTONI EN ITA-
cla ~to~' le ? de notre déléga-
sii Ittolli, arrivera à Rome, poussé
cor^su^er le gouverne-
St s^!a nouvoii A sl}'llation qu' résulte
l'h1* I,ie de l'attitude hostile prise dé-
et de faÇOli catégorique, envers le
> de versiu Par le Sénat amerl-
-
8etlt es clauL lte atteint du même coup tou-
t lIn ses du traité qu'elles établis-
ki#^8eihC°ntrôlp qu'elles stipulent des
kl'6 *er toiiVo" Nitti et Tittoni devront
le eite toutes les conséquences d'une
411 afin d'en faire profiter l'I-
Cf«nHUe~ci rpnvI1 dans le concert eu-
reprend dans le concert eu-
kh-eH i ^Poirtann qui avait échappé à
t4? (1f~ M7,1 '011 et à [la myopie des
Pouvaaft, Jm ?lail(îUier de la lui re-
V^ee en r - lf, 01^san^ sérieusement
vJa ction de l'Europe, après l'im-
Il 1'10 'Vellet définitivement gagnée, à
%t ,Xeileto
414 - la PociS? 0n peut affirmer avec
Il est une chose Wilson en fa,ce
la ~.n de Wilson en face
%r4, et aJrtéricain est profondément
ébranlée, et par conséquent le prestige de
appe 1 de la
e Paris est bien compromis.
t ts 1 Se refuse à prendre des en-
aucune sorte en faveur de
te teil-e Puissance européenne.
HViJf Par !„ ?}1e1 l'Amérique et l'An-
MP au cas ri^? prêter leur aide à
ell cas Une nouvelle agression
- 1 Ile Peut plus avoir de valeur, si
'■ t
; !
la volonté clairement exprimée du Sénat
et du peuple américains se déclare contre
lui.
Aujourd'hui, en ce qui concerne nos as-
pirations nationales, la situation n'est en
rien modifiée et n'est donc nullement com-
promise. Si, au point de vue international,
elle reste sans solution, à cause de l'obsti-
nation renouvelée de Wilson, nos soldats
demeurent toujours sur la ligne d'armis-
tice, comme les volontaires de d'Annunzio
à Fiume. Une demi-heure de fait accompli
peut valoir un demi-siècle de bavardages.
Le gouvernement italien s'abstient de pro-
clamer l'annexion de Fiume, pour ne point
agir sans l'assentiment de la Conférence
de Paris. Il est animé en cela d'un juste
sentiment de correction internationale que
partagent tous les partis et le peuple. Ce-
lui-ci a voulu ainsi laisser au gouverne-
ment le choix du moment et de la manière
dont il sera juridiquement possible d'an-
nexer Fiume à l'Italie, selon la volonté ex-
primée par la population de cette ville. Le
peuple italien demande cependant à son
gouvernement de lever le blocus maritime
qui enserre la ville du Quarnero. Aucun
allié ne pourra exiger que nous nous fas-
sions les geôliers de nos frères fiumains.
Si le blocus de Fiume fut contraire aux
sentiments italiens, il servit au moins à
abattre le dernier pilier qui pouvait étayer
le refus de Wilson. Le blocus démontra,
en affet, que Fiume n'était nullement né-
cessaire à la Yougo-Slavie. Cette ville n'est
point le poumon principal de la Yougo-Sla-
vie, si celle-ci a pu respirer et vivre tout
à son aise, tandis que la noble cité lan-
guissait et manquait de toutes les choses
nécessaires à la vie, comme elle en man-
que encore.
Tandis que le progrès réduit les lois de
la société civile à n'être plus que des for-
ces impersonnelles, la politique a paru
abandonnée, aujourd'hui plus que jamais,
au jugement personnel d'un homme puis-
sant, et la fortune, la vie, l'avenir d'une
nation ont paru dépendre exclusivement
de son caprice.
Mais les peuples ont réagi en s'opposant
à l'arbitraire.
Le peuple italien et le peuple américain
sont du même avis ; les deux peuples les
plus démocratiques du monde ont la vi-
sion exacte des droits et des devoirs qu'ils
ne pourraient méconnaître sans heurter de
front les raisons idéales pour lesquelles ils
firent la guerres
Ceux qui méprisent les idéalit s des peu-
ples peuvent se souvenir que Napoléon Ier
— qui détestait les idéalistes et les appe-
lait idéologues — changea d'avis à Sainte-
Hélène et s'écria : « Idéologues, vous aviez
raison. »
Il lui fallait une catastrophe pour com-
prendre que les idéalistes avaient bien vu
le fond de beaucoup de choses sur les-
quelles le prestige de l'empire l'avait aveu-
glé, car un tel prestige enivre tous les
hommes. Il est certes glorieux de pouvoir
annoncer aux peuples qu'on leur donne la
paix, mais une gloire plus vraie et plus
solide consiste à organiser les nations de
telle sorte que la paix soit véritable. La.
paix est un bien suprême si l'équilibre
serein des esprits la communique aux
dhoses ; mais lorsque le conflit est laissé
ouvert, lorsque des enfants frémissent
dans l'attente de leur mère patrie, en de-
hors de ses frontières, il n'y a point de
paix.
Il n'y aura point de paix assurée en Eu-
rope si les frontières des Alpes, que la na-
ture attribua à notre race, ne nous sont
pas entièrement concédées, ni si Fiume
nous est refusée et que nos droits, dans
l'Adriatique et dans la Méditerranée,
soient méconnus.
CORRIERE D'ITALIA, 13. 11.
Tittoni revient. Il semble désormais ac-
quis que l'on ne devra pas discuter au su-
jet d'une nième-proposition de répartition
de l'Adriatique, qui ne sera jamais la der-
nière. Une nouvelle proposition ne pour-
rait, comme les précédentes, qu'arracher
à la France un demi « oui », faire expri-
mer à l'Angleterre un avis mitoyen entre
le « oui » et le « non », tout en attendant
l'inévitable « non » de Wilson. Les renon-
ciataires, les liquidateurs eux-mêmes cons-
tatent — sans admettre la chose — qu'a-
près six propositions italiennes (car on n'en
a pas composé moins entre le mois d'avril
et le présent) qui ont toujours été de con-
cession en concession, notre grande puis-
sance victorieuse a bien le droit de mettre
un terme à tant de résignation humilian-
te. Et notre pays doit examiner finalement
si le moment n'est pas venu de cesser de
demander, avec une insistance mendiante,
ce que personne ne doit nous donner, mais
de maintenir ce qui nous appartient de
par notre bon droit national, et de par le
bon droit d'une victoire qui a donné aux
Alliés bien plus que ce qu'il a plu à ces
mêmes Alliés de nous mesurer parcimo-
nieusement dans l'armistice. Cette thèse
désormais qualifiée de défensive. s'im-
pose avec une telle nécessité que le cor-
respondant parisien du « Seoolo » et du
(e Messaggero » qui essaie encore de lui
nuire en la donnant pour un « avis na-
tionaliste » se voit réduit à faire l'affirma-
tion la plus audacieuse et la pllus stupé-
fiante qui se puisse auj ourd'hui concevoir:
il affirme que la question adriatique doit
retourner à Paris pour être résolue selon
les principes de la justice. Un démocrate
croit donc que pour l'Italie la justice siège
encore à la Conférence, en ce lieu où l'on
souffrit que chacun enlevât quelque cho-
se à l'Italie. Et où personne « ne la défen-
dit ouvertement. »
Mais on peut attendre tranquillement et
selon le caractère italien, sans s'en re-
mettre à une Cour suprême de justice
qui. se trouve aujourd'hui obligée à ren-
dre compte d'elle-même à elle-même, obli-
gée à la revision de toute une politique
qui, pour nous, avait constamment pour
but l'isolemeint de ritailie.
Les arguments des renonciataires, de
ceux qui voulaient liquider nos affaires à
un rabais national de 50 et même plus
désavantageux, se fondaient sur cet isole-
ment ; et les renonciataires appréciaient
DRs
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Il" Lk GUFRRE
N° 1304
Lundi 17 Novembre 1919
BUlletin Quotidien de Presse Etrangère
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NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
POLITIQUE GENERALE
I ET DIPLOMATIE
AGNE ET LA PAIX
0 rj U CONSEIL SUPREME DU
~C) lits c BRE. - UNE PROTESTATION DU Co-
t TjulIS DE HAMBOURG. - Parmi
~,~,~ adressées jusqu'ici au gou-
* Hltél^r^S!re' iL y a lieu de mention-
e du comité des Chantiers
cb'~y voici la teneur : la li-
dori<-<' ® ? bottants, etc. provenant
des èpa tiero Ql ^^ands enlèverait la der-
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îHaKrri&'i> ,h. ^ns des limites restreintes.
r^itn ? r'^e la ^entable catastrophe qu'est
It t catastrophe qu'est
trava i ma tériel de ,construction na-
Ser^P°Uir l'i^UX docks et aux répara-
S +t le seul moyen d'em-
111, d.'°Uve'aux chômagoes. C'est pour-
SN' Tir<*v j$dem^ns que l'on repousse de
Sr, s°lu!e i0 S Agences de l'Entente
? ^Oi«i f 9-ttiror>c. ^Particulièrement d'atten-
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W rjé n ® ses ouvriers sur l'effet
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dû c^der sur ce point-
4 •\FRR È 6• \n ÏSCHE LANDESZEITUNG,
£ 7. 11 matin.
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sii Ittolli, arrivera à Rome, poussé
cor^su^er le gouverne-
St s^!a nouvoii A sl}'llation qu' résulte
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et de faÇOli catégorique, envers le
> de versiu Par le Sénat amerl-
-
8etlt es clauL lte atteint du même coup tou-
t lIn ses du traité qu'elles établis-
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kl'6 *er toiiVo" Nitti et Tittoni devront
le eite toutes les conséquences d'une
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reprend dans le concert eu-
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t4? (1f~ M7,1 '011 et à [la myopie des
Pouvaaft, Jm ?lail(îUier de la lui re-
V^ee en r - lf, 01^san^ sérieusement
vJa ction de l'Europe, après l'im-
Il 1'10 'Vellet définitivement gagnée, à
%t ,Xeileto
414 - la PociS? 0n peut affirmer avec
Il est une chose Wilson en fa,ce
la ~.n de Wilson en face
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appe 1 de la
e Paris est bien compromis.
t ts 1 Se refuse à prendre des en-
aucune sorte en faveur de
te teil-e Puissance européenne.
HViJf Par !„ ?}1e1 l'Amérique et l'An-
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- 1 Ile Peut plus avoir de valeur, si
'■ t
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la volonté clairement exprimée du Sénat
et du peuple américains se déclare contre
lui.
Aujourd'hui, en ce qui concerne nos as-
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promise. Si, au point de vue international,
elle reste sans solution, à cause de l'obsti-
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demeurent toujours sur la ligne d'armis-
tice, comme les volontaires de d'Annunzio
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Le gouvernement italien s'abstient de pro-
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agir sans l'assentiment de la Conférence
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peuple italien demande cependant à son
gouvernement de lever le blocus maritime
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abattre le dernier pilier qui pouvait étayer
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point le poumon principal de la Yougo-Sla-
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à son aise, tandis que la noble cité lan-
guissait et manquait de toutes les choses
nécessaires à la vie, comme elle en man-
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Tandis que le progrès réduit les lois de
la société civile à n'être plus que des for-
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sant, et la fortune, la vie, l'avenir d'une
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Mais les peuples ont réagi en s'opposant
à l'arbitraire.
Le peuple italien et le peuple américain
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plus démocratiques du monde ont la vi-
sion exacte des droits et des devoirs qu'ils
ne pourraient méconnaître sans heurter de
front les raisons idéales pour lesquelles ils
firent la guerres
Ceux qui méprisent les idéalit s des peu-
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— qui détestait les idéalistes et les appe-
lait idéologues — changea d'avis à Sainte-
Hélène et s'écria : « Idéologues, vous aviez
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Il lui fallait une catastrophe pour com-
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le fond de beaucoup de choses sur les-
quelles le prestige de l'empire l'avait aveu-
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hommes. Il est certes glorieux de pouvoir
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paix, mais une gloire plus vraie et plus
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telle sorte que la paix soit véritable. La.
paix est un bien suprême si l'équilibre
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dhoses ; mais lorsque le conflit est laissé
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l'Adriatique et dans la Méditerranée,
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CORRIERE D'ITALIA, 13. 11.
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et le présent) qui ont toujours été de con-
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un terme à tant de résignation humilian-
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ce que personne ne doit nous donner, mais
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par notre bon droit national, et de par le
bon droit d'une victoire qui a donné aux
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mêmes Alliés de nous mesurer parcimo-
nieusement dans l'armistice. Cette thèse
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les principes de la justice. Un démocrate
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souffrit que chacun enlevât quelque cho-
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Mais on peut attendre tranquillement et
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