Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-08-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 23 août 1919 23 août 1919
Description : 1919/08/23 (T12,N1232). 1919/08/23 (T12,N1232).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487964k
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
MINISTÈRES
D ILS
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N 1232
Samedi 23 Août 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dec
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
; QUESTIONS ÉCONOMIQUES
| • -
MINES
ESPAGNE. - La ploutocratie asturienne
est en train de vouloir réaliser deux cho-
ses : l'exportation des 750.000 tonnes de
Charbon qu'elle a sur le carreau de ses mi-
î nes, et le rétablissement des droits de doua-
l ne de 3 pesetas 50 par tonne de houille et
de 4 pesetas par tonne de coke.
: La surproduction n'existe pas puisque l'ex-
: ploitation des mines espagnoles n arrive pas
à suffire à la consommation nationale ainsi
que le prouve la statistique :
Produits
Années Besoins de l'Espagne du pays Importation
19a 7.500..000 tonnes 4.442.855 2.875.754
1915 7.500,000 tonnes 4..836.351 1.905.024
1516 » 5.488.723 2.151.247
1917 » 5.972.540' .1.167 3o0.
1918 „ 7.004.565 528.126
En résumé, il n'y a pas surproduction ;
on n'a pas davantage à craindre la concur-
rence du charbon anglais, encore moins de
l'américain. Pourquoi alors réclamer l'ex-
portation et le rétablissement des droits de
douane ? PAIS, 16.8.
ALLEMAGNE. — DISCOURS DU MINISTRE
DU TRAVAIL SCHMIDT. [SÉANCE IJE L'ASSEMBLÉE
NATIONALE DU 15 AOUT.] • la*it sentir dans
La crise du charbon se fait sentir dans
toute l'Europe. C'est une suite de la guerre
qui a exigé des mineurs un effort exagéré.
Il s'y ioint pour nous la perte de mines im-
portantes et les livraisons qui nous sont
imposées par l'Entente. qu'il nous sera d'ail-
leurs difficile d'effectuer intégralement. Il
paraît difficile d'augmenter les restrictions
déjà établies. Il est pénible de constater que
nous n'avons pas encore réussi à faire ac-
cepter librement les sacrifices consentis en
vue du bien public. On a parfois l'impres-
SMM que les ouvriers chôment pour prou-
ver qu'ils sont indispensables. Espérons
qu'on réussira bientôt à les faire revenir
de leur erreur. , - .1. 'A
La crise du charbon augmentera te ouu-
mage, désorganisera les transports, rendra
difficile l'alimentation publique. Or les ou-
vriers doivent se rendre compte que ce sont
eux qui auront à supporter les sacrifices
les plus pénibles. Il faut, pendant une telle
période, savoir sacrifier des principes au
bien public. ,.
L'interpellateur, bien que spécialiste dis-
tingue, n'a guère indiqué de moyens de re-
eler à. la situation : personne n'en a
d'ailleurs proposé. Il faut avant tout aug-
'fe'flter la production. Or les ouvriers be dé-
tournent des mines. Le gouvernement cher-
che les moyens d'attirer les ouvriers sur-
tout dans les charbonnages de la Ruhr, les
Plus importants. On prendra des mesures
Pour améliorer les conditions de logement
et d'alimentation des ouvriers. La pro duc-
tion des lignites est meilleure et peut être
Poussée encore plus activement, car on
Peut y employer des ouvriers non spécia-
listes. On n'a pas pu encore persuader aux
ouvriers qu'en augmentant pendant un cer-
tain temps la durée de travail d'une heure,
on prendrait une mesure efficace. Peut-
être y arrivera-t-on. Les ouvriers des char-
bonnages doivent se rendre compte qu'ils
mettent en danger pour l'hiver prochain les
ouvriers d'industrie de toute l Allemagne.
Je fais appel ici à leurs sentiments de so-
lidarité. Le gouvernement est-prêt à secon-
der les vœux des ouvriers pour la réforme
de la corporation des mineurs : mais il faut
étudier la question. Pour le chauffage dans
les villes, l'administration des forêts livrera
du bois. Nous tenterons aussi d'importer des
charbons, américains pour l'industrie. Mais
toutes ces mesures ne seront efficaces que
dans une certaine mesure.
Le plus grand mal est la crise des iraap-
ports, et qu'arrivera-t-il quand le matériel
sera absorbé par le transport des pommes
de terre ? Il n'y aura plus qu'à suspendre
le transport des voyageurs, quels qu'en
soient les inconvénients. ,
Un parti, influent moins par le nombre
de ses adhérents que par son terrorisme,
cherche à abuser des cheminots révolu-
tionnaires pour ébranler par des grèves tou-
te la vie économique. Une circulaire du se-
crétariat du parti avoue que les grèves pour-
suivent des buts politiques que les chemi-
nots ne doivent pas connaître. La grève en
Haute-Silésie est une des entreprises les
plus criminelles ; on peut les attribuer à
cette tactique. Malheureusement, les ou-
vriers ne sont pas assez éclairés pour éloi-
gner d'eux cette agitation. Depuis des se-
maines, il circule des pamphlets. On excite
hypocritement les ouvriers agricoles et les
paysans contre la direction économique ac-
tuelle, au grand dommage de toute la classe
ouvrière et cela sans scrupules, pour agiter
les esprits en faveur d'un programme poli-
tique que le parti ne proclame pas ouver-
tement. Cette agitation est un danger au-
quel il faut s'opposer énergiquement. Le
parti communiste n'a qu'un seul program-
me politique et une seule initiative : sa po-
litique et sa tactique tendent à ruiner no-
tre - système économique. a conduire no-
tre vie économique au bord de l'abîme. Le
gouvernement sera reconnaissant à toute
initiative qui permettrait d'enrayer la crise
du charbon et accepte tout appui dont on
soit en droit d'attendre la prospérité et la
sûreté de la République allemande.
La clôture est prononcée. À la seconde
lecture du projet de loi sur les charbonna-
ges, quelques députés présentent une pro-
position de résolution recommandant un re-
lèvement des salaires pour les mineurs, l'a-
mélioration de leur alimentation, de leurs
vêtemenis de travail et de leurs chaussures;
le droit de contrôle pour les conseils de ges-
tion ; le relèvement des pensions, la pro-
mulgation d'une loi sur le corps des mi-
neurs l'augmentation du nombre des ou-
vriers, la création rapide d'un grand nom-
bre d'habitations avec l'assistance de l'Em-
pire, la livraison par priorité des machines-
outils et instruments de travail aux mines,
la mise en valeur totale de toutes les explot..
tations, l'etablissement de deux équipes
d'exploitation, l'augmentation du personnel
pour les couches importantes, la régularité
dans la présentation des wagons, enfin la
socialisation.
Le projet de loi est accepté aux trois dis-
cussions ainsi que la résolution ci-dessus,
après rejet des amendements des indépen-
dants.
FRANKFURTER ZEITUNG, 16.8, 2e édit.
du matin.
L'INTERPELLATION DES DEUX PARTIS DE LA
DROITE est présentée par le conseiller intime
Hugenberg, ancien directeur général de
Krupp. Pas un mot d'accusation contre le
Gouvernement. Rien ne pouvait rendre plus
sensible la gravité du débat. Les chiffres
suivent les chiffres, les faits succèdent aux
faits. S'il voulait, Hugenberg pourrait per-
dre de réputation ce Gouvernement qui a
dissipé, gaspillé des mois entiers. Mais il ne
donne que quelques instantanés, photogra-
phies fidèles de la situation, et pose en-
suite formellement la question au Gouver- »
nement : que va-t-il faire ?
Le socialiste Schmidt, ministre du Tra-
vail, reste perplexe.
Il avait espéré qu'Hugenberg lui-même
indiquerait la façon de procéder. Il l'avoue -
ingénument. Lui-même n'y connaît rien.
Il ne répond pas à la question posée, mais
déclare lui-même qu'en fait nous nous trou-
vons dans une situation extrêmement at-
tristante. Le Gouvernement étudie les
moyens d'attirer plus d'ouvriers dans le dis-
trict minier de la Ruhr, il fait appel dans
sa détresse à la solidarité des ouvriers ; il
espère qu'ils se reprendront et volontaire-
ment augmenteront la production -; au reste
il voit venir l'hiver avec effroi et sera re-
connaissant à. toute initiative permettant
d'enrayer la crise.
Dans aucun parlement au monde on n'a-
vait encore entendu pareil aveu d'incapa-
cité totale d'un Gouvernement. Tout ce qu'il
veut faire est de suspendre le trafic des
voyageurs. C'est de l'aveuglement sans plus
car cela ne joue, au point de vue du pour-
centage, aucun rôle.
L orateur du parti du peuple allemand,
Vögler, directeur général de la Deutsche
Luxembourg, a pitié de ce gouvernement
aux abois. Il lui donne le conseil de faire
travailler un peu plus et lui montre com-
ment on peut organiser. cela dans la pra-
tique et le rendre plausible aux mineurs.
On peut rétablir la journée' de 8 heures
et donner en compensation un après-midi
de repos le samedi tous les quinze jours.
Le ministre du Travail l'écoute avidement. -
Tout ce gouvernement ne vit que d'un peu
de collaboration positive des gens de l'ancien
système et sans Delbrück et Kahl ils ne
seraient pas plus venus à bout de leur cons-
titution que le Parlement de Francfort en
1848.
TAEGLICHE RUNDSCHAU, 16:8; matin.
- La discussion qui a eu lieu hier de l'in-
terpellation sur la question du charbon, à
l'Assemblée nationale de Weimar, a mon-
tré encore une fois l'urgence d'un accrois-
sement de production et aussi d'une régle-
D ILS
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N 1232
Samedi 23 Août 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dec
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
; QUESTIONS ÉCONOMIQUES
| • -
MINES
ESPAGNE. - La ploutocratie asturienne
est en train de vouloir réaliser deux cho-
ses : l'exportation des 750.000 tonnes de
Charbon qu'elle a sur le carreau de ses mi-
î nes, et le rétablissement des droits de doua-
l ne de 3 pesetas 50 par tonne de houille et
de 4 pesetas par tonne de coke.
: La surproduction n'existe pas puisque l'ex-
: ploitation des mines espagnoles n arrive pas
à suffire à la consommation nationale ainsi
que le prouve la statistique :
Produits
Années Besoins de l'Espagne du pays Importation
19a 7.500..000 tonnes 4.442.855 2.875.754
1915 7.500,000 tonnes 4..836.351 1.905.024
1516 » 5.488.723 2.151.247
1917 » 5.972.540' .1.167 3o0.
1918 „ 7.004.565 528.126
En résumé, il n'y a pas surproduction ;
on n'a pas davantage à craindre la concur-
rence du charbon anglais, encore moins de
l'américain. Pourquoi alors réclamer l'ex-
portation et le rétablissement des droits de
douane ? PAIS, 16.8.
ALLEMAGNE. — DISCOURS DU MINISTRE
DU TRAVAIL SCHMIDT. [SÉANCE IJE L'ASSEMBLÉE
NATIONALE DU 15 AOUT.] • la*it sentir dans
La crise du charbon se fait sentir dans
toute l'Europe. C'est une suite de la guerre
qui a exigé des mineurs un effort exagéré.
Il s'y ioint pour nous la perte de mines im-
portantes et les livraisons qui nous sont
imposées par l'Entente. qu'il nous sera d'ail-
leurs difficile d'effectuer intégralement. Il
paraît difficile d'augmenter les restrictions
déjà établies. Il est pénible de constater que
nous n'avons pas encore réussi à faire ac-
cepter librement les sacrifices consentis en
vue du bien public. On a parfois l'impres-
SMM que les ouvriers chôment pour prou-
ver qu'ils sont indispensables. Espérons
qu'on réussira bientôt à les faire revenir
de leur erreur. , - .1. 'A
La crise du charbon augmentera te ouu-
mage, désorganisera les transports, rendra
difficile l'alimentation publique. Or les ou-
vriers doivent se rendre compte que ce sont
eux qui auront à supporter les sacrifices
les plus pénibles. Il faut, pendant une telle
période, savoir sacrifier des principes au
bien public. ,.
L'interpellateur, bien que spécialiste dis-
tingue, n'a guère indiqué de moyens de re-
eler à. la situation : personne n'en a
d'ailleurs proposé. Il faut avant tout aug-
'fe'flter la production. Or les ouvriers be dé-
tournent des mines. Le gouvernement cher-
che les moyens d'attirer les ouvriers sur-
tout dans les charbonnages de la Ruhr, les
Plus importants. On prendra des mesures
Pour améliorer les conditions de logement
et d'alimentation des ouvriers. La pro duc-
tion des lignites est meilleure et peut être
Poussée encore plus activement, car on
Peut y employer des ouvriers non spécia-
listes. On n'a pas pu encore persuader aux
ouvriers qu'en augmentant pendant un cer-
tain temps la durée de travail d'une heure,
on prendrait une mesure efficace. Peut-
être y arrivera-t-on. Les ouvriers des char-
bonnages doivent se rendre compte qu'ils
mettent en danger pour l'hiver prochain les
ouvriers d'industrie de toute l Allemagne.
Je fais appel ici à leurs sentiments de so-
lidarité. Le gouvernement est-prêt à secon-
der les vœux des ouvriers pour la réforme
de la corporation des mineurs : mais il faut
étudier la question. Pour le chauffage dans
les villes, l'administration des forêts livrera
du bois. Nous tenterons aussi d'importer des
charbons, américains pour l'industrie. Mais
toutes ces mesures ne seront efficaces que
dans une certaine mesure.
Le plus grand mal est la crise des iraap-
ports, et qu'arrivera-t-il quand le matériel
sera absorbé par le transport des pommes
de terre ? Il n'y aura plus qu'à suspendre
le transport des voyageurs, quels qu'en
soient les inconvénients. ,
Un parti, influent moins par le nombre
de ses adhérents que par son terrorisme,
cherche à abuser des cheminots révolu-
tionnaires pour ébranler par des grèves tou-
te la vie économique. Une circulaire du se-
crétariat du parti avoue que les grèves pour-
suivent des buts politiques que les chemi-
nots ne doivent pas connaître. La grève en
Haute-Silésie est une des entreprises les
plus criminelles ; on peut les attribuer à
cette tactique. Malheureusement, les ou-
vriers ne sont pas assez éclairés pour éloi-
gner d'eux cette agitation. Depuis des se-
maines, il circule des pamphlets. On excite
hypocritement les ouvriers agricoles et les
paysans contre la direction économique ac-
tuelle, au grand dommage de toute la classe
ouvrière et cela sans scrupules, pour agiter
les esprits en faveur d'un programme poli-
tique que le parti ne proclame pas ouver-
tement. Cette agitation est un danger au-
quel il faut s'opposer énergiquement. Le
parti communiste n'a qu'un seul program-
me politique et une seule initiative : sa po-
litique et sa tactique tendent à ruiner no-
tre - système économique. a conduire no-
tre vie économique au bord de l'abîme. Le
gouvernement sera reconnaissant à toute
initiative qui permettrait d'enrayer la crise
du charbon et accepte tout appui dont on
soit en droit d'attendre la prospérité et la
sûreté de la République allemande.
La clôture est prononcée. À la seconde
lecture du projet de loi sur les charbonna-
ges, quelques députés présentent une pro-
position de résolution recommandant un re-
lèvement des salaires pour les mineurs, l'a-
mélioration de leur alimentation, de leurs
vêtemenis de travail et de leurs chaussures;
le droit de contrôle pour les conseils de ges-
tion ; le relèvement des pensions, la pro-
mulgation d'une loi sur le corps des mi-
neurs l'augmentation du nombre des ou-
vriers, la création rapide d'un grand nom-
bre d'habitations avec l'assistance de l'Em-
pire, la livraison par priorité des machines-
outils et instruments de travail aux mines,
la mise en valeur totale de toutes les explot..
tations, l'etablissement de deux équipes
d'exploitation, l'augmentation du personnel
pour les couches importantes, la régularité
dans la présentation des wagons, enfin la
socialisation.
Le projet de loi est accepté aux trois dis-
cussions ainsi que la résolution ci-dessus,
après rejet des amendements des indépen-
dants.
FRANKFURTER ZEITUNG, 16.8, 2e édit.
du matin.
L'INTERPELLATION DES DEUX PARTIS DE LA
DROITE est présentée par le conseiller intime
Hugenberg, ancien directeur général de
Krupp. Pas un mot d'accusation contre le
Gouvernement. Rien ne pouvait rendre plus
sensible la gravité du débat. Les chiffres
suivent les chiffres, les faits succèdent aux
faits. S'il voulait, Hugenberg pourrait per-
dre de réputation ce Gouvernement qui a
dissipé, gaspillé des mois entiers. Mais il ne
donne que quelques instantanés, photogra-
phies fidèles de la situation, et pose en-
suite formellement la question au Gouver- »
nement : que va-t-il faire ?
Le socialiste Schmidt, ministre du Tra-
vail, reste perplexe.
Il avait espéré qu'Hugenberg lui-même
indiquerait la façon de procéder. Il l'avoue -
ingénument. Lui-même n'y connaît rien.
Il ne répond pas à la question posée, mais
déclare lui-même qu'en fait nous nous trou-
vons dans une situation extrêmement at-
tristante. Le Gouvernement étudie les
moyens d'attirer plus d'ouvriers dans le dis-
trict minier de la Ruhr, il fait appel dans
sa détresse à la solidarité des ouvriers ; il
espère qu'ils se reprendront et volontaire-
ment augmenteront la production -; au reste
il voit venir l'hiver avec effroi et sera re-
connaissant à. toute initiative permettant
d'enrayer la crise.
Dans aucun parlement au monde on n'a-
vait encore entendu pareil aveu d'incapa-
cité totale d'un Gouvernement. Tout ce qu'il
veut faire est de suspendre le trafic des
voyageurs. C'est de l'aveuglement sans plus
car cela ne joue, au point de vue du pour-
centage, aucun rôle.
L orateur du parti du peuple allemand,
Vögler, directeur général de la Deutsche
Luxembourg, a pitié de ce gouvernement
aux abois. Il lui donne le conseil de faire
travailler un peu plus et lui montre com-
ment on peut organiser. cela dans la pra-
tique et le rendre plausible aux mineurs.
On peut rétablir la journée' de 8 heures
et donner en compensation un après-midi
de repos le samedi tous les quinze jours.
Le ministre du Travail l'écoute avidement. -
Tout ce gouvernement ne vit que d'un peu
de collaboration positive des gens de l'ancien
système et sans Delbrück et Kahl ils ne
seraient pas plus venus à bout de leur cons-
titution que le Parlement de Francfort en
1848.
TAEGLICHE RUNDSCHAU, 16:8; matin.
- La discussion qui a eu lieu hier de l'in-
terpellation sur la question du charbon, à
l'Assemblée nationale de Weimar, a mon-
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