Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-07-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 25 juillet 1919 25 juillet 1919
Description : 1919/07/25 (T12,N1208). 1919/07/25 (T12,N1208).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64879405
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
MINISTÈRES
DLS
tPFAIRES ÉTRANGERES
IT DE LA GUERRE
N° 1208
Vendredi 25 Juillet 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dos
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Erpâ ORGANISATION
rn.ATS-UNIS: De Washington : Le
Baker a insisté aujourd hui auprès
de ia Commission de l'armée du Sénat pour
que le Congrès vote des crédits pour une
ariûée h e 50- 9.000 hommes jusqu'à ce qu'une
adoue militaire permanente puisse être
horn e. Il a déclaré que l'armée de 300.000
hoiL ProPoséé dans la loi annuelle bud-
Sétairp sur l'armée, telle qu'elle a été pas-
sée Damr ; 3 Chambre, est « insuffisante ».
Le lre Baker a rappelé à la Commis-
AHetJ^~en plus de l'armée d'occupation en
Alle'n agne , une force suffisante doit être
âutre r garder les vastes stocks publics,
en Fra-n Ce et en Amérique. « On fait tous les
barras Possibles. a-t-il ajouté, pour se dé-
qlltre ser de tous les approvisionnements et
envi stocks de France, de façon à libérer
eilMvi'r^rw .OOO hommes. Il
m* naker s'est aussi opposé à la suppres-
ision q,,, avait décidée la Chambre de toutes
'es faoii d'éducation et de récréation
^°Urnie- 1 l'armée: « Le seul moyen d'avoir
est d'o rO).e régulière, déclara le ministre,
truire ffsr aux soldats la possibilité de s'ins-
ruire si1 nous av-ons retiré une grande le-
çon dé Suerre, c'est celle-ci. que les jeu-
nes soldats sont avides de s'instruire. » —
(ED 1 sont avides de s'instruire. » —
BROOKLYN EAGLE, 16.6.
——- ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
AGRICULTURE
ALLEMAGNE. — Le ministre de l'Agri-
culture Braun a écrit un long mémoire sur
la situation agricole de l'Allemagne. Il pro-
e Poiir le relèvement' de la production
ls eUres suivantes:
Les
du Ph IIldustries de l'azote, de la potasse,
u PhosnhJf r® doivent avoir la priorité sur
dUi ruo du charbon et des autres pro-
tous, le e llIldustrie. Il faut accroître par
tolis, es rnoyens l'importation du phosphate
ltleo.tar faut rédllire au minimum la régle-
-
rh station ononiique en ce qui concerne
e 'P-rc~d -
le ^^oduiic^r'coles' c'est-à-dire la viande
Porc pam. Il faut développer l'élevage du
\WATLRNFVEL°PPER ''ÉIEVAGE DU
tteua: d e.lteraves à Sucre les fruits oléagl-
neux doivent être libérés de la contrainte
P(h lesque. Elle doit être supprimée aussi
te mi ?hœussures et les vêtements.
du h.Qn nlstre estime que dans l'état actuel
IU'CI,tqf.r, lge, Pour couvrir le déficit de la pro-
ï^v 0l* nCT-
duction agricole de l'Allemagne et pour
t~ ?. iles 'rnT)Ortations de vivres et d'en-
ïtîii}?' il faUdrait dépenser chaque année 47
^erA^s nn, rétablir la situation de l'ali-
H' avant la guerre. Comme il est
le ï^le d se procurer cette somme, le
le tmVs eïtienafi les mesures ci-dessus pour
^inic ent de l'agriculture allemande.
GERMANIA. 16.7, soir.
LES OUVRIERS AGRICOLES. — Les grèves
des ouvriers agricoles remontent au mois
de mai ; elles ont un caractère partiel et
temporaire. Le gain moyen d'un ouvrier
agricole employé chez un fermier est de
2.400 mark par an, contre 1.200 mark avant
la guerre. Les autorités ont essayé de ré-
glementer les conditions économiques des
ouvriers agricoles, et ils ont été soutenus
dans cette voie par les syndicats d'ouvriers.
Ces derniers sont : le syndicat des ouvriers
agricoles allemands qui repose sur une base
démocrate socialiste, et le syndicat cen-
tral des ouvriers forestiers, agricoles et vi-
ticoles dont la direction est nationale alle-
mande. A côté des syndicats d'ouvriers, il
s'est constitué des syndicats de patrons
agricoles afin de régler dans chaque district
la question des salaires. Les deux organi-
sations se fondent ensemble pour former
une corporation des travaux ruraux, char-
gée de préparer une élaboration des tarifs.
L'excellence de ces mesures se traduit dans
la province de Saxe, où se trouve un très
fort élément agricole, par une situation as-
sez calme. Le contraire se remarque en Po-
méranie, qui est actuellement le foyer prin-
cipal des qrèves, et où se fait sentir l'op-
position des gros propriétaires agraires,
groupés dans la Société rurale poméranien-
ne. La situation est particulièrement mau-
vaise dans le cercle de Köslin, où l'état de
siège a été institué. Là le groupement des
patrons semble vouloir exercer une pres-
sion sur le droit de coalition des ouvriers
agricoles.
Les nouvelles des grèves ont été très exa-
gérées ; la récolte n'est point de ce fait com-
promise, et d'ici le mois d'août, le Gouver-
nement compte avoir pris les mesures né-
cessaires.
VOSSISCHE ZEITUNG, 16.7, soir.
— Le ministère prussien de l'agriculture
communique au sujet des grèves des ou-
vriers agricoles ce qui suit :
En Prusse 1.700 à 2.000 ouvriers agricoles
au maximum ont chômé ces dernières se-
maines. Toutes les grèves, sauf celles de
Poméranie, sont terminées. Là le nombre
des grévistes est de 6 à 700. Le Landbund
poméranien est le principal responsable de
cette situation. Il s'oppose à la formation
d'associations d'employeurs et d'employés
et repousse les contrats de tarifs. Le Land-
bund a déclaré la guerre aux associations
d'ouvriers agricoles. Il repousse leurs dé-
sirs. Le ministre de l'Agriculture est per-
suadé que la classe ouvrière rurale ne re-
viendra au calme que si les contrats de ta-
rifs entre associations d'employeurs et
d'employés sont acceptés et réalisés. L'état
de siège à Stralsund a été décidé apparem-
ment sans que les autorités aient été con-
sultées. Le ministre de l'Agriculture tient
cette mesure pour très dangereuse et a
demandé qu'on la rapportât sans délai.
Le ministère de l'Agriculture estime que
beaucoup de comptes rendus au sujet des
grèves sont exagérés.
D'ailleurs, en certains endroits, les gré-
vistes n'ont pas soigné le bétail pendant
plusieurs heures et, par suite, causé un
dommage important. Mais la grande majo-
rité des travailleurs est hostile à la grève.
En ce qui concerne la récolte, elle n'a
pas été compromise par la grève. Le foin
est déjà à l'abri. Pour le moment on récolte
l'orge d'Hiver et il a été déjà mis en
grange pour la plus grande partie. La ré-
colte proprement dite ne commence que
dans trois semaines et jusque-là, de l'avis
du ministère de l'Agriculture, il est possi-
ble de conclure les contrats de tarifs né-
cessaires. Alors seulement, et si les travail-
leurs agricoles ne les observent pas, l'Etat
pourrait employer tous les moyens pour
protéger la récolte. Le ministre de l'Agri-
culture pense que les employeurs pour-
raient être obligés, le cas échéant, à ac-
cepter les organisations des travailleurs ru-
raux.
GERMANIA, 16.7 soir.
- Jusqu'à mardi soir toute la presse
bourgeoise et la presse socialiste majori-
taire étaient persuadées que des agents com-
munistes et indépendants soutenaient et
encourageaient. la grève des ouvriers agri-
coles. Mercredi matin des déclarations of-
ficieuses ont fait passer à l'arrière plan ces
assertions, attendu qu'elles donnaient, com-
me cause au mouvement du prolétariat
agricole la résistance faite par les chefs
d'entreprise agricole à l'amélioration de la
situation des ouvriers agricoles. Les jour-
naux d'hier soir ont démontré enfin que ce
ne sont pas les ouvriers, mais au contraire
les chefs d'exploitation qui sont cause de
la guerre. Une seule feuille fait excention
dans ce- revirement de l'opinion, c'est la
Deutsche Tageszeitung. Il est certain, que
toute la presse non agrarienne a fait demi-
tour sur commandement officieux, et de
même qu'elle a tout d'abord excité les pas-
sions contre les ouvriers, elle accuse main-
tenant les patrons d'être la cause du mou-
vement.
FREIHEIT, 17.7, matin.
MINES
GRANDE-BRETAGNE. — Que les cho-
ses en soient arrivées là,nous le devons au
gouvernement. Les mineurs n'auraient pas
eu les encouragements qui leur ont fait
prendre cette attitude, si, à plusieurs repri-
ses, le gouvernement ne leur avait cédé.
Mais s'il faut leur résister, la résistance
est plus coûteuse. Les hommes qui OM pré-
paré cette crise, dont le but est ouvertement
révolutionnaire, ont pu acquérir du presti-
ge et de l'autorité par les concessions qu'ils
ont arrachées à la faiblesse du gouverne
ment. Aujourd'hui celui-ci doit connaître
M. Smillie et ceux qui sont derrière lui, —
les hommes qui ont travaillé contre leur
pays pendant la guerre, comme aujourd'hui
ils le font pendant la paix. Si M. Smillie
l'avait alors emporté, le pays, il est vrai ne"
connaîtrait pas cette crise, parce qu'il au
rait à supporter les conséquences de la dé-
faite ou d'une paix non décisive. Si le peu-
ple doit encore une fois rassembler ses for-
ces, après tout ce qu'il a supporté, pour un
effort et des sacrifices nouveaux, nous som-
mes certains qu'il le fera, et que son coura-
ge brisera l'agression germanophile, com-
DLS
tPFAIRES ÉTRANGERES
IT DE LA GUERRE
N° 1208
Vendredi 25 Juillet 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dos
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Erpâ ORGANISATION
rn.ATS-UNIS: De Washington : Le
Baker a insisté aujourd hui auprès
de ia Commission de l'armée du Sénat pour
que le Congrès vote des crédits pour une
ariûée h e 50- 9.000 hommes jusqu'à ce qu'une
adoue militaire permanente puisse être
horn e. Il a déclaré que l'armée de 300.000
hoiL ProPoséé dans la loi annuelle bud-
Sétairp sur l'armée, telle qu'elle a été pas-
sée Damr ; 3 Chambre, est « insuffisante ».
Le lre Baker a rappelé à la Commis-
AHetJ^~en plus de l'armée d'occupation en
Alle'n agne , une force suffisante doit être
en Fra-n Ce et en Amérique. « On fait tous les
barras Possibles. a-t-il ajouté, pour se dé-
qlltre ser de tous les approvisionnements et
envi stocks de France, de façon à libérer
eilMvi'r^rw .OOO hommes. Il
m* naker s'est aussi opposé à la suppres-
ision q,,, avait décidée la Chambre de toutes
'es faoii d'éducation et de récréation
^°Urnie- 1 l'armée: « Le seul moyen d'avoir
est d'o rO).e régulière, déclara le ministre,
truire ffsr aux soldats la possibilité de s'ins-
ruire si1 nous av-ons retiré une grande le-
çon dé Suerre, c'est celle-ci. que les jeu-
nes soldats sont avides de s'instruire. » —
(ED 1 sont avides de s'instruire. » —
BROOKLYN EAGLE, 16.6.
——- ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
AGRICULTURE
ALLEMAGNE. — Le ministre de l'Agri-
culture Braun a écrit un long mémoire sur
la situation agricole de l'Allemagne. Il pro-
e Poiir le relèvement' de la production
ls eUres suivantes:
Les
du Ph IIldustries de l'azote, de la potasse,
u PhosnhJf r® doivent avoir la priorité sur
dUi ruo du charbon et des autres pro-
tous, le e llIldustrie. Il faut accroître par
tolis, es rnoyens l'importation du phosphate
ltleo.tar faut rédllire au minimum la régle-
-
rh station ononiique en ce qui concerne
e 'P-rc~d -
le ^^oduiic^r'coles' c'est-à-dire la viande
Porc pam. Il faut développer l'élevage du
\WATLRNFVEL°PPER ''ÉIEVAGE DU
tteua: d e.lteraves à Sucre les fruits oléagl-
neux doivent être libérés de la contrainte
P(h lesque. Elle doit être supprimée aussi
te mi ?hœussures et les vêtements.
du h.Qn nlstre estime que dans l'état actuel
IU'CI,tqf.r, lge, Pour couvrir le déficit de la pro-
ï^v 0l* nCT-
duction agricole de l'Allemagne et pour
t~ ?. iles 'rnT)Ortations de vivres et d'en-
ïtîii}?' il faUdrait dépenser chaque année 47
^erA^s nn, rétablir la situation de l'ali-
H' avant la guerre. Comme il est
le ï^le d se procurer cette somme, le
le tmVs eïtienafi les mesures ci-dessus pour
^inic ent de l'agriculture allemande.
GERMANIA. 16.7, soir.
LES OUVRIERS AGRICOLES. — Les grèves
des ouvriers agricoles remontent au mois
de mai ; elles ont un caractère partiel et
temporaire. Le gain moyen d'un ouvrier
agricole employé chez un fermier est de
2.400 mark par an, contre 1.200 mark avant
la guerre. Les autorités ont essayé de ré-
glementer les conditions économiques des
ouvriers agricoles, et ils ont été soutenus
dans cette voie par les syndicats d'ouvriers.
Ces derniers sont : le syndicat des ouvriers
agricoles allemands qui repose sur une base
démocrate socialiste, et le syndicat cen-
tral des ouvriers forestiers, agricoles et vi-
ticoles dont la direction est nationale alle-
mande. A côté des syndicats d'ouvriers, il
s'est constitué des syndicats de patrons
agricoles afin de régler dans chaque district
la question des salaires. Les deux organi-
sations se fondent ensemble pour former
une corporation des travaux ruraux, char-
gée de préparer une élaboration des tarifs.
L'excellence de ces mesures se traduit dans
la province de Saxe, où se trouve un très
fort élément agricole, par une situation as-
sez calme. Le contraire se remarque en Po-
méranie, qui est actuellement le foyer prin-
cipal des qrèves, et où se fait sentir l'op-
position des gros propriétaires agraires,
groupés dans la Société rurale poméranien-
ne. La situation est particulièrement mau-
vaise dans le cercle de Köslin, où l'état de
siège a été institué. Là le groupement des
patrons semble vouloir exercer une pres-
sion sur le droit de coalition des ouvriers
agricoles.
Les nouvelles des grèves ont été très exa-
gérées ; la récolte n'est point de ce fait com-
promise, et d'ici le mois d'août, le Gouver-
nement compte avoir pris les mesures né-
cessaires.
VOSSISCHE ZEITUNG, 16.7, soir.
— Le ministère prussien de l'agriculture
communique au sujet des grèves des ou-
vriers agricoles ce qui suit :
En Prusse 1.700 à 2.000 ouvriers agricoles
au maximum ont chômé ces dernières se-
maines. Toutes les grèves, sauf celles de
Poméranie, sont terminées. Là le nombre
des grévistes est de 6 à 700. Le Landbund
poméranien est le principal responsable de
cette situation. Il s'oppose à la formation
d'associations d'employeurs et d'employés
et repousse les contrats de tarifs. Le Land-
bund a déclaré la guerre aux associations
d'ouvriers agricoles. Il repousse leurs dé-
sirs. Le ministre de l'Agriculture est per-
suadé que la classe ouvrière rurale ne re-
viendra au calme que si les contrats de ta-
rifs entre associations d'employeurs et
d'employés sont acceptés et réalisés. L'état
de siège à Stralsund a été décidé apparem-
ment sans que les autorités aient été con-
sultées. Le ministre de l'Agriculture tient
cette mesure pour très dangereuse et a
demandé qu'on la rapportât sans délai.
Le ministère de l'Agriculture estime que
beaucoup de comptes rendus au sujet des
grèves sont exagérés.
D'ailleurs, en certains endroits, les gré-
vistes n'ont pas soigné le bétail pendant
plusieurs heures et, par suite, causé un
dommage important. Mais la grande majo-
rité des travailleurs est hostile à la grève.
En ce qui concerne la récolte, elle n'a
pas été compromise par la grève. Le foin
est déjà à l'abri. Pour le moment on récolte
l'orge d'Hiver et il a été déjà mis en
grange pour la plus grande partie. La ré-
colte proprement dite ne commence que
dans trois semaines et jusque-là, de l'avis
du ministère de l'Agriculture, il est possi-
ble de conclure les contrats de tarifs né-
cessaires. Alors seulement, et si les travail-
leurs agricoles ne les observent pas, l'Etat
pourrait employer tous les moyens pour
protéger la récolte. Le ministre de l'Agri-
culture pense que les employeurs pour-
raient être obligés, le cas échéant, à ac-
cepter les organisations des travailleurs ru-
raux.
GERMANIA, 16.7 soir.
- Jusqu'à mardi soir toute la presse
bourgeoise et la presse socialiste majori-
taire étaient persuadées que des agents com-
munistes et indépendants soutenaient et
encourageaient. la grève des ouvriers agri-
coles. Mercredi matin des déclarations of-
ficieuses ont fait passer à l'arrière plan ces
assertions, attendu qu'elles donnaient, com-
me cause au mouvement du prolétariat
agricole la résistance faite par les chefs
d'entreprise agricole à l'amélioration de la
situation des ouvriers agricoles. Les jour-
naux d'hier soir ont démontré enfin que ce
ne sont pas les ouvriers, mais au contraire
les chefs d'exploitation qui sont cause de
la guerre. Une seule feuille fait excention
dans ce- revirement de l'opinion, c'est la
Deutsche Tageszeitung. Il est certain, que
toute la presse non agrarienne a fait demi-
tour sur commandement officieux, et de
même qu'elle a tout d'abord excité les pas-
sions contre les ouvriers, elle accuse main-
tenant les patrons d'être la cause du mou-
vement.
FREIHEIT, 17.7, matin.
MINES
GRANDE-BRETAGNE. — Que les cho-
ses en soient arrivées là,nous le devons au
gouvernement. Les mineurs n'auraient pas
eu les encouragements qui leur ont fait
prendre cette attitude, si, à plusieurs repri-
ses, le gouvernement ne leur avait cédé.
Mais s'il faut leur résister, la résistance
est plus coûteuse. Les hommes qui OM pré-
paré cette crise, dont le but est ouvertement
révolutionnaire, ont pu acquérir du presti-
ge et de l'autorité par les concessions qu'ils
ont arrachées à la faiblesse du gouverne
ment. Aujourd'hui celui-ci doit connaître
M. Smillie et ceux qui sont derrière lui, —
les hommes qui ont travaillé contre leur
pays pendant la guerre, comme aujourd'hui
ils le font pendant la paix. Si M. Smillie
l'avait alors emporté, le pays, il est vrai ne"
connaîtrait pas cette crise, parce qu'il au
rait à supporter les conséquences de la dé-
faite ou d'une paix non décisive. Si le peu-
ple doit encore une fois rassembler ses for-
ces, après tout ce qu'il a supporté, pour un
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