Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-07-24
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 24 juillet 1919 24 juillet 1919
Description : 1919/07/24 (T12,N1207). 1919/07/24 (T12,N1207).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487939h
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
MINISTERES
o t.S
.PFAI RES ETRANGERES
ET DE LA GUERRE
NU 1207
Jeudi 24 Juillet 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ECONOMIQUES
MINES
Lp' CliARBON AMERICAIN EN FRANCE
tDANEMARK. — On a rapporté de
S\ae autorée, lier, au Coal Exchange de
Un è sea, qu il la fin de la semaine dernière
Franontrat avait été signé pour livrer à la
Prano 1^0-000 tonnes de charbon améri-
cain Vra'SOn Ù effectuer pour la fin de
0, aftiritie que le prix du charbon aux
ti cef. 1115 est considérablement inférieur
à celn charbon anglais et que pourtant
cettp consldtration a pasSl':' après cette IU-
Sureiuel les Américains sont en état d'as-
surep C] commandes. Des négociations
sont ° cours pour donner à la France
500.000au^re& tonnes de charbon améri-
cair) ï toutes ces fournitures
oain t U^u',alors toutes ces fournitures
avaipn elé faites par le Sud du Pays de
Galigg
Un grand nombre de cargos chargés de
ment On américain sont arrivés dernière-
ment au Danemark pour alimenter les
chem; de fer de l'Etat et d'autres entre-
Prises ile dernier arrivé jaugeait 8.000 ton-
nes, i dernier arrivé jaugeait 8.000 tOll-
Pagn- ce propos le directeur d'une com-
cOrre e charbonnière danoise a informé le
correspondant de Reuter que les ^neri-
cains de Reuter que les l' JY f'ri-
S'étabtalsalent les plus grands efforts poir
s établ Sllr" le marché danois. Sa conma-
gnie - directeur, venait ae rece-
d is ait ce directeur, venait de rece-
liVrab 0 Ire de 500.000 tonnes de charbon
aUssi les dans un port danois à an prix
ausgi bas et même plus bas que celui des
chaîna nS' anS'ais de même qualité. Cepen-
dant ii anglais de même qualité. Cepen-
rnark1 n y a ni désir, ni intention au Dane-
qUe.là de retirer les commandes faites jus-
lllériq en Angleterre pour s'adresser à l'A-
erique du moins aussi longtemps que
bon gleterre pourra fournir assez de char-
ceux et a à des prix sensiblement égaux à
ceUx Ces Cours actuels.
TIMES, 22.7.
verse NE. - L'industrie houillère tra-
tation ne Période difficile. Après l'exploi-
ction jn, ensive et fructueuse des années de
guerre , 1 e ralentissement de la consomma-
Hon esJt : venu, comme il est naturel,par suite
(le ia Currence des charbons anglais. Les
s,efforc veulent conjurer la crise; mais ils
CltiVeg nt d'y arriver par des mesures coer-
c'itîves au dépens du consommateur, et cela
"est ras J-uste et ne peut être approuvé.
Us lrétendent qu'on autorise l'exporta-
tion les charbons nationaux en Italie et
lQette le Sud de la France et qu'on ne per-
îette Ipas l'importation des charbons an-
e to.es est évident qu'avec ces deux sortes
léol1 e Ures, les propriétaires de mines da
1* et des Asturies vendraient dans de
t s Asturies vendraient dans de
meilleures conditions et vendraient davan-
; JJ~® ;ls ce serait amener le renchéris-
a, au m'arché d'ans des proportions
Sérée et causer un énorme préjudice
i°^s ^ateur. La solution qui convient
Ch'illdl1 es! pas celle-là.
le espagnole ne préfère pas le
on bon n n?'ais par pur caprice, mais parce
sa qù'tlité est meilleure; il fournit un
plus grand nombre de calories et c'est la
raison pour laquelle on le préfère pour ali-
menter les locomotives; il se prête mieux à
la fabrication du gaz ,et c'est la raison pour
laquelle les usines d'éclairage le réclament.
Pendant le débat, qui vient d'avoir lieu au
Sénat, on a dit que le charbon des Asturies
et de Léon n'a rien à envier aux charbon
anglais et que des analyses répétées 1 l,nt
démontré. C'est ce qui devrait être m on
considère la contexture du terrain, meiF il
arrive ceci que, dans les applications indus-
trielles et dans la pratique, les résultats ne
sont pas les mêmes. Donc it faut croire que
cette différence de qualité qui porte préju-
dice à ces mêmes patrons houillers, est due
à l'extraction; à ce qu'on ne fait pas une
sélection rigoureuse des qualités et à ce
que, par un souci immodéré de lucre, ou
veut vendre tout au même prix. Les diffé-
rentes qualités sont mélangées et sont four-
nies comme qualité unique. C'est donc une
question de choix des produits dont il
s'agit.
On prétend associer à cette question de
la vente ,des charbons, une autre de carec-
tère social et on fait cette supposition que
si le gouvernement n'accède pas aux r ré-
tentions des patrons houillers, i 1 faidra
suspendre le travail dans les mines et que
des milliers d'ouvriers se trouveront sans
travail. Il ne faut pas, embrouiller la ques-
tion.
Ce qu'il faut pour conquérir le .1 arché
national des charbons, pour le o miner
complètement, c'est augmenter la produc-
tion, établir avec le plus grand s. in diffé-
rentes qualités, et réorganiser es tr ansports
en diminuant les tarifs, de iar\ière à ce
que le charbon puisse arriver <'llX consom-
mateurs dans toutes l'es contrées nI" 1 Es-
pagne.
Précisément, on signale aujourd'hui dans
le pays une renaissance industrielle suffi-
sante pour assurer la consommation, non
seulement du charbon qui se trouve actuelle-
ment dans les exploitations mais aussi de
celui qu'on pourra extraire par la suite. Il
est très juste que le charbon national veuil-
le être maître du marché. Ce qui ne l'est
pas, c'est que pour y arriver on prétende
imposer un ultra-protectionnisme qui foule
aux pieds les droits des consommateurs.
DIA [de Madrid], 12.7.
FINANCES
LES ETATS-UNIS ET LA DETTE EURO-
PEENNE. — Des rapports venus de Paris
nous apprennent que le Comité financier de
la Commission américaine de la paix décou-
rage la suggestion, déjà présentée, que les
Etats-Unis devraient annuler les emprunts
consentis aux gouvernements alliés et ne
pas en réclamer le règlement. Il faudrait
fairél plus que de décourager cette sug-
gestion. Il faudrait la repousser absolument,
et donner à entendre clairement à tous
4es gouvernements européens que les Etats-
Unis s'attachent au règlement total de ces
emprunts. Environ 10 milliards de dollars
ont été ayancés par les Etats-Unis aux gou-
vernements alliés. Cet argent a été réuni
grâce au placement d'actions au milieu de
la population américaine. Les fonds avan-
cés sont directement sortis des poches de
la nation et s'ils ne sont pas remboursés,
ils représenteront, pour la nation, une per-
te égale à leur montant. La proposition
d'annuler ces emprunts ne repose sur au-
cun fondement raisonnable, et vient de per-
sonnes dépourvues de la juste conception
des responsabilités qui incombent à un
gouvernement, vis-à-vis des citoyens, dans
l'administration des affaires publiques. Un
membre de la commission américaine a dé-
claré, dans ces propres termes, que le Co-
mité était d'avis « que tout abandon de
ces avances de fonds serait d'un mauvais
effet pour l'Europe, car ce serait encoura-
ger la confiance à se reposer sur les con-
tribuables américains pour le paiement des
dettes de l'Europe, alors que la régénéra-
tion de l'Europe dépend dans la plus large
mesure de la puissance de travail et la
confiance en eux de ses propres habitants ».
Ceci, en soi, constitue un motif suffisant
pour refuser l'annulation de ces créances.
L'Amerique ne demande qu'à aider l'Europe
dans l'avenir comme elle l'a fait dans le
passG, mais l'Europe doit s'aider elle-même
et ne pas compter entièrement sur une a.-
sistance qui lui viendrait de ce côté-ci d.:;
l'Océan pour arriver à résoudre le prob -
me en face duquel elle se trouve. Dans
ce-tains milieux aujourd'hui que la guerre
est terminée, il y a une tendance à s'ex-
primer légèrement sur la participation de
l'Amérique, en insinuant que l'Amérique
n'a pas fait sa part entière de l'œuvre, par-
ce que la liste de ses pertes est faible com-
parativement aux autres nations. Les faits.
cependant ne justifient pas cette insinua-
tion. Quand les Etats-Unis sont entrés dans
la guerre, ils y sont entrés de plein cœur,
mettant toutes leurs ressources au service
de la cause ; et comme témoignage de leur
sincérité les experts financiers démontrent
que les citoyens de ce pays ont été soumis
à une augmentation de 2.000 du chiffre
de leurs impôts afin de couvrir les dépenses
nécessaires. Avec une égale bonne volonté
les soldats et les dollars américains ont été
offerts à la cause. Pour ce qui est des dol-
lars, l'Amérique a assumé sur ses épaules
deux fois le fardeau qu'aucune autre na-
tion n'a supporté ; il y a donc bien mau-
vaise grâce à suggérer maintenant qu'elle
doit annuler les emprunts consentis aux Al-
liés et prendre à sa charge 10 milliards de
dollars de dettes qui s'ajouteraient à celles
qiJi lui sont personnelles. C'est une con-
ception déplacée et comme elle revient au
jour de temps en temps, la Commission
américaine de la paix devrait saisir l'occa-
sion pour faire une franche déclaration de
l'attitude que l'on entend prendre sur cette
matière et clore là discussion une fois pour
toutes.
WASHINGTON POST, 17.6. 1
— Quelques pays européens ont aug-
menté leurs impôts de 6 En Angleterre,
l'augmentation a été de 11 Chez nous,
elle a été de 20 Ces faits ne fournissent
pas une base équitable pour la demande,
qui émane de certains des Alliés, que nous,
leur fassions remise des sommes qu'ils nous
doivent pour les crédits que nous leur avons
o t.S
.PFAI RES ETRANGERES
ET DE LA GUERRE
NU 1207
Jeudi 24 Juillet 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ECONOMIQUES
MINES
Lp' CliARBON AMERICAIN EN FRANCE
tDANEMARK. — On a rapporté de
S\ae autorée, lier, au Coal Exchange de
Un è sea, qu il la fin de la semaine dernière
Franontrat avait été signé pour livrer à la
Prano 1^0-000 tonnes de charbon améri-
cain Vra'SOn Ù effectuer pour la fin de
0, aftiritie que le prix du charbon aux
ti cef. 1115 est considérablement inférieur
à celn charbon anglais et que pourtant
cettp consldtration a pasSl':' après cette IU-
Sureiuel les Américains sont en état d'as-
surep C] commandes. Des négociations
sont ° cours pour donner à la France
500.000au^re& tonnes de charbon améri-
cair) ï toutes ces fournitures
oain t U^u',alors toutes ces fournitures
avaipn elé faites par le Sud du Pays de
Galigg
Un grand nombre de cargos chargés de
ment On américain sont arrivés dernière-
ment au Danemark pour alimenter les
chem; de fer de l'Etat et d'autres entre-
Prises ile dernier arrivé jaugeait 8.000 ton-
nes, i dernier arrivé jaugeait 8.000 tOll-
Pagn- ce propos le directeur d'une com-
cOrre e charbonnière danoise a informé le
correspondant de Reuter que les ^neri-
cains de Reuter que les l' JY f'ri-
S'étabtalsalent les plus grands efforts poir
s établ Sllr" le marché danois. Sa conma-
gnie - directeur, venait ae rece-
d is ait ce directeur, venait de rece-
liVrab 0 Ire de 500.000 tonnes de charbon
aUssi les dans un port danois à an prix
ausgi bas et même plus bas que celui des
chaîna nS' anS'ais de même qualité. Cepen-
dant ii anglais de même qualité. Cepen-
rnark1 n y a ni désir, ni intention au Dane-
qUe.là de retirer les commandes faites jus-
lllériq en Angleterre pour s'adresser à l'A-
erique du moins aussi longtemps que
bon gleterre pourra fournir assez de char-
ceux et a à des prix sensiblement égaux à
ceUx Ces Cours actuels.
TIMES, 22.7.
verse NE. - L'industrie houillère tra-
tation ne Période difficile. Après l'exploi-
ction jn, ensive et fructueuse des années de
guerre , 1 e ralentissement de la consomma-
Hon esJt : venu, comme il est naturel,par suite
(le ia Currence des charbons anglais. Les
s,efforc veulent conjurer la crise; mais ils
CltiVeg nt d'y arriver par des mesures coer-
c'itîves au dépens du consommateur, et cela
"est ras J-uste et ne peut être approuvé.
Us lrétendent qu'on autorise l'exporta-
tion les charbons nationaux en Italie et
lQette le Sud de la France et qu'on ne per-
îette Ipas l'importation des charbons an-
e to.es est évident qu'avec ces deux sortes
léol1 e Ures, les propriétaires de mines da
1* et des Asturies vendraient dans de
t s Asturies vendraient dans de
meilleures conditions et vendraient davan-
; JJ~® ;ls ce serait amener le renchéris-
a, au m'arché d'ans des proportions
Sérée et causer un énorme préjudice
i°^s ^ateur. La solution qui convient
Ch'illdl1 es! pas celle-là.
le espagnole ne préfère pas le
on bon n n?'ais par pur caprice, mais parce
sa qù'tlité est meilleure; il fournit un
plus grand nombre de calories et c'est la
raison pour laquelle on le préfère pour ali-
menter les locomotives; il se prête mieux à
la fabrication du gaz ,et c'est la raison pour
laquelle les usines d'éclairage le réclament.
Pendant le débat, qui vient d'avoir lieu au
Sénat, on a dit que le charbon des Asturies
et de Léon n'a rien à envier aux charbon
anglais et que des analyses répétées 1 l,nt
démontré. C'est ce qui devrait être m on
considère la contexture du terrain, meiF il
arrive ceci que, dans les applications indus-
trielles et dans la pratique, les résultats ne
sont pas les mêmes. Donc it faut croire que
cette différence de qualité qui porte préju-
dice à ces mêmes patrons houillers, est due
à l'extraction; à ce qu'on ne fait pas une
sélection rigoureuse des qualités et à ce
que, par un souci immodéré de lucre, ou
veut vendre tout au même prix. Les diffé-
rentes qualités sont mélangées et sont four-
nies comme qualité unique. C'est donc une
question de choix des produits dont il
s'agit.
On prétend associer à cette question de
la vente ,des charbons, une autre de carec-
tère social et on fait cette supposition que
si le gouvernement n'accède pas aux r ré-
tentions des patrons houillers, i 1 faidra
suspendre le travail dans les mines et que
des milliers d'ouvriers se trouveront sans
travail. Il ne faut pas, embrouiller la ques-
tion.
Ce qu'il faut pour conquérir le .1 arché
national des charbons, pour le o miner
complètement, c'est augmenter la produc-
tion, établir avec le plus grand s. in diffé-
rentes qualités, et réorganiser es tr ansports
en diminuant les tarifs, de iar\ière à ce
que le charbon puisse arriver <'llX consom-
mateurs dans toutes l'es contrées nI" 1 Es-
pagne.
Précisément, on signale aujourd'hui dans
le pays une renaissance industrielle suffi-
sante pour assurer la consommation, non
seulement du charbon qui se trouve actuelle-
ment dans les exploitations mais aussi de
celui qu'on pourra extraire par la suite. Il
est très juste que le charbon national veuil-
le être maître du marché. Ce qui ne l'est
pas, c'est que pour y arriver on prétende
imposer un ultra-protectionnisme qui foule
aux pieds les droits des consommateurs.
DIA [de Madrid], 12.7.
FINANCES
LES ETATS-UNIS ET LA DETTE EURO-
PEENNE. — Des rapports venus de Paris
nous apprennent que le Comité financier de
la Commission américaine de la paix décou-
rage la suggestion, déjà présentée, que les
Etats-Unis devraient annuler les emprunts
consentis aux gouvernements alliés et ne
pas en réclamer le règlement. Il faudrait
fairél plus que de décourager cette sug-
gestion. Il faudrait la repousser absolument,
et donner à entendre clairement à tous
4es gouvernements européens que les Etats-
Unis s'attachent au règlement total de ces
emprunts. Environ 10 milliards de dollars
ont été ayancés par les Etats-Unis aux gou-
vernements alliés. Cet argent a été réuni
grâce au placement d'actions au milieu de
la population américaine. Les fonds avan-
cés sont directement sortis des poches de
la nation et s'ils ne sont pas remboursés,
ils représenteront, pour la nation, une per-
te égale à leur montant. La proposition
d'annuler ces emprunts ne repose sur au-
cun fondement raisonnable, et vient de per-
sonnes dépourvues de la juste conception
des responsabilités qui incombent à un
gouvernement, vis-à-vis des citoyens, dans
l'administration des affaires publiques. Un
membre de la commission américaine a dé-
claré, dans ces propres termes, que le Co-
mité était d'avis « que tout abandon de
ces avances de fonds serait d'un mauvais
effet pour l'Europe, car ce serait encoura-
ger la confiance à se reposer sur les con-
tribuables américains pour le paiement des
dettes de l'Europe, alors que la régénéra-
tion de l'Europe dépend dans la plus large
mesure de la puissance de travail et la
confiance en eux de ses propres habitants ».
Ceci, en soi, constitue un motif suffisant
pour refuser l'annulation de ces créances.
L'Amerique ne demande qu'à aider l'Europe
dans l'avenir comme elle l'a fait dans le
passG, mais l'Europe doit s'aider elle-même
et ne pas compter entièrement sur une a.-
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l'Océan pour arriver à résoudre le prob -
me en face duquel elle se trouve. Dans
ce-tains milieux aujourd'hui que la guerre
est terminée, il y a une tendance à s'ex-
primer légèrement sur la participation de
l'Amérique, en insinuant que l'Amérique
n'a pas fait sa part entière de l'œuvre, par-
ce que la liste de ses pertes est faible com-
parativement aux autres nations. Les faits.
cependant ne justifient pas cette insinua-
tion. Quand les Etats-Unis sont entrés dans
la guerre, ils y sont entrés de plein cœur,
mettant toutes leurs ressources au service
de la cause ; et comme témoignage de leur
sincérité les experts financiers démontrent
que les citoyens de ce pays ont été soumis
à une augmentation de 2.000 du chiffre
de leurs impôts afin de couvrir les dépenses
nécessaires. Avec une égale bonne volonté
les soldats et les dollars américains ont été
offerts à la cause. Pour ce qui est des dol-
lars, l'Amérique a assumé sur ses épaules
deux fois le fardeau qu'aucune autre na-
tion n'a supporté ; il y a donc bien mau-
vaise grâce à suggérer maintenant qu'elle
doit annuler les emprunts consentis aux Al-
liés et prendre à sa charge 10 milliards de
dollars de dettes qui s'ajouteraient à celles
qiJi lui sont personnelles. C'est une con-
ception déplacée et comme elle revient au
jour de temps en temps, la Commission
américaine de la paix devrait saisir l'occa-
sion pour faire une franche déclaration de
l'attitude que l'on entend prendre sur cette
matière et clore là discussion une fois pour
toutes.
WASHINGTON POST, 17.6. 1
— Quelques pays européens ont aug-
menté leurs impôts de 6 En Angleterre,
l'augmentation a été de 11 Chez nous,
elle a été de 20 Ces faits ne fournissent
pas une base équitable pour la demande,
qui émane de certains des Alliés, que nous,
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