Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-06-03
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 03 juin 1919 03 juin 1919
Description : 1919/06/03 (T12,N1164). 1919/06/03 (T12,N1164).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64878966
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
Ministères
4?Fk 1 P, P, , DES
!PFAII\ES ÉTRANGERES
T &E LA GUERRE
Il 64
Mardi 3 Juin I91J'.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont jes
résumés, il est donné ci' dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précedés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
E AGRICULTURE
Espagne. — LE PROBLÈME AGRAIRE ANDALOU
a on origine dans les latifundia; tant qu'il
y aUra des latifundia le problème existera ;
q?ad il n'y en aura plus, le problème
existera plus. En effet, quand les 40.000
IIOIIlètres de terres qui aujourd'hui sont
Incultes seront cultivées , et quand les
^00 nnn ouvriers agricoles, qui n'ont pas de
terr et travaillent pour le succès de leurs
trav M?' auront leur terre à eux et qu'ils
ravailIeront pour leur femme et pour leurs
enfants, il n'y aura pas à se casser la tête
sur des questions de salaires ou de hiérar-
le sociale.
Il faut rire de tous les plumitifs trop
Dre SeS qui arrivent avec la langue pen-
ante, sns avoir rien vu de l'Andalousie,
t qui affirment que le problème agraire an-
dai °u est très complexe. Complexe ! Il est
a simplIcité même et il est si facile à ré-
spare que l'on s'étonne qu'il m'ait pas été
réc i depuis un siècle. Pourtant il est tou-
jour à résoudre. Et il restera à résoudre
si on en juge par les apparences. La raison
en est que ce sont les gouvernements qui'
ont à le résoudre et que les gouvernements
ont POur le résoudre d'autres solutions
que l'assurance des récoltes, les Comités
miYt €t gara'ntie de la Hbert'é du tra-
vaii la garantie de la liberté du tra-
s ':Ijourd'hui avec huit ou dix pesetas de
salaire, mais avec la charge de se nourrir,
d Urler andalou se trouve peut-être dans
de PIres conditions qu'il y a dix ans, quand
il gagnait que deux pesetas, mais qu'il
étanit e ^na^ ^ue ^eux pesetas, mais qu'il
noNous ne combattons pas la propriété,
Parlons précisément en faveur de la
et que nous ne voulons pas —
et c' est contre cela que nous protestons
avee t 8 notre énergie — c'est qu'il y ait
des terres sans cultivateurs et des cultiva-
teurs ans terres ; en somme qu'il y ait
No ahfundia. ',
légi' ne voulons pas d'oisifs ni de privi-
lé glés- Il ne faut pas qu'il y ait de terrain
sans çnl.
Que Ulture et de riches qui ne fassent rien.
Que or paye dnq pesetas par hectare in-
culte e tout le reste, comme dit l'Evangile,
se donn âra Par dessus le marché.
IOde Madrid, 27.5.
Le ré NAVIGATION
sition églIne du Rhin. — D'après la propo-
rnissioe Jersai. lles, il serait créé une com-
gUés d du Rhin composée de deux délé-
tés des Pays-Bas, deux de la Suisse, qua-
Rhin des Etats allemands limitrophes du
allemands limitrophes du
Rhin, quatre de la France, deux de l'Anglo-
terre, deux de l'Italie, deux de Belgique
nn ,
SOit lÀn résident nommé par la France,
soit n'esté membres.
eiant ef, pas Possible d'estimer dès main-
!-erlce commerciale de la nou-
régit paamation. Le système du droit ne
frces éc UnlQllement le développement des
ée()norniques en leur assurant pleine
lJ.ne irn es conditions géographiques sont
portance primordiale. L'Angleterre
s'est intéressée activement au trafic fluvial
direct avec la Suisse. La Belgique s'est tra-
cé des plans étendus en vue de la naviga-
tion fluviale au delà de ses frontières. Les
Pays-Bas ont déjà sur le Rhin une situa-
tion privilégiée. La France qui, avant 1870,
voulait s'orienter en Alsace-Lorraine vers
l'Ouest à l'aide de canaux, se tourne main-
tenant vers le Rhin, sous la pression de
l'essor pris par ces provinces sous la di-
rection allemande. Il vient de se créer à
Strasbourg une Société de Navigation flu-
viale. L'Allemagne ne reste pas moins le
facteur le plus important du fret et du tra-
fic par la proximité de ses régions indus-
trielles avoisinantes. Déjà pour cette rai-
son il est indispensable de tenter la rup-
ture des fers qu'on nous forge à Versailles
et de nous assurer dans la nouvelle organi-
sation la place qui nous revient de droit.
Frankfurter Zeitung, 22.5, matin-
FINANCES
La dette publique portugaise. — Les don-
nées statistiques, qui permettent d'évaluer
le montant de la dette publique, au Portugal,
sont fournies par le « Financier » de Lon-
dres et sont les suivantes:
Change au pair
au 30 juin 1918
Dette extérieure £ 37.479.918
— intérieure £ 158.739.917
— flottante £ 68.449.177
£ 264.669.0Ï2
Comparée au montant total au 30 juin
1914, cette dette a augmenté de £ 72.264.041.
La dette extérieure de 3 %, conversion
de l'emprunt de 1902, se monte à 88.857.318
liv. st., non comprise dans les données ci-
dessus.
La dette intérieure, conservée par le gou-
vernement portugais, est de 77.850.596 liv.
st., pour la durée de la guerre.
Le devis des dépenses accordées pour le
service de la dette publique, pendant l'an-
née économique 1914-15, était de 6.187.350
liv. st. Pour la période 1918-19 les dépenses
occasionnées par la dette publique portu-
gaise s'élèvent à 6.878.350 liv. st.
Jornal do Commercio [de Lisbonne], 24.5.
RAPPORTS ECONOMIQUES
Etats-Unis et Japon. — De New-York:
Le Journal of Commerce déclare que, com-
me résultat d'une visite faite par cinq in-
génieurs japonais aux industries textiles de
la Nouvelle-Angleterre, il est très probable
que l'Amérique sera appelée à fournir aux
industriels orientaux des machines textiles ;
ces commandes allaient autrefois à la
Grande-Bretagne. Il y a peu ou pas de dif-
férence de prix dit le Journal of Commerce,
mais, alors que les fabricants anglais ne
peuvent garantir la livraison dans les six
mois, les Américains sont prêts à livrer
dans les trois mois, et comme les Japonais
ont besoin de machines le plus tôt possible.
il est probable que ce sera là un facteur
déterminant. >3»
Westminster Gazette, 29.5.
Espagne et Pologne. — On peut de prime
abord supposer que les relations entre l'Es-
pagne et la Pologne seront amicales. La
distance même qui sépare les deux nations
exclut les possibilités de différends autres
que ceux qui peuvent se résoudre facile-
ment par voie diplomatique; l'éloignement,
pourtant, contribue aussi à atténuer la cor-
dialité des sentiments affectueux. Le
bonheur et la souffrance des autres nous
affectent en proportion de la distance et de
l'assiduité des rapports que nous avons
avec eux. S'il n'y a pas ae contact et s'il
n'y a que de l'éloignement, l'amitié pro-
clamée est si froide et si pâle qu'elle se
confond avec de l'indifférence. Heureuse-
ment, on peut tirer parti de la distance et
des rapports réciproques entre les deux
pays pour éviter les écueils et multiplier
les motifs d'estime.
Bien que séparées par la distance — mais
pas tellement si on considère les moyens
modernes de communications — l'Espagne
et la Pologne peuvent et doivent corres-
pondre facilement entre elles. Comme nous
l'avons déjà dit, au moment où le Conseil
de Paris a reconnu l'indépendance du nou-
vel Etat, il y a une multitude de produits
qué nous sommes à même de lui envoyer
sous peu et d'autres que nous pourrons re-
cevoir de Pologne quand le pays reprendra
son activité. Parmi nos exportations figu-
rent en premier lieu : les minerais, les tis-
sus de laine, de fil, de coton ; les fruits du
Midi, les vins, le liège. De Pologne nous
recevrons, par la suite, du bois, du papier,
du pétrole, du blé. Les gouvernements des
deux pays et, particulièrement, nos pro-
ducteurs et nos banques de crédit, doivent
forger, par ce moyen, les liens solides qui
doivent unir les deux peuples.
Dans cette vieille Europe, appauvrie et
épuisée par la guerre, la nation polonaise
ressuscite jeune et fraîche au milieu de ses
ruines ; elle a trente millions de sujets, pas
de dette nationale ou une dette très ré-
duite, et elle a un ardent désir de travail-
ler et de remplir sa destinée de médiatrice
entre l'Occident civilisé et l'Orient semi-
asiatique. « L'Etat est mort, disaient autre-
fois les descendants de Kosciusko, mais
notre patriotisme sauvera la nation. » Se
plaçant au-dessus des misérables querelles
de parti, le patriotisme a donné au peuple
polonais une telle cohésion, que son pre-
mier triomphe (à peine sa nationalité ve
nait-elle d'être rétablie) a été de résister
victorieusement au flot bolchevick mena-
çant, venu de Russie, de la même manière
que dans d'autres circonstances historiques
elle a sauvé l'Europe du péril d'autres in-
vasions.
Imparcial de Madrid] 25.5.
-——
POLITIQUE GÉNÉRALE
ET DIPLOMATIE
LE TRAITE AVEC L'ALLEMAGNE
Presse anglaise. — Au moment de mettre
sous presse, il nous arrive un résumé de la
réponse allemande au projet du traité de
4?Fk 1 P, P, , DES
!PFAII\ES ÉTRANGERES
T &E LA GUERRE
Il 64
Mardi 3 Juin I91J'.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont jes
résumés, il est donné ci' dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précedés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
E AGRICULTURE
Espagne. — LE PROBLÈME AGRAIRE ANDALOU
a on origine dans les latifundia; tant qu'il
y aUra des latifundia le problème existera ;
q?ad il n'y en aura plus, le problème
existera plus. En effet, quand les 40.000
IIOIIlètres de terres qui aujourd'hui sont
Incultes seront cultivées , et quand les
^00 nnn ouvriers agricoles, qui n'ont pas de
terr et travaillent pour le succès de leurs
trav M?' auront leur terre à eux et qu'ils
ravailIeront pour leur femme et pour leurs
enfants, il n'y aura pas à se casser la tête
sur des questions de salaires ou de hiérar-
le sociale.
Il faut rire de tous les plumitifs trop
Dre SeS qui arrivent avec la langue pen-
ante, sns avoir rien vu de l'Andalousie,
t qui affirment que le problème agraire an-
dai °u est très complexe. Complexe ! Il est
a simplIcité même et il est si facile à ré-
spare que l'on s'étonne qu'il m'ait pas été
réc i depuis un siècle. Pourtant il est tou-
jour à résoudre. Et il restera à résoudre
si on en juge par les apparences. La raison
en est que ce sont les gouvernements qui'
ont à le résoudre et que les gouvernements
ont POur le résoudre d'autres solutions
que l'assurance des récoltes, les Comités
miYt €t gara'ntie de la Hbert'é du tra-
vaii la garantie de la liberté du tra-
s ':Ijourd'hui avec huit ou dix pesetas de
salaire, mais avec la charge de se nourrir,
d Urler andalou se trouve peut-être dans
de PIres conditions qu'il y a dix ans, quand
il gagnait que deux pesetas, mais qu'il
étanit e ^na^ ^ue ^eux pesetas, mais qu'il
noNous ne combattons pas la propriété,
Parlons précisément en faveur de la
et que nous ne voulons pas —
et c' est contre cela que nous protestons
avee t 8 notre énergie — c'est qu'il y ait
des terres sans cultivateurs et des cultiva-
teurs ans terres ; en somme qu'il y ait
No ahfundia. ',
légi' ne voulons pas d'oisifs ni de privi-
lé glés- Il ne faut pas qu'il y ait de terrain
sans çnl.
Que Ulture et de riches qui ne fassent rien.
Que or paye dnq pesetas par hectare in-
culte e tout le reste, comme dit l'Evangile,
se donn âra Par dessus le marché.
IOde Madrid, 27.5.
Le ré NAVIGATION
sition églIne du Rhin. — D'après la propo-
rnissioe Jersai. lles, il serait créé une com-
gUés d du Rhin composée de deux délé-
tés des Pays-Bas, deux de la Suisse, qua-
Rhin des Etats allemands limitrophes du
allemands limitrophes du
Rhin, quatre de la France, deux de l'Anglo-
terre, deux de l'Italie, deux de Belgique
nn ,
SOit lÀn résident nommé par la France,
soit n'esté membres.
eiant ef, pas Possible d'estimer dès main-
!-erlce commerciale de la nou-
régit paamation. Le système du droit ne
frces éc UnlQllement le développement des
ée()norniques en leur assurant pleine
lJ.ne irn es conditions géographiques sont
portance primordiale. L'Angleterre
s'est intéressée activement au trafic fluvial
direct avec la Suisse. La Belgique s'est tra-
cé des plans étendus en vue de la naviga-
tion fluviale au delà de ses frontières. Les
Pays-Bas ont déjà sur le Rhin une situa-
tion privilégiée. La France qui, avant 1870,
voulait s'orienter en Alsace-Lorraine vers
l'Ouest à l'aide de canaux, se tourne main-
tenant vers le Rhin, sous la pression de
l'essor pris par ces provinces sous la di-
rection allemande. Il vient de se créer à
Strasbourg une Société de Navigation flu-
viale. L'Allemagne ne reste pas moins le
facteur le plus important du fret et du tra-
fic par la proximité de ses régions indus-
trielles avoisinantes. Déjà pour cette rai-
son il est indispensable de tenter la rup-
ture des fers qu'on nous forge à Versailles
et de nous assurer dans la nouvelle organi-
sation la place qui nous revient de droit.
Frankfurter Zeitung, 22.5, matin-
FINANCES
La dette publique portugaise. — Les don-
nées statistiques, qui permettent d'évaluer
le montant de la dette publique, au Portugal,
sont fournies par le « Financier » de Lon-
dres et sont les suivantes:
Change au pair
au 30 juin 1918
Dette extérieure £ 37.479.918
— intérieure £ 158.739.917
— flottante £ 68.449.177
£ 264.669.0Ï2
Comparée au montant total au 30 juin
1914, cette dette a augmenté de £ 72.264.041.
La dette extérieure de 3 %, conversion
de l'emprunt de 1902, se monte à 88.857.318
liv. st., non comprise dans les données ci-
dessus.
La dette intérieure, conservée par le gou-
vernement portugais, est de 77.850.596 liv.
st., pour la durée de la guerre.
Le devis des dépenses accordées pour le
service de la dette publique, pendant l'an-
née économique 1914-15, était de 6.187.350
liv. st. Pour la période 1918-19 les dépenses
occasionnées par la dette publique portu-
gaise s'élèvent à 6.878.350 liv. st.
Jornal do Commercio [de Lisbonne], 24.5.
RAPPORTS ECONOMIQUES
Etats-Unis et Japon. — De New-York:
Le Journal of Commerce déclare que, com-
me résultat d'une visite faite par cinq in-
génieurs japonais aux industries textiles de
la Nouvelle-Angleterre, il est très probable
que l'Amérique sera appelée à fournir aux
industriels orientaux des machines textiles ;
ces commandes allaient autrefois à la
Grande-Bretagne. Il y a peu ou pas de dif-
férence de prix dit le Journal of Commerce,
mais, alors que les fabricants anglais ne
peuvent garantir la livraison dans les six
mois, les Américains sont prêts à livrer
dans les trois mois, et comme les Japonais
ont besoin de machines le plus tôt possible.
il est probable que ce sera là un facteur
déterminant. >3»
Westminster Gazette, 29.5.
Espagne et Pologne. — On peut de prime
abord supposer que les relations entre l'Es-
pagne et la Pologne seront amicales. La
distance même qui sépare les deux nations
exclut les possibilités de différends autres
que ceux qui peuvent se résoudre facile-
ment par voie diplomatique; l'éloignement,
pourtant, contribue aussi à atténuer la cor-
dialité des sentiments affectueux. Le
bonheur et la souffrance des autres nous
affectent en proportion de la distance et de
l'assiduité des rapports que nous avons
avec eux. S'il n'y a pas ae contact et s'il
n'y a que de l'éloignement, l'amitié pro-
clamée est si froide et si pâle qu'elle se
confond avec de l'indifférence. Heureuse-
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des rapports réciproques entre les deux
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les motifs d'estime.
Bien que séparées par la distance — mais
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l'avons déjà dit, au moment où le Conseil
de Paris a reconnu l'indépendance du nou-
vel Etat, il y a une multitude de produits
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sous peu et d'autres que nous pourrons re-
cevoir de Pologne quand le pays reprendra
son activité. Parmi nos exportations figu-
rent en premier lieu : les minerais, les tis-
sus de laine, de fil, de coton ; les fruits du
Midi, les vins, le liège. De Pologne nous
recevrons, par la suite, du bois, du papier,
du pétrole, du blé. Les gouvernements des
deux pays et, particulièrement, nos pro-
ducteurs et nos banques de crédit, doivent
forger, par ce moyen, les liens solides qui
doivent unir les deux peuples.
Dans cette vieille Europe, appauvrie et
épuisée par la guerre, la nation polonaise
ressuscite jeune et fraîche au milieu de ses
ruines ; elle a trente millions de sujets, pas
de dette nationale ou une dette très ré-
duite, et elle a un ardent désir de travail-
ler et de remplir sa destinée de médiatrice
entre l'Occident civilisé et l'Orient semi-
asiatique. « L'Etat est mort, disaient autre-
fois les descendants de Kosciusko, mais
notre patriotisme sauvera la nation. » Se
plaçant au-dessus des misérables querelles
de parti, le patriotisme a donné au peuple
polonais une telle cohésion, que son pre-
mier triomphe (à peine sa nationalité ve
nait-elle d'être rétablie) a été de résister
victorieusement au flot bolchevick mena-
çant, venu de Russie, de la même manière
que dans d'autres circonstances historiques
elle a sauvé l'Europe du péril d'autres in-
vasions.
Imparcial de Madrid] 25.5.
-——
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