Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-05-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 mai 1919 21 mai 1919
Description : 1919/05/21 (T12,N1153). 1919/05/21 (T12,N1153).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487885d
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
N° 1153
MINISTÈRES
DES
AFFAIRES ETRANGERES
BT DE LA GUERRE
Mercredi 21 mai 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italiqae, qui sont des
résumés, il est donné ci dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Les mémoires du maréchal French. -
Nons croyons que le bruit suivant lequel
on a demandé sa démission est dénué de
tollt fondement ; sinon, le gouvernement
aurait vite à compter avec le pays. Si une
rande partie du public nous en a voulu
(Uand nous avons dit la vérité sur la ques-
t des obus et sur d'autres en 1915, les
yeu tous sont aujourd'hui ouverts, et
Ce PayS est décidé à entendre la vérité et à
Personne ne soit puni pour l'avoir
dite* Mieux vaut des récriminations, quel-
qile désagréables qu'elles soient, mieux
vant de grandes réputations souffrent,
etUdot que de laisser les millions d'hommes
granrt femmes qui ont subi l'épreuve de la
6 guerre ignorer jusqu'à leur mort les
U lts cachées. Si lord French a tort sur
un n rîn beaucoup sont là pour lui répon-
dre. Quelques-uns ont déjà commencé, dont
de IAsqUIth, et nous parlerons de certaines
M leur, réponses 'à une autre occasion.
Maio qu'un grand et loyal soldat, l'homme
qui a commandé avec succès l'armée bri-
nique aux plus sombres jours de la
guerre, qui a continué la lutte tandis que
èS canons se taisaient presque, qui a été
gêaé constamment par des interventions,
11 Ul, à la fin, est rentré en Angleterre pour
Un plus humble sans prononcer en
Publ Un seul mot pour se Peindre, que
cet homme-là soit condamné par qui que ce
u It Prce qu'il écrit avec une franchise et
Une sImplicité caractéristiques un récit des
p/nde,s actions de la « vieille armée mé-
prSa est si injuste qu'il serait
liePlorable que cette opinion soit générale.
HellPp !*sement il n'en est pas ainsi, car le
bie lt de Lord French a été presque partout
bien Accueilli, et il le mérite.
unes, 19.5.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
te EMIGRATION
tiqUe retour en Europe des immigrés d'Amé-
711que * Sous le titre: (( LA MIGRATION QUI
VIENT Il Les membres de la Section des
guieres d Epargne de l'Association des Ban-
Juier,
nIés à arnéricains sont profondément trou-
Qes U qu'une « proportion alarmante
Ul)¡: E mIllIons d'étrangers » actuellement
-Eurof. ats-Unis se préparent à retourner en
VanLcre. Les banquiers affirment que l'a-
vant - garde de cette grande migration quitte
déjà îarde de cette grande migration qUItte
les le .Pays et ils ajoutent que, d'après
rnport Clers des douanes, ces émigrants
1a.rs oh ent 'avec eux de 2.000 à 15.000 dol-
Peut eirun en monnaie américaine. « On
Peut estîrv
p e"t "stirner disent les banquiers, que
a.Vec eu étrangers partiront et emporteront
avec eeuu!v prrès de 4 milliards de dollars,
Ulation 415 de la monnaie totale en cir-
potion OUi en réserve aux Etats-Unis avant
„ rv rve aux Etats-Unis avant
gnements, ré après nos meilleurs rensei-
1 rnigri' valuation Par les banquiers de
IOn Prochaine est extrêmement
modérée. Nous avons appelé l'attention des
Américains plusieurs fois sur le remarqua-
ble mouvement en masse des travailleurs
étrangers qui retournent dans leur pays na-
tal en Europe Centrale et Septentrionale
pour partager la vie et les bienfaits des
nouvelles démocraties socialistes qui s'y
sont établies. Le désir des ouvriers de vi-
vre dans une démocratie ouvrière dans le
pays de leur naissance, dont la langue et
les coutumes leur sont familières est par-
faitement naturel. Avec une certaine stu-
pidité, les banquiers attribuent ce mouve-
ment en masse exclusivement à l'influence
de la « criminelle propagande bolcheviste ».
Ils prétendent que cette propagande prend
la forme suivante : « Retournez dans votre
pays natal, où vous aurez de la terre libre,
cinq heures seulement de travail par jour,
pas de service militaire obligatoire et une
liberté individuelle illimitée. » Nous n'a-
vons pas encore remarqué de propagande
de ce genre autour de nous, mais nous de-
vons avouer que nous ne voyons rien d'es-
sentiellement criminel dans ce programme.
Nous sommes convaincus que la terre li-
bre, la liberté personnellement l'abolition du
militarisme auraient semblé un programme
admirable à un homme du genre d'esprit
d'Abraham Lincoln. Et si, en abolissant les
parasites sociaux, l'extraordinaire gaspil-
lage et les inégalités qui accompagnent le
système de la concurrence capitaliste, les
nouvelles démocraties d'Europe peuvent as-
surer une production suffisante sur la base
d'une journée de cinq heures, nous sommes
certains que ce sera un grand bienfait pour
l'intelligence et le bien-être général de la
population.
Les banquiers recommandent une « poli-
tique vigoureuse » pour retenir en Améri-
que ces émigrants. Sans quoi nous pour-
rions perdre 6 millions d'hommes, au lieu
de 1.300.000. Nous sommes tout à fait de
leur avis. Nous pensons que les banquiers
nous accorderont qu'il serait peu sage de
retenir par la force plusieurs millions d'é-
trangers récalcitrants pour les faire tra-
vailler ici contre leur volonté. La seule
« politique vigoureuse » que nous puissions
conseiller et qui ait quelque chance de suc-
cès, c'est pour les membres de l'Associa-
tion des Banquiers Américains de s'affilier
au parti socialiste et de demander immé-
diatement au Congrès la socialisation des
banques. Nous faisons cette proposition tout
à fait sérieusement. Nous sommes convain-
cus qu'elle engagerait des milliers de tra-
vailleurs étrangers à interrompre leur pro-
gramme d'émigration. Ces travailleurs vin-
rent en Amérique pour échapper au féoda-
lisme et à la tradition de la chair à canon.
Ils vinrent parce que notre pays était rela-
tivement un pays de liberté, d'égalité, et
ne possédait pas de service militaire obli-
gatoire On leur fit miroiter aussi d'autres
promesses alléchantes dans des annoncer de
compagnies de navigation qui n'étaient pas
toujours sincères. Mais maintenant qu'un
nouvel ordre de choses s'est établi dans les
ravs d'où ils viennent et que ces pays ont
fait un grand progrès vers la démocratie
et la justice sociale, il nous faudra faire
plus que de prononcer des discours patrio-
tiques pour les retenir ici. Nous craignons
que tous les brillants orateurs de la Ligue
de Sécurité Nationale et d'autres organisa-
tions subventionnées par les banquiers et
leurs amis ne seront d'aucune utilité. Il
nous faut être pratiques. Il nous faut, nous
aussi. leur offrir un progrès en démocratie
et justice sociale.
Et tout d'abord, il nous faut prendre des
mesures immédiates pour. réduire le prix
scandaleux des vivres en Amérique. Avant
la guerre, les « cinq gros bonnets » de l'in-
dustrie de la viande faisaient un bénéfice
déjà fort joli de $ 22 millions par an. La
Commission du Commerce Fédéral a montré
qu'en 1917 ils sont arrivés à s'attribuer des
bénéfices de près de $ 100 millions. C'est
ce qu'on appelle aller un peu fort. Et puis,
il y a le cas de Lawrence (Massoohusetts)
où les travailleurs étrangers, qu'on paie
de 11 à 26 dollars par semaine, demandent
une dégère réduction de leurs heures de
travail, et, en fait de réponse, reçoivent des
coups de matraque de la police ou sont em-
prisonnés. Ces travailleurs savent fort bien
crue le trust de la laine, une de leurs com-
pagnies, a augmenté ses revenus de
1200 par les fournitures de guerre, aussi
sont-ils dégoûtés de toute la situation. L'in-
cident de Bisbee, où environ 1.500 ouvriers,
dont beaucoup d'étrangers, ont été dépor-
tés en un désert et abandonnés à la fa-
mine pour avoir demandé une légère amé-
lioration dans les conditions de leur tra-
vail, a été également décourageant. Il en
fut de même de l'incident de Ludlow, où de
nombreux ouvriers, et leurs familles, ont
été brûlés vifs et massacrés à coups de mi-
trailleuses par les sbires à la solde d'une
compagnie impitoyable. Egalement découra-
geante est l'attitude du maire de la métro-
pole américaine qui cherche à enlever aux
ouvriers étrangers leur droit de se réunir
librement. Les condamnations illégales in-
fligées en bloc aux ouvriers aux termes de
Li loi sur l'espionnage n'ont pas non plus
contribué à faire de notre pays un domicile
attrayant pour les ouvriers étrangers.
Les incidents que nous avons cités sont
nombreux et typiques. Ils représentent,
pour ne rien dire de plus. une tendance à
s'éloigner de la démocratie et les ouvriers
ne l'ignorent pas. Par suite, il est tout na-
turel que les ouvriers étrangers se disent :
« Dans la nouvelle démocratie industrielle
établie dans notre vieille patrie, de telles
choses ne peuvent exister. » Et ils nous
quittent. - (Ed.)
New York Call, 16.1.
INDUSTRIE
Grande-Bretagne. - UNE EXPLOITATION PAR
LES TRADE-UNIONS. - C'est d'une curiosité
très légitime qu'on fit preuve hier à la
Chambre des Communes au sujet du bruit
de l'offre des chantiers nationaux de Cheps-
tow et de Beachley à une fédération de
Trade-Unions. Ces chantiers n'ont rien fait
malgré les millions engouffrés. C'est une
des faillites de l'exploitation étatiste dont
l'histoire de la guerre est semée. Les socia-
listes ne cachent pas leur désir de maintenir
les chantiers sur les deniers publics, mais
MINISTÈRES
DES
AFFAIRES ETRANGERES
BT DE LA GUERRE
Mercredi 21 mai 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italiqae, qui sont des
résumés, il est donné ci dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Les mémoires du maréchal French. -
Nons croyons que le bruit suivant lequel
on a demandé sa démission est dénué de
tollt fondement ; sinon, le gouvernement
aurait vite à compter avec le pays. Si une
rande partie du public nous en a voulu
(Uand nous avons dit la vérité sur la ques-
t des obus et sur d'autres en 1915, les
yeu tous sont aujourd'hui ouverts, et
Ce PayS est décidé à entendre la vérité et à
Personne ne soit puni pour l'avoir
dite* Mieux vaut des récriminations, quel-
qile désagréables qu'elles soient, mieux
vant de grandes réputations souffrent,
etUdot que de laisser les millions d'hommes
granrt femmes qui ont subi l'épreuve de la
6 guerre ignorer jusqu'à leur mort les
U lts cachées. Si lord French a tort sur
un n rîn beaucoup sont là pour lui répon-
dre. Quelques-uns ont déjà commencé, dont
de IAsqUIth, et nous parlerons de certaines
M leur, réponses 'à une autre occasion.
Maio qu'un grand et loyal soldat, l'homme
qui a commandé avec succès l'armée bri-
nique aux plus sombres jours de la
guerre, qui a continué la lutte tandis que
èS canons se taisaient presque, qui a été
gêaé constamment par des interventions,
11 Ul, à la fin, est rentré en Angleterre pour
Un plus humble sans prononcer en
Publ Un seul mot pour se Peindre, que
cet homme-là soit condamné par qui que ce
u It Prce qu'il écrit avec une franchise et
Une sImplicité caractéristiques un récit des
p/nde,s actions de la « vieille armée mé-
prSa est si injuste qu'il serait
liePlorable que cette opinion soit générale.
HellPp !*sement il n'en est pas ainsi, car le
bie lt de Lord French a été presque partout
bien Accueilli, et il le mérite.
unes, 19.5.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
te EMIGRATION
tiqUe retour en Europe des immigrés d'Amé-
711que * Sous le titre: (( LA MIGRATION QUI
VIENT Il Les membres de la Section des
guieres d Epargne de l'Association des Ban-
Juier,
nIés à arnéricains sont profondément trou-
Qes U qu'une « proportion alarmante
Ul)¡: E mIllIons d'étrangers » actuellement
-Eurof. ats-Unis se préparent à retourner en
VanLcre. Les banquiers affirment que l'a-
vant - garde de cette grande migration quitte
déjà îarde de cette grande migration qUItte
les le .Pays et ils ajoutent que, d'après
rnport Clers des douanes, ces émigrants
1a.rs oh ent 'avec eux de 2.000 à 15.000 dol-
Peut eirun en monnaie américaine. « On
Peut estîrv
p e"t "stirner disent les banquiers, que
a.Vec eu étrangers partiront et emporteront
avec eeuu!v prrès de 4 milliards de dollars,
Ulation 415 de la monnaie totale en cir-
potion OUi en réserve aux Etats-Unis avant
„ rv rve aux Etats-Unis avant
gnements, ré après nos meilleurs rensei-
1 rnigri' valuation Par les banquiers de
IOn Prochaine est extrêmement
modérée. Nous avons appelé l'attention des
Américains plusieurs fois sur le remarqua-
ble mouvement en masse des travailleurs
étrangers qui retournent dans leur pays na-
tal en Europe Centrale et Septentrionale
pour partager la vie et les bienfaits des
nouvelles démocraties socialistes qui s'y
sont établies. Le désir des ouvriers de vi-
vre dans une démocratie ouvrière dans le
pays de leur naissance, dont la langue et
les coutumes leur sont familières est par-
faitement naturel. Avec une certaine stu-
pidité, les banquiers attribuent ce mouve-
ment en masse exclusivement à l'influence
de la « criminelle propagande bolcheviste ».
Ils prétendent que cette propagande prend
la forme suivante : « Retournez dans votre
pays natal, où vous aurez de la terre libre,
cinq heures seulement de travail par jour,
pas de service militaire obligatoire et une
liberté individuelle illimitée. » Nous n'a-
vons pas encore remarqué de propagande
de ce genre autour de nous, mais nous de-
vons avouer que nous ne voyons rien d'es-
sentiellement criminel dans ce programme.
Nous sommes convaincus que la terre li-
bre, la liberté personnellement l'abolition du
militarisme auraient semblé un programme
admirable à un homme du genre d'esprit
d'Abraham Lincoln. Et si, en abolissant les
parasites sociaux, l'extraordinaire gaspil-
lage et les inégalités qui accompagnent le
système de la concurrence capitaliste, les
nouvelles démocraties d'Europe peuvent as-
surer une production suffisante sur la base
d'une journée de cinq heures, nous sommes
certains que ce sera un grand bienfait pour
l'intelligence et le bien-être général de la
population.
Les banquiers recommandent une « poli-
tique vigoureuse » pour retenir en Améri-
que ces émigrants. Sans quoi nous pour-
rions perdre 6 millions d'hommes, au lieu
de 1.300.000. Nous sommes tout à fait de
leur avis. Nous pensons que les banquiers
nous accorderont qu'il serait peu sage de
retenir par la force plusieurs millions d'é-
trangers récalcitrants pour les faire tra-
vailler ici contre leur volonté. La seule
« politique vigoureuse » que nous puissions
conseiller et qui ait quelque chance de suc-
cès, c'est pour les membres de l'Associa-
tion des Banquiers Américains de s'affilier
au parti socialiste et de demander immé-
diatement au Congrès la socialisation des
banques. Nous faisons cette proposition tout
à fait sérieusement. Nous sommes convain-
cus qu'elle engagerait des milliers de tra-
vailleurs étrangers à interrompre leur pro-
gramme d'émigration. Ces travailleurs vin-
rent en Amérique pour échapper au féoda-
lisme et à la tradition de la chair à canon.
Ils vinrent parce que notre pays était rela-
tivement un pays de liberté, d'égalité, et
ne possédait pas de service militaire obli-
gatoire On leur fit miroiter aussi d'autres
promesses alléchantes dans des annoncer de
compagnies de navigation qui n'étaient pas
toujours sincères. Mais maintenant qu'un
nouvel ordre de choses s'est établi dans les
ravs d'où ils viennent et que ces pays ont
fait un grand progrès vers la démocratie
et la justice sociale, il nous faudra faire
plus que de prononcer des discours patrio-
tiques pour les retenir ici. Nous craignons
que tous les brillants orateurs de la Ligue
de Sécurité Nationale et d'autres organisa-
tions subventionnées par les banquiers et
leurs amis ne seront d'aucune utilité. Il
nous faut être pratiques. Il nous faut, nous
aussi. leur offrir un progrès en démocratie
et justice sociale.
Et tout d'abord, il nous faut prendre des
mesures immédiates pour. réduire le prix
scandaleux des vivres en Amérique. Avant
la guerre, les « cinq gros bonnets » de l'in-
dustrie de la viande faisaient un bénéfice
déjà fort joli de $ 22 millions par an. La
Commission du Commerce Fédéral a montré
qu'en 1917 ils sont arrivés à s'attribuer des
bénéfices de près de $ 100 millions. C'est
ce qu'on appelle aller un peu fort. Et puis,
il y a le cas de Lawrence (Massoohusetts)
où les travailleurs étrangers, qu'on paie
de 11 à 26 dollars par semaine, demandent
une dégère réduction de leurs heures de
travail, et, en fait de réponse, reçoivent des
coups de matraque de la police ou sont em-
prisonnés. Ces travailleurs savent fort bien
crue le trust de la laine, une de leurs com-
pagnies, a augmenté ses revenus de
1200 par les fournitures de guerre, aussi
sont-ils dégoûtés de toute la situation. L'in-
cident de Bisbee, où environ 1.500 ouvriers,
dont beaucoup d'étrangers, ont été dépor-
tés en un désert et abandonnés à la fa-
mine pour avoir demandé une légère amé-
lioration dans les conditions de leur tra-
vail, a été également décourageant. Il en
fut de même de l'incident de Ludlow, où de
nombreux ouvriers, et leurs familles, ont
été brûlés vifs et massacrés à coups de mi-
trailleuses par les sbires à la solde d'une
compagnie impitoyable. Egalement découra-
geante est l'attitude du maire de la métro-
pole américaine qui cherche à enlever aux
ouvriers étrangers leur droit de se réunir
librement. Les condamnations illégales in-
fligées en bloc aux ouvriers aux termes de
Li loi sur l'espionnage n'ont pas non plus
contribué à faire de notre pays un domicile
attrayant pour les ouvriers étrangers.
Les incidents que nous avons cités sont
nombreux et typiques. Ils représentent,
pour ne rien dire de plus. une tendance à
s'éloigner de la démocratie et les ouvriers
ne l'ignorent pas. Par suite, il est tout na-
turel que les ouvriers étrangers se disent :
« Dans la nouvelle démocratie industrielle
établie dans notre vieille patrie, de telles
choses ne peuvent exister. » Et ils nous
quittent. - (Ed.)
New York Call, 16.1.
INDUSTRIE
Grande-Bretagne. - UNE EXPLOITATION PAR
LES TRADE-UNIONS. - C'est d'une curiosité
très légitime qu'on fit preuve hier à la
Chambre des Communes au sujet du bruit
de l'offre des chantiers nationaux de Cheps-
tow et de Beachley à une fédération de
Trade-Unions. Ces chantiers n'ont rien fait
malgré les millions engouffrés. C'est une
des faillites de l'exploitation étatiste dont
l'histoire de la guerre est semée. Les socia-
listes ne cachent pas leur désir de maintenir
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