Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-05-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 mai 1919 12 mai 1919
Description : 1919/05/12 (T12,N1145). 1919/05/12 (T12,N1145).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487877v
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
MINISTÈRES
DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
ET DE LA GUERRE
N° 1145
Lundi 12 mai 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimès en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
MARINE
m Grande-Bretagne et Etats-Unis. - Le
rflihistre de la Marine [des Etats-Unis] a
laIsé entendre que la lutte qui vient de
finir seraiVtC0^in'u'e dans l'histoire comme
la GranH erre contre la Guerre, ren-
dht inutile le maintien de grandes ma-
rinp et de grandes armées. Nous pouvons
tous' partarger la- splendide vision évoquée
par les mots de M. Daniels, quoique l'ex-
pé nous dise que nous ferons
bien d'arprendre à marcher dans cette nou-
v l/v16<^u,e avant de rejeter nos
béqUIlles. Mais les ministres britanniques
ne doivent pas hésiter à répondre aux avan-
ces que le ministre américain, au sortir
5einSCe avec son Président, nous fait
non seulement à nous, mais aux deux au-
très puissances , navales qui subsistent en
Europe, ainsi qu'au Japôli. Le moment n'est
Pas encore venu de discuter le chiffre des
forces navales que devra maintenir tel ou, tel
pays, et certainement le peuple britannique,
qui a la charge d'un empire mondial dont les
routes sont l'Océan, ne peut, dans l'état ac-
tUe-1 de Europe, se lier les mains d'aucune
manière. Mais, d'autre part, nous pouvons
mettre cartes sur table en toute franchise
et -honnêteté. TAmirauté, qui n'ignore pas
les sentimnts de la nation, partagés par
les Dominions, a déjà donné l'exemple au
OTlde. Elle a déjà suspendu la construc-
bon de tous les cuirassés et croiseurs cui-
ratscïAo ainsi que des petits croiseurs qu'on
venaIt de mettre en chantier -; un grand
nombre de vieux bateaux ont été mis au
«
rebut; la moitié seuleinent de ceux qu'elle
restfnt armés ; et les nouveaux pro-
Jets ne prévoient pas de cuirassés station-
nés en dehors des eaux euronéennes. Et à
notre 'avis, le Gouvernement britannique ne
notrpaVl hésiter à faire encore un pas de
-Plus. Avant la guerre, on avait proposé
UPP suspension des armements navals ;
cette prOposition fut rejetée par l'Allema-
gnp Le moment est venu de la renouve-
ler- On -ne peut entamer de discussions sur
les es des forces navales ou sur les
rnrges de sécurité. Mais le Gouvernement
hritnnï^! ; très bien se déclarer prêt
à siio /6 ses armements navals pour
unp ses armements navals pour
une période" mettons, de cinq ans. De la
- pourrons répondre aux avances
sorte, nous p-ourro-ns. répondre aux avances
vir M. Daniels avec un désir sincère de ser-
V.lr l cause. commune de l'humanité et de
CImenter de liens plus étroits l'union des
l'eu'Ples de langue anglaise. Nous recom-
mandnno ce geste de désintéressement
Parce que nous croyons être à même de
tonner l'exemple au monde, en même
temps que nous lui fournirons ,um répit pen-
dant - lequel on pourra reviser les idées
préconçues sur les armements, à la lu-
mièrè de ce qui pourra sortir de la nou-
yelle Li0n ,,
ne LIgue cles Nations. Le peuple britan-
nique et 1P J^eu,P!6 américain possèdent les
deux flott, es- rnattresses du monde ; de
même què cl-s deux forces ont coopéré de
la façon in é, r0lte pour gagner la paix,
elles doiverS t c« ontinuer dans les années qui
vont venir à travailler dans une cordiale ca-
maraderie au maintien de la paix contre les
éléments perturbateurs, d'où qu'ils vien-
nent. (Ed.).
Daily Telegraph, 2.5.
ARMEE ALLEMANDE
« Fausses nouvelles » [sous ce titre]. —
De Munich, 1ER mai : COMMUNIQUÉ OFFICIEL.
— (( On a fait circuler la rumeur que les
troupes gouvernementales étaient destinées
contre la France dans le cas où le traité de
paix ne serait pas signé. On prétend éga-
lement que des troupes seraient sur le point
d'être dirigées vers le Rhin pour y faire
face à une attaque possible des Français.
Ces nouvelles sont bien entendu dépour-
vues de tout fondement. »
Deutsche Allgemeine Zeitung, 2.5, soir.
La démission de Hindenburg. — Ce
n'est pas par un pur hasard que le maré-
chal von Hindenburg a cru. devoir annon-
cer, dès le début des négociations de paix,
son intention de se retirer dans la vie civi-
le aussitôt les préliminaires signés. En agis-
sant ainsi il fait un geste qui intéresse non
seulement la Patrie mais aussi le monde
entier. Hindenburg était une fois la terreur
de ses ennemis et il est encore à leurs yeux
le représentant typique de la vieille géné-
ration militaire allemande qu'ils ont frap-
pée à mort dans la bataille, mais qu'ils crai-
gnent encore. La retraite de cet homme est
donc, pour l'étranger plus qu'un change-
ment. de décors : c'est le tomber de rideau
et même la fin grandiose de la tragédie.
Frankfurter Zeitung, 2.5, soir.
-—— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
GRANDE-BRETAGNE
Le développement de l'agriculture. — Le
ministre de l'Agriculture a fait connaître à
la Chambre des Lords les plans du gouver-
nement pour le développement de l'agricul-
ture. Il déclare qu'on avait l'intention de
réorganiser le ministère de l'Agriculture en
y ajoutant un grand nombre de services,
entres autres un pour l'enseignement tech-
nique et un autre pour le commerce, et en
rattachant au ministère tous les organis-
mes locaux. Voici les grandes lignes de ce
plan :
Pour aider au développement de la par-
tie scientifique de l'agriculture, les fermiers
auront accès à toutes les ressources de la
science et auront à leur disposition des
conseillers techniques spéciaux.
On subventionnera de nouveaux collèges
et instituts agronomiques et on créera de
nouvelles fermes-écoles avec un personnel
technique compétent.
Plans pour la répartition des terrains
abandonnés, grâce auxquels on espère
transformer des terres actuellement incul-
tes en pâturages excellents.
Expérimentation de cultures nouvelles.
Réorganisation des marchés.
Création de services automobiles et éta-
blissement d'un projet de chemins de fer
de tranchées — différent des chemins de
fer à voies étroites — qui seraient très
utiles pour les transports.
Times. 8.5. -
ALLEMAGNE
La situation financière. — LE MINISTRE
D'EMPIRE, DR DERNBURG, a parlé dans une
réunion de la Chambre de Commerce ber-
linoise de la situation financière du pays.
« La catastrophe industrielle, dit-il, est
moins la conséquence de la guerre que
celle des conditions d'armistice et de l'obli-
gation dans laquelle nous nous sommes
trouvés de démobiliser subitement 8 mil-
lions d'hommes. Actuellement encore plus
d'un million de chômeurs est à la charge
des caisses publiques. Le chiffre de 310
milliards sur lequel s'était basé Helfferich
pour l'évaluation de la fortune nationale
était celui de 1913 et encore était-il déjà
considéré comme trop élevé à cette époque.
Ce chiffre comprenait 200 milliards d'im-
meubles et de valeurs mobilières desquels
il convient de déduire 50 milliards de mo-
biliers qui n'ont qu'une valeur commerciale
négligeable. Les chemins de fer prussiens
rapportaient bien en temps de paix 600
millions de marks, mais actuellement ils
accusent un déficit de marks 2 milliards.
f(ous avons perdu 1.600.000 hommes,
sommes menacés de perdre l'Alsace-Lor-
raine, le bassin de la Sarre, la Silésie et
la Haute-Silésie, la production de notre
agriculture est réduite à-75 %, notre for-
tune nationale est donc sensiblement infé-
rieure à 310 milliards !
-^)uels moyens avons-nous à notre dispo-
sition pour effectuer les paiements à l'étran-
ger ? Lorsque nous aurons livré les loco-
motives, les bateaux, les valeurs, les capi-
taux étrangers,nous ne pourrons plus payer
qu'à l'aide de notre travail futur ou plutôt
des crédits que nos ennemis voudront nous
accorder sur notre travail futur, et que
nous amortirons peu. à peu.
La dette de l'Empire était en temps de
paix de 280 millions.
La guerre a coûté 185 milliards. Actuel-
lement nos dépenses pour l'armée sont
d'environ 1 milliard 1/4 par mois, soit
26 milliards jusqu'en mars 1920. Seules les
dépenses de guerre de 185 milliards cor-
respondent sans intérêts à une annuité de
9.248 millions. Nous ne pouvons donc plus
boucler notre ancien budget de 14 milliards.
Nos dépenses pour l'Empire nécessitent
en ce moment 17.429 millions chaque an-
née. 12 milliards peuvent être couverts par
lés impôts, et ceci naturellement en prépa-
rant un programme comprenant 7 milliards
de nouveaux impôts, des monopoles divers,
une confiscation partielle des fortunes et
des bénéfices de guerre. Il reste donc à
couvrir 4 1/4 à 5 milliards. Nous serons
donc appelés à imposer les revenus et le
capital de 60 à 70
Il ressort de ces conditions qu'il nous est
complètement impossible de payer 125 mil-
liards d'indemnités, même en paiements
annuels de 4 milliards. Si nos délégués
parviennent à faire comprendre cette situa-
tion à nos ennemis, notre peuple n'aura
DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
ET DE LA GUERRE
N° 1145
Lundi 12 mai 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimès en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
MARINE
m Grande-Bretagne et Etats-Unis. - Le
rflihistre de la Marine [des Etats-Unis] a
laIsé entendre que la lutte qui vient de
finir seraiVtC0^in'u'e dans l'histoire comme
la GranH erre contre la Guerre, ren-
dht inutile le maintien de grandes ma-
rinp et de grandes armées. Nous pouvons
tous' partarger la- splendide vision évoquée
par les mots de M. Daniels, quoique l'ex-
pé nous dise que nous ferons
bien d'arprendre à marcher dans cette nou-
v l/v16<^u,e avant de rejeter nos
béqUIlles. Mais les ministres britanniques
ne doivent pas hésiter à répondre aux avan-
ces que le ministre américain, au sortir
5einSCe avec son Président, nous fait
non seulement à nous, mais aux deux au-
très puissances , navales qui subsistent en
Europe, ainsi qu'au Japôli. Le moment n'est
Pas encore venu de discuter le chiffre des
forces navales que devra maintenir tel ou, tel
pays, et certainement le peuple britannique,
qui a la charge d'un empire mondial dont les
routes sont l'Océan, ne peut, dans l'état ac-
tUe-1 de Europe, se lier les mains d'aucune
manière. Mais, d'autre part, nous pouvons
mettre cartes sur table en toute franchise
et -honnêteté. TAmirauté, qui n'ignore pas
les sentimnts de la nation, partagés par
les Dominions, a déjà donné l'exemple au
OTlde. Elle a déjà suspendu la construc-
bon de tous les cuirassés et croiseurs cui-
ratscïAo ainsi que des petits croiseurs qu'on
venaIt de mettre en chantier -; un grand
nombre de vieux bateaux ont été mis au
«
rebut; la moitié seuleinent de ceux qu'elle
restfnt armés ; et les nouveaux pro-
Jets ne prévoient pas de cuirassés station-
nés en dehors des eaux euronéennes. Et à
notre 'avis, le Gouvernement britannique ne
notrpaVl hésiter à faire encore un pas de
-Plus. Avant la guerre, on avait proposé
UPP suspension des armements navals ;
cette prOposition fut rejetée par l'Allema-
gnp Le moment est venu de la renouve-
ler- On -ne peut entamer de discussions sur
les es des forces navales ou sur les
rnrges de sécurité. Mais le Gouvernement
hritnnï^! ; très bien se déclarer prêt
à siio /6 ses armements navals pour
unp ses armements navals pour
une période" mettons, de cinq ans. De la
- pourrons répondre aux avances
sorte, nous p-ourro-ns. répondre aux avances
vir M. Daniels avec un désir sincère de ser-
V.lr l cause. commune de l'humanité et de
CImenter de liens plus étroits l'union des
l'eu'Ples de langue anglaise. Nous recom-
mandnno ce geste de désintéressement
Parce que nous croyons être à même de
tonner l'exemple au monde, en même
temps que nous lui fournirons ,um répit pen-
dant - lequel on pourra reviser les idées
préconçues sur les armements, à la lu-
mièrè de ce qui pourra sortir de la nou-
yelle Li0n ,,
ne LIgue cles Nations. Le peuple britan-
nique et 1P J^eu,P!6 américain possèdent les
deux flott, es- rnattresses du monde ; de
même què cl-s deux forces ont coopéré de
la façon in é, r0lte pour gagner la paix,
elles doiverS t c« ontinuer dans les années qui
vont venir à travailler dans une cordiale ca-
maraderie au maintien de la paix contre les
éléments perturbateurs, d'où qu'ils vien-
nent. (Ed.).
Daily Telegraph, 2.5.
ARMEE ALLEMANDE
« Fausses nouvelles » [sous ce titre]. —
De Munich, 1ER mai : COMMUNIQUÉ OFFICIEL.
— (( On a fait circuler la rumeur que les
troupes gouvernementales étaient destinées
contre la France dans le cas où le traité de
paix ne serait pas signé. On prétend éga-
lement que des troupes seraient sur le point
d'être dirigées vers le Rhin pour y faire
face à une attaque possible des Français.
Ces nouvelles sont bien entendu dépour-
vues de tout fondement. »
Deutsche Allgemeine Zeitung, 2.5, soir.
La démission de Hindenburg. — Ce
n'est pas par un pur hasard que le maré-
chal von Hindenburg a cru. devoir annon-
cer, dès le début des négociations de paix,
son intention de se retirer dans la vie civi-
le aussitôt les préliminaires signés. En agis-
sant ainsi il fait un geste qui intéresse non
seulement la Patrie mais aussi le monde
entier. Hindenburg était une fois la terreur
de ses ennemis et il est encore à leurs yeux
le représentant typique de la vieille géné-
ration militaire allemande qu'ils ont frap-
pée à mort dans la bataille, mais qu'ils crai-
gnent encore. La retraite de cet homme est
donc, pour l'étranger plus qu'un change-
ment. de décors : c'est le tomber de rideau
et même la fin grandiose de la tragédie.
Frankfurter Zeitung, 2.5, soir.
-—— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
GRANDE-BRETAGNE
Le développement de l'agriculture. — Le
ministre de l'Agriculture a fait connaître à
la Chambre des Lords les plans du gouver-
nement pour le développement de l'agricul-
ture. Il déclare qu'on avait l'intention de
réorganiser le ministère de l'Agriculture en
y ajoutant un grand nombre de services,
entres autres un pour l'enseignement tech-
nique et un autre pour le commerce, et en
rattachant au ministère tous les organis-
mes locaux. Voici les grandes lignes de ce
plan :
Pour aider au développement de la par-
tie scientifique de l'agriculture, les fermiers
auront accès à toutes les ressources de la
science et auront à leur disposition des
conseillers techniques spéciaux.
On subventionnera de nouveaux collèges
et instituts agronomiques et on créera de
nouvelles fermes-écoles avec un personnel
technique compétent.
Plans pour la répartition des terrains
abandonnés, grâce auxquels on espère
transformer des terres actuellement incul-
tes en pâturages excellents.
Expérimentation de cultures nouvelles.
Réorganisation des marchés.
Création de services automobiles et éta-
blissement d'un projet de chemins de fer
de tranchées — différent des chemins de
fer à voies étroites — qui seraient très
utiles pour les transports.
Times. 8.5. -
ALLEMAGNE
La situation financière. — LE MINISTRE
D'EMPIRE, DR DERNBURG, a parlé dans une
réunion de la Chambre de Commerce ber-
linoise de la situation financière du pays.
« La catastrophe industrielle, dit-il, est
moins la conséquence de la guerre que
celle des conditions d'armistice et de l'obli-
gation dans laquelle nous nous sommes
trouvés de démobiliser subitement 8 mil-
lions d'hommes. Actuellement encore plus
d'un million de chômeurs est à la charge
des caisses publiques. Le chiffre de 310
milliards sur lequel s'était basé Helfferich
pour l'évaluation de la fortune nationale
était celui de 1913 et encore était-il déjà
considéré comme trop élevé à cette époque.
Ce chiffre comprenait 200 milliards d'im-
meubles et de valeurs mobilières desquels
il convient de déduire 50 milliards de mo-
biliers qui n'ont qu'une valeur commerciale
négligeable. Les chemins de fer prussiens
rapportaient bien en temps de paix 600
millions de marks, mais actuellement ils
accusent un déficit de marks 2 milliards.
f(ous avons perdu 1.600.000 hommes,
sommes menacés de perdre l'Alsace-Lor-
raine, le bassin de la Sarre, la Silésie et
la Haute-Silésie, la production de notre
agriculture est réduite à-75 %, notre for-
tune nationale est donc sensiblement infé-
rieure à 310 milliards !
-^)uels moyens avons-nous à notre dispo-
sition pour effectuer les paiements à l'étran-
ger ? Lorsque nous aurons livré les loco-
motives, les bateaux, les valeurs, les capi-
taux étrangers,nous ne pourrons plus payer
qu'à l'aide de notre travail futur ou plutôt
des crédits que nos ennemis voudront nous
accorder sur notre travail futur, et que
nous amortirons peu. à peu.
La dette de l'Empire était en temps de
paix de 280 millions.
La guerre a coûté 185 milliards. Actuel-
lement nos dépenses pour l'armée sont
d'environ 1 milliard 1/4 par mois, soit
26 milliards jusqu'en mars 1920. Seules les
dépenses de guerre de 185 milliards cor-
respondent sans intérêts à une annuité de
9.248 millions. Nous ne pouvons donc plus
boucler notre ancien budget de 14 milliards.
Nos dépenses pour l'Empire nécessitent
en ce moment 17.429 millions chaque an-
née. 12 milliards peuvent être couverts par
lés impôts, et ceci naturellement en prépa-
rant un programme comprenant 7 milliards
de nouveaux impôts, des monopoles divers,
une confiscation partielle des fortunes et
des bénéfices de guerre. Il reste donc à
couvrir 4 1/4 à 5 milliards. Nous serons
donc appelés à imposer les revenus et le
capital de 60 à 70
Il ressort de ces conditions qu'il nous est
complètement impossible de payer 125 mil-
liards d'indemnités, même en paiements
annuels de 4 milliards. Si nos délégués
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