Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-04-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 avril 1919 12 avril 1919
Description : 1919/04/12 (T11,N1121). 1919/04/12 (T11,N1121).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6216712f
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
PF DEs
T N° 1121
ETRANGERES N" Il 2
1 -1 A GUERP~.r,,
ET DE LA GUERRE Samedi 12 avril 1919.
! 4---
î — Samedi 12 avril 1919.
i
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
à-
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
t COMMERCE EXTERIEUR
rnouvernent commercial en Angleterre.
y^C[ues du ministère du Com-
mer,e 'eonreriialit notre commerce exté-
rieur Pendant le mois de mars, bien que
'°iri
satisfaisantes encore, marquent
Un proc, &res sur celles des premiers mois de
MI nilée en ce qu'elles manifestent une aug-
des exportatIOns et une réduc-
tion du et une réduc-
du dHicit commercial. L'excès des im-
portations e-t toutefois tou j ours très con-
^'tatinn est toutefois toujours très con-
s^érahi e etant de £ 52.663.793 pour le mois
et virtuellement de £ 200 OOO.OO0 pour le
trimestre de £ pour le
SoK?rées à celles de l'an dernier, les
'°?s en mars accusent une diminu-
*'°n de x
SUr û e l l.4W.931, mais une augmentation
G rnars 1917 de £ 24.626.419. Le
celle de inars t9l7 de Le
chiffrç f, S exportations est en augmenta-
(jerll' e £ 17.106.'181 sur celui de l'année
I917 y6 et de 8.997.365 sur celui de mars
ei les chiffres pour les trois pre-
s vois de 1919 (en livres sterling) :
Excédent
, Importa- Exporta- dès
tions tions Importat.
Mars - - -
•••• 134.518.054 47.342.943 87.175.111
Janvier 134.518.054 47.342.943 87.l75.111
féVTipp r •••• 107.073.399 46.914.681 60.158.718
Ma' rs ", 105.772.289 153.108.496 52.663.793
Total ——————
Pour le
trim estre.. 347.363.742 147.366.120 199.997.622
anchester Guardian, 8.4.
te , COMMUNICATIONS
L e 13"886 et l'avenir de l'aviation suisse. —
0 le 29 mars 1911, la « Perrain-Genos-
s^risehi Pubendorf » a été dissoute samedi
paYës apres avoir vécu huit ans. Tous frais
~r~' Teste encore 161.690 fr. aux socié-
DÙbeOdsolt 190 fr. par action ou 76
büb 'elldorf Se considérait comme le premier
catnn P aVllatIOn de la Suisse. Que l'on
'e Beundenfeld à Berne et l'on.
être Ina' Ifh:rence. Là. l'entreprise ne peut
être aintenue que comme pis aller ; le ter-
fain est trop petit. Si Berne ne veut pas
dans i» avenir être coupée du trafic aérien,
Plus faut disposer d'un champ d'aviation
pltl8 Vaste, approprié à toutes les exigences
I}es Itlv es. Il faut créer des voies aérien-
nes Qvp^ stations, où les aviateurs pourront
s a prêt
sont rvA-y' Les voies aériennes suivantes
^gitudç ,Ues en Suisse dans le sens de la
ngitu e
ïau^H^eld. DÜbendorf, Spreitenbach, Aa-
PQUet, en partant d'ici: ou bien Langenthal,
QOrf nI', Berne, ou Soleure, Gau, Utzen-
î°rf n "erne- Ensuite : Berne, Avenches,
dorr, nne, Genêve. Vers le sud : Duben-
Maiènf , ?PPerswil Mollis, Wallenstadt.
Coire, Lukmanier. Bellinzona,
sola Simplon, Domodos-
Lausannne, Bex, Sitten, Simpton, Domocfos-
A 6i/e A*rcher Zeitung, 4.4.
4 FINANCES
P,,, s ProblèMe financier en France. — De
, '.3.. La panique qui s'est manifes-
tée dans le cours du change — la livre an-
glaise gagnant 1 fr. 50 et le dollar 0 fr. 3t),
au détriment du franc — met: en relief
la situation critique des finances françaises.
La raison apparente de cet écart, le pire
que l'on ait enregistré depuis deux ans,
consiste dans le refus de la part de l'An-
gleterre de continuer le système par lequel
la livre sterling était garantie au Trésor
français pour le compte des acheteurs fran-
çais de marchandises anglaises à un cer-
tain prix qui, jusque-là, oscillait autour de
26 francs. L'effet de ce refus a été tel qu'un
homme d'affaires neutre en vue qui a es-
sayé d'acheter £ 1.000 sur le marché pari-
sien samedi s'est vu répondrè que la tran-
saction était impossible à moins qu'il ne
soit disposé à payer 30 francs par livre.
En d'autres termes le marché des changes
est si bouleversé qu'il n y a pas de cours
réel. Bien qu'il soit probable que des me-
sures seront officiellement prises pour re-
médier à cette situation, il n'en reste pas
moins que la France est en face de diffi-
cultés dont 6n cherche encore la solution.
Le pays est plus riche que jamais. A peine
un quart des frais de guerre a été dé-
pensé en dehors et l'afflux énorme d'ar-
gent anglais et américain provenant des
soldats fait plus que compenser ces sorties.
Mais, pendant toute la guerre, la France a
suivi la politique de se procurer des res-
sources par des emprunts plutôt que par
les imipôts, ce qui était évidemment diffi-
cile étant donné le formidable effort moral
et physique du pays et maintenant il sem-
ble qu'il n'y ait aucune méthode par la-
quelle le ministre des Finances puisse
faire face à l'énorme déficit, sans parler
du trou de 14 milliards dans le budget an-
nuel. Il y a là un terrible problème. La
capacité productive de la France, qui seule
peut produire des marchandises représen-
tant une valeur réelle, a été si profondé-
ment atteinte qu'il est virtuellement impos-
sible que la France exporte en quantité
appréciable pour maintenir le cours du
change — jusqu'à ce qu'elle ait reconstruit
ses industries en ruines et reconstitué cel-
les qui furent détruites par les obus alle-
mands, alors que d'autres furent transfor-
mées pour la fabrication des munitions.
Mais ces industries ne peuvent être re-
constituées sans l'introduction des machi-
nes, des matières en acier, etc., dont le
Gouvernement français refuse l'importa-
tion. La raison que l'on donne de cette
prohibition est qu'il se créerait, à l'égard
de la France une telle balance commer-
ciale que son change tomberait de 50 0/0
et plus. ce qui obligerait les usiniers fran-
ais à payer deux fois plus cher tout ce
qu'ils achètent et leur interdire la concur-
rence à l'égard de l'Angleterre, de l'Amé-
rique et même de l'Allemagne, lorsque dans
une année ou deux ils auront atteint le
stade de la production.
Les Français proposent trois moyens de
sortir de cette impasse :
1° Que les matières de ce genre soient
mises en commun par les Alliés à un prix
fixé ;
2° Que les taux alliés du change soient
internationalisés, c'est-à-dire stabilisés à
un chiffre donné ;
3° Que les dettes de guerre des Alliés »
soient mises en commun et garanties par
une union alliée ou par la Ligue des Na-
tions.,..
Tant en Angleterre qu'en Amérique
n'importe lequel de ces projets qui visent.
à maintenir de façon artificielle le crédit
français rencontrera une grande opposition.
Mais il n'y a pas d'autre alternative si ce
n'est des paiements immédiats en nature
et. en argent de la part de l'Allemagne. Il
semble improbable que l'Allemagne puisse
le faire de manière suffisante maintenant.
On affirme que l'Angleterre et les Etats-
Unis, qu'ils le veuillent ou non, seront obli-
gés d'accepter l'une ou l'autre des propo-
sitions françaises, uniquement pour sauver
la France d'une situation intolérable. On
pourrait objecter que la France devrait
être pressée de payer sa part des dépen-
ses de guerre par l'impôt, quelque pénible
que ce soit, comme elle l'a fait par le
sang. Cette idée est considérée comme pra-
tique bien qu'elle puisse paraître cruelle,
lorsqu'on se rend compte de ce qu'a été
l'impôt du sang pour la France. Les auto-
rités financières répliquent qu'elles ne de-
manderaient pas mieux, mais que c'est une
impossibilité matérielle. Leur pays, disent-
ils, ne peut supporter cet effort et ils font
appel aux Alliés pour les aider à recons-
truire lè crédit de la France que la guerre
a démoli. (Walter Duranty).
New York Times, 19.3.
Nouvelle réglementation des banques
hongroises. — Le Commissariat du peuple
a publié un nouveau règlement concernant
la circulation monétaire des banques Le
but poursuivi est d'habituer le public à
l'usage des chèques et du clearing, et d'é-
viter l'amoncellement des billets de banque
Les établissements de crédit placés sous le
contrôle de l'Etat pourront effectuer des
virements illimités d'un compte courant à
l'autre. Les particuliers pourront prélever
pour leurs besoins personnels 2.000 couron-
nes par mois, soit sur les sommes qu'ils
ont en compte courant, soit sur les livrets
de caisse d'épargne. Les sommes nécessai-
res aux salaires des ouvriers et employés
pourront être prélevées sans limite après
avoir été approuvées par les représentants
du parti ouvrier de la fabrique. Pour l'achat
de machines ou de matériel le délégué du
peuple pour la socialisation peut autoriser
le prélèvement de 20.000 couronnes et plus
si cela est nécessaire. Si les cultivateurs
veulent prélever plus de 2.000 couronnes ils
doivent obtenir également l'autorisation du
délégué pour l'agriculture. Les marchands
de comestibles peuvent faire des prélève-
ments illimités avec l'assentiment des au-
torités compétentes. Les Compagnies d'as-
surances ne peuvent effectuer des paye-
ments que jusqu'à concurrence de 1.000
couronnes. Les sommes restant dues seront
placées en compte courant dans une banque
désignée par l'intéressé. ,
Les directeurs et employés, sauf ceux qui
auront été définitivement écartés par le
commissaire du peuple, continueront à as-
T N° 1121
ETRANGERES N" Il 2
1 -1 A GUERP~.r,,
ET DE LA GUERRE Samedi 12 avril 1919.
! 4---
î — Samedi 12 avril 1919.
i
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
à-
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
t COMMERCE EXTERIEUR
rnouvernent commercial en Angleterre.
y^C[ues du ministère du Com-
mer,e 'eonreriialit notre commerce exté-
rieur Pendant le mois de mars, bien que
'°iri
satisfaisantes encore, marquent
Un proc, &res sur celles des premiers mois de
MI nilée en ce qu'elles manifestent une aug-
des exportatIOns et une réduc-
tion du et une réduc-
du dHicit commercial. L'excès des im-
portations e-t toutefois tou j ours très con-
^'tatinn est toutefois toujours très con-
s^érahi e etant de £ 52.663.793 pour le mois
et virtuellement de £ 200 OOO.OO0 pour le
trimestre de £ pour le
SoK?rées à celles de l'an dernier, les
'°?s en mars accusent une diminu-
*'°n de x
SUr û e l l.4W.931, mais une augmentation
G rnars 1917 de £ 24.626.419. Le
celle de inars t9l7 de Le
chiffrç f, S exportations est en augmenta-
(jerll' e £ 17.106.'181 sur celui de l'année
I917 y6 et de 8.997.365 sur celui de mars
ei les chiffres pour les trois pre-
s vois de 1919 (en livres sterling) :
Excédent
, Importa- Exporta- dès
tions tions Importat.
Mars - - -
•••• 134.518.054 47.342.943 87.175.111
Janvier 134.518.054 47.342.943 87.l75.111
féVTipp r •••• 107.073.399 46.914.681 60.158.718
Ma' rs ", 105.772.289 153.108.496 52.663.793
Total ——————
Pour le
trim estre.. 347.363.742 147.366.120 199.997.622
anchester Guardian, 8.4.
te , COMMUNICATIONS
L e 13"886 et l'avenir de l'aviation suisse. —
0 le 29 mars 1911, la « Perrain-Genos-
s^risehi Pubendorf » a été dissoute samedi
paYës apres avoir vécu huit ans. Tous frais
~r~' Teste encore 161.690 fr. aux socié-
DÙbeOdsolt 190 fr. par action ou 76
büb 'elldorf Se considérait comme le premier
catnn P aVllatIOn de la Suisse. Que l'on
'e Beundenfeld à Berne et l'on.
être Ina' Ifh:rence. Là. l'entreprise ne peut
être aintenue que comme pis aller ; le ter-
fain est trop petit. Si Berne ne veut pas
dans i» avenir être coupée du trafic aérien,
Plus faut disposer d'un champ d'aviation
pltl8 Vaste, approprié à toutes les exigences
I}es Itlv es. Il faut créer des voies aérien-
nes Qvp^ stations, où les aviateurs pourront
s a prêt
sont rvA-y' Les voies aériennes suivantes
^gitudç ,Ues en Suisse dans le sens de la
ngitu e
ïau^H^eld. DÜbendorf, Spreitenbach, Aa-
PQUet, en partant d'ici: ou bien Langenthal,
QOrf nI', Berne, ou Soleure, Gau, Utzen-
î°rf n "erne- Ensuite : Berne, Avenches,
dorr, nne, Genêve. Vers le sud : Duben-
Maiènf , ?PPerswil Mollis, Wallenstadt.
Coire, Lukmanier. Bellinzona,
sola Simplon, Domodos-
Lausannne, Bex, Sitten, Simpton, Domocfos-
A 6i/e A*rcher Zeitung, 4.4.
4 FINANCES
P,,, s ProblèMe financier en France. — De
, '.3.. La panique qui s'est manifes-
tée dans le cours du change — la livre an-
glaise gagnant 1 fr. 50 et le dollar 0 fr. 3t),
au détriment du franc — met: en relief
la situation critique des finances françaises.
La raison apparente de cet écart, le pire
que l'on ait enregistré depuis deux ans,
consiste dans le refus de la part de l'An-
gleterre de continuer le système par lequel
la livre sterling était garantie au Trésor
français pour le compte des acheteurs fran-
çais de marchandises anglaises à un cer-
tain prix qui, jusque-là, oscillait autour de
26 francs. L'effet de ce refus a été tel qu'un
homme d'affaires neutre en vue qui a es-
sayé d'acheter £ 1.000 sur le marché pari-
sien samedi s'est vu répondrè que la tran-
saction était impossible à moins qu'il ne
soit disposé à payer 30 francs par livre.
En d'autres termes le marché des changes
est si bouleversé qu'il n y a pas de cours
réel. Bien qu'il soit probable que des me-
sures seront officiellement prises pour re-
médier à cette situation, il n'en reste pas
moins que la France est en face de diffi-
cultés dont 6n cherche encore la solution.
Le pays est plus riche que jamais. A peine
un quart des frais de guerre a été dé-
pensé en dehors et l'afflux énorme d'ar-
gent anglais et américain provenant des
soldats fait plus que compenser ces sorties.
Mais, pendant toute la guerre, la France a
suivi la politique de se procurer des res-
sources par des emprunts plutôt que par
les imipôts, ce qui était évidemment diffi-
cile étant donné le formidable effort moral
et physique du pays et maintenant il sem-
ble qu'il n'y ait aucune méthode par la-
quelle le ministre des Finances puisse
faire face à l'énorme déficit, sans parler
du trou de 14 milliards dans le budget an-
nuel. Il y a là un terrible problème. La
capacité productive de la France, qui seule
peut produire des marchandises représen-
tant une valeur réelle, a été si profondé-
ment atteinte qu'il est virtuellement impos-
sible que la France exporte en quantité
appréciable pour maintenir le cours du
change — jusqu'à ce qu'elle ait reconstruit
ses industries en ruines et reconstitué cel-
les qui furent détruites par les obus alle-
mands, alors que d'autres furent transfor-
mées pour la fabrication des munitions.
Mais ces industries ne peuvent être re-
constituées sans l'introduction des machi-
nes, des matières en acier, etc., dont le
Gouvernement français refuse l'importa-
tion. La raison que l'on donne de cette
prohibition est qu'il se créerait, à l'égard
de la France une telle balance commer-
ciale que son change tomberait de 50 0/0
et plus. ce qui obligerait les usiniers fran-
ais à payer deux fois plus cher tout ce
qu'ils achètent et leur interdire la concur-
rence à l'égard de l'Angleterre, de l'Amé-
rique et même de l'Allemagne, lorsque dans
une année ou deux ils auront atteint le
stade de la production.
Les Français proposent trois moyens de
sortir de cette impasse :
1° Que les matières de ce genre soient
mises en commun par les Alliés à un prix
fixé ;
2° Que les taux alliés du change soient
internationalisés, c'est-à-dire stabilisés à
un chiffre donné ;
3° Que les dettes de guerre des Alliés »
soient mises en commun et garanties par
une union alliée ou par la Ligue des Na-
tions.,..
Tant en Angleterre qu'en Amérique
n'importe lequel de ces projets qui visent.
à maintenir de façon artificielle le crédit
français rencontrera une grande opposition.
Mais il n'y a pas d'autre alternative si ce
n'est des paiements immédiats en nature
et. en argent de la part de l'Allemagne. Il
semble improbable que l'Allemagne puisse
le faire de manière suffisante maintenant.
On affirme que l'Angleterre et les Etats-
Unis, qu'ils le veuillent ou non, seront obli-
gés d'accepter l'une ou l'autre des propo-
sitions françaises, uniquement pour sauver
la France d'une situation intolérable. On
pourrait objecter que la France devrait
être pressée de payer sa part des dépen-
ses de guerre par l'impôt, quelque pénible
que ce soit, comme elle l'a fait par le
sang. Cette idée est considérée comme pra-
tique bien qu'elle puisse paraître cruelle,
lorsqu'on se rend compte de ce qu'a été
l'impôt du sang pour la France. Les auto-
rités financières répliquent qu'elles ne de-
manderaient pas mieux, mais que c'est une
impossibilité matérielle. Leur pays, disent-
ils, ne peut supporter cet effort et ils font
appel aux Alliés pour les aider à recons-
truire lè crédit de la France que la guerre
a démoli. (Walter Duranty).
New York Times, 19.3.
Nouvelle réglementation des banques
hongroises. — Le Commissariat du peuple
a publié un nouveau règlement concernant
la circulation monétaire des banques Le
but poursuivi est d'habituer le public à
l'usage des chèques et du clearing, et d'é-
viter l'amoncellement des billets de banque
Les établissements de crédit placés sous le
contrôle de l'Etat pourront effectuer des
virements illimités d'un compte courant à
l'autre. Les particuliers pourront prélever
pour leurs besoins personnels 2.000 couron-
nes par mois, soit sur les sommes qu'ils
ont en compte courant, soit sur les livrets
de caisse d'épargne. Les sommes nécessai-
res aux salaires des ouvriers et employés
pourront être prélevées sans limite après
avoir été approuvées par les représentants
du parti ouvrier de la fabrique. Pour l'achat
de machines ou de matériel le délégué du
peuple pour la socialisation peut autoriser
le prélèvement de 20.000 couronnes et plus
si cela est nécessaire. Si les cultivateurs
veulent prélever plus de 2.000 couronnes ils
doivent obtenir également l'autorisation du
délégué pour l'agriculture. Les marchands
de comestibles peuvent faire des prélève-
ments illimités avec l'assentiment des au-
torités compétentes. Les Compagnies d'as-
surances ne peuvent effectuer des paye-
ments que jusqu'à concurrence de 1.000
couronnes. Les sommes restant dues seront
placées en compte courant dans une banque
désignée par l'intéressé. ,
Les directeurs et employés, sauf ceux qui
auront été définitivement écartés par le
commissaire du peuple, continueront à as-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Bibliothèque Diplomatique Numérique Bibliothèque Diplomatique Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "MAEDIGen0"
- Auteurs similaires Bibliothèque Diplomatique Numérique Bibliothèque Diplomatique Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "MAEDIGen0"
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/10
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6216712f/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6216712f/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6216712f/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6216712f/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6216712f
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6216712f
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6216712f/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest