Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-03-27
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 27 mars 1919 27 mars 1919
Description : 1919/03/27 (T11,N1107). 1919/03/27 (T11,N1107).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62166976
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
"ISTÈRES
DES
IPPAIRES ETRANGERES
ET n DE LA GUERRE
1 N° H07
Jeudi 27 mars 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Les L'ARMISTICE
Les sous - marins allemands internés en
!laIlt ne. -: De Santander, 17.3 : Le lieute-
eSt devo1- Sseau français, M. de Reobien,
St venu prendre possession, au nom du
pouVernp français, du sous-marin al-
lemand u du sous-marin al-
fsPèrem Ferrol, 17.3. - Les scaphandriers
Ispère nt Pouvoir remettre à flot ie sous-
lî^hait A coule récemment alors qu'il
es ont ni é.^apper. Les autorités mari-
r* Ont doécidé, d'autre part, de fermer
trlands les chambres habitées par les Alle-
Setvic à r Room » et de mettre un
hôtel, e e garde à la porte d'entrée dudit
'l.
2£ S De Carthagène, 17.3. - Le sous-marin
-111ern and U-39 qui, durant les hostilités, s'é-
réfim^ f (lans notre port, a été remis au-
SOL [UI au Pouvoir de la France
Soi de Madrid], 18.3.
r
traillt ture armée allemande.- La France
mis d qUe l'Allemagne, s'il ne lui était per-
Derrnae ne conserver qu'une petite armée
fe'rQl&nemAh ne l'utilise comme cadre pour
a~irer ]" ~t.ruction militaire d'une grande
tttpide de la population par .un échange
^e d^o
crainte des Contingents de milice. Cette
py.£ aiIue est l le,jUstlfiée ? Une guerre faite
dans les conditions modernes dépend d'une
tnise e s conditions modernes dépend d'une
Se en rpnT lre énorme de moyens techni-
aiwns qu'il n!L serait pas possible de prépa-
abr D'un autre côté si la milice
rpn,f^Sente an Jourd/hui la forme la mieux
appropriée ri levée en masse et surtout
forte e. de levée en masse et surtout
il militaire, le manque d'une
es Cas les réduit dans tous
U~ )e~ les mobIles qui peuvent pousser à
Ujia§uerre nfif ensive- En même temps, avec
offensive. En ~eme temps avec
01, StltutiOn - réellement démocratique
si ] ^Hernafctne possède actuellement, et
les a.;onse.lIs de soldats doivent émettre
q- avis
que la. pourrait-on concevoir
rnilice revienne l'instrument d'une
politi qlle do conquête ?
Au contraire
(rh' - COn t l'>~
Ail "-'-I.I: Ge COnquête ?
J»Vvja^ ontp- une arasée mercenaire telle
~erlte l eut l'imposer à l'Allemagne, repré-
Itltérie e Plus grand danger pour la paix
iutdJ,r?i. eu,re. TfS cent mille prétoriens for-
ue Se
qUe Se un centre d'attraction ; c'est à eux
•W rattarhnt les souvenirs militaires
trletlts ^Uemarr n€ est si riche. Les événe-
etits "évollItiO n n aires en Allemagne ne
Porten lit-ils Pas - dans toutes leurs dé-
Wf^Vils naau'ssi, dans toutes leurs dé-
milit gauche' et à droite, un carac-
^thJ^^itairp Jr?nonc^ n'agissent-ils pas
cuHe P^muation de la guerre, qui
n feton ee maintenant vers l'inté-
!J.° l del, as en même temps une iro-
s idéa~ que maintenant, l'armée de
ris4ei idéfn * suprême de tous les milita-
soit po
is ^ent Hû ill? comme la forme de dé-
Us tr¡iliPt .de l'Etat qui a été jusqu'ici le
litaristP du monde ?
4^ beiter 6y ei. tung [de Vienne], 14.3.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
REGIME DU TRAVAIL
Les revendications des ouvriers anglais.
— Même un optimiste ne pourrait préten-
dre que le pays est entièrement délivré de
la crise industrielle actuelle. Mais la suite
des événements comporte ses leçons très
claires. Jusqu'à ce que les séances de la
Commission des mines fussent publiques, il.
était probablement vrai que la plus grande
partie de l'opinion, toujours et naturelle-
ment hostile à l'idée d'une grande grève,
était apathique, sinon décidément opposée
aux revendications des mineurs. Mais les
révélations produisirent leur effet immédiat,
et le public, juge équitable, décida que ces
revendications étaient fondées en raison
et devaient être acceptées en une large me.
sure. Nous ne reviendrons jamais aux
conditions d'avant-guerre — en fait ou en
esprit. Il existe des conditions nouvelles. Il
existe un esprit nouveau — l'esprit de
sympathie intelligente. Mais les chemi-
nots semblent de dispositions moins conci-
liantes. Ils ont menacé non seulement de
faire grève eux-mêmes, mais d'imposer la
grève des industries essentielles, à moins
qu'on n'accepte des demandes que ni l'Etat
ni l'opinion ne sont préparées à appuyer.
On ne peut rien gagner par la force, em-
ployée comme une arme contre le. public.
Tout ce qui est économiquement possible
peut être gagné en convainquant le public.
Les cheminots. seraient fous d'imposer
une grève. — (Ed.)
Daily Express, 24.3.
COMMERCE EXTERIEUR
La concurrence étrangère en Angleterre.
— Le Comité des Tramways de la corpora-
tion de Birmingham a accepté une offre de
rails d'acier faite par une firme américaine,
qui a pu promettre une livraison plus ra-
pide qu'aucune firme britannique. Cette
nouvelle montre en raccourci les difficultés
avec lesquelles le commerce britannique se
trouve aux prises. D'un côté, l'industriel est
handicapé par l'agitation ouvrière qui l'em-
pêche de promettre une prompte livraison.
De l'autre, il est enchaîné par diverses res-
trictions et règlements .gouvernementaux
sur les importations et les exportations, rè-
glements qui peuvent avoir été nécessaires
pendant la guerre, mais dont Je maintien
quatre mois après la guerre n'a pas été ex-
pliqué de façon satisfaisante. Dans l'in-
dustrie du coton, par exemple, les com-
mandes vont non au Lancashire, mais au
Japon, parce que les prix britanniques sont
trop élevés et la main-d'œuvre britannique
est menacée de chômage. — (Ed.)
Daily Mail, 24.3.
COMMUNICATIONS
Portugal : AVIATION. — Le Gouvernement
portugais va contracter un emprunt de 1.800
contos de reis, pour l'achat de matériel aé-
rien nécessaire à l'installation de postes
d'aviation sur son continent.
Commercio do Porto, 21.3.
LA MARINE MARCHANDE. — Prochainement
doit être signé, à Lisbonne, le contrat d'une
nouvelle Société de construction de navires
marchands. Le personnel dirigeant sera
étrahger, la main-d'œuvre sera fournie par
le Portugal. Les directeurs de la fabrique
de grenades, récemment établie à Lisbonne,
font partie de cette nouvelle entreprise
La nouvelle Société a déjà reçu des com-
mandes qui lui garantissent une exploita-
tion durable.
Commercio do Porto, 21.3.
FINANCES
France : OPINIONS ANGLAISES. — Le change
est de plus en plus défavorable' à la France
parce que la Grande-Bretagne et les Etats-
Unis diminuent l'assistance qu'ils ont don-
née jusqu'ici au franc en prêtant à la Fran-
ce de l'argent pour payer ses achats à
l'extérieur. Pourquoi a-t-on choisi ce mo-
ment précis pour changer de politique ? La
raison n'est pas claire, mais peut-être dé-
sirait-on faire sentir au Gouvernement fran-
çais la nécessité de s'attaquer sérieusement
aux problèmes financiers. De tous les
grands pays belligérants nul n'a fait moins
que la France pour régler ses dépenses de
guerre au moyen d'impôts. Les dépenses
de paix de la France, sans tenir compte des
budgets militaires, seront quatre fois plus
grandes qu'avant la guerre. Le revenu des
impôts aujourd'hui ne couvre pas l'intérêt
de ses emprunts. Que veut-elle faire ? Les
politiciens parlent comme si l'Allemagne
pouvait tout arranger, mais ce sont là ma-
nœuvres électorales aux yeux des financiers
sérieux. D'autres encore espèrent que les
Alliés prendront leur part du fardeau, mais
c'est une perspective peu brillante. La vé-
rité c'est qu'en France, comme ailleurs, les
impôts devront combler la plus grosse par-
tie du déficit et l'impôt est très impopulaire
chez les classes moyennes françaises. M.
Klotz, ministre des Finances, qui fut pres-
que renversé pour avoir fait allusion à un
impôt sur le capital, retira vivement l'allu-
sion. Mais cela ne fait que laisser le pro-
blème au même point. Les Français ont
tous les courages, sauf le courage fiscal,
mais, , comme à nous tous, il leur faudra
tout le courage fiscal possible.
Manchester Guardian, 22.3.
— De Paris : Des deux côtés de la Manche
on peut voir des tendances protectionnistes
qui, si l'on n'y met un frein, conduiront
à de sérieux conflits d'intérêts. La chute
du change français à Londres causa ici
une grande perturbation la semaine passée.
Depuis le commencement de novembre
dernier, la livre sterling valait environ 26 fr.
Soudain, lundi dernier, 26 francs ne valu-
rent plus environ que 18 shillings grâce
à l'arrêt' des crédits que nous avions accor-
dés jusqu'ici au Gouvernement français.
Malheureusement, on n'a fourni aucune ex-
plication publique de cette mesure, ou du
moins on n'en a point publié ici, et cela
fut très regretté.
Je crois cependant exact de dire qu'une
.des raisons a été le refus du Gouvernement
français d'abréger la liste des importa-
tions anglaises prohibées. Le consommateur
DES
IPPAIRES ETRANGERES
ET n DE LA GUERRE
1 N° H07
Jeudi 27 mars 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Les L'ARMISTICE
Les sous - marins allemands internés en
!laIlt ne. -: De Santander, 17.3 : Le lieute-
eSt devo1- Sseau français, M. de Reobien,
St venu prendre possession, au nom du
pouVernp français, du sous-marin al-
lemand u du sous-marin al-
fsPèrem Ferrol, 17.3. - Les scaphandriers
Ispère nt Pouvoir remettre à flot ie sous-
lî^hait A coule récemment alors qu'il
es ont ni é.^apper. Les autorités mari-
r* Ont doécidé, d'autre part, de fermer
trlands les chambres habitées par les Alle-
Setvic à r Room » et de mettre un
hôtel, e e garde à la porte d'entrée dudit
'l.
2£ S De Carthagène, 17.3. - Le sous-marin
-111ern and U-39 qui, durant les hostilités, s'é-
réfim^ f (lans notre port, a été remis au-
SOL [UI au Pouvoir de la France
Soi de Madrid], 18.3.
r
traillt ture armée allemande.- La France
mis d qUe l'Allemagne, s'il ne lui était per-
Derrnae ne conserver qu'une petite armée
fe'rQl&nemAh ne l'utilise comme cadre pour
a~irer ]" ~t.ruction militaire d'une grande
tttpide de la population par .un échange
^e d^o
crainte des Contingents de milice. Cette
py.£ aiIue est l le,jUstlfiée ? Une guerre faite
dans les conditions modernes dépend d'une
tnise e s conditions modernes dépend d'une
Se en rpnT lre énorme de moyens techni-
aiwns qu'il n!L serait pas possible de prépa-
abr D'un autre côté si la milice
rpn,f^Sente an Jourd/hui la forme la mieux
appropriée ri levée en masse et surtout
forte e. de levée en masse et surtout
il militaire, le manque d'une
es Cas les réduit dans tous
U~ )e~ les mobIles qui peuvent pousser à
Ujia§uerre nfif ensive- En même temps, avec
offensive. En ~eme temps avec
01, StltutiOn - réellement démocratique
si ] ^Hernafctne possède actuellement, et
les a.;onse.lIs de soldats doivent émettre
q- avis
que la. pourrait-on concevoir
rnilice revienne l'instrument d'une
politi qlle do conquête ?
Au contraire
(rh' - COn t l'>~
Ail "-'-I.I: Ge COnquête ?
J»Vvja^ ontp- une arasée mercenaire telle
~erlte l eut l'imposer à l'Allemagne, repré-
Itltérie e Plus grand danger pour la paix
iutdJ,r?i. eu,re. TfS cent mille prétoriens for-
ue Se
qUe Se un centre d'attraction ; c'est à eux
•W rattarhnt les souvenirs militaires
trletlts ^Uemarr n€ est si riche. Les événe-
etits "évollItiO n n aires en Allemagne ne
Porten lit-ils Pas - dans toutes leurs dé-
Wf^Vils naau'ssi, dans toutes leurs dé-
milit gauche' et à droite, un carac-
^thJ^^itairp Jr?nonc^ n'agissent-ils pas
cuHe P^muation de la guerre, qui
n feton ee maintenant vers l'inté-
!J.° l
s idéa~ que maintenant, l'armée de
ris4ei idéfn * suprême de tous les milita-
soit po
is ^ent Hû ill? comme la forme de dé-
Us tr¡iliPt .de l'Etat qui a été jusqu'ici le
litaristP du monde ?
4^ beiter 6y ei. tung [de Vienne], 14.3.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
REGIME DU TRAVAIL
Les revendications des ouvriers anglais.
— Même un optimiste ne pourrait préten-
dre que le pays est entièrement délivré de
la crise industrielle actuelle. Mais la suite
des événements comporte ses leçons très
claires. Jusqu'à ce que les séances de la
Commission des mines fussent publiques, il.
était probablement vrai que la plus grande
partie de l'opinion, toujours et naturelle-
ment hostile à l'idée d'une grande grève,
était apathique, sinon décidément opposée
aux revendications des mineurs. Mais les
révélations produisirent leur effet immédiat,
et le public, juge équitable, décida que ces
revendications étaient fondées en raison
et devaient être acceptées en une large me.
sure. Nous ne reviendrons jamais aux
conditions d'avant-guerre — en fait ou en
esprit. Il existe des conditions nouvelles. Il
existe un esprit nouveau — l'esprit de
sympathie intelligente. Mais les chemi-
nots semblent de dispositions moins conci-
liantes. Ils ont menacé non seulement de
faire grève eux-mêmes, mais d'imposer la
grève des industries essentielles, à moins
qu'on n'accepte des demandes que ni l'Etat
ni l'opinion ne sont préparées à appuyer.
On ne peut rien gagner par la force, em-
ployée comme une arme contre le. public.
Tout ce qui est économiquement possible
peut être gagné en convainquant le public.
Les cheminots. seraient fous d'imposer
une grève. — (Ed.)
Daily Express, 24.3.
COMMERCE EXTERIEUR
La concurrence étrangère en Angleterre.
— Le Comité des Tramways de la corpora-
tion de Birmingham a accepté une offre de
rails d'acier faite par une firme américaine,
qui a pu promettre une livraison plus ra-
pide qu'aucune firme britannique. Cette
nouvelle montre en raccourci les difficultés
avec lesquelles le commerce britannique se
trouve aux prises. D'un côté, l'industriel est
handicapé par l'agitation ouvrière qui l'em-
pêche de promettre une prompte livraison.
De l'autre, il est enchaîné par diverses res-
trictions et règlements .gouvernementaux
sur les importations et les exportations, rè-
glements qui peuvent avoir été nécessaires
pendant la guerre, mais dont Je maintien
quatre mois après la guerre n'a pas été ex-
pliqué de façon satisfaisante. Dans l'in-
dustrie du coton, par exemple, les com-
mandes vont non au Lancashire, mais au
Japon, parce que les prix britanniques sont
trop élevés et la main-d'œuvre britannique
est menacée de chômage. — (Ed.)
Daily Mail, 24.3.
COMMUNICATIONS
Portugal : AVIATION. — Le Gouvernement
portugais va contracter un emprunt de 1.800
contos de reis, pour l'achat de matériel aé-
rien nécessaire à l'installation de postes
d'aviation sur son continent.
Commercio do Porto, 21.3.
LA MARINE MARCHANDE. — Prochainement
doit être signé, à Lisbonne, le contrat d'une
nouvelle Société de construction de navires
marchands. Le personnel dirigeant sera
étrahger, la main-d'œuvre sera fournie par
le Portugal. Les directeurs de la fabrique
de grenades, récemment établie à Lisbonne,
font partie de cette nouvelle entreprise
La nouvelle Société a déjà reçu des com-
mandes qui lui garantissent une exploita-
tion durable.
Commercio do Porto, 21.3.
FINANCES
France : OPINIONS ANGLAISES. — Le change
est de plus en plus défavorable' à la France
parce que la Grande-Bretagne et les Etats-
Unis diminuent l'assistance qu'ils ont don-
née jusqu'ici au franc en prêtant à la Fran-
ce de l'argent pour payer ses achats à
l'extérieur. Pourquoi a-t-on choisi ce mo-
ment précis pour changer de politique ? La
raison n'est pas claire, mais peut-être dé-
sirait-on faire sentir au Gouvernement fran-
çais la nécessité de s'attaquer sérieusement
aux problèmes financiers. De tous les
grands pays belligérants nul n'a fait moins
que la France pour régler ses dépenses de
guerre au moyen d'impôts. Les dépenses
de paix de la France, sans tenir compte des
budgets militaires, seront quatre fois plus
grandes qu'avant la guerre. Le revenu des
impôts aujourd'hui ne couvre pas l'intérêt
de ses emprunts. Que veut-elle faire ? Les
politiciens parlent comme si l'Allemagne
pouvait tout arranger, mais ce sont là ma-
nœuvres électorales aux yeux des financiers
sérieux. D'autres encore espèrent que les
Alliés prendront leur part du fardeau, mais
c'est une perspective peu brillante. La vé-
rité c'est qu'en France, comme ailleurs, les
impôts devront combler la plus grosse par-
tie du déficit et l'impôt est très impopulaire
chez les classes moyennes françaises. M.
Klotz, ministre des Finances, qui fut pres-
que renversé pour avoir fait allusion à un
impôt sur le capital, retira vivement l'allu-
sion. Mais cela ne fait que laisser le pro-
blème au même point. Les Français ont
tous les courages, sauf le courage fiscal,
mais, , comme à nous tous, il leur faudra
tout le courage fiscal possible.
Manchester Guardian, 22.3.
— De Paris : Des deux côtés de la Manche
on peut voir des tendances protectionnistes
qui, si l'on n'y met un frein, conduiront
à de sérieux conflits d'intérêts. La chute
du change français à Londres causa ici
une grande perturbation la semaine passée.
Depuis le commencement de novembre
dernier, la livre sterling valait environ 26 fr.
Soudain, lundi dernier, 26 francs ne valu-
rent plus environ que 18 shillings grâce
à l'arrêt' des crédits que nous avions accor-
dés jusqu'ici au Gouvernement français.
Malheureusement, on n'a fourni aucune ex-
plication publique de cette mesure, ou du
moins on n'en a point publié ici, et cela
fut très regretté.
Je crois cependant exact de dire qu'une
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