Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-03-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 25 mars 1919 25 mars 1919
Description : 1919/03/25 (T11,N1105). 1919/03/25 (T11,N1105).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6216695c
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
""«STÈRES
DES
'Pt!iQES ETRANGERES
"LA GUERRE
N° 1105
Mardi 25 mars 1919.
Il bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Gra M~ ORGANISATION
setagne. — L'ARTILLERIE : L'un
$PREMI ers r'ésultats , de la guerre est la
essité r|reorganiser presque toute notre
artilleri et un comité s'est formé dans ce
aU Wq r Office sous la présidence du
général Sir Julian Byng,
Globe, 21.3.
AU
COI11Il1i aUne, - L'ARMÉE NATIONALE : La
- const i tu tionnelle de l'Assem-
7eienationale s'est réunie mercredi à
fi
hCle 5 r et a reÇris la discussion de l'ar-
0 rile 5 sur l, Ulllte nationale en ce qui con-
l's»^ ,
Itculier arrnee et les droits militaires par-
ff0u^er,o Ho rf différents Etats du Sud, avant
rtr,111 ceilx de la Bavière. Le ministre de la
Bavière. Le ministre de la
Guerre prusseien, Oberst Rheinhard - a plai-
dé énérgiquement la cause de l'armée na-
tionale d quement la cause de l'armée na-
11 5 fa- EmPire- La Prusse, dit-il, a
du fait de cette guerre malheureuse,
un choc violent , le p ouvoir du Kaiser a
:, il nous faut penser à l'adjonction
'• c est pourquoi il nous faut
d aille lYlée natIOnale, organisation qui sera
l
le ùr Urs moins coûteuse que toute autre.
u6 Ro^er^e (Centre) estime que si l'As-
J^bi'ée naiIOnale adopte le projet sans te-
4ir e 0rnpte des objections de la Bavière, les
y tienn d OUvriers, paysans et soldats qui
CllIl do ert iP°uy°ir s'opposeront sans au-
Dd°utP & Pareil état de choses et provo-
queront des conflits regrettables. Les re-
ha^^arit- Conflits regrettables. Les re-
présertatits de la Bavière et du Wurtem-
■affi® Partef nt - l'avis de Dr Beyerle et ont
pays av ne^ie l0S droits de leurs
partage l'avis de droits de leu~
pays repectifs. s.
helnisch-westliilische Zeitung, 13.3.
Qa~ du décret de constitution d'une
Sn!^ aaStiS Y. e provisoire publié le 6.3
a
p eilt sun?^ ,e est sous le comman-
4 t1 erleur du Président de l'Empire.
ui-ci peut détacher à tout moment, à
rep ^r^s^tant c() 1 a dément quelcon-clue, un
un poste de commandement quelconque, un
Gouvernement qui colla-
les. autorités militaires à la so-
lution de certaines questions politiques ou
cihves ; les droits et la mission
de e délég,,A seront déterminés suivant les
la sWopcs
tl a Camè ,
g Clel's et l re d'officier est ouverte aux of-
ficiers et sold ats qui s'en seront inontrés di-
U Par SOldats qui s'en seront montrés di-
U len* c°nd,uite et leur Activité.
Ilu I)e de l' e de la Guerre assure la disci-
ée. Ii règlera sa composition
\r<:l
Il décidera rrnen ^es sont les organisations
les ^ireg
volontaires Izidr dU fédérales à admettre dans
les cadres de l'arm. ée nationale, ou qui
pourraient lui être affifliées. -
Les offt ciers- -1- -
1'\)\1 -"Ires d- -L'-'Ut::l ale::; a admettre dans
l ures rlo J arrn'ée nationale ou qui
S,,S,«cièiUm L être affiliées.
rs°us-officiers et agents qui
^is fin» 5 s 1 armée nationale conser-
)^rit 1 .e^r gra® et leurs droits. Leur muta-
s6rVj Quivauj leurs droits. Leur muta-
ts tts antér,v une continuation de leurs
Vs °^pes 5urs*
tr0l:^ boUt °ivent "s'engager pour six
l~. ()tlVea ODtde ce temps l'engagement
trou e utOlYlatrquemnt renouvelé, pour
trois mois s'il n'a pas été dénoncé un mois
avant l'expiration.
L'ancienne armée doit être dissoute, ex-
ception faite pour les organisations néces-
saires à cette dissolution, et pour celles ap-
pelées à compléter l'armée nationale en
personnel et en matériel.
Cette ordonnance est applicable à la Ba-
vière, aux termes de la Convention du
23 novembre 1870, et au Wurtemberg sui-
vant la Convention du 21-25 décembre 1870.
Deutscher Reichsanzeiger, 13.3.
-——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
REGIME DU TRAVAIL
Grande-Bretagne. — LES REVENDICATIONS
OUVRIÈRES : La question est maintenant de
savoir si les mineurs accepteront le juge-
ment du Président, lequel est essentielle-
ment un compromis, comme ils se fussent
certainement attendus à ce que l'on accep-
tât tout jugement impartial qui eût été à
leur point de vue une victoire complète.
Cette question, croyons-nous, sera décidée
en répondant à une autre question. Les de-
mandes des mineurs ont-elles des motifs
économiques ou politiques ? Si ce sont des
motifs économiques, le bon sens se décla-
rera pour l'acceptation des conclusions ; si
ce sont des motifs politiques, le cas est tout
autre : il ne s'agit pas de tels ou tels chif-
fres, mais d'une lutte pour le pouvoir entre
une catégorie d'individus et l'Etat. Si les
conclusions ne sont pas acceptées, ce sera
parce que les extrémistes des trade-unions
ont décidé d'aller au delà de simples reven-
dications d'arrangement économique, qu'ils
sont résolus à mener, pour la conquête du
pouvoir, une lutte où leur arme est la ca-
pacité de faire du tort à la communauté.
Une action comme la fameuse grève de la
Triple-Alliance serait franchement un ap-
pel à la force. Ce serait de plus un défi à
la nation entière. Le Gouvernement, repré-
sentant la nation entière, devrait y répon-
dre avec une détermination inébranlable.
Les trade-unions agiront sagement, à leur
propre point de vue, en y regardant à deux
fois avant de déclarer une pareille guerre.
- (Ed.)
Evening Standard, 21.3.
- On verra que les membres indépen-
dants de la Commission des mines, dans le
désir national d'éviter une plus grande
augmentation du prix du charbon, ont été
très loin dans le royaume des conjectures.
La taxation qui doit être sacrifiée pour
augmenter la rémunération du travail sera
peut-être mieux employée par les travail-
leurs et par leurs familles que par une bu-
reaucratie extravagante, mais l'expérience
montre qu'en règle générale, dans l'indus-
trie minière, plus le salaire est élevé, plus
la production par personne diminue, et le
public doit s'accoutumer à la perspective
de prix plus élevés et de quantités moin-
dres jusqu'à ce que l'industrie ait eu le
temps de se réorganiser pour s'adapter
aux nouvelles conditions qu'on lui impose.
Economist, 22.3.
Etats-Unis. — LES OUVRIERS ÉTRANGERS :
Le Call a reçu hier une lettre très remar-
quable d'un ouvrier étranger. Elle était
imprimée, ce qui indique qu'on veut en
faire une large distribution.
Lettre ouverte aux salariés étrangers des
Etats-Unis. - - - -
FI LZI Illii- u Il 1 S.
Nous voici de nouveau face à de tristes
temps et à une longue période de chômage.
Beaucoup d'entre nous ont déjà eu à faire
face à la même situation autrefois et sa-
vent, par une amère expérience, ce que
c'est que d'être un chômeur. Actuelle-
ment, la lutte pour la vie de l'ouvrier étran-
ger est plus difficile qu'elle ne l'a jamais
tté auparavant. On a refusé d'employer des
étrangers à cause de leur nationalité. On
nous refuse l'occasion de gagner notre vie.
On ne nous permet pas de retourner au
pays d'où nous venons. Qu'allons-nous
faire ? On a refusé des passeports à des
milliers d'hommes. ; des centaines sont en
prison par tout le pays en attendant d'être
déportés ; la plupart d'entre eux sont des
citoyens de nations alliées ou neutres qu'on
retient depuis des mois. Pourquoi nous em-
pêche-t-on de quitter les Etats-Unis ? Est-ce
le désir de certains de créer une vaste ar-
mée de chômeurs pour écraser les tra-
vailleurs organisés sous la faim et la
misère ? Pourquoi ne pas améliorer la
situation en laissant partir ceux dont on n'a
plus besoin ici ? Il n'y a absolument
aucun signe d'amélioration pour notre
situation dans un avenir prochain. Pour-
quoi rester ici dans l'oisiveté et suppor-
ter les souffrances du chômage quand on
a besoin de nous pour rebâtir l'Europe
ravagée? Une chose est certaine : quelle
que soit la situation dans les divers pays
européens, elle ne peut être actuellement
pire que celle des Etats-Unis, avec les
queues à la porte des boulangeries et les
soupes populaires, avec les wagons rem-
plis d'ouvriers qui parcourent tout le pays
pour trouver des emplois qui n'existent
pas, avec des bébés mourant faute de lait,
et de vigoureux jeunes hommes suppliant
les patrons de les laisser travailler pour
payer leur pension. Les conditions qui
nous ont forcés à quitter notre pays natal
n'existent plus. Les révolutions de Russie,
Allemagne, Autriche, Roumanie et Bulga-
rie annoncent l'établissement prochain de
la République européenne des travailleurs.
Tant que notre travail a pu être exploité
par les capitalistes américains, nous étions
les bienvenus. Tant que nous construisions
des chemins de fer, risquant nos vies dans
des tunnels remplis de gaz et longs de plu-
sieurs kilomètres ; tant que nous édifiions
de grosses digues dans les montagnes pour
irriguer les déserts et fournir la lumière
et l'énergie ; tant que nous faisions tout le
travail sordide et désagréable qui accom-
pagne la construction, des cités et des villes,
nous étions les bienvenus. Aussi longtemps
que nous acceptâmes de dormir dans des
baraques, 70 et 80 dans une seule chambre,
nos patrons nous aimèrent. Dès que nous
commençons à critiquer cette situation, on
nous menace de déportation. Camarades.
demandons à être déportés. Retournons au
DES
'Pt!iQES ETRANGERES
"LA GUERRE
N° 1105
Mardi 25 mars 1919.
Il bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
Gra M~ ORGANISATION
setagne. — L'ARTILLERIE : L'un
$PREMI ers r'ésultats , de la guerre est la
essité r|reorganiser presque toute notre
artilleri et un comité s'est formé dans ce
aU Wq r Office sous la présidence du
général Sir Julian Byng,
Globe, 21.3.
AU
COI11Il1i aUne, - L'ARMÉE NATIONALE : La
- const i tu tionnelle de l'Assem-
7eienationale s'est réunie mercredi à
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hCle 5 r et a reÇris la discussion de l'ar-
0 rile 5 sur l, Ulllte nationale en ce qui con-
l's»^ ,
Itculier arrnee et les droits militaires par-
ff0u^er,o Ho rf différents Etats du Sud, avant
rtr,111 ceilx de la Bavière. Le ministre de la
Bavière. Le ministre de la
Guerre prusseien, Oberst Rheinhard - a plai-
dé énérgiquement la cause de l'armée na-
tionale d quement la cause de l'armée na-
11 5 fa- EmPire- La Prusse, dit-il, a
du fait de cette guerre malheureuse,
un choc violent , le p ouvoir du Kaiser a
:, il nous faut penser à l'adjonction
'• c est pourquoi il nous faut
d aille lYlée natIOnale, organisation qui sera
l
le ùr Urs moins coûteuse que toute autre.
u6 Ro^er^e (Centre) estime que si l'As-
J^bi'ée naiIOnale adopte le projet sans te-
4ir e 0rnpte des objections de la Bavière, les
y tienn d OUvriers, paysans et soldats qui
CllIl do ert iP°uy°ir s'opposeront sans au-
Dd°utP & Pareil état de choses et provo-
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ha^^arit- Conflits regrettables. Les re-
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■affi® Partef nt - l'avis de Dr Beyerle et ont
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helnisch-westliilische Zeitung, 13.3.
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Sn!^ aaStiS Y. e provisoire publié le 6.3
a
4 t1 erleur du Président de l'Empire.
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un poste de commandement quelconque, un
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g Clel's et l re d'officier est ouverte aux of-
ficiers et sold ats qui s'en seront inontrés di-
U Par SOldats qui s'en seront montrés di-
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1'\)\1 -"Ires d- -L'-'Ut::l ale::; a admettre dans
l ures rlo J arrn'ée nationale ou qui
S,,S,«cièiUm L être affiliées.
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)^rit 1 .e^r gra® et leurs droits. Leur muta-
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Vs °^pes 5urs*
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trois mois s'il n'a pas été dénoncé un mois
avant l'expiration.
L'ancienne armée doit être dissoute, ex-
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saires à cette dissolution, et pour celles ap-
pelées à compléter l'armée nationale en
personnel et en matériel.
Cette ordonnance est applicable à la Ba-
vière, aux termes de la Convention du
23 novembre 1870, et au Wurtemberg sui-
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Deutscher Reichsanzeiger, 13.3.
-——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
REGIME DU TRAVAIL
Grande-Bretagne. — LES REVENDICATIONS
OUVRIÈRES : La question est maintenant de
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leur point de vue une victoire complète.
Cette question, croyons-nous, sera décidée
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ce sont des motifs politiques, le cas est tout
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une catégorie d'individus et l'Etat. Si les
conclusions ne sont pas acceptées, ce sera
parce que les extrémistes des trade-unions
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sont résolus à mener, pour la conquête du
pouvoir, une lutte où leur arme est la ca-
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Les trade-unions agiront sagement, à leur
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- (Ed.)
Evening Standard, 21.3.
- On verra que les membres indépen-
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La taxation qui doit être sacrifiée pour
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Economist, 22.3.
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Beaucoup d'entre nous ont déjà eu à faire
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c'est que d'être un chômeur. Actuelle-
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déportés ; la plupart d'entre eux sont des
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a besoin de nous pour rebâtir l'Europe
ravagée? Une chose est certaine : quelle
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pire que celle des Etats-Unis, avec les
queues à la porte des boulangeries et les
soupes populaires, avec les wagons rem-
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n'existent plus. Les révolutions de Russie,
Allemagne, Autriche, Roumanie et Bulga-
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la République européenne des travailleurs.
Tant que notre travail a pu être exploité
par les capitalistes américains, nous étions
les bienvenus. Tant que nous construisions
des chemins de fer, risquant nos vies dans
des tunnels remplis de gaz et longs de plu-
sieurs kilomètres ; tant que nous édifiions
de grosses digues dans les montagnes pour
irriguer les déserts et fournir la lumière
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travail sordide et désagréable qui accom-
pagne la construction, des cités et des villes,
nous étions les bienvenus. Aussi longtemps
que nous acceptâmes de dormir dans des
baraques, 70 et 80 dans une seule chambre,
nos patrons nous aimèrent. Dès que nous
commençons à critiquer cette situation, on
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