Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-03-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 11 mars 1919 11 mars 1919
Description : 1919/03/11 (T11,N1093). 1919/03/11 (T11,N1093).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62166835
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
■Iter ■
MIN, STÊRES
DEs
FFAIRES ÉTRANGERES ,
ET DE LA GUERRE o l
-
N° 1093
Mardi 11 mars 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
-
Le reto L ARMISTICE
""Onr des troupes coloniales à Berlin.
d'être genéral VOn Lettow-Vorbeck vient
d'être reçu triomphalement à Berlin: dans
toute la presse bourgeoise il y a eu une
tion Ne propagande en vue de cette récep-
tior>' ^ous N P? ev°ns aucune obj ection pour
lU'n11 accueiliûavec enthousiasme nos hé-
ros coloniaux aussi bien que nos héros des
europépncmais nous nous élevons
gUidé l gUeur Contre les intentions qui ont
les promnt 6 les intentions qui ont
Ollt eu f,s promoteurs de ces fêtes. Celles-ci
^eu dano u t bien déterminé : les
tf ers fidèles à l'ancien régime forment
VI\âste conspiration et ils veulent mettre
de iai
V leur gouvernent contre-révolu-
fyw fair* non pas Hindenburg mais Lettow-
vorb eck. De là les commentaires enflam-
qUI d" j()urn alix bourgeois, de là le silence
tait ant
qui est f - autour de nos révélations sur le
heit, 3.3 e que nous dénonçons.
Cent'
Cent quatorze héros de retour de l'Est*
hier & mars)> le Plus cha-
Nn? accueil ,a capitaje de l'empire.Ar-
to Rnt ce ell de la capitaJe de l'empire.Ar-
0 COnduite du général von Let-
et du Dr Schnee, gouverneur
Ia colonie, ils ont été
NtabC?olennellAm &*nt i : députation gouverne-
tale lég tions militaires, foule nom-
le" Passa e rien n'a manqué
!Nipma Parure r®cePtion. Berlin avait
î?- Porta * des décorations
1 a POrte de Brandebourg, la Place
t S> fca Sur laquelle avait été élevée une
II} ,garde ur les orateurs Des troupes de
iSent ? rendaientni i? for-
a haie honneurs et for-
Dans les rues, la joie et
l'enthousiasme le plus vif.
~orn. -
1 1 Pari. T'>.
~C~sme~ vans les rues, la joie et
la pasf!1e le plus vif. :
>PS ? Priser PlPiî étaient rassemblés le
officiers de Berlin, Spandau, etc..
hNcA inet Pales p[^lstères de la Guerre, de
LaMar de la Chancellerie, les autorités
Ici JS. La femme' du Président de Ca-
JC? VC^tïip U présIdent de l'Empire vinrent
eclamer nos glorieux soldats coloniaux.
temns i 1UX, soldats coloniaux.
A f ernps! ,Après quelques mots de
bienvenue prononcés par le général von Win-
t~Pf i6 ^inistr^ des Colonies. Dr Bell,
pa, roje oir rappeler en termes émus
toi^herno acc°niniîû i®nEst'Africain par le
et po r
^Ca0,afrït? °VPes col ïf uer la défense héroï-
H» ^Pli# ln®8.Ii s contre les forces
Ura que les sacrifices
W'nutil> le Continent noir ne seraient
et Que 1Sr^.sultats colonisa-
~llô.it a.droirat~S remnr nos ennemis
• celle que provo-
t%- ~t e nt de Vue militaire J'admirable
a^ce p°Pposée uPendant V mois à l'An-
^>1 Wj lrihardt le ministre de la Guerre,
ral miniïre de la Ma-
>N' l^elche Wg le bourgmestre de
Afiif, lf.e.liciter i 1a ^ddèrent à la tri-
1 III' ¡Ill African de L a 1loire Sm 111^ avaient acquise
o n
de la gloire qu'ils avaient acquise,
la renaissance que
a Patrle. L'enthousiasme po-
pulaire se manifesta durant tous ces dis-
cours. C'est là une journée glorieuse pour
l'Allemagne qui peut se souvenir des pages
illustres de l'histoire de la guerre.
Deutsche Allgemeine Zeitung. 3.3, matin.
ORGANISATION
Grande-Bretagne : LA CONSCRIPTION. —
Les adversaires du Bill feraient bien, pen-
sons-nous, de reconnaître son caractère de
nécessité ; mais nous ne pouvons les blâ-
mer, si, ayant reconnu le fait, ils cherchent
à avertir tous ceux que le problème peut
intéresser de prendre garde que le vote de
cette nouvelle mesure d'urgence ne soit pas
l'occasion d'insérer le tranchant d'un nou-
veau ciseau. Le War Office doit avoir re-
cours à d'autres arguments que de simples
protestations de son dévouement au prin-
cipe du volontariat s'il veut convaincre de
sa sincérité les adversaires les plus réso-
lus du service obligatoire. Peut-être la mé-
thode la plus efficace serait-elle de s'appli-
quer sans attendre davantage à lever lar-
mée d'après-guerre, et à indiquer immé-
diatement, comme il aura de toutes façons
à le faire à très bref délai, le programme
des soldes qu'il est disposé à payer. Si le
3 avril 1920, nous devons avoir une nou-
velle armée exclusivement composée de vo-
lontaires, il n'est pas trop tôt pour se
mettre non seulement à la lever, mais à l'or-
ganiser.
Glasgow Herald, 7.3.
t
Les fluctuations du débat d'hier illustrent
bien l'aphorisme de Bacon, suivant lequel
les mots ont souvent plus d'influence sur la
pensée des hommes que les réalités qu'ils
représentent. Le mot « conscription » est
revenu comme un leit-motiv dans le débat
d'hier. Pourtant jamais la haine qu'il a pu
inspirer n'a été moins appropriée à la
question en discussion. Le Gouvernement
ne rive pas ce pays à la conscription. Tout
ce qui peut être fait en ce moment aie
préjuge en rien du système militaire qui
sera adéquat à nos besoins lorsque les con-
ditions du temps de paix seront rétablies.
Les mesures préconisées sont de toute évi-
dence trànsitoires et destinées à combler
l'intervalle qui sépare la paix de la guerre.
(Ed.).
Times. 7.3.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
GRANDE-BRETAGNE
La crise de l'industrie cotonnière. - En
Lancashire « la confiance manque et il n'y
a pas de commandes. Le résultat est qu'en-
viron 50 des métiers chôment et qu'on
annonce presque journellement la ferme-
ture de manufactures. Les facteurs qui
ont surtout contribué à cet état de choses
semblent être la prolongation du blocus,
la restriction des exportations, les permis
d'exportation, le manque de facilités de
transport et l'instabilité du marché du co-
ton brut, cependant que « la condition du
marché de la main-d'œuvre » et l' « incerti-
tude » due à la taxe sur les bénéfices ex-
traordinaires créent une anxiété considé-
rable et un manque de confiance. Ce dont
on a besoin actuellement, c'est de « con-
fiance », et une demande des pays actuel- -
lement exclus du marché aurait certaine-
ment une influence stabilisante. Les indus-
triels se rendent parfaitement compte des
difficultés que comportent les exportations
en pays neutres jusqu'à la signature du
traité de paix, mais ils considèrent que le
gouvernement devrait pouvoir prendre tou-
tes les garanties nécessaires. — (Lettre
d'un correspondant du Lancashire.)
Daily Express. 8.3.
ALLEMAGNE
La socialisation et les charbonnages. —
La révolution socialiste a éveillé des es-
poirs et suscité des programmes qui ne
peuvent se réaliser ni les uns, ni les au-
tres. Dans le domaine économique se révé-
lera la faiblesse des théories et des idées
socialistes : à quel fiasco a abouti la com-
mission de socialisation de Berlin. Des
chefs socialistes, tels que Otto Hue et Ed-
mond Fischer, déclarent timidement qu'une
socialisation en bloc ne peut avoir lieu ac-
tuellement. Cela n'empêche point l'activité
législative de se donner libre carrière à ce
point de vue. L'Office Economique Impérial
élabore une loi sur l'énergie et la force mo-
trice qu'après entente des Etats particuliers
et après son vote par le Parlement d'Em-
pire assurera l'utilisation rationnelle des
sources d'énergie (houille blanche, char-
bon, électricité). Il s'agit sur cette matière
d'une loi d'ensemble à laquelle succéderont
des lois spéciales.
La loi sur le charbon qui sera soumise
prochainement en projet à l'Assemblée Na-
tionale établit, ainsi que l'annonce le minis-
tre du Travail Bauer. la remise du syndi-
cat du charbon à l'Empire. On juge de l'im-
portance de cette mesure : il s'agit de la
substitution de l'Etat à une société ano-
nyme dans l'oeuvre de réglementation de la
production et de fixation des prix. De plus,
le dernier renouvellement du syndicat date
de 1917 et il devait avoir effet jusqu'en
1922. Que des difficultés puissent surgir
pour, l'exécution des importations et expor-
tations, c'est indiscutable, mais elles ne
sont point de nature à justifier la mesure
de socialisation que se prépare à prendre
le gouvernement.
Frankfurter Zeitung, 4.3. matin.
La situation en Bavière. — * Le secré
taire d'Etat à la démobilisation commu-
nique ce qui suit : - Le dernier rapport
avait suggéré l'idée que nous n'étions pas
éloignés du point maxima de la courbe
évaluant la proportion des sans-travail :
les faits ont pleinement confirmé cette hy-
pothèse au cours de la semaine dernière.
Le nombre des personnes n'ayant aucun
moyen de subsistance est tombé de 94.141 à
91.337 (dont 62.696 hommes et 28.641 fem-
mes). A noter, en particulier, la diminution
du nombre des sans-travail de la catégorie
des ouvriers illettrés du sexe masculin (tom.
bés de 15.010 à 13.001), ce qui paraît témoi
MIN, STÊRES
DEs
FFAIRES ÉTRANGERES ,
ET DE LA GUERRE o l
-
N° 1093
Mardi 11 mars 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
-
Le reto L ARMISTICE
""Onr des troupes coloniales à Berlin.
d'être genéral VOn Lettow-Vorbeck vient
d'être reçu triomphalement à Berlin: dans
toute la presse bourgeoise il y a eu une
tion Ne propagande en vue de cette récep-
tior>' ^ous N P? ev°ns aucune obj ection pour
lU'n11 accueiliûavec enthousiasme nos hé-
ros coloniaux aussi bien que nos héros des
europépncmais nous nous élevons
gUidé l gUeur Contre les intentions qui ont
les promnt 6 les intentions qui ont
Ollt eu f,s promoteurs de ces fêtes. Celles-ci
^eu dano u t bien déterminé : les
tf ers fidèles à l'ancien régime forment
VI\âste conspiration et ils veulent mettre
de iai
V leur gouvernent contre-révolu-
fyw fair* non pas Hindenburg mais Lettow-
vorb eck. De là les commentaires enflam-
qUI d" j()urn alix bourgeois, de là le silence
tait ant
qui est f - autour de nos révélations sur le
heit, 3.3 e que nous dénonçons.
Cent'
Cent quatorze héros de retour de l'Est*
hier & mars)> le Plus cha-
Nn? accueil ,a capitaje de l'empire.Ar-
to Rnt ce ell de la capitaJe de l'empire.Ar-
0 COnduite du général von Let-
et du Dr Schnee, gouverneur
Ia colonie, ils ont été
NtabC?olennellAm &*nt i : députation gouverne-
tale lég tions militaires, foule nom-
le" Passa e rien n'a manqué
!Nipma Parure r®cePtion. Berlin avait
î?- Porta * des décorations
1 a POrte de Brandebourg, la Place
t S> fca Sur laquelle avait été élevée une
II} ,garde ur les orateurs Des troupes de
iSent ? rendaientni i? for-
a haie honneurs et for-
Dans les rues, la joie et
l'enthousiasme le plus vif.
~orn. -
1 1 Pari. T'>.
~C~sme~ vans les rues, la joie et
la pasf!1e le plus vif. :
>PS ? Priser PlPiî étaient rassemblés le
officiers de Berlin, Spandau, etc..
hNcA inet Pales p[^lstères de la Guerre, de
LaMar de la Chancellerie, les autorités
Ici JS. La femme' du Président de Ca-
JC? VC^tïip U présIdent de l'Empire vinrent
eclamer nos glorieux soldats coloniaux.
temns i 1UX, soldats coloniaux.
A f ernps! ,Après quelques mots de
bienvenue prononcés par le général von Win-
t~Pf i6 ^inistr^ des Colonies. Dr Bell,
pa, roje oir rappeler en termes émus
toi^herno acc°niniîû i®nEst'Africain par le
et po r
^Ca0,afrït? °VPes col ïf uer la défense héroï-
H» ^Pli# ln®8.Ii s contre les forces
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W'nutil> le Continent noir ne seraient
et Que 1Sr^.sultats colonisa-
~llô.it a.droirat~S remnr nos ennemis
• celle que provo-
t%- ~t e nt de Vue militaire J'admirable
a^ce p°Pposée uPendant V mois à l'An-
^>1 Wj lrihardt le ministre de la Guerre,
ral miniïre de la Ma-
>N' l^elche Wg le bourgmestre de
Afiif, lf.e.liciter i 1a ^ddèrent à la tri-
1 III' ¡Ill
o n
de la gloire qu'ils avaient acquise,
la renaissance que
a Patrle. L'enthousiasme po-
pulaire se manifesta durant tous ces dis-
cours. C'est là une journée glorieuse pour
l'Allemagne qui peut se souvenir des pages
illustres de l'histoire de la guerre.
Deutsche Allgemeine Zeitung. 3.3, matin.
ORGANISATION
Grande-Bretagne : LA CONSCRIPTION. —
Les adversaires du Bill feraient bien, pen-
sons-nous, de reconnaître son caractère de
nécessité ; mais nous ne pouvons les blâ-
mer, si, ayant reconnu le fait, ils cherchent
à avertir tous ceux que le problème peut
intéresser de prendre garde que le vote de
cette nouvelle mesure d'urgence ne soit pas
l'occasion d'insérer le tranchant d'un nou-
veau ciseau. Le War Office doit avoir re-
cours à d'autres arguments que de simples
protestations de son dévouement au prin-
cipe du volontariat s'il veut convaincre de
sa sincérité les adversaires les plus réso-
lus du service obligatoire. Peut-être la mé-
thode la plus efficace serait-elle de s'appli-
quer sans attendre davantage à lever lar-
mée d'après-guerre, et à indiquer immé-
diatement, comme il aura de toutes façons
à le faire à très bref délai, le programme
des soldes qu'il est disposé à payer. Si le
3 avril 1920, nous devons avoir une nou-
velle armée exclusivement composée de vo-
lontaires, il n'est pas trop tôt pour se
mettre non seulement à la lever, mais à l'or-
ganiser.
Glasgow Herald, 7.3.
t
Les fluctuations du débat d'hier illustrent
bien l'aphorisme de Bacon, suivant lequel
les mots ont souvent plus d'influence sur la
pensée des hommes que les réalités qu'ils
représentent. Le mot « conscription » est
revenu comme un leit-motiv dans le débat
d'hier. Pourtant jamais la haine qu'il a pu
inspirer n'a été moins appropriée à la
question en discussion. Le Gouvernement
ne rive pas ce pays à la conscription. Tout
ce qui peut être fait en ce moment aie
préjuge en rien du système militaire qui
sera adéquat à nos besoins lorsque les con-
ditions du temps de paix seront rétablies.
Les mesures préconisées sont de toute évi-
dence trànsitoires et destinées à combler
l'intervalle qui sépare la paix de la guerre.
(Ed.).
Times. 7.3.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
GRANDE-BRETAGNE
La crise de l'industrie cotonnière. - En
Lancashire « la confiance manque et il n'y
a pas de commandes. Le résultat est qu'en-
viron 50 des métiers chôment et qu'on
annonce presque journellement la ferme-
ture de manufactures. Les facteurs qui
ont surtout contribué à cet état de choses
semblent être la prolongation du blocus,
la restriction des exportations, les permis
d'exportation, le manque de facilités de
transport et l'instabilité du marché du co-
ton brut, cependant que « la condition du
marché de la main-d'œuvre » et l' « incerti-
tude » due à la taxe sur les bénéfices ex-
traordinaires créent une anxiété considé-
rable et un manque de confiance. Ce dont
on a besoin actuellement, c'est de « con-
fiance », et une demande des pays actuel- -
lement exclus du marché aurait certaine-
ment une influence stabilisante. Les indus-
triels se rendent parfaitement compte des
difficultés que comportent les exportations
en pays neutres jusqu'à la signature du
traité de paix, mais ils considèrent que le
gouvernement devrait pouvoir prendre tou-
tes les garanties nécessaires. — (Lettre
d'un correspondant du Lancashire.)
Daily Express. 8.3.
ALLEMAGNE
La socialisation et les charbonnages. —
La révolution socialiste a éveillé des es-
poirs et suscité des programmes qui ne
peuvent se réaliser ni les uns, ni les au-
tres. Dans le domaine économique se révé-
lera la faiblesse des théories et des idées
socialistes : à quel fiasco a abouti la com-
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chefs socialistes, tels que Otto Hue et Ed-
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socialisation en bloc ne peut avoir lieu ac-
tuellement. Cela n'empêche point l'activité
législative de se donner libre carrière à ce
point de vue. L'Office Economique Impérial
élabore une loi sur l'énergie et la force mo-
trice qu'après entente des Etats particuliers
et après son vote par le Parlement d'Em-
pire assurera l'utilisation rationnelle des
sources d'énergie (houille blanche, char-
bon, électricité). Il s'agit sur cette matière
d'une loi d'ensemble à laquelle succéderont
des lois spéciales.
La loi sur le charbon qui sera soumise
prochainement en projet à l'Assemblée Na-
tionale établit, ainsi que l'annonce le minis-
tre du Travail Bauer. la remise du syndi-
cat du charbon à l'Empire. On juge de l'im-
portance de cette mesure : il s'agit de la
substitution de l'Etat à une société ano-
nyme dans l'oeuvre de réglementation de la
production et de fixation des prix. De plus,
le dernier renouvellement du syndicat date
de 1917 et il devait avoir effet jusqu'en
1922. Que des difficultés puissent surgir
pour, l'exécution des importations et expor-
tations, c'est indiscutable, mais elles ne
sont point de nature à justifier la mesure
de socialisation que se prépare à prendre
le gouvernement.
Frankfurter Zeitung, 4.3. matin.
La situation en Bavière. — * Le secré
taire d'Etat à la démobilisation commu-
nique ce qui suit : - Le dernier rapport
avait suggéré l'idée que nous n'étions pas
éloignés du point maxima de la courbe
évaluant la proportion des sans-travail :
les faits ont pleinement confirmé cette hy-
pothèse au cours de la semaine dernière.
Le nombre des personnes n'ayant aucun
moyen de subsistance est tombé de 94.141 à
91.337 (dont 62.696 hommes et 28.641 fem-
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du nombre des sans-travail de la catégorie
des ouvriers illettrés du sexe masculin (tom.
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