Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-02-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 20 février 1919 20 février 1919
Description : 1919/02/20 (T11,N1077). 1919/02/20 (T11,N1077).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62166672
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTÈRES
DES
t\FFAIl\ES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° iOTi
Jeudi 20 février 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extrai
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
ARMEE ALLEMANDE
1,1.q exigences des conseils des soldats »
;re-'" * Le 19 janvier,le ministre
de la ailp_»6 a réglé par décret sur des ba-
s«s nouvpii l'exercice du commandement
sis pa ar,mee., Les chefs doivent être choi-
sis Par l armee ; mais les conseils de sol-
es et îp^ (?Iïlmes de confiance auront la
Po ssibilité d'obtenir sur rapport et demande
Ç°ssibiiitx obtenir sur rapport et demande
ftablis Dar. eux la non-nomination ou l'é-
dément des supérieurs qui leur d'eplai-
raient. Le chef a l'exercice du commande-
htair dans toutes les affaires purement IIll-
ires Ï
au doriiaitf Compétence des conseils s'étend
r' de la politique et de l'adminis-
tratior, * C*A/ #et devait constituer un com-
Promis
PrornI- s entre les désirs des soldats et des
ties L s. n n, a satisfait aucune des par-
les Lesprvn iSei],s iulSent Qu'il met en danger
cons-eils Jugent qu'il met en danger
"s ~inoii" de la dévolution. Les officiers
Soient une offense et une prétention sans
Précédent ns le fait que le chef peut être
!lés. e, elu et destitué par ses subordon-
nés.
Le conflit, qui existait déjà depuis la,
tique et IOn - empêchant tout travail pra-
t tre frontil nt , en question la défense de
tenant fr tiere de 1Est- - a atteint main-
un. ! acuite que. si l'accord n'est
réaiisp
as re lisé, le mieux serait de dissoudre
dans 1 Inent l'armée. Car pour une armée
h ns 1aquel1( 11 ne fait que se livrer à
Ilttes Politiques, et qui n'a ni la vo-
térieur 11e Pouvoir de mettre l'ordre à l'in-
rieur et d'assurer la protection à l'exté-
aiîUr' Pour nr semblable armée le peuple
allemand n'a Pas à Népenser un pfennig,
fi Plu fortp r;Pas à ^Penser un pfennig,
plus forte raison des millions par jour.
Cnriment parvpt n'f Un accord ? Les exi-
tenir des conseils de soldats visent à ob-
dant de chaque chef, depuis le comman-
qUI Délrt OIt adjOInt un conseil de soldats
dement ale avec lui l'exercice du comman-
et es troupes doivent élire elles-
es le rs chef s et pouvoir les destituer
jouifc t autre fnr5f ^t pouvoir les destituer
h « s'ils ont cessé de
jouir s°ldat Sp confiance "• Quiconque n'est
e sembl Se rendra compte sans plus que
de Sernbla'bî es institutions. doivent évidem-
tioti C0Tiduirp au désordre et à la dissolu-
r es.. COIrn () des organisations non militai-
rePrv!r0rninem les conseils de soldats se
^tent.iic f' c°Urs des choses, au cas
où le chef adonné l'ordre par exemple, de
«es d'assailt ? une maison occupée par
ei*nem- rds oi H
DiIlar Ou de repousser une attaque
iet or,et le où le conseil des soldats lève
^êt>ie <> g,
cet ordre? t Si le désaccord règne à l'in-
conseil 1 des soldats ? Qui la
i^ r,se qiviser a-t-elle î n Devra-t-on discuter
et 1 se 'Viser en Plusieu-r~; partis ? Peut-on
Partis ? Peut-on
Fi le s * Rr ce droit d election et de inte-
ans et de des-
dans sa trounP rfi a le chef entièrement
t»^s (L
Cela ellt été déjà beaucoup
s terIPI; ordinairds, mais combien
en ces temps agités, où des
différences d'opinion dans les questions de
la politique quotidienne suffiraient à cons-
tituer un motif de destitution. Si les chefs
tiennent à leur place, ils s'abaisseront à
une indigne platitude envers leurs subor-
donnés et devront trembler devant toute
déonciation qui les déclarerait indignes de
la confiance de leurs hommes Une autre
question s'élève encore : les Conseils de
soldats sont-ils, d'une façon générale, en
état de remplir les tâches dont ils se char-
gent car il est tout de même impossible
de laisser le chef faire seul toute la be-
sogne, pour ensuite contrecarrer arbitrai-
rement les dispositions prises par lui Ac-
tuellement ceux qui appartiennent à l'ar-
mée sont en général de tout jeunes gens.
Sans doute un assez grand nombre d'hom-
mes ayant l'expérience de la guerre
ont acquis certaines vues dans l'or-
ganisation militaire, mais ceux-là même
ne voient qu'une partie du tout :
il leur manque la vue de l'ensemble, la
connaissance des rapports entre les diffé-
rents rouages de l'organisation militaire et
des conséquences de leur action. Mais
lorsque les hommes qui ont l'expérience
de la guerre quitteront l'armée et que des
classes plus jeunes les remplaceront pour
servir un an ou peut-être six mois, il sera
difficile de trouver dans leurs rangs des
personnalités de caractère assez ferme et
d'une maturité suffisante pour donner,
comme délégués des soldats, des ordres
de services décisifs et pour prendre la res-
ponsabilité de leurs conséquences. Il y
aura fort à craindre que des jeunes gens
accordent leur confiance à des hâbleurs et
donnent pour collaborateurs au comman-
dement les éléments les moins appro-
priés, pour le plus grand dommage de l'en-
semble. Ces jeunes gens destitueront aus-
si leurs chefs pour des motifs arbitraires
et les plus futiles, sans se soucier des
suites fâcheuses de cette instabilité. Ainsi,
par leurs prétentions exagérées, les con-
seils de soldats font dépendre la sécurité
et la prospérité du pays des fantaisies ~de
recrues de vingt ans. On a presque' l'im-
pression que les mesures demandées sont
exclusivement dirigées contre les officiers,
que l'on suspecte comme partisans de l'an-
cien régime, comme si c'étaient des motifs
politiques et non simplement profession-
nels qui avaient motivé leurs protesta-
tions. Les Conseils de soldats veulent
jouer un rôle politique et imposer leur
puissance. Mais tout en protestant de leur
fidélité au gouvernement, ils n'emploient
jusqu'à présent cette puissance que pour
contrecarrer ses volontés. Si en fait la pré-
sence des vieux officiers est à la base de
ces exigences qui ruinent la discipline et
la force combative de l'armée, il y a lieu
d'envisager la possibilité de sacrifier les
intérêts d'une classe, de congédier tous
les officiers, suspects et non suspects.
en assurant naturellement leur - exis-
tence matérielle. Sans doute on peut
se passer de beaucoup d'officiers, surtout
des plus élevés en grade, qui occupent des
fonctions représentatives, et les remplacer
par des simples soldats — autant toutefois
qu'à ceux-ci serait adjoint un officier com-
pétent. dont ils suivraient les conseils.
Mais on peut douter qu'on puisse se pas-
ser de tous les officiers, auxquels vien-
drait se joindre une grande partie des
fonctionnaires militaires. Parmi ceux qui
ont fait la guerre dans les grades infé-
rieurs ou qui sont étrangers à l'armée, on
trouve souvent représentée l'opinion que
pour faire un officier il suffit d'avoir une
petite pratique du commandement, de
l'allure et de la souplesse corporelle. Ces
juges n'ont en vue que le jeune lieutenant
dont en fait, le service pourrait dans
beaucoup de cas être fait et mieux fait par
un sous-officier ou un soldat intelligent.
Mais il en va autrement si on considère les
grades supérieurs. Un commandant de ba-
taillon ou de régiment d'infanterie ou d'ar-
tillerie a besoin de connaissances sensible-
ment plus étendues que celles qui lui per-
mettent d'assurer le service de son arme.
L'art du commandement ne s'apprend pas en
quelques semaines. Une solide éducation in-
tellectuelle, la pratique de la parole et
de l'expression écrite sont les conditions
préalables à l'exercice du commande-
ment. L'étude de la tactique des au-
tres armes et de leur collaboration permet
seule de commander avec compétence. S'il
en est déjà ainsi au front, combien plus en-
core cela est-il vrai des officiers des Etats-
majors supérieurs, de l'Etat-major général
et du Ministère de la guerre. Comment at-
tendre d'un sous-officier ou d'un soldat qu'il
saisisse et juge clairement une situation tac-
tique et donne les ordres appropriés, qu'il
connaisse les armées ennemies, leur organi-
sation et leurs méthodes de combat suffi-
samment pour interpréter correctement un
renseignement, qu'il fasse un projet de loi
sur le service militaire ou qu'il élabore de
nouveaux règlements, et autres travaux du
temps de guerre et du temps de paix? Il est
donc certain qu'on ne peut actuellement se
passer des anciens officiers. Les chasser —
et on y arrivera si les conseils de soldats
persistent dans leurs revendications-serait
provoquer la dissolution de l'armée et ren-
dre impossible la reconstitution d'une nou-
velle armée. On peut immédiajtement em-
ployer des sous-officiers et des soldats dans
quelques places de généraux, dans toutes
les places de lieutenants et dans quelques
places de capitaine. Mais ces concessions
ne détermineront pas les conseils de soldats
à retirer leurs exigences relatives à l'exer-
cice du commandement et à l'élection des
chefs. Une autre possibilité d'accord serait
offerte par le congrès d'empire des conseils
de soldats si on y admet les sous-officiers
et les officiers de toute l'armée, si toutefois
— et puisque les deux partis ont besoin l'un
de l'autre — on apporte aux débats une
volonté de conciliation et d'entente. Mais ce
n'est guère à espérer, si l'on considère les
scènes dont les réunions de soldats et d'offi-
ciers sont journellement le théâtre, et la
méfiance, l'entêtement réciproque qui se
manifestent partout. Deux autres possibili-
tés existent encore : dissoudre totalement
DES
t\FFAIl\ES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° iOTi
Jeudi 20 février 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extrai
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
ARMEE ALLEMANDE
1,1.q exigences des conseils des soldats »
;re-'" * Le 19 janvier,le ministre
de la ailp_»6 a réglé par décret sur des ba-
s«s nouvpii l'exercice du commandement
sis pa ar,mee., Les chefs doivent être choi-
sis Par l armee ; mais les conseils de sol-
es et îp^ (?Iïlmes de confiance auront la
Po ssibilité d'obtenir sur rapport et demande
Ç°ssibiiitx obtenir sur rapport et demande
ftablis Dar. eux la non-nomination ou l'é-
dément des supérieurs qui leur d'eplai-
raient. Le chef a l'exercice du commande-
htair dans toutes les affaires purement IIll-
ires Ï
au doriiaitf Compétence des conseils s'étend
r' de la politique et de l'adminis-
tratior, * C*A/ #et devait constituer un com-
Promis
PrornI- s entre les désirs des soldats et des
ties L s. n n, a satisfait aucune des par-
les Lesprvn iSei],s iulSent Qu'il met en danger
cons-eils Jugent qu'il met en danger
"s ~inoii" de la dévolution. Les officiers
Soient une offense et une prétention sans
Précédent ns le fait que le chef peut être
!lés. e, elu et destitué par ses subordon-
nés.
Le conflit, qui existait déjà depuis la,
tique et IOn - empêchant tout travail pra-
t tre frontil nt , en question la défense de
tenant fr tiere de 1Est- - a atteint main-
un. ! acuite que. si l'accord n'est
réaiisp
as re lisé, le mieux serait de dissoudre
dans 1 Inent l'armée. Car pour une armée
h ns 1aquel1( 11 ne fait que se livrer à
Ilttes Politiques, et qui n'a ni la vo-
térieur 11e Pouvoir de mettre l'ordre à l'in-
rieur et d'assurer la protection à l'exté-
aiîUr' Pour nr semblable armée le peuple
allemand n'a Pas à Népenser un pfennig,
fi Plu fortp r;Pas à ^Penser un pfennig,
plus forte raison des millions par jour.
Cnriment parvpt n'f Un accord ? Les exi-
tenir des conseils de soldats visent à ob-
dant de chaque chef, depuis le comman-
dement ale avec lui l'exercice du comman-
et es troupes doivent élire elles-
es le rs chef s et pouvoir les destituer
jouifc t autre fnr5f ^t pouvoir les destituer
h « s'ils ont cessé de
jouir s°ldat Sp confiance "• Quiconque n'est
e sembl Se rendra compte sans plus que
de Sernbla'bî es institutions. doivent évidem-
tioti C0Tiduirp au désordre et à la dissolu-
r es.. COIrn () des organisations non militai-
rePrv!r0rninem les conseils de soldats se
^tent.iic f' c°Urs des choses, au cas
où le chef adonné l'ordre par exemple, de
«es d'assailt ? une maison occupée par
ei*nem- rds oi H
DiIlar Ou de repousser une attaque
iet or,et le où le conseil des soldats lève
^êt>ie <> g,
cet ordre? t Si le désaccord règne à l'in-
conseil 1 des soldats ? Qui la
i^ r,se qiviser a-t-elle î n Devra-t-on discuter
et 1 se 'Viser en Plusieu-r~; partis ? Peut-on
Partis ? Peut-on
Fi le s * Rr ce droit d election et de inte-
ans et de des-
dans sa trounP rfi a le chef entièrement
t»^s (L
Cela ellt été déjà beaucoup
s terIPI; ordinairds, mais combien
en ces temps agités, où des
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la politique quotidienne suffiraient à cons-
tituer un motif de destitution. Si les chefs
tiennent à leur place, ils s'abaisseront à
une indigne platitude envers leurs subor-
donnés et devront trembler devant toute
déonciation qui les déclarerait indignes de
la confiance de leurs hommes Une autre
question s'élève encore : les Conseils de
soldats sont-ils, d'une façon générale, en
état de remplir les tâches dont ils se char-
gent car il est tout de même impossible
de laisser le chef faire seul toute la be-
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rement les dispositions prises par lui Ac-
tuellement ceux qui appartiennent à l'ar-
mée sont en général de tout jeunes gens.
Sans doute un assez grand nombre d'hom-
mes ayant l'expérience de la guerre
ont acquis certaines vues dans l'or-
ganisation militaire, mais ceux-là même
ne voient qu'une partie du tout :
il leur manque la vue de l'ensemble, la
connaissance des rapports entre les diffé-
rents rouages de l'organisation militaire et
des conséquences de leur action. Mais
lorsque les hommes qui ont l'expérience
de la guerre quitteront l'armée et que des
classes plus jeunes les remplaceront pour
servir un an ou peut-être six mois, il sera
difficile de trouver dans leurs rangs des
personnalités de caractère assez ferme et
d'une maturité suffisante pour donner,
comme délégués des soldats, des ordres
de services décisifs et pour prendre la res-
ponsabilité de leurs conséquences. Il y
aura fort à craindre que des jeunes gens
accordent leur confiance à des hâbleurs et
donnent pour collaborateurs au comman-
dement les éléments les moins appro-
priés, pour le plus grand dommage de l'en-
semble. Ces jeunes gens destitueront aus-
si leurs chefs pour des motifs arbitraires
et les plus futiles, sans se soucier des
suites fâcheuses de cette instabilité. Ainsi,
par leurs prétentions exagérées, les con-
seils de soldats font dépendre la sécurité
et la prospérité du pays des fantaisies ~de
recrues de vingt ans. On a presque' l'im-
pression que les mesures demandées sont
exclusivement dirigées contre les officiers,
que l'on suspecte comme partisans de l'an-
cien régime, comme si c'étaient des motifs
politiques et non simplement profession-
nels qui avaient motivé leurs protesta-
tions. Les Conseils de soldats veulent
jouer un rôle politique et imposer leur
puissance. Mais tout en protestant de leur
fidélité au gouvernement, ils n'emploient
jusqu'à présent cette puissance que pour
contrecarrer ses volontés. Si en fait la pré-
sence des vieux officiers est à la base de
ces exigences qui ruinent la discipline et
la force combative de l'armée, il y a lieu
d'envisager la possibilité de sacrifier les
intérêts d'une classe, de congédier tous
les officiers, suspects et non suspects.
en assurant naturellement leur - exis-
tence matérielle. Sans doute on peut
se passer de beaucoup d'officiers, surtout
des plus élevés en grade, qui occupent des
fonctions représentatives, et les remplacer
par des simples soldats — autant toutefois
qu'à ceux-ci serait adjoint un officier com-
pétent. dont ils suivraient les conseils.
Mais on peut douter qu'on puisse se pas-
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drait se joindre une grande partie des
fonctionnaires militaires. Parmi ceux qui
ont fait la guerre dans les grades infé-
rieurs ou qui sont étrangers à l'armée, on
trouve souvent représentée l'opinion que
pour faire un officier il suffit d'avoir une
petite pratique du commandement, de
l'allure et de la souplesse corporelle. Ces
juges n'ont en vue que le jeune lieutenant
dont en fait, le service pourrait dans
beaucoup de cas être fait et mieux fait par
un sous-officier ou un soldat intelligent.
Mais il en va autrement si on considère les
grades supérieurs. Un commandant de ba-
taillon ou de régiment d'infanterie ou d'ar-
tillerie a besoin de connaissances sensible-
ment plus étendues que celles qui lui per-
mettent d'assurer le service de son arme.
L'art du commandement ne s'apprend pas en
quelques semaines. Une solide éducation in-
tellectuelle, la pratique de la parole et
de l'expression écrite sont les conditions
préalables à l'exercice du commande-
ment. L'étude de la tactique des au-
tres armes et de leur collaboration permet
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en est déjà ainsi au front, combien plus en-
core cela est-il vrai des officiers des Etats-
majors supérieurs, de l'Etat-major général
et du Ministère de la guerre. Comment at-
tendre d'un sous-officier ou d'un soldat qu'il
saisisse et juge clairement une situation tac-
tique et donne les ordres appropriés, qu'il
connaisse les armées ennemies, leur organi-
sation et leurs méthodes de combat suffi-
samment pour interpréter correctement un
renseignement, qu'il fasse un projet de loi
sur le service militaire ou qu'il élabore de
nouveaux règlements, et autres travaux du
temps de guerre et du temps de paix? Il est
donc certain qu'on ne peut actuellement se
passer des anciens officiers. Les chasser —
et on y arrivera si les conseils de soldats
persistent dans leurs revendications-serait
provoquer la dissolution de l'armée et ren-
dre impossible la reconstitution d'une nou-
velle armée. On peut immédiajtement em-
ployer des sous-officiers et des soldats dans
quelques places de généraux, dans toutes
les places de lieutenants et dans quelques
places de capitaine. Mais ces concessions
ne détermineront pas les conseils de soldats
à retirer leurs exigences relatives à l'exer-
cice du commandement et à l'élection des
chefs. Une autre possibilité d'accord serait
offerte par le congrès d'empire des conseils
de soldats si on y admet les sous-officiers
et les officiers de toute l'armée, si toutefois
— et puisque les deux partis ont besoin l'un
de l'autre — on apporte aux débats une
volonté de conciliation et d'entente. Mais ce
n'est guère à espérer, si l'on considère les
scènes dont les réunions de soldats et d'offi-
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