Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-02-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 04 février 1919 04 février 1919
Description : 1919/02/04 (T11,N1063). 1919/02/04 (T11,N1063).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62166531
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTÈRES 1
DES
PTIAES ETRANGERES
Er DE LA GUERRE
1 -
1 N° 1063
Mardi. 4 février 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
11% résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
4
L'ARMISTICE
( S^s la domination française » —
úanUIS ce titre] ; L'ennemi nous a promis
dans les conditions d'armistice de respec-
ter r, 11^ d'administnation des, territoires
occun^f et non occupés. C'est du moins ce
qUj fi 1 Ja(iis communiqué au public alle-
matld * fait il apparaît plus clairement.
de JOUr en jour que les autorités militai-
fneI ennemIes agissent dans le sens exacte-
ment opposé : le territoire le sens exacte-
opposé: le territoire occupé est her-
métia, ~em®nt isolé de la zone neutre et du
resteae ] l'Empire. Les relations sont ren-
lrn^0ssibles entre les autorités supé-
tieure siègent en territoire neutre CHIP
DANS F empIre et leurs communes ressor-
^sant 68 en territoire envahi. L'ennemi
rattg^i
Qcc a.c~le systématiquement des communes
oicCu d'Ont le chef-lieu se trouve en
dehor S de la zone d'occupation, à d'autres
centreÉ administratifs, ou crée même des
centres indépendants. r..
\in ■ les Français ont organisé à Kö-
~St~ en Taunus une nouvelle adminis-
tration Cantonale, à laquelle sont ratta-
chée t les communes occupées de l'arron-
^issfn en': Haut-Taunus (chef-lieu :
lî 0-rnbirg) et d'Usingen. Les faubourgs d'e
r) armstadt qui appartiennent également à
la têtei pont de Mayence ont été sépa-
rés H
"és de arron<^ssement de Darmstadt et
Gross aS à l'arrondissement voisin de
Gross-G sans que le ministère de
ait été consulté. Les communes
om suP de l'arrondissement d'Offenbach
ont subi le même sort. Ces exemples et
d'autres pPrOuvent clairement l'intention
des "uçais de séparer du reste de l'em-
Pire ie territoire occupé, même au point
vre yu Polaque et administratif. Les Fran-
jets ne se COntentent pas pour leurs pro-
jets de la sép'aration économique qu'ils ont
Des e sans aucun ménagement.
Des nouvelles qui de Mayence parvien-
sent en territoire non occupé caractéri-
très ntpinement les procédés logiques et
trés COl,80?11*8 du 53111 à atteindre des
^nçais! du but à atteindre des
qui ~8"3- Un officier supérieur français à
qui on li eu sur 1>81 ^ve gauche du Rhin, répondit
~'U ne
qll'il r, savait Pas que les élections à la
On Peu e fr?-nçalSe fussent déjà anoncées.
Peut xr 1• 1" à la bibliothèque municipale
rtl Mayerip de nombreux officiers de
doocurne Jar génér,al qui étudient de vieux
iTCulïlentJ stre
PérioH. d occupation française. Le mi-
l &iyence ota,ux s'est rendu de Paris à
llS*cePa donné des directives pour
c^^resse r'î ?" P^Pagande, l'action à exer-
les lur nrf1 nion* Dans la conférence que
nan ^nca
~~yenL?~ organisée avec les jour-
teiu e es faençais, on a fait savoir à la Presse
falie: d'Oburnaux ne devaient pas se con-
^eT la neutralité, mais qu'il
fallait
faire paraître des articles franco-
t, Qnt d gences, une fois réalisées en
Orit de <»nséquenoe& d'autant plus
graves qu'il n'y est fait aucun contre-poids
par les journaux de la rive droite du
Rhin. Aucun journal édité sur la rive droi-
te ne doit pénétrer en territoire occupé. En
compensation, des journaux parisiens sont
introduits par masses et ont un débit con-
sidérable car la population souffre par
suite de l'indigence des journaux locaux
fréquemment censurés, d'une véritable di-
sette intellectuelle.
Comme nous l'avons antérieurement si-
gnalé, les autorités françaises cherchent
un contact particulièrement étroit avec les
milieux cléricaux qui par ailleurs jouissent
d'une influence très considérable sur la
population. Le général Mangin a fait ren-
dre au culte la chapelle depuis longtemps
désaffectée du « Deutsches Haus », qui
avait servi en dernier lieu de château
grand-ducal. Dans la nuit de Noël une
messe de minuit solennelle y fut célébrée.
Par là se manifeste une politique fort ha-
bile. La population d'esprit très religieux
des régions occupées par les Français doit
constater et constate qu'en se séparant de
l'empire on trouve des garanties que la vie
religieuse sera respectée et la situation des
églises assurée, tandis que la situation de
la religion et de l'église dans l'empire n'est
— à considérer la politique de MM. Hoff-
mann et Cie — rien moins que garantie.
Si les efforts des Français — contre les-
quels la population ne saurait être mise
trop sérieusement en garde — devaient
être couronnés de succès, les derniers à en
porter la faute ne seraient pas ceux qui
ont eu l'audace de miner d'une façon scan-
daleuse et en toute irresponsabilité les ba-
ses de la vie morale de millions d'êtres hu-
mains.
Tag. 24.1. 1re édition.
ORGANISATION
Grande-Bretagne. — Les toniques mo-
raux sont plus que jamais nécessaires pour
adoucir la monotonie et la routine de la
vie militaire. On a reconnu que l'instruc-
tion était un de ces toniques. Un service
spécial du War Office dirige l'enseigne-
ment dans toutes les unités de l'armée, et
il a jugé nécessaire d'établir des univer-
sités en miniature à Oxford et à Cambrid-
ge pour préparer ses instructeurs et ses
maîtres. — L'éducation de nos soldats suit
deux directions principales. Certains dé-
sirent un enseignement professionnel; les
autres désirent un enseignement plus gé-
néral. On ne saurait assez répéter que le
désir de s'instruire est très répandu dans
l'armée.
Glasgow Herald, 18.1.
Allemagne. — Si jusqu'ici l'emploi de
l'armée en vue de la défense de l'Etat con-
tre l'extérieur était indispensable ou un
mal nécessaire, si l'importance de notre
organisation militaire dépendait surtout de
celle des Etats voisins, pourquoi et dans
quelle mesure cela changera-t-il à l'avenir ?
Osons-nous espérer que la paix prochaine
fera disparaître tous les antagonismes, ex-
tirpera radicalement la haine et l'âpreté au
gain qu'elle accordera à chaque peuple as-
1
sez de liberté et d'espace en vue de son
développement pacifique, pour que désor-
mais les froissements, les litiges et les con-
flits puissent être arrangés et prévenus
par des tribunaux d'arbitrage ?
Nous en particulier, pourrons-nous conce-
voir pareil espoir pour notre peuple ? Pou-
vons-nous à l'avenir maintenir d'une façon
permanente notre propre armée à un ni-
veau inférieur à celui des autres peuples, si
ces derniers conservent leur puissant ar-
mement ? Il n'est pas admissible que l'ave-
nir du peuple allemand consiste à être à
tout jamais à la merci de ses voisins ! Tous
ceux qui désirent que nous n'en arrivions
pas là, sont forcés de reconnaître que nous
avons besoin encore à l'avenir d'une force
armée adéquate à notre population et à
la position que nous occupons dans le mon-
de, en temps de paix aussi faible que le
permettront les circonstances, mais en
tout cas susceptible d'être suffisamment
développée pour que, en temps de guerre
l'armement du peuple entier soit assuré.
Ce sont là des choses qu'on n'aime pas à en-
tendre en ce moment-ci, ce qui ne les em-
pêche pas d'être vraies ; quand bien même
on les conteste maintenant, ou on les passe
sous silence, on en reconnaîtra le bien-
fondé dans quelques années. Mais il sera
d'autant plus difficile de créer de nouveau
une bonne armée, et l'intolérable état ac-
tuel du pays sans défense se prolongera,
d'autant plus qu'on aura laissé passer un
plus grand nombre d'années sans remédier
à la situation. — (Un général bavarois).
München-Ansburger Abendzeitung, 25.1.
édition du soir.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
I
GREVES
Grande-Bretagne. — LA CLYDE : La véri-
table signification des désordres actuels est
que, sous le couvert d'un conflit ordinaire
entre employeurs et employés, on tente
d'amorcer une (l guerre de classes » et de
mettre en action ce qui jusqu'à présent
n'était qu'une formule. Les grévistes de
Belfast et de Glasgow sont les instruments
inconscients d'une campagne élaborée,
combinée dans la coulisse par des « intel-
lectuels », qui veulent rivaliser avec Lé-
nine et Trotski et les spartaciens d'Alle-
magne. Cette évolution n'a rien d'impré-
vu. Les grévistes répudient la conventiom
de 47 heures et réclament la semaine de
44 ou de 40 heures. L'objet nominal est de
réduire le chômage à la fin de la démobi-
lisation, et aux yeux de beaucoup de gens
cet argument paraîtra sans doute de bon
aloi. Mais la manière dont cette réclama-
tion est faite et les procédés qui l'accom-
pagnent révèlent sa véritable origine et son
véritable caractère. C'est un de ces pré-
textes plausibles par lesquels les meneurs
ont si souvent aiX moyen de flatteries, ame-
né les hommes à créer du désordre. A cela
DES
PTIAES ETRANGERES
Er DE LA GUERRE
1 -
1 N° 1063
Mardi. 4 février 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
11% résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS MILITAIRES
4
L'ARMISTICE
( S^s la domination française » —
úanUIS ce titre] ; L'ennemi nous a promis
dans les conditions d'armistice de respec-
ter r, 11^ d'administnation des, territoires
occun^f et non occupés. C'est du moins ce
qUj fi 1 Ja(iis communiqué au public alle-
matld * fait il apparaît plus clairement.
de JOUr en jour que les autorités militai-
fneI ennemIes agissent dans le sens exacte-
ment opposé : le territoire le sens exacte-
opposé: le territoire occupé est her-
métia, ~em®nt isolé de la zone neutre et du
resteae ] l'Empire. Les relations sont ren-
lrn^0ssibles entre les autorités supé-
tieure siègent en territoire neutre CHIP
DANS F empIre et leurs communes ressor-
^sant 68 en territoire envahi. L'ennemi
rattg^i
Qcc a.c~le systématiquement des communes
oicCu d'Ont le chef-lieu se trouve en
dehor S de la zone d'occupation, à d'autres
centreÉ administratifs, ou crée même des
centres indépendants. r..
\in ■ les Français ont organisé à Kö-
~St~ en Taunus une nouvelle adminis-
tration Cantonale, à laquelle sont ratta-
chée t les communes occupées de l'arron-
^issfn en': Haut-Taunus (chef-lieu :
lî 0-rnbirg) et d'Usingen. Les faubourgs d'e
r) armstadt qui appartiennent également à
la têtei pont de Mayence ont été sépa-
rés H
"és de arron<^ssement de Darmstadt et
Gross aS à l'arrondissement voisin de
Gross-G sans que le ministère de
ait été consulté. Les communes
om suP de l'arrondissement d'Offenbach
ont subi le même sort. Ces exemples et
d'autres pPrOuvent clairement l'intention
des "uçais de séparer du reste de l'em-
Pire ie territoire occupé, même au point
vre yu Polaque et administratif. Les Fran-
jets ne se COntentent pas pour leurs pro-
jets de la sép'aration économique qu'ils ont
Des e sans aucun ménagement.
Des nouvelles qui de Mayence parvien-
sent en territoire non occupé caractéri-
très ntpinement les procédés logiques et
trés COl,80?11*8 du 53111 à atteindre des
^nçais! du but à atteindre des
qui ~8"3- Un officier supérieur français à
qui on li eu sur 1>81 ^ve gauche du Rhin, répondit
~'U ne
qll'il r, savait Pas que les élections à la
On Peu e fr?-nçalSe fussent déjà anoncées.
Peut xr 1• 1" à la bibliothèque municipale
rtl Mayerip de nombreux officiers de
doocurne Jar génér,al qui étudient de vieux
iTCulïlent
PérioH. d occupation française. Le mi-
l &iyence ota,ux s'est rendu de Paris à
llS*cePa donné des directives pour
c^^resse r'î ?" P^Pagande, l'action à exer-
les lur nrf1 nion* Dans la conférence que
nan ^nca
~~yenL?~ organisée avec les jour-
teiu e es faençais, on a fait savoir à la Presse
falie: d'Oburnaux ne devaient pas se con-
^eT la neutralité, mais qu'il
fallait
faire paraître des articles franco-
t, Qnt d gences, une fois réalisées en
Orit de <»nséquenoe& d'autant plus
graves qu'il n'y est fait aucun contre-poids
par les journaux de la rive droite du
Rhin. Aucun journal édité sur la rive droi-
te ne doit pénétrer en territoire occupé. En
compensation, des journaux parisiens sont
introduits par masses et ont un débit con-
sidérable car la population souffre par
suite de l'indigence des journaux locaux
fréquemment censurés, d'une véritable di-
sette intellectuelle.
Comme nous l'avons antérieurement si-
gnalé, les autorités françaises cherchent
un contact particulièrement étroit avec les
milieux cléricaux qui par ailleurs jouissent
d'une influence très considérable sur la
population. Le général Mangin a fait ren-
dre au culte la chapelle depuis longtemps
désaffectée du « Deutsches Haus », qui
avait servi en dernier lieu de château
grand-ducal. Dans la nuit de Noël une
messe de minuit solennelle y fut célébrée.
Par là se manifeste une politique fort ha-
bile. La population d'esprit très religieux
des régions occupées par les Français doit
constater et constate qu'en se séparant de
l'empire on trouve des garanties que la vie
religieuse sera respectée et la situation des
églises assurée, tandis que la situation de
la religion et de l'église dans l'empire n'est
— à considérer la politique de MM. Hoff-
mann et Cie — rien moins que garantie.
Si les efforts des Français — contre les-
quels la population ne saurait être mise
trop sérieusement en garde — devaient
être couronnés de succès, les derniers à en
porter la faute ne seraient pas ceux qui
ont eu l'audace de miner d'une façon scan-
daleuse et en toute irresponsabilité les ba-
ses de la vie morale de millions d'êtres hu-
mains.
Tag. 24.1. 1re édition.
ORGANISATION
Grande-Bretagne. — Les toniques mo-
raux sont plus que jamais nécessaires pour
adoucir la monotonie et la routine de la
vie militaire. On a reconnu que l'instruc-
tion était un de ces toniques. Un service
spécial du War Office dirige l'enseigne-
ment dans toutes les unités de l'armée, et
il a jugé nécessaire d'établir des univer-
sités en miniature à Oxford et à Cambrid-
ge pour préparer ses instructeurs et ses
maîtres. — L'éducation de nos soldats suit
deux directions principales. Certains dé-
sirent un enseignement professionnel; les
autres désirent un enseignement plus gé-
néral. On ne saurait assez répéter que le
désir de s'instruire est très répandu dans
l'armée.
Glasgow Herald, 18.1.
Allemagne. — Si jusqu'ici l'emploi de
l'armée en vue de la défense de l'Etat con-
tre l'extérieur était indispensable ou un
mal nécessaire, si l'importance de notre
organisation militaire dépendait surtout de
celle des Etats voisins, pourquoi et dans
quelle mesure cela changera-t-il à l'avenir ?
Osons-nous espérer que la paix prochaine
fera disparaître tous les antagonismes, ex-
tirpera radicalement la haine et l'âpreté au
gain qu'elle accordera à chaque peuple as-
1
sez de liberté et d'espace en vue de son
développement pacifique, pour que désor-
mais les froissements, les litiges et les con-
flits puissent être arrangés et prévenus
par des tribunaux d'arbitrage ?
Nous en particulier, pourrons-nous conce-
voir pareil espoir pour notre peuple ? Pou-
vons-nous à l'avenir maintenir d'une façon
permanente notre propre armée à un ni-
veau inférieur à celui des autres peuples, si
ces derniers conservent leur puissant ar-
mement ? Il n'est pas admissible que l'ave-
nir du peuple allemand consiste à être à
tout jamais à la merci de ses voisins ! Tous
ceux qui désirent que nous n'en arrivions
pas là, sont forcés de reconnaître que nous
avons besoin encore à l'avenir d'une force
armée adéquate à notre population et à
la position que nous occupons dans le mon-
de, en temps de paix aussi faible que le
permettront les circonstances, mais en
tout cas susceptible d'être suffisamment
développée pour que, en temps de guerre
l'armement du peuple entier soit assuré.
Ce sont là des choses qu'on n'aime pas à en-
tendre en ce moment-ci, ce qui ne les em-
pêche pas d'être vraies ; quand bien même
on les conteste maintenant, ou on les passe
sous silence, on en reconnaîtra le bien-
fondé dans quelques années. Mais il sera
d'autant plus difficile de créer de nouveau
une bonne armée, et l'intolérable état ac-
tuel du pays sans défense se prolongera,
d'autant plus qu'on aura laissé passer un
plus grand nombre d'années sans remédier
à la situation. — (Un général bavarois).
München-Ansburger Abendzeitung, 25.1.
édition du soir.
——— ———
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
I
GREVES
Grande-Bretagne. — LA CLYDE : La véri-
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que, sous le couvert d'un conflit ordinaire
entre employeurs et employés, on tente
d'amorcer une (l guerre de classes » et de
mettre en action ce qui jusqu'à présent
n'était qu'une formule. Les grévistes de
Belfast et de Glasgow sont les instruments
inconscients d'une campagne élaborée,
combinée dans la coulisse par des « intel-
lectuels », qui veulent rivaliser avec Lé-
nine et Trotski et les spartaciens d'Alle-
magne. Cette évolution n'a rien d'impré-
vu. Les grévistes répudient la conventiom
de 47 heures et réclament la semaine de
44 ou de 40 heures. L'objet nominal est de
réduire le chômage à la fin de la démobi-
lisation, et aux yeux de beaucoup de gens
cet argument paraîtra sans doute de bon
aloi. Mais la manière dont cette réclama-
tion est faite et les procédés qui l'accom-
pagnent révèlent sa véritable origine et son
véritable caractère. C'est un de ces pré-
textes plausibles par lesquels les meneurs
ont si souvent aiX moyen de flatteries, ame-
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