Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-01-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 30 janvier 1919 30 janvier 1919
Description : 1919/01/30 (T11,N1059). 1919/01/30 (T11,N1059).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62166494
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
!
STÈHËS £ )E la GUERRE
eT DE8
*FFA RkS ÉTRANGÈRES
1
N° 1059
Paris, 30 janvier 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
1 NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
"———i— de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
LARMISTICE
^Armistice et politique extérieure »
jn'jj Ce titre]. — Nos ennemis estiment
18 Is sont encore en guerre avec nous et
tuent de toutes manières du « droit de la
sUerr 8 )), le droit du plus fort. La guerre
''est Pas autre chose que « la continuation
le ja i^ue par d'autres moyens », voi-
10 qUI est devenu une vérité banale. Pour
le sI ennemis l'armistice est la continuation
ie ia guerre et non la transition à. la paix,
e les milieux gouvernementaux eux-
nêmP ava*. ent l'air de le croire chez nous.
Ir armistice n'est et ne peut être à pro-
Ill'ente t parler, qu'une courte phase inter-
ïiédjg- ir £ qui doit permettre d'organiser les
10U OClatlOns dut traité de paix. Or chez
àCa se de laj. révolution et des troubles
Intérieurs., il menace de devenir un état
De"nanent * D'ordinaire un armistice est la
>Usnen Sl0n des hostilités sans que les partis
et, Présence changent rien à la situation du
^mhat ni à leurs effectifs. Or, notre cas
îst saJ; S Précédent dans l'histoire, puisque
Seul ]' arrnistice a déterminé la défaite de
l.^Uem*gne par la forme sous laquelle il a
Sert 01lelu et par la manière dont on s'en
Sept Lorsque nous avons fait l'offre d'ar-
mistice nous n'étions pas vaincus. Sans
doute la SlÍiUation militaire et politique exi-
9sait n ,é finit la guerre au plus tôt.
tives l'arm du front repoussait les tenta-
Par d e percée et d'écrasement, exécutées
une des assauts très violents, et opposait
rési l ince dont l'opiniâtreté allait mê-
croi3 + dans certains secteurs. La
ce (jp, JeSl. stance économique de l'Allema-
grie nV>fi pas brisée non plus. L'effondre-
rnent ave 1 a ®u^airie et de l'Autriche-Hon-
avec conséquences économiques et
fhancesesd qu'il entraînait, a enlevé toutes
^ncec j
6 SUlCeés à l'Allemagne qui, dès
j?rs> sa td».it seule en face d'une coali-
« ! °tt «ton
e* Cependant, à ce moment-là,
ent n'était pas encore vaincue, et
a de liquider la guerre
rtas des on Ji°ns acceptables pour elle.
il
lrection le même où tout dépendait d'une
tr s énergique et d'une cohésion
e bataillet Y~ pour passer du champ
atailleilitaire à celui de la politi-
l'effnm
qleUr s'es ondrement révolutionnaire inté-
''a^ront Il enleva aux troupes
PPIUl qu'elles avaient eu à
Pa lllVers et dévoila impitoyablement à
I'uït Vers qUe l'Allemagne n'était plus ca-
Dan?,» de cl moindre résistance. A
tice cte Ce rnornent, la politique d'armis-
la politique d'armis-
que î de {aiînUe pour nos ennemis le
e valoir leurs buts de guerre
tes quatre ans de lutte ils n'a-
vaient pu réaliser, même en employant tou-
tes U f°rcpo jdu, monde.
Au point de vue militaire l'Allemagne a
abandonné les positions qu'elle occupait
en pays ennemi, elle a laissé les armées
ennemies envahir l'Allemagne. L'armée
est dissoute, des bases très importantes de
notre force de combat (bassin minier de
Lorraine et bassin houiller de la Sarre) sont
entre les mains de l'ennemi, le centre prin-
cipal de nos industries de guerre est sous
le canon ennemi. Au point de vue politique
l'Entente s'est déjà emparée de tout ce
que ses déclarations les plus complètes
prétendaient atteindre en fait de buts de
guerre : nom seulement l'Alsace-Lorraine.
mais toute la rive gauche du Rhin, de plus
la maîtrise absolue des mers, et notre do-
maine colonial.
En matière économique la « guerre
après la guerre » dont la presse de l'En-
tente a tant parlé pendant les premières
années de la guerre, est devenue une réa-
lité. On applique avec plus de rigueur que
jamais le blocus qui nous accule à la fa-
mine, la suppression de toute importation
de matières premières et d'exportation sur
les marchés mondiaux. pendant que l'in-
dustrie des pays de l'Entente et de l'Amé-
rique prend ses dispositions pour inonder
tous les marchés du monde de ses pro-
duits au rétablissement de la paix. L'En-
tente exerce le contrôle sur les sources
financières allemandes. Enfin, nous avons
dû livrer à l'Entente notre marine mar-
chande, pour préparer la voie à l'impor-
tation de denrées alimentaires. Il y a plus,
elle est déjà en mesure de réaliser une par-
tie de ses plans de représailles : restitu-
tion. réparation, reconstitution. Dans cet
ordre d'idées, il faut signaler l'annexion de
l'Alsace-Lorraine et de la région de la
Sarre, la restitution des valeurs belges et
russes, des locomotives et de l'outillage in-
dustriel. et même la récente demande d'ou-
tils agricoles, enfin et surtout le refus de
rendre nos prisonniers.
Nous ne doutons pas un seul instant
que la prochaine prolongation de l'armis-
tice ne fasse aboutir ce plan de la poli-
tique de l'Entente. Ainsi nous voyons l'Al-
lemagne prise dans un enchevêtrement
inextricable et malheureux au point de vue
de la politique extérieure. Si à chaque
renouvellement de l'armistice les consé-
quences sont plus terribles, la faute n'en
est pas à la commission d'armistice. Celle-
ci a pour mission d'obtenir la prolonga-
tion de l'armistice pour un nouveau délai,
car la reprise des hostilités aurait pour
nous des conséquences encore plus funes-
tes que ces conditions d'armistice. En pré-
sence des effets produits par la révolution,
en présence de l'indifférence complète que
le Gouvernement témoigne pour la politi-
que étrangère, la Commission d'armistice
a eu pieds et poings liés pour s'acquitter
de sa mission spéciale. Dégager l'Allema-
gne de cet enchevêtrement, si tant est
que ce soit possible, cela incombe à la po-
litique extérieure qu'il importe de repren-
dre et d'orienter dans une direction pré-
cise. Pendant trop longtemps elle a man-
qué à l'Allemagne. Des semaines précieu-
ses se sont écoulées sans qu'on ait rien
fait. Les événements ont démenti la doc-
trine et la tactique des socialistes, d'après
laquelle tous les peuples se pencheraient
vers nous, sans autre forme de procès,
animés de sentiments de paix et d'amitié,
oubliant la guerre et les buts de guerre,
dès que le peuple allemand changerait de
régime et mettrait bas les armes. Nous
avons secoué le militarisme allemand. A
présent celui de l'Entente nous fait sentir
sa domination, qui est bien pire.
Germania 21.1. soir.
Le retour des prisonniers russes qui
se trouvent encore en Allemagne est éga-
lement demandé par l'Entente comme une
mesure d'humanité. Nous n'avons pas be-
soin de donner l'assurance qu'en présence
de la surabondance de main-d'œuvre en
Allemagne nous serions fort heureux de
nous débarrasser des prisonniers russes :
mais ils ne sont, en grande majorité, guère
pressés de retourner dans leur pays et
ne considèrent pas du tout comme le com-
ble de l'humanité d'être livrés à la fron-
tière russe aux bandes bolchevistes. C'est
bien aussi ce que reconnaît l'Entente ;
aussi elle se reserve le droit d'ordonner
le retour des prisonniers russes dans telle
ou telle région. qui lui paraîtra la plus
conyenable. Mais la façon même dont s'ex-
prime cette exigence laisse craindre que
l'Entente veuille s'assurer un contrôle sur
le transport des prisonniers russes, pour
les diriger vers les territoires de la Rus-
sie où se trouvent des troupes qui com-
battent le gouvernement des Conseils, et
pour renforcer i ces troupes par les pri-
sonniers russes en Allemagne. — Neue
Badische Landes-Zeitung, 21.1., 1re édition.
La livraison des machines agricoles. —
L'Allemagne, lors de la conclusion de l'ar-
mistice, se trouvait dans une pénible si-
tuation. Toutes les conditions de l'ennemi
durent être acceptées). Mais alors on se
consola de cette nécessité amère en son-
geant qu'il ne s'agissait que d'un armis-
tice, auquel la paix succéderait bientôt.
Plus défavorables étaient les conditions de
l'armistice, plus ardent devait être le dé-
sir. plus sérieux l'engagement du gouver-
nement d'amener aussi rapidement que
possible au moins les préliminaires de
paix. L'Entente avait fait clairement savoir
qu'elle ne conclurait de paix préliminaire
qu'avec un gouvernement représentant
l'ensemble du peuple allemand. Seule l'As-
semblée nationale pouvait former un tel
gouvernement. Et si l'Empire dut prolon-
ger plusieurs fois le délai de l'armistice
avec des conditions de plus en plus dures,
il faut en attribuer la cause à l'ajournement
des élections de la Constituante allemande.
Du 9 novembre au 17 janvier, il y avait
trois fois le temps de convoquer la Cons-
tituante. Au moins la dernière prolongation
STÈHËS £ )E la GUERRE
eT DE8
*FFA RkS ÉTRANGÈRES
1
N° 1059
Paris, 30 janvier 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
1 NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
"———i— de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
LARMISTICE
^Armistice et politique extérieure »
jn'jj Ce titre]. — Nos ennemis estiment
18 Is sont encore en guerre avec nous et
tuent de toutes manières du « droit de la
sUerr 8 )), le droit du plus fort. La guerre
''est Pas autre chose que « la continuation
le ja i^ue par d'autres moyens », voi-
10 qUI est devenu une vérité banale. Pour
le sI ennemis l'armistice est la continuation
ie ia guerre et non la transition à. la paix,
e les milieux gouvernementaux eux-
nêmP ava*. ent l'air de le croire chez nous.
Ir armistice n'est et ne peut être à pro-
Ill'ente t parler, qu'une courte phase inter-
ïiédjg- ir £ qui doit permettre d'organiser les
10U OClatlOns dut traité de paix. Or chez
àCa se de laj. révolution et des troubles
Intérieurs., il menace de devenir un état
De"nanent * D'ordinaire un armistice est la
>Usnen Sl0n des hostilités sans que les partis
et, Présence changent rien à la situation du
^mhat ni à leurs effectifs. Or, notre cas
îst saJ; S Précédent dans l'histoire, puisque
Seul ]' arrnistice a déterminé la défaite de
l.^Uem*gne par la forme sous laquelle il a
Sert 01lelu et par la manière dont on s'en
Sept Lorsque nous avons fait l'offre d'ar-
mistice nous n'étions pas vaincus. Sans
doute la SlÍiUation militaire et politique exi-
9sait n ,é finit la guerre au plus tôt.
tives l'arm du front repoussait les tenta-
Par d e percée et d'écrasement, exécutées
une des assauts très violents, et opposait
rési l ince dont l'opiniâtreté allait mê-
croi3 + dans certains secteurs. La
ce (jp, JeSl. stance économique de l'Allema-
grie nV>fi pas brisée non plus. L'effondre-
rnent ave 1 a ®u^airie et de l'Autriche-Hon-
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^ncec j
6 SUlCeés à l'Allemagne qui, dès
j?rs> sa td».it seule en face d'une coali-
« ! °tt «ton
e* Cependant, à ce moment-là,
ent n'était pas encore vaincue, et
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rtas des on Ji°ns acceptables pour elle.
il
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tr s énergique et d'une cohésion
e bataillet Y~ pour passer du champ
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qleUr s'es ondrement révolutionnaire inté-
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PPIUl qu'elles avaient eu à
Pa lllVers et dévoila impitoyablement à
I'uït Vers qUe l'Allemagne n'était plus ca-
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tice cte Ce rnornent, la politique d'armis-
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vaient pu réaliser, même en employant tou-
tes U f°rcpo jdu, monde.
Au point de vue militaire l'Allemagne a
abandonné les positions qu'elle occupait
en pays ennemi, elle a laissé les armées
ennemies envahir l'Allemagne. L'armée
est dissoute, des bases très importantes de
notre force de combat (bassin minier de
Lorraine et bassin houiller de la Sarre) sont
entre les mains de l'ennemi, le centre prin-
cipal de nos industries de guerre est sous
le canon ennemi. Au point de vue politique
l'Entente s'est déjà emparée de tout ce
que ses déclarations les plus complètes
prétendaient atteindre en fait de buts de
guerre : nom seulement l'Alsace-Lorraine.
mais toute la rive gauche du Rhin, de plus
la maîtrise absolue des mers, et notre do-
maine colonial.
En matière économique la « guerre
après la guerre » dont la presse de l'En-
tente a tant parlé pendant les premières
années de la guerre, est devenue une réa-
lité. On applique avec plus de rigueur que
jamais le blocus qui nous accule à la fa-
mine, la suppression de toute importation
de matières premières et d'exportation sur
les marchés mondiaux. pendant que l'in-
dustrie des pays de l'Entente et de l'Amé-
rique prend ses dispositions pour inonder
tous les marchés du monde de ses pro-
duits au rétablissement de la paix. L'En-
tente exerce le contrôle sur les sources
financières allemandes. Enfin, nous avons
dû livrer à l'Entente notre marine mar-
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tation de denrées alimentaires. Il y a plus,
elle est déjà en mesure de réaliser une par-
tie de ses plans de représailles : restitu-
tion. réparation, reconstitution. Dans cet
ordre d'idées, il faut signaler l'annexion de
l'Alsace-Lorraine et de la région de la
Sarre, la restitution des valeurs belges et
russes, des locomotives et de l'outillage in-
dustriel. et même la récente demande d'ou-
tils agricoles, enfin et surtout le refus de
rendre nos prisonniers.
Nous ne doutons pas un seul instant
que la prochaine prolongation de l'armis-
tice ne fasse aboutir ce plan de la poli-
tique de l'Entente. Ainsi nous voyons l'Al-
lemagne prise dans un enchevêtrement
inextricable et malheureux au point de vue
de la politique extérieure. Si à chaque
renouvellement de l'armistice les consé-
quences sont plus terribles, la faute n'en
est pas à la commission d'armistice. Celle-
ci a pour mission d'obtenir la prolonga-
tion de l'armistice pour un nouveau délai,
car la reprise des hostilités aurait pour
nous des conséquences encore plus funes-
tes que ces conditions d'armistice. En pré-
sence des effets produits par la révolution,
en présence de l'indifférence complète que
le Gouvernement témoigne pour la politi-
que étrangère, la Commission d'armistice
a eu pieds et poings liés pour s'acquitter
de sa mission spéciale. Dégager l'Allema-
gne de cet enchevêtrement, si tant est
que ce soit possible, cela incombe à la po-
litique extérieure qu'il importe de repren-
dre et d'orienter dans une direction pré-
cise. Pendant trop longtemps elle a man-
qué à l'Allemagne. Des semaines précieu-
ses se sont écoulées sans qu'on ait rien
fait. Les événements ont démenti la doc-
trine et la tactique des socialistes, d'après
laquelle tous les peuples se pencheraient
vers nous, sans autre forme de procès,
animés de sentiments de paix et d'amitié,
oubliant la guerre et les buts de guerre,
dès que le peuple allemand changerait de
régime et mettrait bas les armes. Nous
avons secoué le militarisme allemand. A
présent celui de l'Entente nous fait sentir
sa domination, qui est bien pire.
Germania 21.1. soir.
Le retour des prisonniers russes qui
se trouvent encore en Allemagne est éga-
lement demandé par l'Entente comme une
mesure d'humanité. Nous n'avons pas be-
soin de donner l'assurance qu'en présence
de la surabondance de main-d'œuvre en
Allemagne nous serions fort heureux de
nous débarrasser des prisonniers russes :
mais ils ne sont, en grande majorité, guère
pressés de retourner dans leur pays et
ne considèrent pas du tout comme le com-
ble de l'humanité d'être livrés à la fron-
tière russe aux bandes bolchevistes. C'est
bien aussi ce que reconnaît l'Entente ;
aussi elle se reserve le droit d'ordonner
le retour des prisonniers russes dans telle
ou telle région. qui lui paraîtra la plus
conyenable. Mais la façon même dont s'ex-
prime cette exigence laisse craindre que
l'Entente veuille s'assurer un contrôle sur
le transport des prisonniers russes, pour
les diriger vers les territoires de la Rus-
sie où se trouvent des troupes qui com-
battent le gouvernement des Conseils, et
pour renforcer i ces troupes par les pri-
sonniers russes en Allemagne. — Neue
Badische Landes-Zeitung, 21.1., 1re édition.
La livraison des machines agricoles. —
L'Allemagne, lors de la conclusion de l'ar-
mistice, se trouvait dans une pénible si-
tuation. Toutes les conditions de l'ennemi
durent être acceptées). Mais alors on se
consola de cette nécessité amère en son-
geant qu'il ne s'agissait que d'un armis-
tice, auquel la paix succéderait bientôt.
Plus défavorables étaient les conditions de
l'armistice, plus ardent devait être le dé-
sir. plus sérieux l'engagement du gouver-
nement d'amener aussi rapidement que
possible au moins les préliminaires de
paix. L'Entente avait fait clairement savoir
qu'elle ne conclurait de paix préliminaire
qu'avec un gouvernement représentant
l'ensemble du peuple allemand. Seule l'As-
semblée nationale pouvait former un tel
gouvernement. Et si l'Empire dut prolon-
ger plusieurs fois le délai de l'armistice
avec des conditions de plus en plus dures,
il faut en attribuer la cause à l'ajournement
des élections de la Constituante allemande.
Du 9 novembre au 17 janvier, il y avait
trois fois le temps de convoquer la Cons-
tituante. Au moins la dernière prolongation
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