Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-01-18
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 18 janvier 1919 18 janvier 1919
Description : 1919/01/18 (T11,N1049). 1919/01/18 (T11,N1049).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6216639r
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
ISTÈRES DE LA/GUERRE
t. ET DES
FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 1049
Paris, 18 janvier 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
——. qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
QUESTIONS OUVRIERES
Angleterre. - L' REVENDICATIONS , OUVRIÈRES
AU LENDE.~IAIN DE L'ARAIISTICE - Les travail-
listes avaient adopté une attitude agressive
et avancée en politique et en industrie. Leur
puissance industrielle avait cru pendant la
guerre. ilIon la
veaux membres dans les trade-unions
mais par l'organisation et trade-unions,
tion plus , intime des tl'ade-unions. L'ex:-
périence des quatre dernières années avait
appris aux employeurs qu'un esprit nou-
veau avait introduit des méthodes nouvel-
les et inquiétantes dans la guerre indus-
trielle. On ne pouvait pas non plus igno-
rer l'effet possible des événements de Rus-
sie el d'Allemagne. Plus d'un employeur -
- - - -~' \JUll.Jluyeur -
et certains qui n'étaient pas des employeurs
- redoutaient que la folie bolcheviste ne
gagnât les ouvriers britanniques et ne plon-
geat le pays dans le chaos. Pour ces raisons
les deux derniers mois ont été pleins
d'anxiété pour beaucoup de gens, et cette
de mois Il vaut donc la peine de considé-
rer quelles preuves ces dCllJlx mois ont ap-
portées d'un effort de la part du travail
organisé pour tirer parti de la situation in-
certaine créée par la signature de l'armis-
tice, et pour accélérer la marche dans la di-
rection de ses buts avoués. Il suffit ici de
mentionner les efforts sans précédent du
Travail aux élections générales. Un des
chefs de trade-union les plus pondérés de
la dernière génération émettait l'opinion,
il y a quelques années, que « la masse des
travailleurs se soucie fort peu des théories
de gouvernement ou d'autres théories so-
ciales ou industrielles. TiL<^ l°^mnenl les
choses tangibles, telles que l'augmentation
de salaires et
de salaires et la réduction des heures de
travail0. » Depuis ce temps-là, de nombreux
travailleurs ont fait de grands progrès dans
la connaissance des sciences politique, so-
ciale et économique, et la Politique, so-
école de chefs de trade-union nouvelle jeune
l'idée que les heures de travail, les salaires
et autres affaires domestiques sont les seu-
les ou même les principales questions qui
préoccupent le monde du travail. Il est
cependant toujours vrai qu'ouvriers et ou-
vrières, pris en masse, désirent améliorer
leurs conditions immédiates de travail, ne
serait-ce qu'en gagnant une heure de repos
ou un shilling de plus par semaine, plutôt
que rêver république coopérative et démo-
cratie internationale théorique. ve et démo-
0n en trouve 1", -
On en trouve la preuve dans les événe-
ments de ces dernières sem::tinp.s Tandis
que les prophètes poliltiques de l'internatio-
nalisme se sont efforcés de monter une con-
férence de Lausanne et jusqu'à présent ont
lamentablement échoué,- les peuples alliés
répugnant au contact avec le bolchevisme.
russe ou allemand, — les trade-unions ont
essayé de conquérir aux ouvriers britanni-
ques une amélioration de la vie par la ré-
duction des heures de travail. Dans quel-
ques industries un progrès important a déjà
été obtenu ; dans d'autres la revendica-
tion se fait chaque jour plus forte. Toutes
les principales industries, y compris l'agri-
culture, sont influencées par la campagne
pour la réduction des heures de travail.
Le sommaire des mouvements récents et
présents le prouve : — MINEURS : Revendica-
tion de la journée de 6 heures pour tous
les travailleurs. Les ouvriers de la surface
ont obtenu récemment la semaine de 49 heu-
res. — CHEMINOTS : Le gouvernement a admis
le principe de la journée de 8 heures. On
négocie les détails de son application pour
le 1er février. La semaine de 47 heures
qu'avaient obtenue les ouvriers des chan-
tiers maritimes et les mécaniciens a été
étendue aux ouvriers des ateliers des che-
mins de fer. L'Association des Employés de
Chemins de Fer demande la semaine de 38
heures. - TRAVAILLEURS DES TRANSPORTS: Tra-
vailleurs des tramways ou du transport par
route, des docks ou de la rive, ont demandé
ou se proposent de demander la semaine
de 44 heures. - EMPLOYÉS: Les employés
municipaux et publics demandent la semaine
de 44 heures. — OUVRIERS DES TEXTILES :
L'association nationale des Unions de l'in-
dustrie textile a demandé la semaine de 45
heures. Plusieurs des unions demandent
une semaine plus courte. — MÉCANICIENS ET
CONSTRUCTEURS MARITIMES : Trade-unions et
fédérations d'employeurs se sont entendus
pour la semaine de 47 heures, à partir du
1er janvier. Quelques districts sont mécon-
f~-t- r.&.J ---- - -- 1 r..r>.. --
tents et demandent 36 et même 30 heures.
La semaine de 47 heures a été adoptée dans
les arsenaux royaux. Les employés de la
Cie Ford (Angleterre) ont la semaine de 40
heures. - INDUSTRIE DU FER ET DE L'ACIER :
La journée de 8 heures a été acceptée.- BA-
TIMENT : Le Conseil du district de Londres
de la Fédération Nationale des Travail-
ï4 du Bâtiment demande la semaine de
40 heures.— TRAVAILLEURS AGRICOLES: On rlp.-
mande dans le Nord de l'Angleterre la se-
maine de 47 heures. — INDUSTRIE DU MEUBLE:
On propose la semaine de 40 heures, si dans
un temps raisonnable il y a des sans-tra-
vail. - COMMIS DE MAGASIN : Les épiciers du
Lancashire discutent la semaine de 50 heu-
res pour leurs commis. Il y aura une
conférence à Liverpool le 24.1.
De ce tableau qnj n'est pas complet on
peut conclure qu'il existe une espèce de
mouvement concerté pour la réduction des
heures de travail. Depuis de nombreuses
années, les Congrès des Trade-Unions ont
réclamé la journée légale de 8 heures.
Mais sauf dans le cas des mineurs des si-
gnalistes de chemins de fer, des femmes
et des enfants dans les usines, peut-être de
quelques autres catégories, la limitation des
heures de travail dépend aujourd'hui de la
coutume et des ententes à l'intérieur d'une
industrie plutôt que de la législation.
C'est à employeurs et à employés de dé-
cider si les revendications actuelles doivent
être satisfaites, ou combattues selon la vieil-
le méthode de la grève et du lock-out, —
dangereux système d'épuisement qui frappe
généralement les travailleurs et le public
pilus que les employeurs — ou si elles se-
ront satisfaites à, l'amiable par des conces-
sions et une bonne volonté réciproques. —
(Correspondant du travail).
Times, 14.1.
BLOCUS
« Le blocus d'affamement » [sous ce ti-
tre]. — Si tout l'idéal de civilisation n'est
pas un mensonge, rien de plus tragique
que de voir avec quel acharnement inexo-
rable, avec quelle volonté d'anéantissement
les belligérants ont tout, subordonné à ce
qu'ils croyaient ou prétendaient être leur
droit. A présent, les archives commencent
à s'ouvrir, et les peuples se lamentent de-
vant les chiffres énormes de leurs pertes.
Les vainqueurs en renforcent leurs réqui-
sitoires et leur note ; les vaincus ne peuvent
qu'en documenter leurs rancuhes et leur dé-
sespoir. — Mais de toutes les horreurs, de
celles qu'il faut mettre sur le compte du
destin comme de celles qu'il faut attribuer
aux plus graves fautes, la pire est le cruel
mauvais traitement infligé au peuple alle-
mand, le blocus. Notre premier numéro du
matin dresse le bilan de « l'affamement de
l'Allemagne ». Nous ne le soumettons pas
à nos seuls lecteurs allemands. Nous fai-
sons crédit aux spécialistes qui, au Con-
grès de - l'association des sociétés médicales
de Berlin, ont établi les statistiques de la
détresse provoquée par la faim. Leurs chif-
fres sont indiscutables. 763.000 personnes
ont succombé au blocus de famine. Rien
qu'au cours de l'année 1917 : 260.000, et en
1918, on enregistre jusqu'à, 294.000 décès,
sans compter le nombre considérable des
victimes de la grippe dont le nombre s'est
élevé, en été et en automne 1918. à envi-
ron 150.000. Nous ne comprenons pas non
plus, dans ces chiffres, ni les néfastes con-
séquences de l'affaiblissement et de l'épui-
sement de l'immense majorité de la popula-
tion de l'Allemagne par suite de la rareté
et de la mauvaise qualité croissante des
vivres et de l'intensification progressive de
cette misère alimentaire. Nous n'y compre-
nons pas non plus les ravages, impossibles
à exprimer par des chiffres, des poisons
de la tuberculose. C'est par centaines de
milliers que se chiffreraient ses victimes.
Nous laissons de côté, enfin, les énormes
dommages causés à nos alliés par l'affame-
ment.
Que le lecteur ne s'indigne pas et ne
s'écrie pas avec amertume : « Il est bien
temps d'ouvrir la bouche! » Sans doute, la
t. ET DES
FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 1049
Paris, 18 janvier 1919.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
——. qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
QUESTIONS OUVRIERES
Angleterre. - L' REVENDICATIONS , OUVRIÈRES
AU LENDE.~IAIN DE L'ARAIISTICE - Les travail-
listes avaient adopté une attitude agressive
et avancée en politique et en industrie. Leur
puissance industrielle avait cru pendant la
guerre. ilIon la
veaux membres dans les trade-unions
mais par l'organisation et trade-unions,
tion plus , intime des tl'ade-unions. L'ex:-
périence des quatre dernières années avait
appris aux employeurs qu'un esprit nou-
veau avait introduit des méthodes nouvel-
les et inquiétantes dans la guerre indus-
trielle. On ne pouvait pas non plus igno-
rer l'effet possible des événements de Rus-
sie el d'Allemagne. Plus d'un employeur -
- - - -~' \JUll.Jluyeur -
et certains qui n'étaient pas des employeurs
- redoutaient que la folie bolcheviste ne
gagnât les ouvriers britanniques et ne plon-
geat le pays dans le chaos. Pour ces raisons
les deux derniers mois ont été pleins
d'anxiété pour beaucoup de gens, et cette
de mois Il vaut donc la peine de considé-
rer quelles preuves ces dCllJlx mois ont ap-
portées d'un effort de la part du travail
organisé pour tirer parti de la situation in-
certaine créée par la signature de l'armis-
tice, et pour accélérer la marche dans la di-
rection de ses buts avoués. Il suffit ici de
mentionner les efforts sans précédent du
Travail aux élections générales. Un des
chefs de trade-union les plus pondérés de
la dernière génération émettait l'opinion,
il y a quelques années, que « la masse des
travailleurs se soucie fort peu des théories
de gouvernement ou d'autres théories so-
ciales ou industrielles. TiL<^ l°^mnenl les
choses tangibles, telles que l'augmentation
de salaires et
de salaires et la réduction des heures de
travail0. » Depuis ce temps-là, de nombreux
travailleurs ont fait de grands progrès dans
la connaissance des sciences politique, so-
ciale et économique, et la Politique, so-
école de chefs de trade-union nouvelle jeune
l'idée que les heures de travail, les salaires
et autres affaires domestiques sont les seu-
les ou même les principales questions qui
préoccupent le monde du travail. Il est
cependant toujours vrai qu'ouvriers et ou-
vrières, pris en masse, désirent améliorer
leurs conditions immédiates de travail, ne
serait-ce qu'en gagnant une heure de repos
ou un shilling de plus par semaine, plutôt
que rêver république coopérative et démo-
cratie internationale théorique. ve et démo-
0n en trouve 1", -
On en trouve la preuve dans les événe-
ments de ces dernières sem::tinp.s Tandis
que les prophètes poliltiques de l'internatio-
nalisme se sont efforcés de monter une con-
férence de Lausanne et jusqu'à présent ont
lamentablement échoué,- les peuples alliés
répugnant au contact avec le bolchevisme.
russe ou allemand, — les trade-unions ont
essayé de conquérir aux ouvriers britanni-
ques une amélioration de la vie par la ré-
duction des heures de travail. Dans quel-
ques industries un progrès important a déjà
été obtenu ; dans d'autres la revendica-
tion se fait chaque jour plus forte. Toutes
les principales industries, y compris l'agri-
culture, sont influencées par la campagne
pour la réduction des heures de travail.
Le sommaire des mouvements récents et
présents le prouve : — MINEURS : Revendica-
tion de la journée de 6 heures pour tous
les travailleurs. Les ouvriers de la surface
ont obtenu récemment la semaine de 49 heu-
res. — CHEMINOTS : Le gouvernement a admis
le principe de la journée de 8 heures. On
négocie les détails de son application pour
le 1er février. La semaine de 47 heures
qu'avaient obtenue les ouvriers des chan-
tiers maritimes et les mécaniciens a été
étendue aux ouvriers des ateliers des che-
mins de fer. L'Association des Employés de
Chemins de Fer demande la semaine de 38
heures. - TRAVAILLEURS DES TRANSPORTS: Tra-
vailleurs des tramways ou du transport par
route, des docks ou de la rive, ont demandé
ou se proposent de demander la semaine
de 44 heures. - EMPLOYÉS: Les employés
municipaux et publics demandent la semaine
de 44 heures. — OUVRIERS DES TEXTILES :
L'association nationale des Unions de l'in-
dustrie textile a demandé la semaine de 45
heures. Plusieurs des unions demandent
une semaine plus courte. — MÉCANICIENS ET
CONSTRUCTEURS MARITIMES : Trade-unions et
fédérations d'employeurs se sont entendus
pour la semaine de 47 heures, à partir du
1er janvier. Quelques districts sont mécon-
f~-t- r.&.J ---- - -- 1 r..r>.. --
tents et demandent 36 et même 30 heures.
La semaine de 47 heures a été adoptée dans
les arsenaux royaux. Les employés de la
Cie Ford (Angleterre) ont la semaine de 40
heures. - INDUSTRIE DU FER ET DE L'ACIER :
La journée de 8 heures a été acceptée.- BA-
TIMENT : Le Conseil du district de Londres
de la Fédération Nationale des Travail-
ï4 du Bâtiment demande la semaine de
40 heures.— TRAVAILLEURS AGRICOLES: On rlp.-
mande dans le Nord de l'Angleterre la se-
maine de 47 heures. — INDUSTRIE DU MEUBLE:
On propose la semaine de 40 heures, si dans
un temps raisonnable il y a des sans-tra-
vail. - COMMIS DE MAGASIN : Les épiciers du
Lancashire discutent la semaine de 50 heu-
res pour leurs commis. Il y aura une
conférence à Liverpool le 24.1.
De ce tableau qnj n'est pas complet on
peut conclure qu'il existe une espèce de
mouvement concerté pour la réduction des
heures de travail. Depuis de nombreuses
années, les Congrès des Trade-Unions ont
réclamé la journée légale de 8 heures.
Mais sauf dans le cas des mineurs des si-
gnalistes de chemins de fer, des femmes
et des enfants dans les usines, peut-être de
quelques autres catégories, la limitation des
heures de travail dépend aujourd'hui de la
coutume et des ententes à l'intérieur d'une
industrie plutôt que de la législation.
C'est à employeurs et à employés de dé-
cider si les revendications actuelles doivent
être satisfaites, ou combattues selon la vieil-
le méthode de la grève et du lock-out, —
dangereux système d'épuisement qui frappe
généralement les travailleurs et le public
pilus que les employeurs — ou si elles se-
ront satisfaites à, l'amiable par des conces-
sions et une bonne volonté réciproques. —
(Correspondant du travail).
Times, 14.1.
BLOCUS
« Le blocus d'affamement » [sous ce ti-
tre]. — Si tout l'idéal de civilisation n'est
pas un mensonge, rien de plus tragique
que de voir avec quel acharnement inexo-
rable, avec quelle volonté d'anéantissement
les belligérants ont tout, subordonné à ce
qu'ils croyaient ou prétendaient être leur
droit. A présent, les archives commencent
à s'ouvrir, et les peuples se lamentent de-
vant les chiffres énormes de leurs pertes.
Les vainqueurs en renforcent leurs réqui-
sitoires et leur note ; les vaincus ne peuvent
qu'en documenter leurs rancuhes et leur dé-
sespoir. — Mais de toutes les horreurs, de
celles qu'il faut mettre sur le compte du
destin comme de celles qu'il faut attribuer
aux plus graves fautes, la pire est le cruel
mauvais traitement infligé au peuple alle-
mand, le blocus. Notre premier numéro du
matin dresse le bilan de « l'affamement de
l'Allemagne ». Nous ne le soumettons pas
à nos seuls lecteurs allemands. Nous fai-
sons crédit aux spécialistes qui, au Con-
grès de - l'association des sociétés médicales
de Berlin, ont établi les statistiques de la
détresse provoquée par la faim. Leurs chif-
fres sont indiscutables. 763.000 personnes
ont succombé au blocus de famine. Rien
qu'au cours de l'année 1917 : 260.000, et en
1918, on enregistre jusqu'à, 294.000 décès,
sans compter le nombre considérable des
victimes de la grippe dont le nombre s'est
élevé, en été et en automne 1918. à envi-
ron 150.000. Nous ne comprenons pas non
plus, dans ces chiffres, ni les néfastes con-
séquences de l'affaiblissement et de l'épui-
sement de l'immense majorité de la popula-
tion de l'Allemagne par suite de la rareté
et de la mauvaise qualité croissante des
vivres et de l'intensification progressive de
cette misère alimentaire. Nous n'y compre-
nons pas non plus les ravages, impossibles
à exprimer par des chiffres, des poisons
de la tuberculose. C'est par centaines de
milliers que se chiffreraient ses victimes.
Nous laissons de côté, enfin, les énormes
dommages causés à nos alliés par l'affame-
ment.
Que le lecteur ne s'indigne pas et ne
s'écrie pas avec amertume : « Il est bien
temps d'ouvrir la bouche! » Sans doute, la
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Bibliothèque Diplomatique Numérique Bibliothèque Diplomatique Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "MAEDIGen0"
- Auteurs similaires France France /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "France" or dc.contributor adj "France")Les Monuments historiques de la France : bulletin des diverses sections de la Commission des monuments historiques et de la Commission supérieure des monuments naturels et des sites /ark:/12148/bd6t5377978f.highres Annales de la Société des architectes de l'Est et Annuaire du bâtiment : Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges /ark:/12148/bd6t543240573.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6216639r/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6216639r/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6216639r/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6216639r/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6216639r
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6216639r
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6216639r/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest