Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-12-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 20 décembre 1918 20 décembre 1918
Description : 1918/12/20 (N1023). 1918/12/20 (N1023).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6449774s
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
DE LA GUERRE
D S 8
'llllîs ÉTRANGÈRES
y 1023
Paris, 20 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
C 0 N F 1 D E N T 1 E L confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
I I CI-L— qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
y U l'ii 11 UN S ÉCOOlIQlJ E
r PiiODUCTION — MAIN-D'ŒUVRE
etagne. - LA PÉRIODE DE TRAN-
Sl'10\' t 7" Les vraies difficultés s'accumu-
ltUt l'action de 1 administration se borne
, l'argent sur les chômeurs avec
ir de les mairnenir dans le calme.
^lu le suffit pas. Ce qu'il faut, c'est une
(li,e rn et llon un expédient purement
h,v,lI'e pour éviter les difficultés qui se
Si '] devees. — Les difficultés du mo-
Ilieut SUnt dues en partie à l'hésitation du
IjIHJ1 t CUr quelques-uns attendent que les
d autres que les soldats ren-
autres aussi que l'Etat finance leur
Qll Mais le gouvernement d'aujour-
ti'liyj 1 Olt porter une part de responsabilité
il 1 r 1 ètresse et le desordre qui peuvent
IJI, àl les ouvriers sont inoccupés et si
¡Jr n ff?'1 auc-n effort pour commencer la
Woju c lon de paix. La confiance publique
eiii ent ébranlée "et il faut donc que
lent annonce aussitôt que pos-
S j complètement que possible les
eS qu il se propose de prendre pour
1 f{iu> nti ei* le travail. — Il est vrai que la
1 des difficultés actuelles dépend fi-
t\ je ,nt de la reprise de l'industrie privée
Ct le ffî,0uVernemeiit semble lever bien des
( luIls cîui retarderaient cette reprise.
;'fiisa jilfaut une action plus vigoureuse. Il
f',t qt 1Í le gouvernement donne l'impulsion
les autorités publiques se mettent à
r rn,ème' au risque de pertes finan-
J'<¡ssé nant que les élections sont
\e trav"l on peut commencer sérieusement
• — Manchester Guardian, 10.12.
o MARINE MARCHANDE
Î l::f\n' — LES PERTES AU COURS DE LA
'la. HOt; s de la déclaration de guerre,
.MÎottP\ de commerce norvégienne comptait
:Í.JI\¡le.s Vlres jaugeant ensemble 2.626.708
j:, la ruts. A la signature de l'armis-
,2'8 n te de commerce se montait à
Su i/
62.8 1 na l. res j'aug2allt 1.805.966 tonnes,
dont QN-il,es j.a,uglant 1.8C5.966 tonnes,
JI) 486 aVlres à vapeur jaugeant. 1 mil-
6. tonnes, 657 navires à voiles
elll's j 489 tonnes et 873 navires à mo-
t 89.08 ) tonnes. — La marine
tUlll'S d e norvégienne a donc perdu au
t?"rs d: f la guerre 197 navires d'une jauge
ii tonnes. Par des achats et
6 '^nivln ies constructions nous avons été
nle remplacer 480.00C tonnes des
navire de remplacer MO.OOO tonnes des
h c ires n f j Us à la suite de faits de guerre,
t;¡'" Ii::¡vir er se montent en effet en tout à
2s brut s Jaugeant ensemble 1.240.GC9 ton-
U
bru e,. - Tidens Tegn [de Christiania],
N0|>,, FINANCES
7~" Prêts CONSENTIS PAR LA BAN-
atia(ïnes ayant été dirigées contre
t. ^riqMfi" de Norvège la Direction, après
m voir réfuté toutes les accusations, fait res-
sortir les relations que cette Banque a en-
tretenues avec les puissances étrangères et.
les prêts qu'elle a dû consentir pour favo-
riser l'importation de produits necessanes
au pays. Les prêts qui ont été consentis à
l'Angleterre et à l'Allemagne se montent
au total à environ 200 millions de couron-
nes 60 millions ont déjà été remboursés.
Le prêt consenti à l'Angleterre et qui est
le plus élevé, arrive à échéance. six mois
après la fin de la guerre, et celui consenti
à l'Allemagne est remboursable en 1919.
— Morgenbadet [de Christiania], 29.11.
AVENIR ECONOMIQUE
La division ou socialisation de la grande
proprete. — A-l. HiXPt.Oii Al'luN U-;:) ÏO1.C.1S.
POLITIQUE E DE COLONISATION l Cf. Bull. n° 1021,
p. 1, col. 1]. Nous publions ci-dessous le
deuxième article du prince Lichnowsky et
nous renvoyons en même temps une fois
encore surtout pour la question des fidéi-
commis, aux principes du « parti démocra-
tique allemand » qui sont aussi les nôtres.
(La Rédaction).Pour l'exploitation des forêts,
il est indispensable que la grande propriélé
existe. Qu elles soient la propriété de par-
ticuliers ou de l'état, les forêts ne peuvent
s'exploiter, à de rares exceptions prés, qu'à
des intervalles réguliers qui var ent entre
80 et H-0 ans. selon les différentes essences.
De telles conditions d'exploitation excluent
purement et simplement la petite propriélé ;
d'une part, le petit proprietaire ne couvri-
rait pas chaque année les frais d'entretien ;
d'autre part les revenus seraient trop mo-
diques pour l'engager à assurer la conti-
nuité de l'exploitation. Cette continuité, ga-
rantie par la régularité ues cum cb. pur l' -
mondage annuel et par l'organisation des
pépinières est la condition indispensable pour
que le bois nécessaire à la consommation soit
régulièrement fourni. C'est ce qui se produit
dans les grandes exploitations. Il est inu-
tile d'insister, chacun sait le sens qu'il faut
donner à l'expression « forêt de paysan »
devenue typique et désignant une mauvaise
exploitation forestière. La ref te propriété
parcequ'elle manque d'expérience, ne pro-
onÏl pas, — et à beaucoup près, une quan-
tité de bois égale à ce que donne la grande
propriété sur des terrains de même étendue.
La qualité du bois livré n'est ras compa-
rable non plus. Si l'on abandonnait nos fo',
rêts à la collectivité, nous ne verrions plus
d'arbres en Allemagne. Il se passerait chez
nous ce qui se p'l!=sr dans certaines régions
de l'Italie et de l'Orient. Personne ne s'im-
posera la tache d'entretenir des forêts si
ses enfants ou ses petits-enfants ne doivent
en tirer profit La socialisation des forêts
n'est recomandable que si elle doit les
mettre à l'abri (1'l1ne e\"Y'loÍtfltÎ'ln Pflr grflp-
niMape. C'est-ce [!'onre de FOf'inl:sriPnn n"'U
faut envisager phifAt nue la nr,I;oT)n1isa1inn
des grandes exploitations agricoles, dont la
prospérité dépend de l'initiative et du, bon
sens de leûis propriétaires, et dont l'ex-
ploitation exige des <;ai, HuU. La grande
propriété forestière ne devra t jamais être
divisre. Sa nationalisation ne devrait éLIe
admise qu'en cas de mauvaise gestion, cau-
sant de sérieux préjudices économiques.
On parle de la suppression des ~fiJéic-om-
mis. Mais cette institution a dans bien des
cas-permis d'organiser, en toute sécurité, de
grandes e.\lHulluLOHs qui. sans elle, tiUdileût
été impossibles. 7 ue la tOvaIte des ter-
ritoires de l'Etat prussien ont aes servi-
tudes. 2 ue ces territoires sont des ré-
gions boisées. La surface boisce des fidéi-
commis comporte 3,30 de la surface ap-
partenant à l'Etat, 13,80 Le la suriu^e
totale boisée et 4-0 °< de la surface totale
des fidécommis. Les fîdéicommis ont une
importance extrao. u.nuire pour la bonne
administration des forêts parce que le tri-
bunal suprême peut empêcher toute exploi-
tation par gaspillage, tandis que le proprié-
taire particul er peut déboiser, quand bon
lui semble.
Et, au surplus, même si la grande pro-
priété met des centaines de milliers d'hec-
tares à la disposition de la colonisaion,pour
mener cette colonisat on à bien, il faudra
plusieurs dizaines d'années. Le soldat re-
tour du front se trouverait en face du néant.
Par quel coup de baguete magique serait-
il possible de faire sortir de terre les im-
meubles. le mat,' r:f'l. de donner aux colons
les connaissances nécessaires? Le défenseur
de la patrie aurait vite lait de perdre cou-
rage et de s'en aller. Le devoir de tout agri-
cuteur est d'empêcher tous ceux qui ne
sont pas des professionnels de venir à la
campagne. Ce qu'il faut conseiller à nos
soldats démobilisés, c'est de retourner cha-
cun à son métier. La colonisation est une
grosse question d'économie politique et de
politique sociale. Elle exige beaucoup de
temps, beaucoup d'argent, et une grande
compétence, si l'on veut éviter qu'elle ne
mène à la faillite et à des catastrophes.
Toute précipitation serait néfaste. Les mots
de démocratie et de liberté signifient pour
moi le minimum d'ingérence et de contrain-
tes légales. L'Etat. à base démocratique avec
des, tendances de politique sociale, ne doit
pas se laisser aller à des utopies, qui lui
seraient fatales. Nous ne devons pas tuer
notre poule nux œufs d'or. Il ne faut pas
que nous empêchions l'accumulation des
capitaux, il faut que nous la favorisions.
Nous ne pourrons percevoir des impôts éle-
vés que si les revenus sont considérables.
Ces im","Ifs 8"nt nécessaires pour l'amortis-
sement des déttes de l'Etat. Î.f\nl1'Y'f'nl les
rercevrons-nous. s'il n'y a rltls de bour-
geois capables d« paver, si les réélections
imposées aux entrepreneurs sont telles que
personne n'a plus le courage rl" se lancer
dans rîoe ilf- i*'eparce qu'il n'a plus la libre disposition de
D S 8
'llllîs ÉTRANGÈRES
y 1023
Paris, 20 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
C 0 N F 1 D E N T 1 E L confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
I I CI-L— qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
y U l'ii 11 UN S ÉCOOlIQlJ E
r PiiODUCTION — MAIN-D'ŒUVRE
etagne. - LA PÉRIODE DE TRAN-
Sl'10\' t 7" Les vraies difficultés s'accumu-
ltUt l'action de 1 administration se borne
, l'argent sur les chômeurs avec
ir de les mairnenir dans le calme.
^lu le suffit pas. Ce qu'il faut, c'est une
(li,e rn et llon un expédient purement
h,v,lI'e pour éviter les difficultés qui se
Si '] devees. — Les difficultés du mo-
Ilieut SUnt dues en partie à l'hésitation du
IjIHJ1 t CUr quelques-uns attendent que les
d autres que les soldats ren-
autres aussi que l'Etat finance leur
Qll Mais le gouvernement d'aujour-
ti'liyj 1 Olt porter une part de responsabilité
il 1 r 1 ètresse et le desordre qui peuvent
IJI, àl les ouvriers sont inoccupés et si
¡Jr n ff?'1 auc-n effort pour commencer la
Woju c lon de paix. La confiance publique
eiii ent ébranlée "et il faut donc que
lent annonce aussitôt que pos-
S j complètement que possible les
eS qu il se propose de prendre pour
1 f{iu> nti ei* le travail. — Il est vrai que la
1 des difficultés actuelles dépend fi-
t\ je ,nt de la reprise de l'industrie privée
Ct le ffî,0uVernemeiit semble lever bien des
( luIls cîui retarderaient cette reprise.
;'fiisa jilfaut une action plus vigoureuse. Il
f',t qt 1Í le gouvernement donne l'impulsion
les autorités publiques se mettent à
r rn,ème' au risque de pertes finan-
J'<¡ssé nant que les élections sont
\e trav"l on peut commencer sérieusement
• — Manchester Guardian, 10.12.
o MARINE MARCHANDE
Î l::f\n' — LES PERTES AU COURS DE LA
'la. HOt; s de la déclaration de guerre,
.MÎottP\ de commerce norvégienne comptait
:Í.JI\¡le.s Vlres jaugeant ensemble 2.626.708
j:, la ruts. A la signature de l'armis-
,2'8 n te de commerce se montait à
Su i/
62.8 1 na l. res j'aug2allt 1.805.966 tonnes,
dont QN-il,es j.a,uglant 1.8C5.966 tonnes,
JI) 486 aVlres à vapeur jaugeant. 1 mil-
6. tonnes, 657 navires à voiles
elll's j 489 tonnes et 873 navires à mo-
t 89.08 ) tonnes. — La marine
tUlll'S d e norvégienne a donc perdu au
t?"rs d: f la guerre 197 navires d'une jauge
ii tonnes. Par des achats et
6 '^nivln ies constructions nous avons été
nle remplacer 480.00C tonnes des
navire de remplacer MO.OOO tonnes des
h c ires n f j Us à la suite de faits de guerre,
t;¡'" Ii::¡vir er se montent en effet en tout à
2s brut s Jaugeant ensemble 1.240.GC9 ton-
U
bru e,. - Tidens Tegn [de Christiania],
N0|>,, FINANCES
7~" Prêts CONSENTIS PAR LA BAN-
atia(ïnes ayant été dirigées contre
t. ^riqMfi" de Norvège la Direction, après
m voir réfuté toutes les accusations, fait res-
sortir les relations que cette Banque a en-
tretenues avec les puissances étrangères et.
les prêts qu'elle a dû consentir pour favo-
riser l'importation de produits necessanes
au pays. Les prêts qui ont été consentis à
l'Angleterre et à l'Allemagne se montent
au total à environ 200 millions de couron-
nes 60 millions ont déjà été remboursés.
Le prêt consenti à l'Angleterre et qui est
le plus élevé, arrive à échéance. six mois
après la fin de la guerre, et celui consenti
à l'Allemagne est remboursable en 1919.
— Morgenbadet [de Christiania], 29.11.
AVENIR ECONOMIQUE
La division ou socialisation de la grande
proprete. — A-l. HiXPt.Oii Al'luN U-;:) ÏO1.C.1S.
POLITIQUE E DE COLONISATION l Cf. Bull. n° 1021,
p. 1, col. 1]. Nous publions ci-dessous le
deuxième article du prince Lichnowsky et
nous renvoyons en même temps une fois
encore surtout pour la question des fidéi-
commis, aux principes du « parti démocra-
tique allemand » qui sont aussi les nôtres.
(La Rédaction).Pour l'exploitation des forêts,
il est indispensable que la grande propriélé
existe. Qu elles soient la propriété de par-
ticuliers ou de l'état, les forêts ne peuvent
s'exploiter, à de rares exceptions prés, qu'à
des intervalles réguliers qui var ent entre
80 et H-0 ans. selon les différentes essences.
De telles conditions d'exploitation excluent
purement et simplement la petite propriélé ;
d'une part, le petit proprietaire ne couvri-
rait pas chaque année les frais d'entretien ;
d'autre part les revenus seraient trop mo-
diques pour l'engager à assurer la conti-
nuité de l'exploitation. Cette continuité, ga-
rantie par la régularité ues cum cb. pur l' -
mondage annuel et par l'organisation des
pépinières est la condition indispensable pour
que le bois nécessaire à la consommation soit
régulièrement fourni. C'est ce qui se produit
dans les grandes exploitations. Il est inu-
tile d'insister, chacun sait le sens qu'il faut
donner à l'expression « forêt de paysan »
devenue typique et désignant une mauvaise
exploitation forestière. La ref te propriété
parcequ'elle manque d'expérience, ne pro-
onÏl pas, — et à beaucoup près, une quan-
tité de bois égale à ce que donne la grande
propriété sur des terrains de même étendue.
La qualité du bois livré n'est ras compa-
rable non plus. Si l'on abandonnait nos fo',
rêts à la collectivité, nous ne verrions plus
d'arbres en Allemagne. Il se passerait chez
nous ce qui se p'l!=sr dans certaines régions
de l'Italie et de l'Orient. Personne ne s'im-
posera la tache d'entretenir des forêts si
ses enfants ou ses petits-enfants ne doivent
en tirer profit La socialisation des forêts
n'est recomandable que si elle doit les
mettre à l'abri (1'l1ne e\"Y'loÍtfltÎ'ln Pflr grflp-
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des grandes exploitations agricoles, dont la
prospérité dépend de l'initiative et du, bon
sens de leûis propriétaires, et dont l'ex-
ploitation exige des <;ai, HuU. La grande
propriété forestière ne devra t jamais être
divisre. Sa nationalisation ne devrait éLIe
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sant de sérieux préjudices économiques.
On parle de la suppression des ~fiJéic-om-
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cas-permis d'organiser, en toute sécurité, de
grandes e.\lHulluLOHs qui. sans elle, tiUdileût
été impossibles. 7 ue la tOvaIte des ter-
ritoires de l'Etat prussien ont aes servi-
tudes. 2 ue ces territoires sont des ré-
gions boisées. La surface boisce des fidéi-
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totale boisée et 4-0 °< de la surface totale
des fidécommis. Les fîdéicommis ont une
importance extrao. u.nuire pour la bonne
administration des forêts parce que le tri-
bunal suprême peut empêcher toute exploi-
tation par gaspillage, tandis que le proprié-
taire particul er peut déboiser, quand bon
lui semble.
Et, au surplus, même si la grande pro-
priété met des centaines de milliers d'hec-
tares à la disposition de la colonisaion,pour
mener cette colonisat on à bien, il faudra
plusieurs dizaines d'années. Le soldat re-
tour du front se trouverait en face du néant.
Par quel coup de baguete magique serait-
il possible de faire sortir de terre les im-
meubles. le mat,' r:f'l. de donner aux colons
les connaissances nécessaires? Le défenseur
de la patrie aurait vite lait de perdre cou-
rage et de s'en aller. Le devoir de tout agri-
cuteur est d'empêcher tous ceux qui ne
sont pas des professionnels de venir à la
campagne. Ce qu'il faut conseiller à nos
soldats démobilisés, c'est de retourner cha-
cun à son métier. La colonisation est une
grosse question d'économie politique et de
politique sociale. Elle exige beaucoup de
temps, beaucoup d'argent, et une grande
compétence, si l'on veut éviter qu'elle ne
mène à la faillite et à des catastrophes.
Toute précipitation serait néfaste. Les mots
de démocratie et de liberté signifient pour
moi le minimum d'ingérence et de contrain-
tes légales. L'Etat. à base démocratique avec
des, tendances de politique sociale, ne doit
pas se laisser aller à des utopies, qui lui
seraient fatales. Nous ne devons pas tuer
notre poule nux œufs d'or. Il ne faut pas
que nous empêchions l'accumulation des
capitaux, il faut que nous la favorisions.
Nous ne pourrons percevoir des impôts éle-
vés que si les revenus sont considérables.
Ces im","Ifs 8"nt nécessaires pour l'amortis-
sement des déttes de l'Etat. Î.f\nl1'Y'f'nl les
rercevrons-nous. s'il n'y a rltls de bour-
geois capables d« paver, si les réélections
imposées aux entrepreneurs sont telles que
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