Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-12-13
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 13 décembre 1918 13 décembre 1918
Description : 1918/12/13 (N1016). 1918/12/13 (N1016).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6449767n
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
aES DE LA GUERRE
ET 0 ES
IRS TRANGÈRES
1 W 1016
Paris. 13 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
I rtà- CONFIDENTIEL 1
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QU ESTIONS MILITAIRES
L'ARMISTICE
Il t'
it attlude d-es troupes d'occupation »
r¡es ce tILreJ. — Si après ces quatre an-
etrude. luttès sanglantes et d'affreuses
(Jill chans l'aurore d'une ère nouvelle,
eu les revivraient en paix las uns
WtUde es autres, doit luire un jour, l'at-
tude des Coupes d'occupation en Alle-
Ill' UIle aura contribua, pour beaucoup.
rs pays rilénans peuvent aider d'une ma-
(le IO face au rapprochement pacifique
et et de l'Est. Leur civilisation est
elenrie ; ils ont subi l'influence ro-
f irie ,
6ful - feUr esprit est démocratique et
ils sont pleins de vie et d'entrain.
Le failit aiSms Prussien a - empêché, dans
lq SitSé. Panoilissement de leurs facultés.
^'te t..
situâtH- 0,11 va changer du jour où, par
rli de la réorganisation de l'Etat alle-
¡J'Jl'ij a. républiqu westphalo-rhénnne, im-
et t réclamée par les cercles les
'Us été rrHs' marquera à son empreinte la
H^Veiio A
-Ilern-agne. Sans doute, les troupes
l'^ntafTm 18 Pourront, par des actes inconsi-
;rcs
s' 6tOuffer Ces germes d'espérance et
fr°vôqnp r nouvelles explosions du
ll%e T,r mesures arbitraires. Si
-^ent ! comme on le raconte, les Fran-
;\IJc'hs le Palatinat, et les Bélges à
elle, avaient commis des sxac-
!,0tls. noi 8 le dépiorarions comme un nou-
i ta. l'érnd. malheur, comme un obstacle
j e on des aspirations pacifiques
i .la D
p "Pulation rhénane. Il est possible
r .rapos qu'on ,ait exagéré les faits en
tr * qu'en le faisant, certains
ri 6ux a !e^î' eu des arrière-pensées. Nous
ir Inons d, autre part que les Anglais et
AMe, rle""ns ont une attitude irrépro-
le- Nnt tre impression se confirme qu'ils
rJîJt i0 ®me,nt résolus à observer les
v 5 l'armistice et qu'ils n'ont pas
l en n • ncipe qu'il était impossible
acorffid se fasse entre le peuple alle-
et ,
tn^m i.,!, nations qui occupent en ce
t. rit. i
ri;e les 4 J-\.lemagne. Nous espérons donc
le8 fr^01!S3ments et les malentendus
lrJ Ire con Sortes feront bientôt place à une
fC4; econe?mn des choses, cfiH rassurera
fin V > fait i a Population. L'armistice a mis
I:lèllités ni, erre- Il est impossible que les
•'Gi m- ntés r^renn9nt. Il n'y a plus qu'une
Il n'y a plus qu'une
rePlir, une tâche qui est celle
t¡oClra.itr hUmanité civilisée. Il faut faire
DaI! s pùPeu à peu la haine que les na-
f] r Pré Vent les unes pour les autres.
Pré Parer, les voies à la reconstitution
rV raPl>orS communs entre toutes les
régi-n du Rhin est un excel-
x rain POUr opérer le rapprochement.
k WriUru
lie 1 isc VOlkszeitung 6.12.
!'(jpe Ull.e e., - SOLDATS ET OFFICIERS :
Une SerIe d'incidente qui nous sont
^DH 6s. montre que non seulement les
soldats ne font pas preuve de bonne cama-
raderie à l'égard de leurs officiers, mais
qu'ils ont à leur égard une attitude vrai-
ment indigne. Dans les gares de Berlin, les
officiers de passage se voient arracher
leurs épaulettes et leurs insignes par des
mains brutales. A la gare de Charlotten-
bourg des soldats vendent des brochures,
qui sont, de véritable3 pamphlets contre
l'armée et ils menacent les officiers qui
refusent de leur en acheter et qu'ils trai-
tent de contre-révolutionnaires. Un capi-
taine nous écrit : « J'ai dû rester debout
dans le couloir d'un wagon de première
classe, bondé de prisonniers anglais et
français. J'ai demandé d'un ton aimable au
soldat de garde de faire lever deux prison-
niers, pour pouvoir m'asseoir quelque
temps. Cet homme m'a répondu : « Tais-
toi bourreau ; tu n'as qu'à rester debout. »
Ces exemples suffisent pour montrer l'at-
titude indigne des soldats allemands à
l'égard de leurs officiers. - Taqliche
Rnndschaii. 2.12.
——— ———
QUESfIONS ÉCONOMIQU ES
ALLEMAGNE
« Le socialisme syndic de faillite. — So-
cialiser maintenant? Mais socialiser. quoi?
La faillite? — Liquidons d'abord en com-
mUlIl! Y a-t-il chez nous des gens raisonna,
bles qui s'imaginent que les mandataires de
l'impérialisme de l'Entente seraient disposés.
lors des négociations de paix, à favoriser
chez nous le socialisme prolétaire? Ce serait
singulièrement méconnaître la solidité in-
ternationale du capitalisme privé. — Or,
nous ne pouvons pas différer indéfiniment
la conclusion de la paix, en supposant tou-
jours que l'Entente nous laisse tranquilles.
— Prenons notre grande industrie métallur-
gique. Il faut qu'elle se réadapte et se
transpose le plus vite possible. Or, quelles
sont ses limites actuelles? L'année d'avant
la miarre, les mines allemandes seules ont
livré en chiffres ronds 36 millions de tonnes
de minerais de fer, dont 23.400.000 de Lor-
raine et dm Luxembourg. Aujourd'hui,
l'Entente occupe ces territoires. De plus,
nous importions alors 10 millions de ton-
nes de minerais de fer d'Espagne, de Suède,
de Norvège et de France. Source également
tarie, tant que la paix n'est pas conclue.
Que sera, dans ces conditions notre com-
merce extérieur? — C'est à voir! D'ici la
conclusion de la paix, notre industrie mé-
tallurgique ne peut compter avec certitude
que sur 6 à 7 millions de tonnes, en ad-
mettant que nous trouvions la main-d'oeu-
vre instruite et l'outillage - l'un et l'autre
faisant actuellement défaut. On pourrait
neut-être ramasser en rognures, et concas-
sures, un supplément de 3 millions envi-
ron de tonnes de fer brut. Mais tandis que
l'année d'avant la guerre notre production
se montait à ill millions de tonnes, il est
vraisemblable que dans la meilleure année
de guerre elle n'en a atteint que 14 ou 15.
Comment les milions d'ouvriers industriels
démobilisés retrouveraient-ils, maintenant,
tous leurs postes alors que la production
actuelle ne représente que le sixième de
celle de jadis? Même la plus rapide sociali-
sation ne saurait rien changer à cet énor-
me déficit de matériel. — Ce n'est pas sur
le terrain de la théorie pw,e qu'il faut se
placer pour affronter les grands problèmes
sociaux, mais sur celui de la réalisation
pratique tenant compte, d'abord, des con-
tingences de temps et d'espace. — Le so-
cialisme va-t-il s'exposer à subir une grave
défaite en prenant seul la responsabilité
d'une liquidation pareille compliquée d'une
transformation radicale? — Accepte-t-il le
rôle de syndic de faillite dans des conditions
où la catastrophe économique est complète
et où les chances de reconstruction sont pa-
ralysées par l'encerclement ennemi? — La
seule voie à suivre est donc la convocation
immédiate de l'assemblée constituante, dès
que la mise au point technique en sera ter-
minée. Débloquons-nous! Assurons-nous
l'accès aux matières premières! Empêchons
la banqueroute de nos principales indus-
t,rie--,! Lorsque nous y aurons réussi, le mo-
ment sera venu d'envisager de concert avec
la majorité du peuple les problèmes de so-
cialisation. (Otto Hué) Volksstimme, 3.12.
Il La vie économique de l'Allemagne bou-
leversée de fond en comble » [sous ce titre]:
La situation politique et économique reste
confuse à Berlin. Le gouvernement Ebert-
Haase. malgré toute - sa bonne volonté,
n'est pas le maître des événements. Les
manifestants de la rue, le groupe Sparta-
cus et les indépendants, qui marchent à
sa suite, paralysent par la terreur qu'ils
inspirent là vie économique et faction de
l'Etat. Il y a de plus le Comité exécutif de
Berlin qui exerce parallèlement un pouvoir
militaire. Le général Ludendorff a renversé
M. von Bethmann-Hollweg et relégué
M. von Kühlmann. Sous ses auspices le
gouvernement n'a pu pratiquer une politi-
que réfléchie et consciente du but à attein-
dre. Le Comité exécutif marche fidèlement
sur ses traces et déjà il a demandé le ren-
voi des hommes politiques, qui le gênent,
du Dr Solf et d'Erzberger. On sait que tout
le département politique du ministère des
Affaires étrangères s'est déclaré solidaire
du secrétaire d'Etat, lors de la première
attaque de Kurt Eisner. Nous sommes en
plein conflit ; l'avenir nous montrera si
Ludendorff, nous voulons dire le Comité
exécutif, est plus puissant que le gouver-
nement civil et si celui-ci. cédant à la pres-
sion des baïonnettes, attestera que son im-
puissance est complète. Telle est la situa-
tion politique. La situation financière n'est
nns moins inquiétante. En quinze jours,
ET 0 ES
IRS TRANGÈRES
1 W 1016
Paris. 13 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
I rtà- CONFIDENTIEL 1
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QU ESTIONS MILITAIRES
L'ARMISTICE
Il t'
it attlude d-es troupes d'occupation »
r¡es ce tILreJ. — Si après ces quatre an-
etrude. luttès sanglantes et d'affreuses
(Jill chans l'aurore d'une ère nouvelle,
eu les revivraient en paix las uns
WtUde es autres, doit luire un jour, l'at-
tude des Coupes d'occupation en Alle-
Ill' UIle aura contribua, pour beaucoup.
rs pays rilénans peuvent aider d'une ma-
(le IO face au rapprochement pacifique
et et de l'Est. Leur civilisation est
elenrie ; ils ont subi l'influence ro-
f irie ,
6ful - feUr esprit est démocratique et
ils sont pleins de vie et d'entrain.
Le failit aiSms Prussien a - empêché, dans
lq SitSé. Panoilissement de leurs facultés.
^'te t..
situâtH- 0,11 va changer du jour où, par
rli de la réorganisation de l'Etat alle-
¡J'Jl'ij a. républiqu westphalo-rhénnne, im-
et t réclamée par les cercles les
'Us été rrHs' marquera à son empreinte la
H^Veiio A
-Ilern-agne. Sans doute, les troupes
l'^ntafTm 18 Pourront, par des actes inconsi-
;rcs
s' 6tOuffer Ces germes d'espérance et
fr°vôqnp r nouvelles explosions du
ll%e T,r mesures arbitraires. Si
-^ent ! comme on le raconte, les Fran-
;\IJc'hs le Palatinat, et les Bélges à
elle, avaient commis des sxac-
!,0tls. noi 8 le dépiorarions comme un nou-
i ta. l'érnd. malheur, comme un obstacle
j e on des aspirations pacifiques
i .la D
p "Pulation rhénane. Il est possible
r .rapos qu'on ,ait exagéré les faits en
tr * qu'en le faisant, certains
ri 6ux a !e^î' eu des arrière-pensées. Nous
ir Inons d, autre part que les Anglais et
AMe, rle""ns ont une attitude irrépro-
le- Nnt tre impression se confirme qu'ils
rJîJt i0 ®me,nt résolus à observer les
v 5 l'armistice et qu'ils n'ont pas
l en n • ncipe qu'il était impossible
acorffid se fasse entre le peuple alle-
et ,
tn^m i.,!, nations qui occupent en ce
t. rit. i
ri;e les 4 J-\.lemagne. Nous espérons donc
le8 fr^01!S3ments et les malentendus
lrJ Ire con Sortes feront bientôt place à une
fC4; econe?mn des choses, cfiH rassurera
fin V > fait i a Population. L'armistice a mis
I:lèllités ni, erre- Il est impossible que les
•'Gi m- ntés r^renn9nt. Il n'y a plus qu'une
Il n'y a plus qu'une
rePlir, une tâche qui est celle
t¡oClra.itr hUmanité civilisée. Il faut faire
DaI! s pùPeu à peu la haine que les na-
f] r Pré Vent les unes pour les autres.
Pré Parer, les voies à la reconstitution
rV raPl>orS communs entre toutes les
régi-n du Rhin est un excel-
x rain POUr opérer le rapprochement.
k WriUru
lie 1 isc VOlkszeitung 6.12.
!'(jpe Ull.e e., - SOLDATS ET OFFICIERS :
Une SerIe d'incidente qui nous sont
^DH 6s. montre que non seulement les
soldats ne font pas preuve de bonne cama-
raderie à l'égard de leurs officiers, mais
qu'ils ont à leur égard une attitude vrai-
ment indigne. Dans les gares de Berlin, les
officiers de passage se voient arracher
leurs épaulettes et leurs insignes par des
mains brutales. A la gare de Charlotten-
bourg des soldats vendent des brochures,
qui sont, de véritable3 pamphlets contre
l'armée et ils menacent les officiers qui
refusent de leur en acheter et qu'ils trai-
tent de contre-révolutionnaires. Un capi-
taine nous écrit : « J'ai dû rester debout
dans le couloir d'un wagon de première
classe, bondé de prisonniers anglais et
français. J'ai demandé d'un ton aimable au
soldat de garde de faire lever deux prison-
niers, pour pouvoir m'asseoir quelque
temps. Cet homme m'a répondu : « Tais-
toi bourreau ; tu n'as qu'à rester debout. »
Ces exemples suffisent pour montrer l'at-
titude indigne des soldats allemands à
l'égard de leurs officiers. - Taqliche
Rnndschaii. 2.12.
——— ———
QUESfIONS ÉCONOMIQU ES
ALLEMAGNE
« Le socialisme syndic de faillite. — So-
cialiser maintenant? Mais socialiser. quoi?
La faillite? — Liquidons d'abord en com-
mUlIl! Y a-t-il chez nous des gens raisonna,
bles qui s'imaginent que les mandataires de
l'impérialisme de l'Entente seraient disposés.
lors des négociations de paix, à favoriser
chez nous le socialisme prolétaire? Ce serait
singulièrement méconnaître la solidité in-
ternationale du capitalisme privé. — Or,
nous ne pouvons pas différer indéfiniment
la conclusion de la paix, en supposant tou-
jours que l'Entente nous laisse tranquilles.
— Prenons notre grande industrie métallur-
gique. Il faut qu'elle se réadapte et se
transpose le plus vite possible. Or, quelles
sont ses limites actuelles? L'année d'avant
la miarre, les mines allemandes seules ont
livré en chiffres ronds 36 millions de tonnes
de minerais de fer, dont 23.400.000 de Lor-
raine et dm Luxembourg. Aujourd'hui,
l'Entente occupe ces territoires. De plus,
nous importions alors 10 millions de ton-
nes de minerais de fer d'Espagne, de Suède,
de Norvège et de France. Source également
tarie, tant que la paix n'est pas conclue.
Que sera, dans ces conditions notre com-
merce extérieur? — C'est à voir! D'ici la
conclusion de la paix, notre industrie mé-
tallurgique ne peut compter avec certitude
que sur 6 à 7 millions de tonnes, en ad-
mettant que nous trouvions la main-d'oeu-
vre instruite et l'outillage - l'un et l'autre
faisant actuellement défaut. On pourrait
neut-être ramasser en rognures, et concas-
sures, un supplément de 3 millions envi-
ron de tonnes de fer brut. Mais tandis que
l'année d'avant la guerre notre production
se montait à ill millions de tonnes, il est
vraisemblable que dans la meilleure année
de guerre elle n'en a atteint que 14 ou 15.
Comment les milions d'ouvriers industriels
démobilisés retrouveraient-ils, maintenant,
tous leurs postes alors que la production
actuelle ne représente que le sixième de
celle de jadis? Même la plus rapide sociali-
sation ne saurait rien changer à cet énor-
me déficit de matériel. — Ce n'est pas sur
le terrain de la théorie pw,e qu'il faut se
placer pour affronter les grands problèmes
sociaux, mais sur celui de la réalisation
pratique tenant compte, d'abord, des con-
tingences de temps et d'espace. — Le so-
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défaite en prenant seul la responsabilité
d'une liquidation pareille compliquée d'une
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rôle de syndic de faillite dans des conditions
où la catastrophe économique est complète
et où les chances de reconstruction sont pa-
ralysées par l'encerclement ennemi? — La
seule voie à suivre est donc la convocation
immédiate de l'assemblée constituante, dès
que la mise au point technique en sera ter-
minée. Débloquons-nous! Assurons-nous
l'accès aux matières premières! Empêchons
la banqueroute de nos principales indus-
t,rie--,! Lorsque nous y aurons réussi, le mo-
ment sera venu d'envisager de concert avec
la majorité du peuple les problèmes de so-
cialisation. (Otto Hué) Volksstimme, 3.12.
Il La vie économique de l'Allemagne bou-
leversée de fond en comble » [sous ce titre]:
La situation politique et économique reste
confuse à Berlin. Le gouvernement Ebert-
Haase. malgré toute - sa bonne volonté,
n'est pas le maître des événements. Les
manifestants de la rue, le groupe Sparta-
cus et les indépendants, qui marchent à
sa suite, paralysent par la terreur qu'ils
inspirent là vie économique et faction de
l'Etat. Il y a de plus le Comité exécutif de
Berlin qui exerce parallèlement un pouvoir
militaire. Le général Ludendorff a renversé
M. von Bethmann-Hollweg et relégué
M. von Kühlmann. Sous ses auspices le
gouvernement n'a pu pratiquer une politi-
que réfléchie et consciente du but à attein-
dre. Le Comité exécutif marche fidèlement
sur ses traces et déjà il a demandé le ren-
voi des hommes politiques, qui le gênent,
du Dr Solf et d'Erzberger. On sait que tout
le département politique du ministère des
Affaires étrangères s'est déclaré solidaire
du secrétaire d'Etat, lors de la première
attaque de Kurt Eisner. Nous sommes en
plein conflit ; l'avenir nous montrera si
Ludendorff, nous voulons dire le Comité
exécutif, est plus puissant que le gouver-
nement civil et si celui-ci. cédant à la pres-
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puissance est complète. Telle est la situa-
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