Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-11-06
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 06 novembre 1918 06 novembre 1918
Description : 1918/11/06 (N980). 1918/11/06 (N980).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64497311
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
s °E u GUKRRE
I 1 nFtF3
"[RI'S
l', ETRANGf:l-u.:S
N° 080
Paris, 6 novembre 1918.
1 Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
^"ONSJIIIilTAIKKS
N'sSe ^NT OCCIDENTAL
a OCCIDENTAL.
! f,C la.qglalse. - La manière splendide
.J,! fleVoireL ip l'ern,piré britannique a fait
"rJev°ir la guerre nous fait es-
tle 1 e Irèglernent final sera complet
! 's QI'Itlé cette ln*issable grandeur. —
iindes ont été bien bat-
;,'llfI'('st Pa e.les ne sont pas encore brisées.
- Ii' encore certain que le peuple
Mm«
Il eOnSéqadlnette sa déMte avec toutes
'I;'S, r„ °nt intacl+ et avec ses dures néces-
s Parlent toujours de
diVisil1 act. Ils ramènent toujours
or" ernières de l'est. Aidés par
;':r¡trISe en l Ver ils font une forte
r• lf:iien PrÎaJrf® et en Belgique, et Hin-
tJg fait.
lr h, P - "Ippel à la suprême énergie
pour f lire tourner les choses en
veur es anciens dirigeants de l'Al-
rl!I Pres ec lur pays non envahi, leur
protestprS et leurs armées non
1 .,t DOSsibtesten qu'ils ne cèderont pas.,
nflSsi.ble Qu'il pistent jusqu'à ce que
!,:I, il faUtOIt plus près d'eux. C'est pour-
«ssrf er avec une énergie im-
e dfeOdre nos forces irrésistibles
rc)fite, es avantages que nous donne
'JI); saura t ds alliés de l'Allemagne.
le tôt les conditions que
:':rrl\l()ns Se ans Pour un armistice. Ces
::IJI)t. Elle root sans appel et sans chan-
"qJ"I Plus S Seront transformées en con-
qr IIlûPose dgres encore, si l'Allemagne
rpose de nouveaux sacrifices. La
lie en France touche à sa
Mes dans une position excel-
('t av A. le. Pintemps, encore 1 mil-
!l'rlt. lO.arne::;'éricams arriveront. Ce n'est
ie rnP^ent de ,a,®ser notre énergie se
■v îr)tv nfiis ail „
i' sans -^frVor, la vraie sa-
-,n/'rpe ^ernit - Affaiblir nos renforts
la Plu-S grande des folies
S v'.M] pichet H^ avons dans l'est les
',<\11, et e d'Es,perey, Allenby et
Vs réstaires à rne" déduisant les trou-
: ,,rr,|irr)ïr°Tit disnnStl0n; de "rnndes
virt'lrie sera Ja!! i?s" belle ar-
vS Lain^i qm* ^onstitnée. Là et dans
sur le Don, il y a de
- r'V f^i'suivT^ eS' il faut ',e<:
de i de avec énergie avant
"\i' à, a réDnrn'f' prorha 1 ne qui sera
_,|1 dp k rnbttre.- L'armée italienne
"r1re bon,, raisin68 Ppérations. Nous
•d?1?nées les
~qui poussent les Autrichiens alle-
- iri nnlie- Cet f1 d assurer les fron-
If, 1 le. Ce frontIères solidement
'VC tr'ès no" hau Printemps pro-
UffM «P £ In ,euï- Une avance
effOrt a-ien en bonne direction
Q,rlen en 1919. Notre devoir
est de faire que la campagne de 1919 soit
définitive. — (Lieutenant-colonel Reping-
ton) Morning Post, 2.11.
Presse allemande. — Sous le titre :
« LA MÉTHODE DÉFENSIVE ALLEMANDE SUR LE
FRONT OCCIDENTAL ». — Par suite de la durée
de la guerre mondiale nous avons dû à
maintes reprises changer de tactique. Nous
n'avons eu qu'à nous louer des modifica-
tions que nous avons apportées chaque fois
à nos méthodes. Aujourd'hui c'est notre
tactique de repli qui nous donne tous les
résultats que nous en avons attendus. Nos
troupes en ont rleinement compris les prin-
cipes. Elles n'y voient nullement une marque
de faiblesse. Mais il est nécessaire que le
public lui aussi se familiarise avec les nou-
veaux principes, qu'il ne se laisse pas in-
fluencer par les communiqués et la propa-
gande ennemis. Seules des troupes excel-
lentes, et que leurs chefs avaient bien en
mains, pouvaient exécuter une manœuvre
de repli, d'une durée de plusieurs mois.
Notre armée a des nerfs d'acier. Elle est
capable de fournir la plus énergique des
résistances. Elle a une confiance absolue
dans ses chefs et dans la victoire définitive.
Son moral est aussi parfait que possible.
Nous pouvons attendre la continuation de
la guerre avec un calme parfait, sans la
moindre inquiétude. —t (Commandant von
Schreibershofen) Hamburger Nachrichten,
29.10.
SITUATION GÉNÉRALE. — Il faut que nous
nous attendions à un échec de nos propo-
sitions d'armistice et à une continuation de
la guerre. Le moment est bien choisi pour
jeter un regard sur notre situation mili-
taire à l'Ouest. Pour la bien comprendre,
il faut remonter à la contre - offensive de
Foch déclenchée le 18 juillet entre l'Aisne
et la Marne, et qui s'est étendue ensuite à
toute la partie nord de notre front, de la
Flandre jusque dans la région de Verdun.
Depuis lors l'ennemi, très supérieur en
nombre et disposant de plus de matériel
que nous, ne cesse de nous attaquer.
Les positions où nous avons d'abord
soutenu l'attaque ne nous ont permis
qu'une faible résistance, étant donné leur
caractère provisoire. Nous les avions occu-
pées après notre victorieuse offensive du
printemps et de l'été, qui s'est trouvée in-
terrompue. Nous avons dû faire de la
« stratégie d'évacuation », raccourcir no-
tre front pour le renforcer. Nous avons
opposé une résistance d'autant plus éner-
gique que nous nous rapprochions davan-
tage de la « position Siecrfried ». L'offen-
sive de l'ennemi s'est ralentie sur ce front
pendant un temps assez long. Mais sa su-
périorité numérique, qu'il doit aux ren-
forts américains, que nous n'avions pas
appréciés à leur juste valeur, et l'énergie
et la continuité de ses assauts nous ont
forcés à abandonner la plus grande partie
de la position Siegfried. Sous la menace
d'un encerclement, nous n'avons pas pu la
défendre plus longtemps. Nous devons
franchement reconnaître que l'ennemi a
remporté là un succès, encore qu'il en exa-
gère l'importance. Mais il est loin d'avoir
réussi, comme il le voulait, à percer nos
lignes, à tout prix. Pendant ces semaines
de rudes batailles nous lui avons infligé de
lourdes pertes. Le but de notre offensive
n'a pas été changé par notre stratégie de
repli : c'est toujours l'usure de l'adver-
saire. Nos pertes sont inférieures aux sien-
nes. Nous devons nous demander mainte-
nant si l'ennemi continuera ses tentatives
de percée, èt si notre front — même au
prix de nouvelles évacuations — restera
uni et solide. A la première question nous
répondrons oui sans hésitation. Tout nous
autorise à supposer que les négociations
n'aboutiront pas et que la lutte va conti-
nuer, qu'il s'agira pour nous de vaincre ou
de mourir. Il importe que sans délai nous
prenions des mesures pour la défense na-
tionale. Il est plus difficile de répondre à
la deuxième question. Il y a de nombreux
facteurs, dont nous aurions à tenir compte
et qui ne sont connus que des autorités
compétentes : force de nos effectifs com-
parée à celle des effectifs alliés, moral de
nos troupes, qualité de notre matériel de
guerre, approvisionnements en munitions.
Sans être exactement renseignés sur tous
ces points, il nous faut admettre que l'ar-
mée allemande, après tous les exploits
qu'elle a accomplis et après avoir tout ré-
cemment encore non seulement empêché la
percée, mais de plus infligé des pertes sen-
sibles à l'adversaire, continuera d'être as-
sez forte pour déjouer ses projets. Elle le
sera d'autant plus qu'il s'agit aujourd'hui
de protéger le sol de la patrie et de nous
préserver d'une paix honteuse. La deuxiè-
me réponse de Wilson nous montre ce que
serait cette paix : capitulation de l'armée
allemande, fin de la monarchie. De telles
exigences ne se justifient pas par notre
situation militaire. D'autre part, une armée
allemande ne se rend pas sans combat.
Nous ne devons pas perdre courage s'il se
produit un repli, après quatre années de
victoires. Notre situation est grave, elle
n'est pas désespérée. Nous disposons en-
core à l'Est de puissantes unités qui relè-
veront ou qui renforceront nos divisions
fatiguées de l'Ouest. C'est notre intérêt qui
seul doit nous guider et non celui des peu-
ples que nous avons libérés. En dépit de
l'aide américaine les forces ennemies s'é-
puiseront elles aussi. Au cours de ces der-
nières semaines, l'adversaire a soumis ses
troupes à de trop lourdes épreuves et leurs
pertes ont été trop élevées. Bientôt il ne
pourra plus laisser en ligne ses nombreu-
ses troupes noires, car voici venir l'hiver.
Aussi ne nous décourageons pas. Serrons
les rangs, nous aussi, à l'intérieur du pays.
pour que nos vaillants soldats du front.
tiennent toujours avec la même énergie et
I 1 nFtF3
"[RI'S
l', ETRANGf:l-u.:S
N° 080
Paris, 6 novembre 1918.
1 Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
^"ONSJIIIilTAIKKS
N'sSe ^NT OCCIDENTAL
a OCCIDENTAL.
! f,C la.qglalse. - La manière splendide
.J,! fleVoireL ip l'ern,piré britannique a fait
"rJev°ir la guerre nous fait es-
tle 1 e Irèglernent final sera complet
! 's QI'Itlé cette ln*issable grandeur. —
iindes ont été bien bat-
;,'llfI'('st Pa e.les ne sont pas encore brisées.
- Ii' encore certain que le peuple
Mm«
Il eOnSéqadlnette sa déMte avec toutes
'I;'S, r„ °nt intacl+ et avec ses dures néces-
s Parlent toujours de
diVisil1 act. Ils ramènent toujours
or" ernières de l'est. Aidés par
;':r¡trISe en l Ver ils font une forte
r• lf:iien PrÎaJrf® et en Belgique, et Hin-
tJg fait.
lr h, P - "Ippel à la suprême énergie
pour f lire tourner les choses en
veur es anciens dirigeants de l'Al-
rl!I Pres ec lur pays non envahi, leur
protestprS et leurs armées non
1 .,t DOSsibtesten qu'ils ne cèderont pas.,
nflSsi.ble Qu'il pistent jusqu'à ce que
!,:I, il faUtOIt plus près d'eux. C'est pour-
«ssrf er avec une énergie im-
e dfeOdre nos forces irrésistibles
rc)fite, es avantages que nous donne
'JI); saura t ds alliés de l'Allemagne.
le tôt les conditions que
:':rrl\l()ns Se ans Pour un armistice. Ces
::IJI)t. Elle root sans appel et sans chan-
"qJ"I Plus S Seront transformées en con-
qr IIlûPose dgres encore, si l'Allemagne
rpose de nouveaux sacrifices. La
lie en France touche à sa
Mes dans une position excel-
('t av A. le. Pintemps, encore 1 mil-
!l'rlt. lO.arne::;'éricams arriveront. Ce n'est
ie rnP^ent de ,a,®ser notre énergie se
■v îr)tv nfiis ail „
i'
-,n/'rpe ^ernit - Affaiblir nos renforts
la Plu-S grande des folies
S v'.M] pichet H^ avons dans l'est les
',<\11, et e d'Es,perey, Allenby et
Vs réstaires à rne" déduisant les trou-
: ,,rr,|irr)ïr°Tit disnnStl0n; de "rnndes
virt'lrie sera Ja!! i?s" belle ar-
vS Lain^i qm* ^onstitnée. Là et dans
sur le Don, il y a de
- r'V f^i'suivT^ eS' il faut ',e<:
de i de avec énergie avant
"\i' à, a réDnrn'f' prorha 1 ne qui sera
"r1re bon,, raisin68 Ppérations. Nous
•d?1?nées les
~qui poussent les Autrichiens alle-
- iri nnlie- Cet f1 d assurer les fron-
If, 1 le. Ce frontIères solidement
'VC tr'ès no" hau Printemps pro-
UffM «P £ In ,euï- Une avance
effOrt a-ien en bonne direction
Q,rlen en 1919. Notre devoir
est de faire que la campagne de 1919 soit
définitive. — (Lieutenant-colonel Reping-
ton) Morning Post, 2.11.
Presse allemande. — Sous le titre :
« LA MÉTHODE DÉFENSIVE ALLEMANDE SUR LE
FRONT OCCIDENTAL ». — Par suite de la durée
de la guerre mondiale nous avons dû à
maintes reprises changer de tactique. Nous
n'avons eu qu'à nous louer des modifica-
tions que nous avons apportées chaque fois
à nos méthodes. Aujourd'hui c'est notre
tactique de repli qui nous donne tous les
résultats que nous en avons attendus. Nos
troupes en ont rleinement compris les prin-
cipes. Elles n'y voient nullement une marque
de faiblesse. Mais il est nécessaire que le
public lui aussi se familiarise avec les nou-
veaux principes, qu'il ne se laisse pas in-
fluencer par les communiqués et la propa-
gande ennemis. Seules des troupes excel-
lentes, et que leurs chefs avaient bien en
mains, pouvaient exécuter une manœuvre
de repli, d'une durée de plusieurs mois.
Notre armée a des nerfs d'acier. Elle est
capable de fournir la plus énergique des
résistances. Elle a une confiance absolue
dans ses chefs et dans la victoire définitive.
Son moral est aussi parfait que possible.
Nous pouvons attendre la continuation de
la guerre avec un calme parfait, sans la
moindre inquiétude. —t (Commandant von
Schreibershofen) Hamburger Nachrichten,
29.10.
SITUATION GÉNÉRALE. — Il faut que nous
nous attendions à un échec de nos propo-
sitions d'armistice et à une continuation de
la guerre. Le moment est bien choisi pour
jeter un regard sur notre situation mili-
taire à l'Ouest. Pour la bien comprendre,
il faut remonter à la contre - offensive de
Foch déclenchée le 18 juillet entre l'Aisne
et la Marne, et qui s'est étendue ensuite à
toute la partie nord de notre front, de la
Flandre jusque dans la région de Verdun.
Depuis lors l'ennemi, très supérieur en
nombre et disposant de plus de matériel
que nous, ne cesse de nous attaquer.
Les positions où nous avons d'abord
soutenu l'attaque ne nous ont permis
qu'une faible résistance, étant donné leur
caractère provisoire. Nous les avions occu-
pées après notre victorieuse offensive du
printemps et de l'été, qui s'est trouvée in-
terrompue. Nous avons dû faire de la
« stratégie d'évacuation », raccourcir no-
tre front pour le renforcer. Nous avons
opposé une résistance d'autant plus éner-
gique que nous nous rapprochions davan-
tage de la « position Siecrfried ». L'offen-
sive de l'ennemi s'est ralentie sur ce front
pendant un temps assez long. Mais sa su-
périorité numérique, qu'il doit aux ren-
forts américains, que nous n'avions pas
appréciés à leur juste valeur, et l'énergie
et la continuité de ses assauts nous ont
forcés à abandonner la plus grande partie
de la position Siegfried. Sous la menace
d'un encerclement, nous n'avons pas pu la
défendre plus longtemps. Nous devons
franchement reconnaître que l'ennemi a
remporté là un succès, encore qu'il en exa-
gère l'importance. Mais il est loin d'avoir
réussi, comme il le voulait, à percer nos
lignes, à tout prix. Pendant ces semaines
de rudes batailles nous lui avons infligé de
lourdes pertes. Le but de notre offensive
n'a pas été changé par notre stratégie de
repli : c'est toujours l'usure de l'adver-
saire. Nos pertes sont inférieures aux sien-
nes. Nous devons nous demander mainte-
nant si l'ennemi continuera ses tentatives
de percée, èt si notre front — même au
prix de nouvelles évacuations — restera
uni et solide. A la première question nous
répondrons oui sans hésitation. Tout nous
autorise à supposer que les négociations
n'aboutiront pas et que la lutte va conti-
nuer, qu'il s'agira pour nous de vaincre ou
de mourir. Il importe que sans délai nous
prenions des mesures pour la défense na-
tionale. Il est plus difficile de répondre à
la deuxième question. Il y a de nombreux
facteurs, dont nous aurions à tenir compte
et qui ne sont connus que des autorités
compétentes : force de nos effectifs com-
parée à celle des effectifs alliés, moral de
nos troupes, qualité de notre matériel de
guerre, approvisionnements en munitions.
Sans être exactement renseignés sur tous
ces points, il nous faut admettre que l'ar-
mée allemande, après tous les exploits
qu'elle a accomplis et après avoir tout ré-
cemment encore non seulement empêché la
percée, mais de plus infligé des pertes sen-
sibles à l'adversaire, continuera d'être as-
sez forte pour déjouer ses projets. Elle le
sera d'autant plus qu'il s'agit aujourd'hui
de protéger le sol de la patrie et de nous
préserver d'une paix honteuse. La deuxiè-
me réponse de Wilson nous montre ce que
serait cette paix : capitulation de l'armée
allemande, fin de la monarchie. De telles
exigences ne se justifient pas par notre
situation militaire. D'autre part, une armée
allemande ne se rend pas sans combat.
Nous ne devons pas perdre courage s'il se
produit un repli, après quatre années de
victoires. Notre situation est grave, elle
n'est pas désespérée. Nous disposons en-
core à l'Est de puissantes unités qui relè-
veront ou qui renforceront nos divisions
fatiguées de l'Ouest. C'est notre intérêt qui
seul doit nous guider et non celui des peu-
ples que nous avons libérés. En dépit de
l'aide américaine les forces ennemies s'é-
puiseront elles aussi. Au cours de ces der-
nières semaines, l'adversaire a soumis ses
troupes à de trop lourdes épreuves et leurs
pertes ont été trop élevées. Bientôt il ne
pourra plus laisser en ligne ses nombreu-
ses troupes noires, car voici venir l'hiver.
Aussi ne nous décourageons pas. Serrons
les rangs, nous aussi, à l'intérieur du pays.
pour que nos vaillants soldats du front.
tiennent toujours avec la même énergie et
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Bibliothèque Diplomatique Numérique Bibliothèque Diplomatique Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "MAEDIGen0"
- Auteurs similaires France France /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "France" or dc.contributor adj "France")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k64497311/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k64497311/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k64497311/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k64497311/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k64497311
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k64497311
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k64497311/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest