Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-09-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 23 septembre 1918 23 septembre 1918
Description : 1918/09/23 (N936). 1918/09/23 (N936).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64496872
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
l'
KèRES |jfE : LA GUERRE
RT DE8
kpPi 'ÉTRANGÈRES
r -----
N° 936
Paris, iW septembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
LIIONS MILITAIRES
pr FRONT OCCIDENTAL
Presse Il — Sous le titre :
ïBAlAiLLK DEFENSIVE ET VOLONTE DE PAIX ». -
Il vro est TE, un sen tunent de faiblesse qui
a provoqué la démarche de l'Autriche, de-
~dan
?andaiu a tous les belligérants de prendre
!'¡¡Ctè, une 0lff,e,i'ente confidentielle de ca-
SPécifie" non obligatoire. Elle n'aurait pas
lcifié sans cela que les batailles allaient
lies er. r.
nes Prêts à sIgner certain que si ne renions
1^1161, la nous ne renions
kt,~ Jes nrinf11308 au nom desquels nous
Pftit battnnc pour notre grande et notre
e Patrie pour notre existence même.
de, cernbre 1916 déjà, après la p,rise de
rest nnt„ après la prise de
ses alliés'cons-
rC-ift î* de leur invincibilité, ont voulu don-
V a Paix- à r
1 paix à l'univers. Depui, notre gou-
\lis ent a fréquemment fait connaître
Il (NIt /OSÜlons pacifiques. Nos ennemis
%fi'firrépondu qUe par des sarcasmes et ils
JeUrs ,Cité, plus que jamais leurs peuples et
leurs ar,mép<î LLle t"~uerre d'an éantissemedt
Une ®uerre d'anéantissement
contre l'Allemangne. 11 ne nous restait plus
Attefld lOlbattre pour défendre notre pays.
tc'nd Ons avec calme aujourd'hui les resul-
^tW ■W ?°iunL décembre 1916, l'idée que
qUe ~L invincibles a-t-elle fait quel-
que eh ernin fhfZ nos enemis ! Malgré la
tlèreS de famre,ma, la disette des ma-
ces teh enIères, malgré toutes les ressour-
c6s i ^niques adversaire' nous som-
v^puiooan* qu'au premier jour et
stes notre patrie, en occupant
^r°téfiennc n°tre patrie, en occupant
du Pa^ ennemi. Nous
}} eef)Uler bien °sadversaires refusent
qOSible a appel qui leur est adressé. Il est
'uinp I^ent qu'ils Ppsent des conditions
Ce et u Peùpip l'avenir, notre ruine' et la
;¡; and* Alors notre for-
notre se manifesteront
^Vec ne puissan JUs(Iu'al0rs inconnue de
avec tltl, Puissance jusqu'alors inconnue de
leiire peut être décisive. Atten-
u attaqUent , bataille continue. Les
.oJ0urs du même côté,
n'avaierit n bra^: le 14 septem-
If)\rldre' Su valent, pas. encore remporté le
l^'Nrw succès • T L armée du général Car-
'f!uf s , es^
hat jOurs retrouvée - comme depuis
terl' entre p ngagée dans de durs com-
ts lertneus et l'Aisne; elle a sou-
î les attaques en mas-
, firmes vloipndes Français. Foch
l'OJet, C/as encore renoncé à son ancien
a"SrUest ût > l'^st ST' dans la direction de
"P-st "la posiî!on de barrage, en
r© à S Dames. Nous devons
h i^tT.^au de nouvelles opérations.
'e's S'iln'v o d attaque, entre Vér-
t¡\t ¡Ils. a eu que des engagemets
e rrain eau coup de points l'ennemi a
le ,aux abords de nos nouvelles
positions; au cours de rencontres plus
mois violentes, il a subi de sanglantes per-
tes. Les attaques ennemies sur la route
Verdun-Etain laissent prévoir une exten-
sion de l'attaque jusque dans le secteur
nord-est de Verdun et nous devons nous
attendre ces jours-ci à de nouveaux et rudes
combats. Les efforts ennemis n'ont pas en-
core atteint leur point culminant. Il s'agit
donc de continuer la lutte, sans se laisser
aller à de folles espérances. Des faits seuls
pourront nous convaincre. La bataille con.
tinue. — Deutsche Tageszeitung, 16.9.
— Sous le titre : « LA PROCHAINE OFFEN-
SIVE DE NOS ENNEMIS ». — Depuis le 2 sep-
tembre il n'y a plus eu de grande bataille
sur le front, de la Scarpe à l'Aisne. Il
y a lieu de se demander si Foch reprendra
l'offensive. Des raisons militaires s'y oppo-
sent, la politique la réclame. Nous tenons
actuellement la ligne Hindenburg et nous
pouvons voir venir, avec confiance, de nou-
velles attaques ennemies. Les attaques se
feront peut-être attendre, car bien que l'en-
nemi s'imagine que nous avons subi des
pertes à peine réparables et que la force
de résistance de notre armée pourrait être
brisée par une vigoureuse poussée, il est
fort possible qu'il regroupe ses forces. Tou-
tefois rien ne permet de supposer que ces
attaques n'auront pas lieu. Nous devons,
au contraire, compter que l'ennemi fera de
plus grandes choses que par le passé. Ce
n'est d'ailleurs pas un motif pour nous
alarmer. Nous n'avons pas engagé toutes
nos réserves et nos positions sont très for-
tes. Du côté de Saint-Mihiel l'ennemi n'a
pas renouvelé ses attaques. Il a reconnu
sans doute qu'il ne pouvait atteindre ses
objectifs. Metz est trop rapprochée de ce sec-
teur. Foch osera-t-il prélever sur son front
de bataille principal les masses de troupes
dont il aurait besoin ici ? Il semble qu'il
s'agit, dans ce secteur, d'une opération se-
condaire destinée à induire notre haut com-
mandement en erreur et à rassurer le peu-
ple français jusqu'au moment de la reprise
de la grandie offensive générale. En ce cas,
elle aurait manqué son but, notre Etat-Ma-
jor disposant sur tous les fronts des forces
nécessaires et ne se laissant pas prendre au
piège. Nous devons nous attendre à la re-
prise de l'offensive générale dans quelque
temps, sur le front principal de la Scarpe
à l'Aisne, peut-être même à une extension
jusqu'à la ligne de la Vesle. Elle ne saurait
tarder, car les troupes noires doivent être
emmenées dans le Sud, aussitôt que com-
mencera la mauvaise saison. Quelques in-
dices nous laissent supposer que l'attaque
se portera une fois encore contre nos ai-
les, et qu'elle sera soutenue, si possible,
par une tentative de percée, dans la direc-
tion de Saint-Quentin. Il est difficile de
dire quels seront les événements de de-
main. Les prévisions sont d'autant moins fa-
ciles que l'ennemi a toute liberté d'action.
Mais nos reconnaissances aériennes permet-
tent à notre Etat-Major de voir la situation
telle qu'elle est et d'être prêt à toutes les
éventualités. — (Lieutenant-colonel von der
Osten-Sacken) Rheinisch-Westfülische Zei-
tung, 17.9.
— Entre l'Ailètte et l'Aisne, le Français
a renouvelé sa pression latérale sur le Che-
min des Dames, avec de gros effectifs. Dans
la nuit du 13 au 14. il a harcelé l'aile occi-
dentale de l'armée Carlowitz par un violent
tir d'artillerie et des bombardements par
avions. Dans la matinée du 14, le tir d'artil-
lerie s'est étendu à tout le front. Entre
Brancourt et Vailly l'ennemi a bombardé
pendant deux heures nos positions d'artillerie
avec des obus asphyxiants, puis il a attaqué
entre Quincy et Vailly, en lançant sans ces-
se à l'assaut de nouvelles vagues. De Laf-
faux. ses colonnes ont attaqué, dans la di-
rection de l'Est, la crête dénudée de la Bas-
cule. La bataille s'est développée jusque dans
la vallée d'Allemant, et l'ennemi a dû payer
cher le peu de terrain qu'il a occupé. Hier
aJUi soir, les opérations n'étaient pas termi-
nées. Le front de Verdun lui aussi, s'est
animé depuis deux jours. Depuis l'attaque
de Saint-Mihiel l'ennemi envoie des obus de
gros calibre soir nos arrières et des obus
asphyxiants sur les bois et les ravins, de
la partie nord-est de notre front. Dès le 12
septembre, il avait essayé, au moyen d'une
attaque brusquée, menée par deux compa-
gnies françaises, composées de blancs et de
noirs, de s'emparer du bois Chena, à l'est
de Bezonvaux. A minuit, les Saxons le re-
poussèrent. Le lendemain, il échoua aussi
en envoyant une forte patrouille contre la
hauteur de la Croix-de-Vaux. Des West-
phaliens le repoussèrent. L'après-midi, il
essaya un assaut en règle contre le bois
de la Feuille, à l'est de Damloup ; sa mar-
che fut enrayée. Depuis le 14 septembre
matin, l'infanterie ennemie s'est montrée
moins active ; l'artillerie au contraire a
continué à tirer avec une extrême violence.
Il n'est pas difficile d'interpréter ces indi-
ces. Le maréchal Foch voudrait savoir si
notre front de Verdun est mûr pour l'atta-
que, par suite du prélèvement de nos réser-
ves, ou bien il veut faire croire qu'il a le
courage et les moyens de tenter ici encore
une attaque. Nous sommes sans doute pré-
parés à ces deux éventualités. — (Euge-n
Kalkschmidt) Frankfurter Zeitung. 17.9.
LE SAILLANT DE SAINT-MIHIEL. — Au mo-
ment de « la course vers la mer du Nord »
notre avance contre la ligne de barrage-
des fortifications de la Meuse s'était ralen-
tie par suite des prélèvements de troupes
que nous avions dû faire dans cette ré-
gion. Ce n'est qu'à la fin de septembre
1914, lorsque notre front sur l'Aisne se fut
stabilisé, que nous avons tenté la percée
entre Verdun et Toul, les deux points d'ap-
pui les plus sérieux de la ligne de la
Meuse. Trois corps d'armée furent lancés,
par une audacieuse marche de flanc au
KèRES |jfE : LA GUERRE
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N° 936
Paris, iW septembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
LIIONS MILITAIRES
pr FRONT OCCIDENTAL
Presse Il — Sous le titre :
ïBAlAiLLK DEFENSIVE ET VOLONTE DE PAIX ». -
Il vro est TE, un sen tunent de faiblesse qui
a provoqué la démarche de l'Autriche, de-
~dan
?andaiu a tous les belligérants de prendre
!'¡¡Ctè, une 0lff,e,i'ente confidentielle de ca-
SPécifie" non obligatoire. Elle n'aurait pas
lcifié sans cela que les batailles allaient
lies er. r.
nes Prêts à sIgner certain que si ne renions
1^1161, la nous ne renions
kt,~ Jes nrinf11308 au nom desquels nous
Pftit battnnc pour notre grande et notre
e Patrie pour notre existence même.
de, cernbre 1916 déjà, après la p,rise de
rest nnt„ après la prise de
ses alliés'cons-
rC-ift î* de leur invincibilité, ont voulu don-
V a Paix- à r
1 paix à l'univers. Depui, notre gou-
\lis ent a fréquemment fait connaître
Il (NIt /OSÜlons pacifiques. Nos ennemis
%fi'firrépondu qUe par des sarcasmes et ils
JeUrs ,Cité, plus que jamais leurs peuples et
leurs ar,mép<î LLle t"~uerre d'an éantissemedt
Une ®uerre d'anéantissement
contre l'Allemangne. 11 ne nous restait plus
Attefld lOlbattre pour défendre notre pays.
tc'nd Ons avec calme aujourd'hui les resul-
^t
qUe ~L invincibles a-t-elle fait quel-
que eh ernin fhfZ nos enemis ! Malgré la
tlèreS de famre,ma, la disette des ma-
ces teh enIères, malgré toutes les ressour-
c6s i ^niques adversaire' nous som-
v^puiooan* qu'au premier jour et
stes notre patrie, en occupant
^r°téfiennc n°tre patrie, en occupant
du Pa^ ennemi. Nous
}} eef)Uler bien °sadversaires refusent
qOSible a appel qui leur est adressé. Il est
'uinp I^ent qu'ils Ppsent des conditions
Ce et u Peùpip l'avenir, notre ruine' et la
;¡; and* Alors notre for-
notre se manifesteront
^Vec ne puissan JUs(Iu'al0rs inconnue de
avec tltl, Puissance jusqu'alors inconnue de
leiire peut être décisive. Atten-
u attaqUent , bataille continue. Les
.oJ0urs du même côté,
n'avaierit n bra^: le 14 septem-
If)\rldre' Su valent, pas. encore remporté le
l^'Nrw succès • T L armée du général Car-
'f!uf s , es^
hat jOurs retrouvée - comme depuis
terl' entre p ngagée dans de durs com-
ts lertneus et l'Aisne; elle a sou-
î les attaques en mas-
, firmes vloipndes Français. Foch
l'OJet, C/as encore renoncé à son ancien
a"SrUest ût > l'^st ST' dans la direction de
"P-st "la posiî!on de barrage, en
r© à S Dames. Nous devons
h i^tT.^au de nouvelles opérations.
'e's S'iln'v o d attaque, entre Vér-
t¡\t ¡Ils. a eu que des engagemets
e rrain eau coup de points l'ennemi a
le ,aux abords de nos nouvelles
positions; au cours de rencontres plus
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tes. Les attaques ennemies sur la route
Verdun-Etain laissent prévoir une exten-
sion de l'attaque jusque dans le secteur
nord-est de Verdun et nous devons nous
attendre ces jours-ci à de nouveaux et rudes
combats. Les efforts ennemis n'ont pas en-
core atteint leur point culminant. Il s'agit
donc de continuer la lutte, sans se laisser
aller à de folles espérances. Des faits seuls
pourront nous convaincre. La bataille con.
tinue. — Deutsche Tageszeitung, 16.9.
— Sous le titre : « LA PROCHAINE OFFEN-
SIVE DE NOS ENNEMIS ». — Depuis le 2 sep-
tembre il n'y a plus eu de grande bataille
sur le front, de la Scarpe à l'Aisne. Il
y a lieu de se demander si Foch reprendra
l'offensive. Des raisons militaires s'y oppo-
sent, la politique la réclame. Nous tenons
actuellement la ligne Hindenburg et nous
pouvons voir venir, avec confiance, de nou-
velles attaques ennemies. Les attaques se
feront peut-être attendre, car bien que l'en-
nemi s'imagine que nous avons subi des
pertes à peine réparables et que la force
de résistance de notre armée pourrait être
brisée par une vigoureuse poussée, il est
fort possible qu'il regroupe ses forces. Tou-
tefois rien ne permet de supposer que ces
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au contraire, compter que l'ennemi fera de
plus grandes choses que par le passé. Ce
n'est d'ailleurs pas un motif pour nous
alarmer. Nous n'avons pas engagé toutes
nos réserves et nos positions sont très for-
tes. Du côté de Saint-Mihiel l'ennemi n'a
pas renouvelé ses attaques. Il a reconnu
sans doute qu'il ne pouvait atteindre ses
objectifs. Metz est trop rapprochée de ce sec-
teur. Foch osera-t-il prélever sur son front
de bataille principal les masses de troupes
dont il aurait besoin ici ? Il semble qu'il
s'agit, dans ce secteur, d'une opération se-
condaire destinée à induire notre haut com-
mandement en erreur et à rassurer le peu-
ple français jusqu'au moment de la reprise
de la grandie offensive générale. En ce cas,
elle aurait manqué son but, notre Etat-Ma-
jor disposant sur tous les fronts des forces
nécessaires et ne se laissant pas prendre au
piège. Nous devons nous attendre à la re-
prise de l'offensive générale dans quelque
temps, sur le front principal de la Scarpe
à l'Aisne, peut-être même à une extension
jusqu'à la ligne de la Vesle. Elle ne saurait
tarder, car les troupes noires doivent être
emmenées dans le Sud, aussitôt que com-
mencera la mauvaise saison. Quelques in-
dices nous laissent supposer que l'attaque
se portera une fois encore contre nos ai-
les, et qu'elle sera soutenue, si possible,
par une tentative de percée, dans la direc-
tion de Saint-Quentin. Il est difficile de
dire quels seront les événements de de-
main. Les prévisions sont d'autant moins fa-
ciles que l'ennemi a toute liberté d'action.
Mais nos reconnaissances aériennes permet-
tent à notre Etat-Major de voir la situation
telle qu'elle est et d'être prêt à toutes les
éventualités. — (Lieutenant-colonel von der
Osten-Sacken) Rheinisch-Westfülische Zei-
tung, 17.9.
— Entre l'Ailètte et l'Aisne, le Français
a renouvelé sa pression latérale sur le Che-
min des Dames, avec de gros effectifs. Dans
la nuit du 13 au 14. il a harcelé l'aile occi-
dentale de l'armée Carlowitz par un violent
tir d'artillerie et des bombardements par
avions. Dans la matinée du 14, le tir d'artil-
lerie s'est étendu à tout le front. Entre
Brancourt et Vailly l'ennemi a bombardé
pendant deux heures nos positions d'artillerie
avec des obus asphyxiants, puis il a attaqué
entre Quincy et Vailly, en lançant sans ces-
se à l'assaut de nouvelles vagues. De Laf-
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rection de l'Est, la crête dénudée de la Bas-
cule. La bataille s'est développée jusque dans
la vallée d'Allemant, et l'ennemi a dû payer
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aJUi soir, les opérations n'étaient pas termi-
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animé depuis deux jours. Depuis l'attaque
de Saint-Mihiel l'ennemi envoie des obus de
gros calibre soir nos arrières et des obus
asphyxiants sur les bois et les ravins, de
la partie nord-est de notre front. Dès le 12
septembre, il avait essayé, au moyen d'une
attaque brusquée, menée par deux compa-
gnies françaises, composées de blancs et de
noirs, de s'emparer du bois Chena, à l'est
de Bezonvaux. A minuit, les Saxons le re-
poussèrent. Le lendemain, il échoua aussi
en envoyant une forte patrouille contre la
hauteur de la Croix-de-Vaux. Des West-
phaliens le repoussèrent. L'après-midi, il
essaya un assaut en règle contre le bois
de la Feuille, à l'est de Damloup ; sa mar-
che fut enrayée. Depuis le 14 septembre
matin, l'infanterie ennemie s'est montrée
moins active ; l'artillerie au contraire a
continué à tirer avec une extrême violence.
Il n'est pas difficile d'interpréter ces indi-
ces. Le maréchal Foch voudrait savoir si
notre front de Verdun est mûr pour l'atta-
que, par suite du prélèvement de nos réser-
ves, ou bien il veut faire croire qu'il a le
courage et les moyens de tenter ici encore
une attaque. Nous sommes sans doute pré-
parés à ces deux éventualités. — (Euge-n
Kalkschmidt) Frankfurter Zeitung. 17.9.
LE SAILLANT DE SAINT-MIHIEL. — Au mo-
ment de « la course vers la mer du Nord »
notre avance contre la ligne de barrage-
des fortifications de la Meuse s'était ralen-
tie par suite des prélèvements de troupes
que nous avions dû faire dans cette ré-
gion. Ce n'est qu'à la fin de septembre
1914, lorsque notre front sur l'Aisne se fut
stabilisé, que nous avons tenté la percée
entre Verdun et Toul, les deux points d'ap-
pui les plus sérieux de la ligne de la
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