Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-09-16
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 16 septembre 1918 16 septembre 1918
Description : 1918/09/16 (N929). 1918/09/16 (N929).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64496805
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
rtRES DE LA GUERRE
ET DES
■AIRES ÉTRANGÈRES
N° 929
Paris, 16 septembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS - MILITAIRES
FRONT OCCIDENTAL
Presse ,.. - Sous le titre :
(I VeloPDem GÉNÉRALE EST-ELLE POSSI-
(jtYl) -- 11 semble manifeste, d'après les
Ints de la campagne de 1918,
PIes s ne sommes pas sensiblement plus
l'e d qu aVant d'un retour à l'ancienne guer-
dOhne, rnOUvement Il est impossible, étant
f 1 HUe <*u front de la Manche à
la Ui eendue du front de la Manche à
lii. nisse e réaliser une supériorité d'ef-
su s sUffi«?n e pour organiser une offen-
t!'iralt 1 .enrserait les Allemands ou dé-
hï, rait l'érni llf lbure sur tout le front. La poe-
i ratiou T Von Hutier en mars a été la
ûh étendiiû en largeur. et elle n'était que
l'elO'tl °rn. Pour ménager cette brèche et
d'h ier -
'IcPlç)-t il lui a fallu plus d'un million
se Une tentative semblable, sur
flioin W H u front, ne demanderait pas
€fws in de trollipes de choc, -
effectifs ns de tr°u.pes de de bel-
touf s ÎU'a,^ €Un des deux groupes de bel-
ura jamais. D'autre part, il est
sr un f au lalr que, en brisant la ligne
né, une r11* -^Uej en br^sant ia ligne
sur une rOt considérable en un point don-
PodUir dIslOCation considérable peut se
Drodui re d"" deux côtés de la brèche. C'est
,Mirne les Allemands ont dû abandonner
ISsons e arès l'attaque de Mangin sur
sur i * rsque If0116?* le saillant de Montdi-
ces route Rawlinson arrivait d'Amiens
esSiVes Out de Roye. Des dislocations suc-
Cessifs slVant des coups de béliers suc-
JethhSUre ^w il faut nous attendre
eSive d que .se développe la grande of-
htcagO liS. AllIés. - (Frank H. Simonds)
c CoQgo battuu y News, 24.8.
JUqu'à. noise. - Les résultats obtenus
très Posent par i ? maréchal Foch sont
lV i Ils mdiquent que l'initia-
rIlalns d rabons militaires est passée des
:ha..l PO:h LUdendorff dans celles du maré-
« dont le talent vaut celui de son
, ^ssi fre. Les résultats obtenus montrent
aussi que les Alliés ont obtenus montrent
• ves k ies LAA" ii^0nt eu plus de réser-
ves à leur disposition que leur ennemi de
~jour où ils ont repris l'initiative
rri,,iir-a ations T 'i VI t rAm^e com-
tl!'[ E â^ÏÏfre sentir. - (Lieutenant-colo-
E * en-!"Üelsen) Kobenhavny 6.9.
Ip esSe h
Presse hollandaise. Quand on observe
f' el'niers tents des Allemands pendant ces
?^!* nn.u^ps on nlPeUt s'empêcher de
11]1' e qu'il d
(J itre qu'il y a dans leur armée quel-
r mand "I clOChe: le commandement
v r'Uis tire n'attel nd Pas la décision locale,
Vision locale,
}JI:ult un dJYne les conclusions qu'impo-
serait une eCISlon défavorable qu'il sem-
"It b. 6rer 5aVOrable, Qu'il sem-
rJit len que me certaIne. Il se pour-
le que ce quelque chose qui cloche
~ait le 0raI des troupes; il faut avouer
que le manifeste de Hindenburg plaide for-
tement en faveur de cette hypothèse. Le
généralissime a beau attribuer tout le mal
à la propagande ennemie : aucune propa-
gande ennemie ne peut ébranler un moral
vraiment solide. Si l'Allemagne perd cou-
rage en lisant des feuilles de propagande
françaises cela signifie que ce courage était
bien peu de chose. — Nieuwe Rotterdams-
che Courant, 6.9.
Presse suisse. — Les armées allemandes
sont arrivées dans leurs nouvelles positions
de combat. Rien ne dit qu'il faille considé-
rer ces positions comme des lignes inébran-
lables qu'il est nécessaire de tenir à tout
prix. On peut au contraire admettre que le
haut commandement allemand a terminé
son groupement lté à sa retraite' et rendu
possible par l'intervention et le sacrifice de
divisions d'arrière-garde, et qu'il a ainsi
constitué derrière le front une réserve de
bataille et de manoeuvre. Ce n'est plus
d'ailleurs avec des arrière-gardes, mais
bien dans l'avant-terrain des lignes alle-
mandes que combattent les Alliés. Leurs
mouvements se sont ralentis leurs troupes
se condensent, leur artillerie se met en po-
sition, leur infanterie' se retranche. Foch ne
pourra pas se dispenser d'une nouvelle at-
taque, s'ils cherche la décision, au risque
de déchaîner une crise dangereuse non seu-
lement pour l'adversaire mais pour lui,
ainsi que l'ont fait les Allemands dans la
poche de la Marne le 18 juillet. On a l'impres-
sion que les Allemands disposent actuelle-
ment d'une masse de manœuvre, dont
l'emploi dépendra des effectifs et de la si-
tuation générale. Du côté des Alliés il s'agit
de savoir s'ils procéderont par pures rai-
sons stratégiques — et là-dessus nous fai-
sons pleinement confiance à Foch - ou
d'après des considérations d'ensemble et
des arrière-pensées politiques. Dans le pre-
mier cas Foch maintiendra ses forces de
combat rassemblées à l'intérieur du terrain
die bataille décisif: dans le second, des opé-
rations excentriques de courte durée se pro-
duiront peut-être sur le flanc des Vosges. —
(H. St.) Bund, 11.9.
Presse allemande. — Sous le titre :
« COMBATS DE L'ARMÉE VON MARWITZ ».- Les
combats, dont parle le communiqué d'au-
jourd'hui et déclenchés par les Anglais au
sud de la route Péronne-Cambrai, étaient
dirigés contre l'armée von der Marwitz.
Après avoir mis son artillerie lourde en pla-
ce l'ennemi a attaqué hier dans la matinée
sur tout le front de l'armée, avec de forts
effectifs, inégalement répartis. Ses assauts
ont été très énergiques surtout à l'aile
droite et au centre. Nous avons suivi la
même tactique que précédemment. En li-
vrant d'incessants combats, l'aile droite de
l'armée s'est lentement repliée par Heudi-
court sur les positions qu'elle avait décidé
d'occuper. Elle n'a cédé le terrain que pas à
pas à l'ennemi, en lui infligeant de lourdes
pertes. C'est ainsi que nous avons d'abord
repoussé une attaque sur Heudicourt et
qu'ensuite nous avons évacué ce village,
conformément au plan d'ensemble des opé-
rations. Les crêtes au nord du village sont
restées en notre possession. Les arrière-
gardes, sans cesse sur la défensive, se sont
repliées sur le terrain, en avant de nos po-
sitions d'Epéhy. Malgré de violentes atta-
ques ennemies, nous tenons la crête 147
devant Epéhy ainsi que la région de Sainte-
Emilie et Templeux. A l'aile gauche de l'ar-
mée. l'ennemi s'est borné jusqu'ici à tâter
prudemment le terrain. Bien que l'adver-
saire ait subi hier encore de lourdes pertes,
il faut s'attendre à une continuation de la
bataille. — (Georg Wegener) Kôlnische
Zeitung, 9.9.
<( INITIATIVE PARTAGÉE » [sous ce titre]. —
Entre Arras et Cambrai, l'Etat-Major de
l'Entente s'est efforcé d'obtenir une déci-
sion. Il est évident, au contraire, que notre
haut commandement a cherché à éviter,
dans la mesure du possible, une bataille
décisive. C'est ce qui explique le repli pro-
gressif de notre front. Les mesures que
nous avons prises ont eu d'heureux résul-
tats. En effet, des deux côtés de la route
Arras-Cambrai, et, et particulier, au sud de
cette route, les Anglais n'ont pas réussi à
arriver en même temps que nos troupes,
qui se repliaient sur les nouvelles positions
en avant de la zone des canaux, où l'armée
von Below organise une nouvelle et éner-
gique résistance ! Si les Anglais, immédia-
tement après la percée de Drocourt-Quéant
avaient pu franchir sans s'arrêter les nou-
velles lignes allemandes de Arleux-Mœu-
vres-Havrinoourt, nous aurions couru un
un certain danger. Mais ils n'y ont pas
réussi. Nous avons beaucoup gagné, en ga-
gnant du temps. Les difficultés du terrain
devaient imposer aux Anglais un temps
d'arrêt dans leur ravitaillement, et notre
Etat-Major s'en était bien rendu compte à
l'avance. Nous devons toutefois nous atten-
dre, ces jours-ci, à de nouvelles attaques
non moins violentes sur nos nouvelles li-
gnes, en avant de Cambrai. Je crois même
que ces positions ne doivent pas être con-
sidérées comme une ligne définitive de ré-
sistance. Dans une certaine mesure, le cen-
tre de gravité des opérations s'est déplacé
vers l'aile sud du côté du front d'attaque
français. Il est évident que les Français se
proposent d'attaquer la ligne Saint-Quentin-
Berthincourt, c'est-à-dire un point faible
de l'ensemble des organisations défensives,
par suite de la configuration du terrain et
qu'ils veulent percer nos lignes quelque
part, si possible, au centre. Mais le canal
de Saint-Quentin ne constitue qu'une étape
dans notre défense, et il ne saurait jouer
un rôle décisif. Nos principales lignes de
défense sont plus à l'Est. Elles ont fait
ET DES
■AIRES ÉTRANGÈRES
N° 929
Paris, 16 septembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS - MILITAIRES
FRONT OCCIDENTAL
Presse ,.. - Sous le titre :
(I VeloPDem GÉNÉRALE EST-ELLE POSSI-
(jtYl) -- 11 semble manifeste, d'après les
Ints de la campagne de 1918,
PIes s ne sommes pas sensiblement plus
l'e d qu aVant d'un retour à l'ancienne guer-
dOhne, rnOUvement Il est impossible, étant
f 1 HUe <*u front de la Manche à
la Ui eendue du front de la Manche à
lii. nisse e réaliser une supériorité d'ef-
su s sUffi«?n e pour organiser une offen-
t!'iralt 1 .enrserait les Allemands ou dé-
hï, rait l'érni llf lbure sur tout le front. La poe-
i ratiou T Von Hutier en mars a été la
ûh étendiiû en largeur. et elle n'était que
l'elO'tl °rn. Pour ménager cette brèche et
d'h ier -
'IcPlç)-t il lui a fallu plus d'un million
se Une tentative semblable, sur
flioin W H u front, ne demanderait pas
€fws in de trollipes de choc, -
effectifs ns de tr°u.pes de de bel-
touf s ÎU'a,^ €Un des deux groupes de bel-
ura jamais. D'autre part, il est
sr un f au lalr que, en brisant la ligne
né, une r11* -^Uej en br^sant ia ligne
sur une rOt considérable en un point don-
PodUir dIslOCation considérable peut se
Drodui re d"" deux côtés de la brèche. C'est
,Mirne les Allemands ont dû abandonner
ISsons e arès l'attaque de Mangin sur
sur i * rsque If0116?* le saillant de Montdi-
ces route Rawlinson arrivait d'Amiens
esSiVes Out de Roye. Des dislocations suc-
Cessifs slVant des coups de béliers suc-
JethhSUre ^w il faut nous attendre
eSive d que .se développe la grande of-
htcagO liS. AllIés. - (Frank H. Simonds)
c CoQgo battuu y News, 24.8.
JUqu'à. noise. - Les résultats obtenus
très Posent par i ? maréchal Foch sont
lV i Ils mdiquent que l'initia-
rIlalns d rabons militaires est passée des
:ha..l PO:h LUdendorff dans celles du maré-
« dont le talent vaut celui de son
, ^ssi fre. Les résultats obtenus montrent
aussi que les Alliés ont obtenus montrent
• ves k ies LAA" ii^0nt eu plus de réser-
ves à leur disposition que leur ennemi de
rri,,iir-a ations T 'i VI t rAm^e com-
tl!'[ E â^ÏÏfre sentir. - (Lieutenant-colo-
E * en-!"Üelsen) Kobenhavny 6.9.
Ip esSe h
Presse hollandaise. Quand on observe
f' el'niers tents des Allemands pendant ces
?^!* nn.u^ps on nlPeUt s'empêcher de
11]1' e qu'il d
(J itre qu'il y a dans leur armée quel-
r mand "I clOChe: le commandement
v r'Uis tire n'attel nd Pas la décision locale,
Vision locale,
}JI:ult un dJYne les conclusions qu'impo-
serait une eCISlon défavorable qu'il sem-
"It b. 6rer 5aVOrable, Qu'il sem-
rJit len que me certaIne. Il se pour-
le que ce quelque chose qui cloche
~ait le 0raI des troupes; il faut avouer
que le manifeste de Hindenburg plaide for-
tement en faveur de cette hypothèse. Le
généralissime a beau attribuer tout le mal
à la propagande ennemie : aucune propa-
gande ennemie ne peut ébranler un moral
vraiment solide. Si l'Allemagne perd cou-
rage en lisant des feuilles de propagande
françaises cela signifie que ce courage était
bien peu de chose. — Nieuwe Rotterdams-
che Courant, 6.9.
Presse suisse. — Les armées allemandes
sont arrivées dans leurs nouvelles positions
de combat. Rien ne dit qu'il faille considé-
rer ces positions comme des lignes inébran-
lables qu'il est nécessaire de tenir à tout
prix. On peut au contraire admettre que le
haut commandement allemand a terminé
son groupement lté à sa retraite' et rendu
possible par l'intervention et le sacrifice de
divisions d'arrière-garde, et qu'il a ainsi
constitué derrière le front une réserve de
bataille et de manoeuvre. Ce n'est plus
d'ailleurs avec des arrière-gardes, mais
bien dans l'avant-terrain des lignes alle-
mandes que combattent les Alliés. Leurs
mouvements se sont ralentis leurs troupes
se condensent, leur artillerie se met en po-
sition, leur infanterie' se retranche. Foch ne
pourra pas se dispenser d'une nouvelle at-
taque, s'ils cherche la décision, au risque
de déchaîner une crise dangereuse non seu-
lement pour l'adversaire mais pour lui,
ainsi que l'ont fait les Allemands dans la
poche de la Marne le 18 juillet. On a l'impres-
sion que les Allemands disposent actuelle-
ment d'une masse de manœuvre, dont
l'emploi dépendra des effectifs et de la si-
tuation générale. Du côté des Alliés il s'agit
de savoir s'ils procéderont par pures rai-
sons stratégiques — et là-dessus nous fai-
sons pleinement confiance à Foch - ou
d'après des considérations d'ensemble et
des arrière-pensées politiques. Dans le pre-
mier cas Foch maintiendra ses forces de
combat rassemblées à l'intérieur du terrain
die bataille décisif: dans le second, des opé-
rations excentriques de courte durée se pro-
duiront peut-être sur le flanc des Vosges. —
(H. St.) Bund, 11.9.
Presse allemande. — Sous le titre :
« COMBATS DE L'ARMÉE VON MARWITZ ».- Les
combats, dont parle le communiqué d'au-
jourd'hui et déclenchés par les Anglais au
sud de la route Péronne-Cambrai, étaient
dirigés contre l'armée von der Marwitz.
Après avoir mis son artillerie lourde en pla-
ce l'ennemi a attaqué hier dans la matinée
sur tout le front de l'armée, avec de forts
effectifs, inégalement répartis. Ses assauts
ont été très énergiques surtout à l'aile
droite et au centre. Nous avons suivi la
même tactique que précédemment. En li-
vrant d'incessants combats, l'aile droite de
l'armée s'est lentement repliée par Heudi-
court sur les positions qu'elle avait décidé
d'occuper. Elle n'a cédé le terrain que pas à
pas à l'ennemi, en lui infligeant de lourdes
pertes. C'est ainsi que nous avons d'abord
repoussé une attaque sur Heudicourt et
qu'ensuite nous avons évacué ce village,
conformément au plan d'ensemble des opé-
rations. Les crêtes au nord du village sont
restées en notre possession. Les arrière-
gardes, sans cesse sur la défensive, se sont
repliées sur le terrain, en avant de nos po-
sitions d'Epéhy. Malgré de violentes atta-
ques ennemies, nous tenons la crête 147
devant Epéhy ainsi que la région de Sainte-
Emilie et Templeux. A l'aile gauche de l'ar-
mée. l'ennemi s'est borné jusqu'ici à tâter
prudemment le terrain. Bien que l'adver-
saire ait subi hier encore de lourdes pertes,
il faut s'attendre à une continuation de la
bataille. — (Georg Wegener) Kôlnische
Zeitung, 9.9.
<( INITIATIVE PARTAGÉE » [sous ce titre]. —
Entre Arras et Cambrai, l'Etat-Major de
l'Entente s'est efforcé d'obtenir une déci-
sion. Il est évident, au contraire, que notre
haut commandement a cherché à éviter,
dans la mesure du possible, une bataille
décisive. C'est ce qui explique le repli pro-
gressif de notre front. Les mesures que
nous avons prises ont eu d'heureux résul-
tats. En effet, des deux côtés de la route
Arras-Cambrai, et, et particulier, au sud de
cette route, les Anglais n'ont pas réussi à
arriver en même temps que nos troupes,
qui se repliaient sur les nouvelles positions
en avant de la zone des canaux, où l'armée
von Below organise une nouvelle et éner-
gique résistance ! Si les Anglais, immédia-
tement après la percée de Drocourt-Quéant
avaient pu franchir sans s'arrêter les nou-
velles lignes allemandes de Arleux-Mœu-
vres-Havrinoourt, nous aurions couru un
un certain danger. Mais ils n'y ont pas
réussi. Nous avons beaucoup gagné, en ga-
gnant du temps. Les difficultés du terrain
devaient imposer aux Anglais un temps
d'arrêt dans leur ravitaillement, et notre
Etat-Major s'en était bien rendu compte à
l'avance. Nous devons toutefois nous atten-
dre, ces jours-ci, à de nouvelles attaques
non moins violentes sur nos nouvelles li-
gnes, en avant de Cambrai. Je crois même
que ces positions ne doivent pas être con-
sidérées comme une ligne définitive de ré-
sistance. Dans une certaine mesure, le cen-
tre de gravité des opérations s'est déplacé
vers l'aile sud du côté du front d'attaque
français. Il est évident que les Français se
proposent d'attaquer la ligne Saint-Quentin-
Berthincourt, c'est-à-dire un point faible
de l'ensemble des organisations défensives,
par suite de la configuration du terrain et
qu'ils veulent percer nos lignes quelque
part, si possible, au centre. Mais le canal
de Saint-Quentin ne constitue qu'une étape
dans notre défense, et il ne saurait jouer
un rôle décisif. Nos principales lignes de
défense sont plus à l'Est. Elles ont fait
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Notation musicale aquitaine Notation musicale aquitaine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Notation musicale aquitaine"Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste " COLBERT Jean Baptiste COLBERT Jean Baptiste /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "COLBERT Jean Baptiste " Possesseur Possesseur /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Possesseur"
- Auteurs similaires Notation musicale aquitaine Notation musicale aquitaine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Notation musicale aquitaine"Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Reliures aux armes de Colbert Jean Baptiste " COLBERT Jean Baptiste COLBERT Jean Baptiste /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "COLBERT Jean Baptiste " Possesseur Possesseur /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=dc.subject adj "Possesseur"
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k64496805/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k64496805/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k64496805/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k64496805/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k64496805
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k64496805
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k64496805/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest