Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-07-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 09 juillet 1918 09 juillet 1918
Description : 1918/07/09 (T9,N860). 1918/07/09 (T9,N860).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523867
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
5E
vclTT U GuERRE
Yt1 i
4h~ bRg
b GÊPES
N° 860
Paris, 9 juillet 1918.
^letin Quotidien de Presse Etrangère
1.
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent-être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESl'IONS MILITAIKKS
4>srR0NTs D'OCCIDENT
QetlP qUe b,genérale V Plus le nouveau
VS doit porter à nos en-
.pV plus leur nervo-
L'in Cer'dude ou i;s se ti'ou-
Incertitude ou i;s se ttou-
Hle rtari°ïi pdh uCt de plus en plus pénible.
?nt la voîx se fait eI|L
^fà °rt^ris' les attaques aériennes con-
Sse de Paris les mesures pn-
'laiNr î. '1^fenso ,ar's'
11 Uf.) les mesures pri-
capi.tale et l'éva-
°n civile, '1e transfert
"I'îmrieiïif, vde riomh leiJx organismes mili-
\%t à inquiéter le peuple fran-
Hhil îiojr ■ Un
les ^Uver le peuple fran-
ftn™pparen™ïepi'ession que le
Sip^stifi est cert espoirs. Le coiiimali-
RPQV.erlne tnI certUll1, que "'aide améri-
vUé « ni ne n espoirs. Le comman-
Si£ h 6r ïio ije 01, ne. peut pas se dissimuler
n" Il s'efforce de
lyï ennemtentinn pour pauvoir resl s-
%>'eulv P°ssibiIe s & ^os couPS- Les at-
B SL et les, du à- 'lOs coups. Les at-
tes Juin, des Anglais sur
liEt es ru ÇRIS sur Aisne, se dis-
0rd assa.uts de reconnaIS-
nt (leit^f taille pMVv mPortance des ef-
rélédés, par la largeur
bat aille et l'importance des ef-
,\ Wen8fi?oftl hxx est éVident que Foch a
S de,, plus hauts sa-
n ~r.~ ~nd~~ des plus ce qui se
se rendre compte' de ce qui se
,, !~ liffn\P, al,lemandes. Les ns-
> -s n
"bip s. ] Les et
S\:■ iSech°Ué J pV('h v "-a
S"S N i^Pmî!ts souhpas eu les
hNWn J® Kurdes6' %e\ 11 a subi les
l;?St Ce C1T11 sesl
11~'I~f' Pro sti de Aisne. Les Fran-
qil un alt1.a(lUfl Les Fran-
*. ue ce H attaque -plus Yigoll-
JJ '> N S "omHrr. ~'stderable de
AW e viow f considérable de
?°bert' 'f cor>'h;) ta/entre Am.
;~~ ert, ils ont momentané-
hM lif5o ^Uo,(l'-ies Pi r°*rès : 11nft contre-
'lS f P les
U,(Vlsses aussitôt.
l'Sie ra"%?>r,lle 's renlpOI'ft'; de succès au
U s c"Dp sur- 0 's- Le 30 juin,
H®*- s etipf , v
s troupes fran-
'rf r'lte n s posii!ir 18 de Saint-Pierre-
Vu 0f> h uttarn
tou ", a complètement
•Sans la même in-
Nos al''iés austrc-
n V^i(
-io juin le col del
'eur î' n^'ds avaient
ïu'^tirf ..t du 15 juin.
ation volontaire qui n'a pas 'I:'I l'
SV'1" SC1 ^iî>\ a é« provoquée' par le
V'1 rl de c (leux l'oints Mail
XNtv'1^ Vlr lf(îei|f; •!, ,l'Ur nos alliés et.
es qu'aux Ita"
e. ^ient sur leur ancienne
porte e pouvon/s qu'an-
llUion n par nos a]-
Cours de cette guer-
eninp'ïti ef,"n de points géo-
11 aneantissement. des ef-
'Ili i et de ses ressources.
L'occupation de ces deux crêtes a aussi
peu d'importance pour la situation généra-
le que l'occupation de la rive occidentale
de la Piave. Au point de vue tactique, la
première de ces opérations est aussi logi-
que que l'a été le repli des troupes sur la
rive orientale de la Piave, lorsque le mau-
vais temps et l'inondation empêchèrent de
les approvisionner en vivres et en muni-
tions. Il faut songer avant tout à ménager
ses effectifs, quand on peut le faire sans
compromettre la situation d'ensemble. L'at-
taque austro-hongroise— et l'évacuation du
col del Rosso et du mont di Val Bella ne
change rien à la situation — nous a donné
le succès désiré. Elle a très sensiblement
affaibli l'armée italienne en lui faisant 50.000
prisonniers et en mettant hors de combat
un nombre de soldats encore plus considé-
rable. Elle a restreint la faculté qu'avait
l'Entente de disposer des réserves de l'ar-
mée italienne. Elle a ébranlé aussi l'aile
sud du front unique ennemi. — Nord-
deutsrhe Allgemeine Zeitung, 3.7.
La reprise de l'offensive allemande. — Si,
en octobre. Otto von Below perça le front
italien, c'est sans aucun doute parce qu'il
n'avait rien devant lui, les Italiens ayant
été victimes de la propagande allemande.
Le jour où les Autrichiens se sont trouvés
face à face avec les divisions de fer de
Diaz, l'invincibilité d'Otto von Below devint
un mythe. Ce n'est qu'un épais général al-
lemand très sanguinaire. Sa présence en
Italie ne se fera sentir que s'il est soutenu
par des divisions allemandes. — Dix divi-
sions allemandes remplaceront au front
italien dix divisions austro-hongroises, les
quelles seront envoyées sur le front franco-
anglo-saxon. - On ne sait encore ou se dé-
clenchera l'offensive. L'offensive du 21 mars
commença trois jours avant la pleine lune,
celle du 9 avril deux jours avant la nou-
velle lune, celle du 27 mai à la pleine lune,
celle du 9 juin, un jour après la pleine
lune. Par analogie, nous ne devrions
attendre l'offensive que le 22 de ce mois. Il
faut à l'ennemi six semaines pour ramener
des hôpitaux ses blessés légers et reformer
ses divisions. Le transfert de von Below au
front italien ne changera rien à la situation.
— (Ed. Wallace) Birmingham Post, 4.7.
« Foch embarrassé » [sous ce titre]. — Si
le ciel stratégique de nos ennemis s'assom-
brit en ce moment, leur généralissime ac-
tuel y a bien sa part de responsabilité.
Ayant commandé les Français dans la ba-
taille de la Somme, il était tout désigné pour
commander toutes les forces de l'Entente.
Ce choix était pour les Anglais la meilleure
solution de la délicate question de l'unité
de commandement. La défaite des Anglais
entre Cambrai et Amiens a obligé Foch à
leur ,porter secours. Par cette première
opération qu'il a exécutée comme généraril-
sime commence la s'érie de fautes qu'il a
commises. Il n'a pas vu le but de notre
offensive. En s'imaginant que son principal
adversaire cherchait avant tout à atteindre
certains objectifs. il a complètement perdu
de vue qu'il visait surtout à l'usure des for-
ces ennemies. Si Foch avait engagé son ar-
mée de manœuvre, forte de 35 divisions
dans une grande attaque de flanc sur lé
front La Fère-Amiens, il aurait sans doute
forcé son adversaire à lâcher les Anglais.
Mais Foch pensait qu'il ne devait pas céder
de terrain, même momentanément. Sa tâche
principale, à ses yeux, était de couvrir Com-
piègne, Amiens, Calais. Cest pour couvrir
les deux premières plutôt que pour nous
repousser qu'il a engagé des parties impor-
tantes de son armée. Il a réussi ainsi à
arrêter notre offensive provisoirement, mais
seulement quand nous eûmes atteint notre
premier but, qui consistait à affaiblir sérieu-
sement les forces ennemies. Foch a laissé
échapper le grand succès qu'il avait des
chances de remporter; il a perdu du même
coup l'initiative des opérations et une partie
considérable de ses réserves. Il n'escompte
plus de secours nulle part. Raison de plus
pour lui de ne plus se laisser surprendre et
de reconnaître à temps le point d'attaque
que Hindenburg choisira pour la continua-
tion de son offensive. Il paraît que nos ad-
versaires s'attendent à être. attaqués en
Picardie. Il est possible qu'ils se trompent.
Est-ce que le front Montdidier-Château-
Thierry, derrière lequel se trouve Paris.
-
n'est pas également menacé ? Qui prétend
savoir que Hindenburg attaquera ici où là,
ou même sur un tout autre point ? De là
viennent les tâtonnements de Foch qui fait
exécuter un peu partout des reconnaissan-
ces et des attaques locales plus ou moins
importantes. Il sent peser sur ses épaules
tout le poids de l'incertitude et ce poids
devient chaque jour plus lourd, car insen-
siblement l'heure de la décision approche
Nos préparatifs sont terminés. L'accalmie
dont nous avions besoin pour poursuivre
avec succès notre offensive, peut prendre
fin d'un moment à l'autre, et le prochain
acte de la grande bataille décisive commen-
cera. Peut-être le rideau se ~Cève-t-il déjà ?
— Rheinisch-Westfälische Zeitung, 1.7.
Le commandement austro-hongrois.— De
Vienne: On annonce de bonne source que
le feld-maréchal Conrad est remplacé par
le fed-maréchal Kœvess. En outre, le chef
d'Etat-Major général von Arz est remplace
par le général Krauss, ancien chef d'Etat-
Major de l'archiduc Eugène. Le sous-chef
de l'Etat-Major général Waldstätten par le
général von Ardolff. ancien chef de la Chan-
ce''lerie militaire de l'archiduc François-
Ferdinand. Enfin, le général allemand Otto
von Below a pris le commandement en chef
du front italien. — Dans les milieux mili-
taires, on attribue l'échec de l'offensive de
la Piave non seulement aux circonstances
atmosphériques, mais aussi aux graves hon-
groises qui ont réduit au chômage toutes
les fabriques de munitions. Lorsque l'atta-
que contre Trévise fut commencée, il n'y
vclTT U GuERRE
Yt1 i
4h~ bRg
b GÊPES
N° 860
Paris, 9 juillet 1918.
^letin Quotidien de Presse Etrangère
1.
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent-être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESl'IONS MILITAIKKS
4>srR0NTs D'OCCIDENT
QetlP qUe b,genérale V Plus le nouveau
VS doit porter à nos en-
.pV plus leur nervo-
L'in Cer'dude ou i;s se ti'ou-
Incertitude ou i;s se ttou-
Hle rtari°ïi pdh uCt de plus en plus pénible.
?nt la voîx se fait eI|L
^fà °rt^ris' les attaques aériennes con-
Sse de Paris les mesures pn-
'laiNr î. '1^fenso ,ar's'
11 Uf.) les mesures pri-
capi.tale et l'éva-
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"I'îmrieiïif, vde riomh leiJx organismes mili-
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B SL et les, du à- 'lOs coups. Les at-
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0rd assa.uts de reconnaIS-
nt (leit^f taille pMVv mPortance des ef-
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bat aille et l'importance des ef-
,\ Wen8fi?oftl hxx est éVident que Foch a
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se rendre compte' de ce qui se
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'lS f P les
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U s c"Dp sur- 0 's- Le 30 juin,
H®*- s etipf , v
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'rf r'lte n s posii!ir 18 de Saint-Pierre-
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•Sans la même in-
Nos al''iés austrc-
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ïu'^tirf ..t du 15 juin.
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llUion n par nos a]-
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11 aneantissement. des ef-
'Ili i et de ses ressources.
L'occupation de ces deux crêtes a aussi
peu d'importance pour la situation généra-
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que que l'a été le repli des troupes sur la
rive orientale de la Piave, lorsque le mau-
vais temps et l'inondation empêchèrent de
les approvisionner en vivres et en muni-
tions. Il faut songer avant tout à ménager
ses effectifs, quand on peut le faire sans
compromettre la situation d'ensemble. L'at-
taque austro-hongroise— et l'évacuation du
col del Rosso et du mont di Val Bella ne
change rien à la situation — nous a donné
le succès désiré. Elle a très sensiblement
affaibli l'armée italienne en lui faisant 50.000
prisonniers et en mettant hors de combat
un nombre de soldats encore plus considé-
rable. Elle a restreint la faculté qu'avait
l'Entente de disposer des réserves de l'ar-
mée italienne. Elle a ébranlé aussi l'aile
sud du front unique ennemi. — Nord-
deutsrhe Allgemeine Zeitung, 3.7.
La reprise de l'offensive allemande. — Si,
en octobre. Otto von Below perça le front
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n'avait rien devant lui, les Italiens ayant
été victimes de la propagande allemande.
Le jour où les Autrichiens se sont trouvés
face à face avec les divisions de fer de
Diaz, l'invincibilité d'Otto von Below devint
un mythe. Ce n'est qu'un épais général al-
lemand très sanguinaire. Sa présence en
Italie ne se fera sentir que s'il est soutenu
par des divisions allemandes. — Dix divi-
sions allemandes remplaceront au front
italien dix divisions austro-hongroises, les
quelles seront envoyées sur le front franco-
anglo-saxon. - On ne sait encore ou se dé-
clenchera l'offensive. L'offensive du 21 mars
commença trois jours avant la pleine lune,
celle du 9 avril deux jours avant la nou-
velle lune, celle du 27 mai à la pleine lune,
celle du 9 juin, un jour après la pleine
lune. Par analogie, nous ne devrions
attendre l'offensive que le 22 de ce mois. Il
faut à l'ennemi six semaines pour ramener
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— (Ed. Wallace) Birmingham Post, 4.7.
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certains objectifs. il a complètement perdu
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tion de son offensive. Il paraît que nos ad-
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Picardie. Il est possible qu'ils se trompent.
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Thierry, derrière lequel se trouve Paris.
-
n'est pas également menacé ? Qui prétend
savoir que Hindenburg attaquera ici où là,
ou même sur un tout autre point ? De là
viennent les tâtonnements de Foch qui fait
exécuter un peu partout des reconnaissan-
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devient chaque jour plus lourd, car insen-
siblement l'heure de la décision approche
Nos préparatifs sont terminés. L'accalmie
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avec succès notre offensive, peut prendre
fin d'un moment à l'autre, et le prochain
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— Rheinisch-Westfälische Zeitung, 1.7.
Le commandement austro-hongrois.— De
Vienne: On annonce de bonne source que
le feld-maréchal Conrad est remplacé par
le fed-maréchal Kœvess. En outre, le chef
d'Etat-Major général von Arz est remplace
par le général Krauss, ancien chef d'Etat-
Major de l'archiduc Eugène. Le sous-chef
de l'Etat-Major général Waldstätten par le
général von Ardolff. ancien chef de la Chan-
ce''lerie militaire de l'archiduc François-
Ferdinand. Enfin, le général allemand Otto
von Below a pris le commandement en chef
du front italien. — Dans les milieux mili-
taires, on attribue l'échec de l'offensive de
la Piave non seulement aux circonstances
atmosphériques, mais aussi aux graves hon-
groises qui ont réduit au chômage toutes
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