Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 30 juin 1918 30 juin 1918
Description : 1918/06/30 (T9,N851). 1918/06/30 (T9,N851).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523778
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
N° 851
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Paris, 30 juin 1918.
fretin Quotidien de Presse Etrangère
; co' NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
; NF 1 DEN TI EL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
~~— ~* < * t qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
---= de la Guerre et des Affaires Étrangères.
^SjOLITAIRES
;~ de RATIONS
>it J^°uts Une coalition se
?111® difficulté, particuliè-
tii/s alliée à nJJ (in est de forcer les diffé-
^eUr«les ParticUl'ettre au second plan leurs
ÏS * ar^culiAt ls afin de poursuivre de
ous leurs effort s le but qui leur est com-
Ï-Cet nh Caus Ulte à vaincre est en même
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CQUde faiblesse inhérente à
e en face d'un adver-
"olr»',unite et l'organisation.
princiPal adversaire
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» S/és0U(1 ï6 cett dlffi^lLé et faire con-
but à atteindre Orts de ses alliés vers le
r détail1 Pe : VA de ses alliés vers le
- 't terasemeril de l'Allema-
\e sièc]p l ails o2;S Premières années de
'r'6 ell vn llll'e 'es Prenii-ères années de
uis dle d'accords diplomati-
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I S ie sr> Vint î-Cerc\ement de l'Allema-
n??pui financier de la
I i le POur activer la construc-
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[• Sri1 lerr^es et S' développer le réseau
Îîtift Pourvoir l'armée russe
T de guerre nécessaire.
qiJe i Ces S,' On procéda à la forti-
Xt6 fÛt le Port d Belgique tout en em-
■ i^e ^tior, 0rtifié Flessmgue en Hol-
l'J en vue de préparer la
lu ÏÏée anglaise en Bel-
4~~h i%è~ 4 ml'aIrl,noc ,refusé à l'Allemagne,
i-r°c ,
ikS î? J'nf,uen 'isé à l'Allemagne,
L SaNoj/e de la France pour
f S~ r~ à SOn armée. Distin-
Va ^s> l'tACe sec aUiés de ses ennemis
l'Agleterre a profité des deux
I a-4iques a Proflté des deux
?nie, la n r renforcer la Ser-
I l^ ïVVA %26 etl a Grèce et pour affai-
rèce et Enfin, pour
®sioiT l'Italie et la Tur-
Iu tCe pan S s"r l'Italie et la Tur-
t% de vrranéP rassem'bler sa flotte
^Se k Ma C°W abandonnant ainsi
ique- tandis que l'An-
du N ses Puissantes escadres
de l'Allemagne. - L'én la Ilotte et
ï IW^s ?* 'IeiIiagne~~ L énumération
'C~ res ~ili~- - L énumération
iaires prises par l'An-
%-lîiih v°ir k » gUerre mondiale suf-
0s c0U® SOn vrai jour la
^tf j iHrvîî!, enn1mis vers l'unité de
nos chemins clairement l'unité de
\iNu 6 ih 8 clairement que malgré
rn()nd- e la part de l'Entente,
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61-re pS n^os-ennemis, surtout
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S~ point de vue des effectifs.
011rnanie a été forcée
uV n J'[Sr5 ; L'ita
~~, talie à la suite de sa
It été rejetée derrière la
S5^ W la défensive ; les nom-
oCcid des an ancO-anglaises exécu-
tciwtkNnft s arir de guerre contre
■ 11 Ont pas abouti à un
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résultat appréciable. C'est pourquoi nos
adversaires demandèrent à cor et à cri
l'unité de front comme condition première
du succès. L'offensive allemande du 21
mars, la défaite des Anglais sur la Somme,
à Armentières et au Kemmel, firent voir ce
que valaient ces mesures. Les réserves
françaises accourues en hâte étaient encore
engagées dans des actions locales quand, le
27 mai, une nouvelle offensive allemande
déclenchée dans une direction nouvelle,
inattendue, culbuta les divisions anglaises
sur le chemin des Dames et poussa jusqu'à
la Marne. Les renforts français, au prix
d'énormes difficultés de transport, accou-
rurent, se sacrifièrent héroïquement une
fois de plus, sans pouvoir arracher au vain-
queur ni le territoire conquis ni le matériel
capturé. — Ainsi les événements militaires
des trois derniers mois prouvent jusqu'il
l'évidence que les mesures prises par l'En-
tente à Versailles en vue de l'unité de front
et de commandement, n'ont pas davantage
forcé le succès, mais que, par contre, elles
ont imposé à l'armée française la tâche la
plus lourde du combat. Au premier abord,
c'est le généralissime, le général français,
qui est responsable de ces défaites. Mais en
réalité la France marche à la suite de l'An-
gleterre ; elle est obligée de consentir des
sacrifices plus grands que jamais, pour
compenser la faiblesse et l'insuffisance des
unités anglaises. — Tag, 21.6.
L'attaque « Noyon-Gompiègne ». - Le
coup que nous avons porté à l'ennemi, à
Compiègne, a montré que nous pouvions
percer le front de l'adversaire, même si
nous ne l'attaquions pas par surprise. Un
autre résultat de cette victoire c'est qu'une
armée, aux effectifs relativement peu éle-
vés, a réussi à mettre le général en chef
ennemi dans l'obligation d'engager, sur un
front d'environ 24 kilomètres, le reste de
ses réserves fraîches, comprenant d'excel-
lentes divisions d'assaut, dont il ne dispose
plus pour ¡plI'lCndJre de son côté l'offensive.
Cette attaque lui a enlevé le peu de liberté
qui lui restait encore. Huit divisions enne-
mies étaient prêtes en première ligne, pour
parer le coup. Dix divisions fraîches ont été
engagées dans un terrain naturellement for-
tifié. et devenu presque imprenable par
suite de tous les dispositifs de défense qu'y
avait installés l'ennemi.Un autre résultat ex-
traordinairement important au point de vue
tactique et stratégique, c'est que Compiègne
a perdu toute valeur pour l'ennemi. Cette
ville était le point de concentration de tou-
tes les forces françaises en avant de la ca-
pitale. Nous ne sommes plus qu'à six kilo-
mètres de la ville. Nous la voyons dans ses
moindres détails. Le résultat capital est
l'impression produite chez l'ennemi, dans la
troupe surtout. — (Hermann Katsch) Nord-
deutsche Allgemeine Zeitung, 22.6.
Afrique Orientale.— LE GÉNÉRAL VON LETTOW-
VORBECK est toujours à la tête d'un détache-
ment important dans l'Est africain ; il
harcèle les Anglais et les empêche de
finir la guerre aux colonies, et incarne la
volonté bien arrêtée de l'Allemagne de re-
vendiquer toutes ses colonies y compris
l'Est Africain. Tout récemment, la presse
anglaise sans doute à la suite d'une indica-
tion qui lui avait été suggérée, soutenait
longuement qu'il ne serait jamais question
de rendre à l'Allemagne ses colonies, quelle
que soit l'issue de la guerre actuelle. A
l'appui de cette thèse elle déclare (ce dont
nous nous sommes doutés depuis longtemps)
que ce n'est pas l'Angleterre qui a pris les
colonies allemandes, mais la confédération
de l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nou-
velle-Zélande. Si l'Allemagne réclamait ses
colonies, elle devrait s'adresser à ces Etats.
Mais l'Allemagne ne tombera pas dans ce
piège. Les Dominions ont participé à la
guerre en tant que pays dépendants de l'An-
gleterre. Si l'Angleterre est vaincue, on trou-
vera bien le moyen de faire rendre à l'Al-
lemagne ses colonies. Tout le peuple alle-
mand est unanimement résolu à poursuivre
la guerre jusqu'à ce que son existence éco-
nomique soit assurée. Or, la première con-
dition est le retour de nos colonies, qui nous
garantissent, au moins dans une certaine
mesiure, les matières premières. — Kölnische
Volkszeitung, 21.6.
— Une partie des nègres de notre colo-
nie de l'Est africain a réussi à échapper
à toutes les manœuvres d'enveloppement
et à toutes les tentatives d'anéantissement,
en se battant dans le rang des troupes al-
lemandes sous le'commandement de von
Lettow-Vorbeck. Pendant ce temps, d'au-
tres nègres de la même colonie, après avoir
reçu une instruction sommaire ont été en-
voyés de force en France, pour combattre
leuiis véritables maîtres, tous les nègres
faits prisonniers sont unanimes à déclarer
qu'à la moindre tentative de passer dans
nos lignes ou de se replier sous notre pres-
sion, ils sont fauchés à coups de mitrailleu-
ses. On ne manqua pas d'avoir recours à
l'intimidation ni de leur persuader que les
Allemands torturaient les prisonniers. Mais
malgré toute la pression exercée sur les
noirs par leurs nouveaux « protecteurs »,
ils nous restent dévoués, à nous leurs an-
ciens maîtres. Nous en avons des preuves
irréfutables. Les nègres de nos colonies nous
sont attachés même aux jours d'infortune,
uniquement parce que nous les avons trai-
tés humainement. Cet attachement n'est pas
le fait de peuples opprimés, victimes de la
tyrannie. Ce dévouement de nos sujets
noirs à notre cause est une des raisons qui
nous autorisent pleinement à revendiquer
intégralement notre domaine colonial, mê-
me si la ligne anglaise du Cap au Caire
ne peut pas être construite sur un sol ex-
clusivement anglais, même si l'immense
empire colonial dont les Anglais ont rêvé
devient une chose impossible à cause des
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Paris, 30 juin 1918.
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Iu tCe pan S s"r l'Italie et la Tur-
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la Marne. Les renforts français, au prix
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nous ne l'attaquions pas par surprise. Un
autre résultat de cette victoire c'est qu'une
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moindres détails. Le résultat capital est
l'impression produite chez l'ennemi, dans la
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deutsche Allgemeine Zeitung, 22.6.
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VORBECK est toujours à la tête d'un détache-
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de rendre à l'Allemagne ses colonies, quelle
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colonies allemandes, mais la confédération
de l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nou-
velle-Zélande. Si l'Allemagne réclamait ses
colonies, elle devrait s'adresser à ces Etats.
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nomique soit assurée. Or, la première con-
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Volkszeitung, 21.6.
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ne peut pas être construite sur un sol ex-
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