Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-10
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 10 juin 1918 10 juin 1918
Description : 1918/06/10 (T9,N831). 1918/06/10 (T9,N831).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6252357h
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
iDE LA GUFRRE
, P~t d«8
! J^tuang{.res
1 I. l
11
N° 831
Paris, 10 juin 1918.
bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
o N F 1 D E N T 1 E L confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
--~~-~ de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QU ESTIONS MILITAIRES
L'oip
''les f amande
'J'X5 - Sous le titre : « A
~1t8 r~:S t.,-,,,~t..:; H. toutes probabi-
\tet. ,nerUI ConLuuera à perdre de son
Vie* et i utiieilse des Alliés conti-
à Be cojisr.i , conH-
le yil est vrai que les
e il l,ont sUns doute pas à mume de
donner à 1,1 le 1-e 'Luelie aucune r.poste el-
'Se^ d Fleure Ueile aucune riposte ef-
Peut , 1138
er ", auvdiil que l'on
ue suin , exarQen de la situation
e~u t, t!t: -
S* UP ^ei.ieur^^i UcUls v une sHuuuon
},\4. (Ju. ,rneLleure. Les combats de ces
u'uis (j.'jm ^es combats de ces
fiUf leu. ers J()ul':S S'emnleni avoir
it le 's e ances de pouvoir fondre
f?Ussée nt
boissons et Heirus en
<> 4T1" ur curive^&ent embeaucoup plus
sist 44ce eutre ^Witiier sur TOL
le v î.*/ SLIP ia Marne. La re-
des Alliée. à CarJepanl et à la fo-
Alliése à la fo-
0lU eLS eSL i-iW'Ucuiièreiiient
1rive Car elle l'ennemi de po-
eetuient essentielles pour pou-
^ucller
X |e long de Lille Kfc* attaque oui ra-
N I,,v dlors-. V), )LLe de lOise, de la
et de la rive
S r°ite Claira. Marne, Par la route de Meaux.
"Jssj , «Ur qUe
C,rQ;eA, Cair que ,,J'aniands ne sont pas
Placés ? évidemment ils l'es-
vers la capi 1" Une ruée finale
cert IphÎitale e fectuer une ruée dans
ai ^Heux à Un s'attend dans
à une nouvel:,e attaque
Un 6
tio POlIit de e Montdidier et Noyon, mais
nt de Vue slr
Wration sLrut¿gique, rien ne jus-
et 118 Ont de ce genre. Les \Uc-
f >i déàf" t un essai sur ce front,
«t V'la 8 on ît Subi un ,4
vJe t 8aS neilx échec. Ils n'au-
n exn^ - d°ute
So 4v«uÏÏ8nce s'Snn Srenonoé à une nou-
ls,vaient pu combiner
Ce entre Montdidier et \oyon
p le f rorit
Cm ïUvemento et simultane
We M® 70 k:it3 e et simultané
%rn'e11 r$Q(ff^teau-ThP* qui s'étend entre
~- ~~leu Try- lVhlis dans ce
':°>e anÇafe?r' leuris troupes omt été ar-
^e? ne Monfi; i'er et Noyon, la li-
e&t san,
0rSati k ule plus forte en-
Ut teM; qu'oii ne rélait à fin
S Tkfrancv des Allemalnds fut
*H.vi î Ultnts si 1 ^h«- «uraReants. La
"et déco'Urüg.èants. La
ançaise SoémiSseLtL^18 Qu'entre Châ-
se °ntre ]*l les Alliés. grâce à
0Urs réspm
se tre nriemi x s' luttent à pré-
hî Af(( .H^itions égales ».
1tilt t 0ptte h^ase ne soit pas
destinée à être Prise , ~~s lle
pas
1 car el e donne une
S ss'on a]olament' ffausse. A vrai dire
Nil lVîjjal..
nI. n'1'nnft a,Je i on S1 IT16"13 Près d'at-
hNu le kr?à nPrinz b
>is wversentre ilp es Jorces avec If s-
u route d/Cveà pousser de
au^ de ~lers-Cotterets-
Paris et vers Meaux, , t les forces avec les-
les Fra npf>is et et Ll 1p rc®s avec les.
Wn* «on p- ?vfino.p n Arnerioqjns * , s'op-
!\l Po FI ep est probahle fille
onhnue à économiser ses
«
ressources avec le plus grand soin, et bien
que l'on engage des effectifs suffisants pour
faire face au besoin immédiat, qui est de
résister à la ruée de l'ennemi, aucune
tentative quelle qu'elle soit ln 'a encore été
faite pour opposer une division à une autre,
ou pour provoquer, par tout autre moyen,
quelque chose qui ressemble à une « ba-
taille rangée ». — (Ed.) Glasgow Herald
5.6.
— Le Conseil de Guerre nous - prévient
que nous sommes toujours exposés à des
jours critiques ; il est convaincu que nous
mettrons en échec les projets de l'ennemi,
et que nous le battrons à l'heure voulue.
Nous partageons la confiance du Conseil de
Guerre dans le résultat définitif, et nous
avons foi dans le général Foch et dans la
va'eur des troupes alliées. Nous faisons
écho aux nobles sentiments exprimés par
M. Clemenceau à la Chambre, le 4, et,
nous sommes convaincus que, tant que les
gouvernements et les peuples feront leur
devoir. il n'y aura pas de détail ance de la
part des combattants. — Le généralissime
Foch mérite notre entière confiance. Aucun
soldat ne s'efforça avec plus d'énergie de
prévenir les conditions désavantageuses
dans lesquelles nous combattons aujour-
d'hui. Il a montré, dans le grand comman-
dement qui lui est confié, les qualités de
courage et de patience que nous admirons.
Il est difficile de s'imaginer une tâche plus
pénible que la sienne, et s'il rencontre des
critiques, on ferait bien de les envoyer au
G. Q. G. pour leur instruction personnelle.
— Nous ne sommes pas dans une situation
stratégique brillante. L'ennemi a pris l'ini-
tiative. Cependant, malgré de pénibles dé-
faites, Foch a maintenu ses armées en liai-
son, et a. pour le moment du moins,
arrêté l'ennemi. S'il n'a pas déclenché
une grande contre - attaque, c'est parce
que ni ses moyens ni la situation gé-
nérale en ce moment n'autorisent une pa-
reille tactique ; beaucoup d'entre nous sont
peinés qu'on l'importune, et le taquine, si
peu que ce soit. Les destinées militaires de
plusieurs armées sont entre ses mains, et
de la multiplicité des conseils ne peut surgir
que le contraire de la sagesse. — M. Cle-
menceau comprend les armées et les sol-
dats. T1 a vécu avec eux plus qu'aucun hom-
me d'Etat. Lorsqu'il a dit qu'il n'aurait pas
la lâcheté de frapper des hommes qui méri-
taient bien de leur pays, nous pensons iné-
vitablement au traitement qu'on a fait subir
à sir Hubert Gough et à d'autres de nos
généraux sur l'ordre de notre cabinet de
Guerre, et nous nous demandons quel est le
gouvernement qui a des chances d'être le
mieux servi. M. Clemenceau n'est pas
capable de rejeter la faute sur des boucs
émissaires, et c'est l'une des raisons pour
lesquelles l'armée française croit en lui. -
Les Américains constateront avec orgueil et
satisfaction avec quelle confiance les Alliés
attendent leurs renforts. L'Amérique est
venue tard et a souffert quelques désillu-
sions dans la préparation de ses armées,
mais pas plus toutefois que nous ne le pen-
sions, à en juger par nos propres expérien-
ces. Il n'y a pas l'ombre d'un doute au sujet
de l'enthousiasme et de l'énergie de l'Amé-
rique. Il eut été meilleur de dissimuler da-
vantage les chiffres des effectifs envoyés en
Europe. Ces chiffres ont été annoncés aux
Etats-Unis pour défendre l'administration,
et ont trouvé un écho dans le cœur des gens
pusillanimes. Quoi qu'il en soit, cependant,
la rapidité avec laque le les troupes amé-
ricaines ont débarqué récemment fait grand
honneur au président Wilson et aux Etats-
Unis. M. Baker a tenu sa promesse que
500.000 Américains seraient en Europe en
,mai, et quoique nous ne devions pas publier
la distinction entre les chiffres d'ensemble
et ceux des unités combattantes, l'effort a
été remarquable. La question du tonnage
s'est simplifiée. La bonne organisation du
transport et de l'escorte des convois améri-
cains est très admirée tandis que la qualité
des nouvelles troupes américaines a provo-
qué l'enthousiasme parmi les soldats qui les
ont vues. — Nous avons le plus grand be-
soin d'hommes : l'Amérique fait face à ce
besoin avec une extrême énergie. Sur les
champs de batai'le de France les troupes
américaines prennent tous les jours une
part plus grande, et se distinguent dans tous
les combats. Elles maintiennent glorieuse-
ment les traditions militaires de leur pays,
et la pensée des masses que les Etats-Unis
ont en réserve et de la volonté implacable
qui les anime, est en vérité chose fort con-
solante pour les armées fatiguées qui, pen-
dant quatre longues années, ont défendu ln
cause de la civilisation contre le despotisme.
— (Colonel Repington) Morning Post, 6.6.
Presse norvégienne. — Nous ne cherche-
rons pas à anticiper sur la marche des évé-
nements, mais tout indique que les Alle-
mands tenteront d'avancer vers Château-
Thierry à travers la vallée de l'Ourcq, car
tel est leur premier but stratégique. S'ils y
réussissent, il n'y a rien d'invraisemblable
à ce qu'ils marchent contre Paris même
par les vallées de l'Ourcq et de la Marne,
et cette entreprise serait en liaison avec
une avance ayant comme base Montdidier-
Noyon en descendant par la vallée de
l'Oise. Mais avant qu'ils en arrivent là, il
y aura encore de grands combats à soute-
nir et des problèmes difficiles à résoudre.
Pour l'instant, ils ont réussi une bonne
avance sur l'Aisne et ils y portent tout le
poids de leur offensive. Mais le jour où ils
seront arrêtés sur ce point, leurs armées
placées au nord sont prêtés à reprendre
l'opération sur les premières bases où elle
a débuté. On ne doit guère s'attendre en
tout cas à une longue pause dans les opé-
rations. D'autre part, il est certain que
Foch n'a pas encore dit son dernier mot.
Nous pouvons encore nous attendre à d«a
surprises de sa part. Mais la situation n'est
, P~t d«8
! J^tuang{.res
1 I. l
11
N° 831
Paris, 10 juin 1918.
bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
o N F 1 D E N T 1 E L confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
--
QU ESTIONS MILITAIRES
L'oip
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~1t8 r~:S t.,-,,,~t..:; H. toutes probabi-
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Vie* et i utiieilse des Alliés conti-
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le yil est vrai que les
e il l,ont sUns doute pas à mume de
donner à 1,1 le 1-e 'Luelie aucune r.poste el-
'Se^ d Fleure Ueile aucune riposte ef-
Peut , 1138
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X |e long de Lille Kfc* attaque oui ra-
N I,,v dlors-. V), )LLe de lOise, de la
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S r°ite Claira. Marne, Par la route de Meaux.
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Placés ? évidemment ils l'es-
vers la capi 1" Une ruée finale
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S Tkfrancv des Allemalnds fut
*H.vi î Ultnts si 1 ^h«- «uraReants. La
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Wn* «on p- ?vfino.p n Arnerioqjns * , s'op-
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«
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faire face au besoin immédiat, qui est de
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ou pour provoquer, par tout autre moyen,
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— Le Conseil de Guerre nous - prévient
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Nous partageons la confiance du Conseil de
Guerre dans le résultat définitif, et nous
avons foi dans le général Foch et dans la
va'eur des troupes alliées. Nous faisons
écho aux nobles sentiments exprimés par
M. Clemenceau à la Chambre, le 4, et,
nous sommes convaincus que, tant que les
gouvernements et les peuples feront leur
devoir. il n'y aura pas de détail ance de la
part des combattants. — Le généralissime
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d'hui. Il a montré, dans le grand comman-
dement qui lui est confié, les qualités de
courage et de patience que nous admirons.
Il est difficile de s'imaginer une tâche plus
pénible que la sienne, et s'il rencontre des
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G. Q. G. pour leur instruction personnelle.
— Nous ne sommes pas dans une situation
stratégique brillante. L'ennemi a pris l'ini-
tiative. Cependant, malgré de pénibles dé-
faites, Foch a maintenu ses armées en liai-
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une grande contre - attaque, c'est parce
que ni ses moyens ni la situation gé-
nérale en ce moment n'autorisent une pa-
reille tactique ; beaucoup d'entre nous sont
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Guerre, et nous nous demandons quel est le
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de l'enthousiasme et de l'énergie de l'Amé-
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vantage les chiffres des effectifs envoyés en
Europe. Ces chiffres ont été annoncés aux
Etats-Unis pour défendre l'administration,
et ont trouvé un écho dans le cœur des gens
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Unis. M. Baker a tenu sa promesse que
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,mai, et quoique nous ne devions pas publier
la distinction entre les chiffres d'ensemble
et ceux des unités combattantes, l'effort a
été remarquable. La question du tonnage
s'est simplifiée. La bonne organisation du
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cains est très admirée tandis que la qualité
des nouvelles troupes américaines a provo-
qué l'enthousiasme parmi les soldats qui les
ont vues. — Nous avons le plus grand be-
soin d'hommes : l'Amérique fait face à ce
besoin avec une extrême énergie. Sur les
champs de batai'le de France les troupes
américaines prennent tous les jours une
part plus grande, et se distinguent dans tous
les combats. Elles maintiennent glorieuse-
ment les traditions militaires de leur pays,
et la pensée des masses que les Etats-Unis
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qui les anime, est en vérité chose fort con-
solante pour les armées fatiguées qui, pen-
dant quatre longues années, ont défendu ln
cause de la civilisation contre le despotisme.
— (Colonel Repington) Morning Post, 6.6.
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rons pas à anticiper sur la marche des évé-
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mands tenteront d'avancer vers Château-
Thierry à travers la vallée de l'Ourcq, car
tel est leur premier but stratégique. S'ils y
réussissent, il n'y a rien d'invraisemblable
à ce qu'ils marchent contre Paris même
par les vallées de l'Ourcq et de la Marne,
et cette entreprise serait en liaison avec
une avance ayant comme base Montdidier-
Noyon en descendant par la vallée de
l'Oise. Mais avant qu'ils en arrivent là, il
y aura encore de grands combats à soute-
nir et des problèmes difficiles à résoudre.
Pour l'instant, ils ont réussi une bonne
avance sur l'Aisne et ils y portent tout le
poids de leur offensive. Mais le jour où ils
seront arrêtés sur ce point, leurs armées
placées au nord sont prêtés à reprendre
l'opération sur les premières bases où elle
a débuté. On ne doit guère s'attendre en
tout cas à une longue pause dans les opé-
rations. D'autre part, il est certain que
Foch n'a pas encore dit son dernier mot.
Nous pouvons encore nous attendre à d«a
surprises de sa part. Mais la situation n'est
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