Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 09 juin 1918 09 juin 1918
Description : 1918/06/09 (T9,N830). 1918/06/09 (T9,N830).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523563
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/04/2013
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N° 830
Paris, 9 juin 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
%air
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
*11(»8 MILITAIRES
~o --- -
Press PFtNSIVE ALLEMANDE
Ille an }-'
ïiûij, 8énéiUl s - Happelons-nous que
aris subir ri ga§ne wuis ou quuire
"rs ConiP-et désastre, il
Nitf,u' gagné „ ,
J°-t „ ï'ecevroni® ? que soient *es coups
1. s Alliés, quelle que
Qn °Ul> l'A] "(.m On ernpiéteru sur leur
l*, J IjUdendnr n°ne' to û t dépendait du
tn!,lrtois tl eodor/[ PÜt abouti!' dans les
Srs !Us de dl de -l'ouvel'tJre des opé-
Ux r?ois ont passé. Les
V À Jcidentauv sont toujours debout.
nnm Sont intje te, Les ports du
live "rs sont toujours entre
istraies qualités
Plui?' l ennemi ? ,maSistraies qualités
emi a fait dans celte offen-
que les Alliés n'ont jamais falt-
aJnlï 8 il n st loin d'en ?VOir fait assez pour
Ndre°n but assez pour
ter ne Peut faire mieux
~les trois mois à venir- il aura JOlie
~!~ ~~,~ nt Il essaiem {Je tout pour
:;ïdeÏÏr„. !
e Dn feront de
if ti 'es .J,mées ai iÂALe? Probabilités sont
CNPI Û «oe f«érieuiï68 eProuveront encore
• en nn ) mais leur front res-
, '- ( 1<:d ) n Íln de cornnte elles gagne-
.1." L' Observer 2 (1 ,
'tlt}b] eXPosé
Qnt l'éhui de la situatkm peut ne pas
L" filais à certains points
nque a« d êlr-e encoma-
ch(JSe .b'<ïen^e^e P. à ctons'idérer
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ï'lfil^ail malléle rnent, allemand n'a pas
1 ih4* d Oirl Jeu, le général Fochne
:~t, •' En fait, l'ennemi
ls f Certaîn ? F0"11 11:1 is des enga-
Na au les AJliés. à part la
de 1 rrit oire et les pertes en hom-
dénP^ent Ho Peu si tant est qu'el-
V0nt' à l'enne-
» dfo-^Ss&rit op,ii? s infï-gées .à l'enne-
St sitUan (îuel'cruo -f0rt.edans une meil-
il lit Car
Haravant Ils M°i. ent. plus claire.
iNt ^-^s WCe qu'ils orif à atten-
I r l t ()ùte, les réserves allemandes
^'teo m • ^serves allemandes
'V une f "ais elles doivent avoir
11 appréciable, ne se-
i» 1^1 y'.et y ^Ur effo r tî u'er
Lenon la poussée entre
I~~, l' 1Ss°ns el rien ne prouve que
l e Puisâ dans les réserves al-
i 'hài *mque cettP Preuve fera défaut,
pui dans les réserves al-
1.1tain preuve fera défaut,
v eunent ennemi ressentira
ans. Ti n^ sljet du sort éven-
\t, s su rP",eri? Iau^ pas confondre
;, de \JI' endr et de refaule^ sept di-
•S o'iirt 6 ** > rofondeur de 4,0 kilm. et
JtiS Assurer ,
(fe.n<5 ec *es forces princi-
'XS S ii^ient oÙ ,'l1.s une renco'irtre finale,
ti^0rf»enl 0l ne soient ri1 Mus I)Ossiblel,, et où il fa 11 t
v et où il faut
V - 1
6 Sld^e est Herald, 3. 6
Das vers^U les Allemands n'a-
rs p aris sur un front
moins large que la ligne Montdidier-Châ-
teau-Thierry, et que, avant que cette avan-
ce ne puisse être commencée, des mesures
seront prises pour essayer dç neutraliser
au moins les armées britanniques et les
années françaises entre Arras et Montdi-
dier. Si les armées von Boehn et Fritz
vvxn Below pour porter leur coup étaient
renforcées par les réserves de von Hutier,
je crois que Hutier à son tour pourrait être
renforcé par les armées von ~Amim et von
Quast, ou tout au moins que les réserves
allemandes restantes pourraient être dis-
posées de telle manière qu'une nouvelle
attaque contre les années britanniques
pourrait être déclenchée. Les réserves déjà
engagées par le général Foch entre l'Aisne
et la Marne seront considérées par l'en-
nemi comme ne pouvant plus être utilisa-
bles autour d'Amiens, si bien que la tâche
des 17e. 2e et 18e armées allemandes sera
facilitée d'autant plus. Dans l'intervalle, les
Allemande tenteront-ils, entre Noyon et
Lassigny, une brève opération se raccor-
dant à l'action des corps allemands com-
battant actuellement sur la rive gauche de
l'Oise ? C'est là une question ouverte: mais
en tout cas une attaque contre les Britan-
niques et les Alliés immédiatement à leur
droite est l'un des (plans alternatifs qui
peuvent être prochainement mis à exécu-
Lion. — (Colonel Repington) Morning Post,
4.6.
— Nous ne pouvons négliger la possibi-
lité d'une attaque en Alsace, ni la nou-
velle que les troupes autrichiennes vont
remplacer les Allemands qui restaient sur
le front russo-roumain, et permettre ain-
si de concentrer contre la France l'ensem-
ble des effectifs allemands. Les Allemands
mettront tous leurs hommes en ligne pour
la crise suprême de la bataille décisive, et
si une offensive sur mer parait aider ce
projet, alors elle se produira également. —
J'ignore complètement si les Allemands
comptent abandonner le plan du choc al-
ternatif ou quand ils l'abandonneront.
Avec l'aide de la surprise, c'est là un fort
joli plan. Il permet à un ennemi fort peu
supérieur d'accumuler des forces grande-
ment supérieures au point de vue local,
et d'exploiter ses avantages de la manière
la plus complète, durant quelques jours
au grand détriment moral et maté-
riel de l'adversaire. Quoique en ce moment
l'ennemi ait l'avantage de l'initiative, peu
de gens parmi nous sont satisfaits de ce
que ces surprises, ou ce qui parait être
des surprises, puisse se produire ; il y
aura beaucoup à dire à ce sujet plus tard.
— Toute surprise mise de côté, il y a
un point que j'admire dans la stratégie
allemande, c'est l'entraînement à outran-
ce de l'infanterie allemande pour ces at-
taques, et l'habitude prise par elle d'agir
sans artillerie, ou avec fort peu d'artille-
rie, après l'attaque initiale. Avant ces at-
taques, les Allemands vont à l'école et de-
viennent semblables à de petits enfants,
ce qui est le bon moyen de pénétrer dans
une position, aussi bien que dans le royau-
me des cieux. Nos troupes britanniques
ont été peu entraînées, la raison principa-
le en est le manque de renforts. Lorsque
l'initiative bénie nous sera rendue, après
que le cabinet de guerre aura fait ce qu'il
doit faire durant six mois, je suppose que
nous pourrons nous remettre à cette af-
faire d'entraînement. Alors, entre autres
choses, notre infanterie apprendra à comp-
ter moins sur l'artillerie. Les Allemands,
dans leurs attaques, ont beaucoup de mi-
trailleuses, de légers mortiers de tran-
chées et des sapeurs avec eux, et aussi
des canons légers. Mais la plupart des ca-
nons et surtout des grosses pièces, ne peu-
vent pas accompagner des attaques parellè-
les à celles qui ont commencé le 21 mars
et le 27 mai, et qui ont été, je dois le dire,
exécutées avec une grande résolution. Je
crois que nous pouvons faire tout ce que
fait l'Allemand, et le traire mieux, sans
exclure une concentration par surprise,
comme à Cambrai : mais pour réussir, il
faut réunir toutes les conditions du succès,
et ne pas attendre que la victoire nous
tombe du ciel. Le seul fait certain à
la guerre, c'est que la chose inattendue
arrive toujours à ceux qui n'étaient pas
préparés. — (Colonel Repington) Morning
Post, 5.6.
Presse italienne.— L'Etat-Major allemand
ne croit pas généralement nécessaire de re-
faire entièrement ses plains et préfère appli-
quer de nouveau,avec des méthodes plus
perfectionnées, les plans anciens qui ont
échoué par suite de fautes d'exécution.
Nous le voyons donc aujourd'hui reprendre
en gros le vieux plan de Moltke junior :
l'isolement de Paris de la région orientale
de la France par l'interruption du chemin
de fer de la Marne, avec adjonction toute-
fois d'une manœuvre de flanc dans la zone
nord-ouest, entre la Somme et l'Ourcq, pour
protéger contre toute surprise de ce côté
l'aile droite marchante. Les Allemands ne
veulent pas se trouver surpris par une con-
tre-offensive provenant de la région de Pa-
ris, qui est une espèce de terrain naturel
des réserves françaises, et ils tendent à
élargir leurs bases en se constituant un
flanc défensif de ce côté, tandis que le
centre de l'armée d'opération agit sur la
Marne. Mais, cette fois, il semble qu'un
nouveau péril se dessine pour l'assaillant,
précisément de l'autre côté, c'est-à-dire à
l'aile gauche à l'est de Reims. Là, l'avance
est énergiquement enrayée et, si le centre
continue à marcher, il finira par se former
un saillant très exposé sur le flanc est de
l'ennemi. Il peut se faire, en somme, que le
cas de septembre 1914 se reproduise, géo-
graphiquement renversé, que l'envahisseur
reçoive du côté de GMlons et de l'Argonne,
un coup de flanc arrêtant sa marche sur
Paris, tandis qu'en 1914, c'est un 001Up ve-
•
ET f)Rs
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N° 830
Paris, 9 juin 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
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NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
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qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
*11(»8 MILITAIRES
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Press PFtNSIVE ALLEMANDE
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aris subir ri ga§ne wuis ou quuire
"rs ConiP-et désastre, il
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i» 1^1 y'.et y ^Ur effo r tî u'er
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centre de l'armée d'opération agit sur la
Marne. Mais, cette fois, il semble qu'un
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l'ennemi. Il peut se faire, en somme, que le
cas de septembre 1914 se reproduise, géo-
graphiquement renversé, que l'envahisseur
reçoive du côté de GMlons et de l'Argonne,
un coup de flanc arrêtant sa marche sur
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