Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-07
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 07 juin 1918 07 juin 1918
Description : 1918/06/07 (T9,N828). 1918/06/07 (T9,N828).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523548
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
nRs DE LA GUERRE
GUERRE
RES ~Tl\ANGÈRES
'----
N° 828
Paris, 7 juin 1918.
Nletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
ALLEMANDE
fe ^b.®viA^EMANDE
U~iJlJse~' angla.se. - Nous ne pouvons
!JOSsèdiue (tes ph"t'S" ou des 101-11ILi-
fillette ot Une Vertu niagiqUe qui nous
«e surmonta J. .» *out2s les dillîcuJ Lés
feritent h nous. L'unité de cuUl-
, !^rrw01 Kxi ?°Us- L'unité de corn-
01 , °t nécessaire,
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Peu''souder en Li e
1 lit ar de t,,r?.l-s nia^. ons distinctes,
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Ce n (1 si ete « est pas con-
aussi nous
reeLsellieilt. l'aut aussi nous
aUié8 que les gl)tl-
le leUrs reS alliés, peuvent se débarrasser
de leurs engage-
s en ]->e Lenlassunt sur le dos
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~i toute r Un brillant soldat
h-' rr]ais il raison d'avoir con-
l'i'tés Ut, m'ils il nt Peut accomplir des
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nj en ma-
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H été fixé.--s par
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t,t(e,é la Russie a jeté sur le
V4 %a, d"e l'e nouvelle puissante
a' Une ^Ussie a jeté sur le
lriil*%»?? l'et n, Ennemi OCCUpe une position
';^8es lui permet de se servir de
^rne Il en
«Vi; lV* l liesse et >V?C avantage. Il en
et habildé, mais aussi
ît»eVra;tmn(le Pr rod* i r'f'é' mais aussi
êtr-eet nos eiïec-
O C 2 êtr e. SUfftSUll ts. SIon s'en
V Un a 'rôter ye a peu près sembln-
'sir IIJ un r'!, e avant qu'il ait
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L *S i-. estrninSler Gazette, 1.6.
h eu>'e *pi nster Gazette, 1.6.
n0tre devoir est de
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S V'^ConSc- et notre mais n
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rendre compte des
p s cette o .auxcfus!les il doit
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mena-cé précé-
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te fllds n'a e 81 Pnr'l' s doit tomber, les
"t S o^PProchor^nt , Pas de la vic"
ront (je la vie-
ettant françaises reste-
„ le moral de la
I,eV «(er r?ster, î. nébran^hbi le- - (Ed.) Man-
iW .NIi y L a v an' 3.6
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pour que les
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VI ÀIV S. de III Suerre est en-
C l' d' 'ln h , nifiue et ils comp-
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I dire, i] n'cst riennr.
i I le t ne dussions nous nlten-
rOnt russe s'effondra, il
était certain que, pendant au moins quatre
mois, nous aurions à traverser une période
de grande anxiété, jusqu'à l'arrivée de nos
vaillants alliés américains. Ces heures cri-
tiques il nous faut les vivre aujourd'hui avec
stoïcisme. — (Ed.) Daily Telegraph, 3.6.
Presse italienne. — Le public admet avec
peine que le bloc ennemi possède en
ce moment, sur les théâtres principaux,
la supériorité numérique. Il observe que la
population totale de l' Allemagne et de l'Au.
triche-Hongrie ne peut dépasser 125 mil-
lions, et que les Français, les Anglais et
les Italiens atteignent izu millions, et que
l'Autriche et l'Allemagne do vent avoir supi
des pertes plus graves que les nôtres. Mais
on doit admettre que la longue préparation
militaire de l'ennemi lui assure une dispo-
sition plus rapide et plus immédiate de ses
ressources en hommes. D'autre part, la
guerre sous-marine, n'immobilise, du côté
allemand, qu'une dizaine de milliers d'hom-
mes: La défense contre les sous-marins, le
maintien du trafic maritime et du domaine
des mers, en immobilise, du côté des Al-
liés. au moins un million. Mais le manque
d'équilibre numérique n'est pas très grave;
si les Allemands disposent en France ilt
220 divisions, les Franco-Anglais en peu-
vent aligner 200. Mettons-en de côté un
assez grand nombre pour la constitution des
réserves générales, d'autres encore, en as-
sez forte proportion, pour la défense des
points de suprême importance stratégique,
comme le front de Flandre, le f: 'J!lt
d'Anrens et de l'Oise, l'angle de Verdun.
Supposons qu'il reste une centaine de divi-
s ons pour les 500 autres kilomètres des
lignes franco-anglaises ; nous obtiendrons
une densité de deux divisions environ par
10 kilomètres. Si nous admettons que h.
commandement ennemi conserve 120 divi-
sions libres pour la manœuvre, il lui sera
facile, grâce aux moyens de communica-
tion dont il dispose, de porter rapidement
de 30 à 50 divisions sur un front dr 30 à
50 kilomètres, contre une dêfense consti-
tuée par 6 ou 10 divisions anglo-françaises,
et d'obtenir un succès tactique immédiat.
Mais le succès tactique est éphémère. Le
succès stratégique lui-même est relatif : la
perte d'Amiens, qui eût été un coup très
grave pour les Franco-Anglais &n mars, se-
rait aujourd'hui facilement réparable Par
suite, le commandement allié do4 s'inspi-
rer, non de considérations sentimentales,
mais d'un calcul positif ; il doit mesurer,
d'une part, lusure des forces ennemies ;
d'autre part, les effets stratégiques de leur
avance, et définir la limite au delà de la-
quelle il ne peut plus en permettre les
progrès. Tandis que l'Allemagne use ses
effectifs, les Alliés savent qu'une immense
nrmée se réunit derrière leurs lignes : la
Indique de prudence et de temporisation,
suivie par leur commandement, est bien
fondée. Mais ils doivent maintenir la si-
tuatio-n stratégique nécessaire ; ils peu-
vent, par suite, se trouver obligés à sortir
de la défensive pour attaquer à leur tour.
Au commandement d'y pourvoir et de pe-
ser ses responsabilités, sans se laisser
troubler par les impressions et les ap-
préhensions du public. — (O. Malagodi)
Tribuna, 3.6.
— Il n'est pas vrai que l'offensive soit
plus coûteuse que la défensive. Avec les
formes nouvelles d'assaut, les tirs de bar-
rage n'ont plus l'efficacité d'autrefois. Si
l'on veut faire quelque chose, il faut tôt ou
tard, par offensive ou contre-offensive,
avant ou après « le coup de poing dans
l'estomac », passer à l'attaque. Se défendre
en se bornant à rétablir l'équilibre ou la
prétendue stabilisation du front signifie se
résigner à recevoir une série telle de ces
fameux coups de poing que l'un ou l'autre
finira par vous briser et jeter à terre.
Dira-t-on que les soldats préfèrent la défen-
sive ? Les soldats, en général, n'ont pas de
préférences. Mais il faut remarquer ceci :
si la valeur morale d'une armée est faible,
gare à l'ébranlement que lui fera subir un
choc puissant de l'ennemi. En ce cas si
l'on a le choix, il est toujours préférable
d'attaquer. Ce point de vue pourrait être
confirmé par ce qui s'est produit en août
et octobre sur le front italien, entre la
Bainsizza et Caporetto. Pourquoi subissons-
nous l'initiative de l'adversaire ? Pourquoi
nous bornons-nous à enregistrer ses coups?
Dans l'attente des Américains ? Mais n'au-
rait-il pas été mieux — aussi pour les Amé-
ricains eux-mêmes, pour leur moral et pour
leur apprentissage guerrier—que le contraire
de ce que nous voyons fut arrivé ? Capo-
rdto, Cambrai, Soissons [une ligne censu-
rée]. Et après tout cela, nous. Italiens
nous attendons [4 lignes censurées]. —
(Mussolini) Popolo d'Italia. 4.6.
Presse allemande. - 8PR C:\ sor. ctAs-
SIQUE, non loin des champs catalauniques,
le génie de Hindenburg et de Ludendorff a
mis les masses en mouvement.Ils y ont réus-
si sur toute une moitié du front, depuis la
mer du Nord jusqu'à la Suippe. Bien que
l'on considère des deux côtés l'autre par-
tie du front comme se prêtant mal à des
opérations qui mettraient aux prises des
millions de soldats, la tension est si grande
que n'importe quel événement inattendu
peut bouleverser la situation sur l'ensem-
ble du front et modifier de fond en comble
la marche des événements. C'est ce que
notre haut commandement a voulu obtenir.
La grande incertitude où il a plongé ses
ennemis, en prenant la pleine initiative des
opérations, sera l'un des éléments du suc-
cès complet. A l'arrière, nous n'avons
d'autre devoir que de nous armer de pa-
tience. Nous ne pouvons prévoir ce qui se
passera au sud de .l'Aisne, si nous, y porte-
rons notre effort principal, ou si nous frap-
perons. sur un autre point, un coup encore
plus puissant. Une seule chose est certaine;
GUERRE
RES ~Tl\ANGÈRES
'----
N° 828
Paris, 7 juin 1918.
Nletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
ALLEMANDE
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!JOSsèdiue (tes ph"t'S" ou des 101-11ILi-
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p s cette o .auxcfus!les il doit
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"t S o^PProchor^nt , Pas de la vic"
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VI ÀIV S. de III Suerre est en-
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I U"1! A? n( 1"c I® f-mps
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vaillants alliés américains. Ces heures cri-
tiques il nous faut les vivre aujourd'hui avec
stoïcisme. — (Ed.) Daily Telegraph, 3.6.
Presse italienne. — Le public admet avec
peine que le bloc ennemi possède en
ce moment, sur les théâtres principaux,
la supériorité numérique. Il observe que la
population totale de l' Allemagne et de l'Au.
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lions, et que les Français, les Anglais et
les Italiens atteignent izu millions, et que
l'Autriche et l'Allemagne do vent avoir supi
des pertes plus graves que les nôtres. Mais
on doit admettre que la longue préparation
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sition plus rapide et plus immédiate de ses
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guerre sous-marine, n'immobilise, du côté
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maintien du trafic maritime et du domaine
des mers, en immobilise, du côté des Al-
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d'équilibre numérique n'est pas très grave;
si les Allemands disposent en France ilt
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réserves générales, d'autres encore, en as-
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points de suprême importance stratégique,
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Supposons qu'il reste une centaine de divi-
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une densité de deux divisions environ par
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de 30 à 50 divisions sur un front dr 30 à
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mais d'un calcul positif ; il doit mesurer,
d'une part, lusure des forces ennemies ;
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ser ses responsabilités, sans se laisser
troubler par les impressions et les ap-
préhensions du public. — (O. Malagodi)
Tribuna, 3.6.
— Il n'est pas vrai que l'offensive soit
plus coûteuse que la défensive. Avec les
formes nouvelles d'assaut, les tirs de bar-
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l'on veut faire quelque chose, il faut tôt ou
tard, par offensive ou contre-offensive,
avant ou après « le coup de poing dans
l'estomac », passer à l'attaque. Se défendre
en se bornant à rétablir l'équilibre ou la
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l'on a le choix, il est toujours préférable
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nous attendons [4 lignes censurées]. —
(Mussolini) Popolo d'Italia. 4.6.
Presse allemande. - 8PR C:\ sor. ctAs-
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mer du Nord jusqu'à la Suippe. Bien que
l'on considère des deux côtés l'autre par-
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millions de soldats, la tension est si grande
que n'importe quel événement inattendu
peut bouleverser la situation sur l'ensem-
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opérations, sera l'un des éléments du suc-
cès complet. A l'arrière, nous n'avons
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tience. Nous ne pouvons prévoir ce qui se
passera au sud de .l'Aisne, si nous, y porte-
rons notre effort principal, ou si nous frap-
perons. sur un autre point, un coup encore
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