Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-06
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 06 juin 1918 06 juin 1918
Description : 1918/06/06 (T9,N827). 1918/06/06 (T9,N827).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6252353v
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
taES hp , CUEliRF,
For DES guerre
Ï^nGÈREs
IL ----
NU 827
Paris, (6 juin 1918.
Presse 'Etran 9 ~e% re
Bulletin Quotidien de Presse 1 Etrangère -
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
--.::._---- -f
'()r'r'p'r'S"VU ALLRIWANDE
---
'«fe* C?TE ALLEMANDE
ci 1 StllSse. - Les Allemands sont sur
q rcq et 8 ,
(jncie~~ eL s'apprOChent en combattant des
saujignee de la Marne.
tflerlt dglle un renverse-
raté^1(4ues, que
nOVernb (lVVflS cessé d envis.ager depUis
tliè se M4- Nous d'envisage, d,pis
déri0nS 1 hyP°~
OPporte? Centraux LS®erai,ent rcapables
? assez lonatemps captabies
®con,?mi(ïL'e pour ,gtemPs l'encercle-.
Ion,. tor rassemblé terminer la canupa-
SriB ^l'fc;s revenir Pn<^ j *à r°uesi avec
,jSv^f ~ssentbh" !>asscr de 1 a
L'ai ue à l'offensive, de la
8iic!ide de coriwi^'iorr nP à Offensive, si une
lialxegrici liatio rr si une:
flous allemande du 21 mars
Pe (le e nn lïlatn(le du 21 mars
re touot était dis po-
du," qui aIondécisi. ve de grand
M rioVu'1 engloher fï. et engloberait
"i | ?» °nt 0> < la totalité
Ht flou et an_ espace la totalité
1.1 no" hCclllentnl, de K leUp°rt à Vcnrse.
^;SSi°ns noIre Perspeeti ve en
tji|| >nl Onu 8,^ss^ 'dne série de ba"
«W,ra,lait juger non sur des re-
^?48i nHIl S sur le sur des ré"
1:| 1 s 'es -Allô resultat d'ensem-
Puis lors les -Allemands' ont enton-
ys et 1 mar,ds ont enfon-
-« iJ Ir°rit à Saint-GObatn, loni percé sur
r voici qU-
rir 1 JflSe l, é
l>ar >rPrg 3 leur advprsai^e désorgain;sé,
sv Irois jôurs de Ailette sur
J(jllr.C q et Su ,
¿ 'Y'lè!1J SUI' la Marte n clmr,
'J J!n¡lièu(}e hAïr ensif françuis enfre Reims et
Ils Vns a «6 enite Reims et
Àh 1euient dècouver
s londernents el les Alle-
Ni M» 0rU VhJmPagne uiï'ptf les All-e-
Ks ^]è à tp la liaison du
fMi avef. Ctri l nt Meuse et des
,• !'b1 * PJ lus ?utiliser 1 ^le' (iae Fodl
p ev (jeicilrdieqtle F odt ne,
rocBriqu'il la ansver>sale Pa-
i, l'\ en es? reduit1 pour opé-
'* S' aUx V0vni esferrées et aux
i et aux
'Ussi fe et de la Seine. Ce lut le
r Joffre
V®c vm ÏÏ* Wée J* 1914; mais
"■"Uin > Prfat^es d'av^S ta",. ée sur des
son aile gau-
!%• f iJo,[ '^nveloimprPaient fouM lit
>fn en ,a endre v„
>rw; '• dïï°nnes mbipemi accourant à
°Sait et à bout de
> th?- l'opi ^ïarc:onii.e copieuses
6 qu en U re de copieuses
ch()s~ Ç)e' ~It cherrv?€r peut faire au-
N:S en<*rri;w re' une nfSVe taire au-
-et i. l p (J chercher , Par un gbsse-
^crée l1§ne de dé-
Sil6 il tSl Urra s' est ^'ler heureux s'il
heureux s'il
l~l~1')~~jtio,, , 1 e et sur l'Ourcq
S»ic'e que ensive oÙ it uisse tenir
i,l> l^isP,por fr un V10uve'anfn ?"
PQim^vers",;, flève ; le bras
pps lits ïe 11 ne faiU
,1^^V% ï,,r«it?' dôvelnn qu usne per-
i|lhic!Peut in
W es à iver.d;tns tant que le dé-
1 Apt rt es hrèches des for-
IlS,/ i'isqip^idier a ^ôussi h le faire
S [°Perin-he et à
«l|No vr la v,Pré8ent semble v être
nrne
• °s -n n ?,nclure galerrient. i Il serait
n'le, on nelll,e. que les opérations
l éclle~u'é Pour cela, car il
s'agit dune série de batailles qui se dé-
roulent coup après coup, et dont le but est
de disloquer tout le système défensif anglo-
français, de consumer toutes les forces vi-
vantes et mécaniques qui y sont entassées.
Le général Foch ne peut donc espérer une
tournure favorable des événements que
d'une usure de l'ennemi supérieure à la
sienne et d'une reprise de l'initiative qui
permette aux Alliés de recourir à des com-
bats victorieux. Et, à supposer que la troi-
sième offensive de Hindenburg soit bloquée
sur la Marne, cela ne préjugerait en rien
l'issue de l'ensemble de l'opération alleman-
de, dont les fruits ne se laisseront point, ap-
précier avant l'automne. Dans l'état pré-
sent des choses, c'est Paris, le cœur et le
centre de résistance de la défense française,
qui se trouve plus gravement menacé qu'il
ne l'a jamais été. Cette menace est d'or-
dre stratégique et touche de si près à la
périphérie du grand camp retranché, qu'il
faut déjà compter sur de sérieux engor-
gements du réseau de communications
français. Les jours prochains vont nous ap-
prendre si Foch devra livrer une nouvelle
bataille de la Marne aux lieux où il a main:
tenu sous le feu le centre fléchissant de
Joffre, ou bien si le Kronprnz devra arrê-
ter son avance sur les positions conquises,
l'offensive ayant atteint son apogée et Lu-
dendorlï voulant changer ses batteries. —
(H. Stegemann) Bund, 2.6.
Presse allemande. — Le fait que l'enne-
mi a été complètement surpus- est à lui
seul un plein succès pour nous. Mais le
27 mai, nous avons accompli ce qui sem-
blait impossible. Le calme de Hindenburg a
triomphé de la nervosité de Foch. Foch
avait envoyé dans les Flandies toutes ses
disponibilités. Dans l'intervalle, un presti-
digitateur, le célèbre général d'artillerie
dont le nom n'est jamais prononcé à haute
voix._mais est murmuré de bouche en bour
che, avec le plus grand respect, dans toute
l'armée allemande, avait mis en position
batterie sur batterie au nord de l'Aisne-
avait amené des munitions et donné ses
instructions. Tandis qu'à Paris on- rêvait
de la rive gauche du Rhin, les états-majors
d'artillerie allemands étudiaient chaque
mètre carré de terrain sur la rive sud de
l'Aisne et de la Veste, et soudain ce fut la
pluie des « marmites » sur les camps fran-
çais, les batteries les abris, les tranchées.
Le communiqué annonçait laconiquement :
« Les tirs d'artillerie ont repris sur l'Aisne».
Nos colonnes d'assaut, suivant cette grêle
de mitraille, étaient le soir même de ce
jour glorieux à Braisne et à Fismes sur la
Ves'e. On sera bien obligé à Paris de re-
connaître que les Allemands savent bien
leur métier. Comme disaient les lansque-
nets d'autrefois: «((elu; qui veut être malheu-
reux en guerre, n'a qu'à s'attaquer aux Al-
lemands ». Dès qu'il verra l'étendue de sa
défaite, le commandement français ne man-
quera pas de puiser dans le Nord-Ouest
bondé de troupes des unités qu'il amènera
vers la Marne, vers Chàlnns. Jipernay,
Château-Thierry. Avant qu'elles n'üniveli(
nos soldats, qui vont droit au but, auroni
sensiblement gagné du terrain. C'est Chll-
que fois un avantage, pour le commande-
ment allemand supérieur à l'ennemi, quand
il peut attaquer son adversaire en rase
campagne, dans une soudaine rencontre,
et non sur des positions fixes dans les
tranchées. Dans les Flandres, au Kemmel
et ailleurs, nos ennemis vont redoubler
d'efforts, pensant que nous nous y sommes
dégarnis. Il y a partout, eu perspective, de
rudes journées de batailles. — (Genéral von
Liebert,) Tajtliche PtUndschau, 29.").
— Il est certain, que nous sommes rede-
vables en toute première ligne de notre suc-
cès à la préparation minutieuse de cette
nouvelle bataille. Ce n'est pas un bon signe
pour les ennemis qu'ils se soient laissé
surprendre ainsi. Il importe de signaler,
d'autre part, qu'il y avait sur le front d'at-
taque des divisions anglaises fatiguées, re-
tirées des fronts de bataille, qui se trouvent
plus au nord. Manifestement le général
Foch ne peut envoyer au repos. à l'arrière,
des divisions qui ont beaucoup souffert. Il
ne peut s'en passer en première ligne. C'est
un point très important à retenir pour
l'appréciation des forces ennemies. Notre
avance si rapide des premiers jours se ra-
lentira forcément, quels que soient nos buts
stratégiques. Car bientôt nous allons voir
de nouvelles troupes ennemies, qui auront
la tâche de nous opposer une énergique ré-
sistance. De même il est nécessaire de
construire sur le nouveau champ de bataille
les voies ferrées qui y font défaut et qui
sont indispensables a* In poussée d'arrière
en avnnL L'arrêt dans la lutte et l'accalmie
sont les conditions préalables de rïbuveaux
succès. Il ne s'agit pas de calculer l'éten-
due du terrain conquis. Ce que nous vou-
lons, c'est affaiblir l'adversaire, détruire
ses ressources militaires. Nous y penserons
tout en nous laissant aller à la joie et à la
fierté, que nous inspire la nouvelle victoire
de l'Allemaghe - Kreuz-Zeitung, 29.5.
- Il apparaît de plus en plus que la pous-
sée de l'année du Kronprinz ne constitue
pas une nouvelle attaque, qu'elle est une
suite méthodique des précédentes opéra-
tions de l'offensive générale. Grâce à la liai-
son établie eh avril dans le secteur au sud
de Chauny, la nouvelle zone d'attaque se
relie organiquement avec notre saillant of-
fensif dans la direction d'Amiens. Nous
serions tentés de discuter le cours que pour-
raient prendre les opérations, tant le nom-
brE. des hypothèses qu'elles permettent est
élevé. Mais nous laissons ce soin au com-
mandement de l'Entente. Les renseigne-
ments que nous trouvons dans la presse
ennemie nous donnent l'impression que
Foch ne s'est, pas encore complètement
rendu compte de la gravité de la situation.
- Nnrrirtenfsrhn Allgemeine Zeitung, 30.5.
For DES guerre
Ï^nGÈREs
IL ----
NU 827
Paris, (6 juin 1918.
Presse 'Etran 9 ~e% re
Bulletin Quotidien de Presse 1 Etrangère -
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
--.::._---- -f
'()r'r'p'r'S"VU ALLRIWANDE
---
'«fe* C?TE ALLEMANDE
ci 1 StllSse. - Les Allemands sont sur
q rcq et 8 ,
(jncie~~ eL s'apprOChent en combattant des
saujignee de la Marne.
tflerlt dglle un renverse-
raté^1(4ues, que
nOVernb (lVVflS cessé d envis.ager depUis
tliè se M4- Nous d'envisage, d,pis
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? assez lonatemps captabies
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Ion,. tor rassemblé terminer la canupa-
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L'ai ue à l'offensive, de la
8iic!ide de coriwi^'iorr nP à Offensive, si une
lialxegrici liatio rr si une:
flous allemande du 21 mars
Pe (le e nn lïlatn(le du 21 mars
re touot était dis po-
du," qui aIondécisi. ve de grand
M rioVu'1 engloher fï. et engloberait
"i | ?» °nt 0> < la totalité
Ht flou et an_ espace la totalité
1.1 no" hCclllentnl, de K leUp°rt à Vcnrse.
^;SSi°ns noIre Perspeeti ve en
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Puis lors les -Allemands' ont enton-
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-« iJ Ir°rit à Saint-GObatn, loni percé sur
r voici qU-
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sv Irois jôurs de Ailette sur
J(jllr.C q et Su ,
¿ 'Y'lè!1J SUI' la Marte n clmr,
'J J!n¡lièu(}e hAïr ensif françuis enfre Reims et
Ils Vns a «6 enite Reims et
Àh 1euient dècouver
s londernents el les Alle-
Ni M» 0rU VhJmPagne uiï'ptf les All-e-
Ks ^]è à tp la liaison du
fMi avef. Ctri l nt Meuse et des
,• !'b1 * PJ lus ?utiliser 1 ^le' (iae Fodl
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i, l'\ en es? reduit1 pour opé-
'* S' aUx V0vni esferrées et aux
i et aux
'Ussi fe et de la Seine. Ce lut le
r Joffre
V®c vm ÏÏ* Wée J* 1914; mais
"■"Uin > Prfat^es d'av^S ta",. ée sur des
son aile gau-
!%• f iJo,[ '^nveloimprPaient fouM lit
>fn en ,a endre v„
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°Sait et à bout de
> th?- l'opi ^ïarc:onii.e copieuses
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ch()s~ Ç)e' ~It cherrv?€r peut faire au-
N:S en<*rri;w re' une nfSVe taire au-
-et i. l p (J chercher , Par un gbsse-
^crée l1§ne de dé-
Sil6 il tSl Urra s' est ^'ler heureux s'il
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S»ic'e que ensive oÙ it uisse tenir
i,l> l^isP,por fr un V10uve'anfn ?"
PQim^vers",;, flève ; le bras
pps lits ïe 11 ne faiU
,1^^V% ï,,r«it?' dôvelnn qu usne per-
i|lhic!Peut in
W es à iver.d;tns tant que le dé-
1 Apt rt es hrèches des for-
IlS,/ i'isqip^idier a ^ôussi h le faire
S [°Perin-he et à
«l|No vr la v,Pré8ent semble v être
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• °s -n n ?,nclure galerrient. i Il serait
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s'agit dune série de batailles qui se dé-
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français, de consumer toutes les forces vi-
vantes et mécaniques qui y sont entassées.
Le général Foch ne peut donc espérer une
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sienne et d'une reprise de l'initiative qui
permette aux Alliés de recourir à des com-
bats victorieux. Et, à supposer que la troi-
sième offensive de Hindenburg soit bloquée
sur la Marne, cela ne préjugerait en rien
l'issue de l'ensemble de l'opération alleman-
de, dont les fruits ne se laisseront point, ap-
précier avant l'automne. Dans l'état pré-
sent des choses, c'est Paris, le cœur et le
centre de résistance de la défense française,
qui se trouve plus gravement menacé qu'il
ne l'a jamais été. Cette menace est d'or-
dre stratégique et touche de si près à la
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faut déjà compter sur de sérieux engor-
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l'offensive ayant atteint son apogée et Lu-
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27 mai, nous avons accompli ce qui sem-
blait impossible. Le calme de Hindenburg a
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l'armée allemande, avait mis en position
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de la rive gauche du Rhin, les états-majors
d'artillerie allemands étudiaient chaque
mètre carré de terrain sur la rive sud de
l'Aisne et de la Veste, et soudain ce fut la
pluie des « marmites » sur les camps fran-
çais, les batteries les abris, les tranchées.
Le communiqué annonçait laconiquement :
« Les tirs d'artillerie ont repris sur l'Aisne».
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jour glorieux à Braisne et à Fismes sur la
Ves'e. On sera bien obligé à Paris de re-
connaître que les Allemands savent bien
leur métier. Comme disaient les lansque-
nets d'autrefois: «((elu; qui veut être malheu-
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lemands ». Dès qu'il verra l'étendue de sa
défaite, le commandement français ne man-
quera pas de puiser dans le Nord-Ouest
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vers la Marne, vers Chàlnns. Jipernay,
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nos soldats, qui vont droit au but, auroni
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que fois un avantage, pour le commande-
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il peut attaquer son adversaire en rase
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Liebert,) Tajtliche PtUndschau, 29.").
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vables en toute première ligne de notre suc-
cès à la préparation minutieuse de cette
nouvelle bataille. Ce n'est pas un bon signe
pour les ennemis qu'ils se soient laissé
surprendre ainsi. Il importe de signaler,
d'autre part, qu'il y avait sur le front d'at-
taque des divisions anglaises fatiguées, re-
tirées des fronts de bataille, qui se trouvent
plus au nord. Manifestement le général
Foch ne peut envoyer au repos. à l'arrière,
des divisions qui ont beaucoup souffert. Il
ne peut s'en passer en première ligne. C'est
un point très important à retenir pour
l'appréciation des forces ennemies. Notre
avance si rapide des premiers jours se ra-
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stratégiques. Car bientôt nous allons voir
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la tâche de nous opposer une énergique ré-
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construire sur le nouveau champ de bataille
les voies ferrées qui y font défaut et qui
sont indispensables a* In poussée d'arrière
en avnnL L'arrêt dans la lutte et l'accalmie
sont les conditions préalables de rïbuveaux
succès. Il ne s'agit pas de calculer l'éten-
due du terrain conquis. Ce que nous vou-
lons, c'est affaiblir l'adversaire, détruire
ses ressources militaires. Nous y penserons
tout en nous laissant aller à la joie et à la
fierté, que nous inspire la nouvelle victoire
de l'Allemaghe - Kreuz-Zeitung, 29.5.
- Il apparaît de plus en plus que la pous-
sée de l'année du Kronprinz ne constitue
pas une nouvelle attaque, qu'elle est une
suite méthodique des précédentes opéra-
tions de l'offensive générale. Grâce à la liai-
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de Chauny, la nouvelle zone d'attaque se
relie organiquement avec notre saillant of-
fensif dans la direction d'Amiens. Nous
serions tentés de discuter le cours que pour-
raient prendre les opérations, tant le nom-
brE. des hypothèses qu'elles permettent est
élevé. Mais nous laissons ce soin au com-
mandement de l'Entente. Les renseigne-
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Foch ne s'est, pas encore complètement
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