Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 04 juin 1918 04 juin 1918
Description : 1918/06/04 (T9,N825). 1918/06/04 (T9,N825).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523511
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/04/2013
rÈRE$Df îA GUERRE
nT DIZ8
a^TR^NG{:REs
-----
N° 825
Paris, 4 juin 1918.
Metin Quotidien de - Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
4UESTIONS MILITAIRES
°
p L'OFPENS'!VE ALLEMANDE
Po tesse an 1
Il \lr lirer 9 aise. - Il est encore trop tôt
Wruer des onnn ?lusi01is positives, mais
?He a ! ance oui
se ralont t' la fin de la troisième
ne façon aussi mar-
que ne Peut o-n^i. e êtI-e considérée com-
me les ®uccès m ? 0 t nt' suivant la norme
as, p ^'leinaim suivant la norme
!^ NL S offensif se sont fixee à eux-mè-
Ws Cuuient ne valent pas le prix
qu'elles coutent quelle que soit l'étendue
V conquis, à Moins qu'il tn'y ait,
■■ NoiX"8 ïPendant' L a mUlllS temps, une
}'i«® Qccéiér->t quelque temps, une
3 ^r°duisit i progress..ve. C'est ce
Oiels, produi,4 it, dans l'offensive de mars.
l{rs ;!?s rbcès alleniands de ces der-
lrsî bipn /ïu étant d"uln degré plus
que
Pott rtlnt début hX qus nous avions rem-
we de la bataifie de Cam-
lte- lffèr ont Pas des Ilôtres quant à
Cela qu'ils ne puissent être
v la Peine pour les
îf^de Pariie hp
s de r^tr
d v" eI- en pertes une
de l'appoint qu'ils avaient
ur k y Hussip siPflPlement pour repous-
ne alliée à l'endroit où elle se
^Va'. yvant que nous n'eussions entre-
Jl, eltl,CfJt S souvent irréfléchies et
vKo^^ Cr-tim]ip ?, Nous en doutons. En
v ? ~e
v ?, 1 la peine, si ce n'est
re conÎ^^iSnte' et il y a moins
J1 la fin h victoire qu'il n'y
Qvait de a fin de mars. Si l'offensive
fçSle es Ailpm ands est moins dange-
kl 6 on uCeUe ,de mars, comme cela sem-
Mi !>rohe/able, c,ette amélioration doit être
Il de mars et à l'ins-
ilti on d e i, Unité de cOrnmindemeînt. Mais
ë' 8 Prc) b a bl
tant ^antres causes. A l'heure actuelle.
£ l> hS*(>rcS e rioo 8 'îv- sur l'ensemble du
f/'hi celip Aliiés est légèrement su-
tlr'¡'i(-l n st de l'ennemi ; cependant
(i. aG d'atteindre une supé-
Ci^ n,^^iaup écrasante aux points qui
ne ;rnn(_
'v'om e momentanée. Tel
le tQDro lèe que nous avons à résou-
Il 1 défense que pour l'of-
illrdérlt donc de plus en plus né-
''î( n ic4tions
>r6 ?e déveionP,?^r notre système de
O»iv
? V *iOh Sllr i'A- Le fait que l'allure de
1 ~t ~Q\1s I,Àisne se ralentit ne doit
'• Alu^pée, -T - Supposer que la bataille
"On lelt¡Q;d elle n'est pas la méthode
> 'u ils0lp P'hio se voient menacés de
's Nnc avancer sur le front ac.
j]essQiern_f Vancer sur le front ac.
"'n^ÎQvn est erOnt de nous surprendre ail-
Jrit ^'Am;0S que ce soit dans la
, \, III '- n ; il est possible éga-
• Peyt-êi
i Lwùs l'pJ rp ? encore — que ce
'iii ^'objectif principal de
V S 'U/^e rvin
Nd nobuvre est d'établir une
RP4
"ih«S "iCT locale - plus ellr
,Poru x cela vaut — en quelque
ce' et lorsque cette su-
( e a disparu, faire la même
chose en quelque autre point. - (Ed )
Manchester Guardian, 31.5.
Presse italienne. — La bataille entre
Reims et Soissons est dans sa phase la
plus critique et nous réserve encore de
longues journées d'angoisse avant de dépas-
ser le sommet de sa courbe de violence et
d'entrer dans la période de stabilisation.
Ne nous faisons pas d'illusions. Si les dé-
placements allemands paraissent moins ra-
pides et moins profonds qu'ils ne le furent
dans la Somme à la fin de mars, ils n'en
sont peut-être que plus dangereux en rai-
son même de es qu'ils sont liés entre eux
et dirigés avec méthode. Ce n'est plus
en effet l'irruption aveugle, confuse, de
troupes innombrables qui échappent au
contrôle du commandement par leur rapi-
dité même et leur masse. Et du côté des
Alliés, on constate aussi un sens directeur
fait de perceptions rapides. C'est une ba-
taille où peu de chose est laissé au hasard.
Comment expliquer, maintenant, que rien
n'ait décelé les projets de l'ennemi ? C'est
que celui-ci n'avait pas, pour déclencher sur
ce point une attaque de la plus grande vio-
lence, besoin de faire des préparatifs spé-
ciaux. Tout était prêt déjà. Dès les derniers
jours de février les Allemands avaient com-
plètement outillé cinq secteurs d'offensive
depuis l'Alsace jusqu'en Flandre. Ne pou-
vant pas cacher les préparatifs des batailles
monstrueuses qu'ils projetaient, ils avaient
multiplié ceux-ci (préparant dans chaque
secteur, dépôts de munitions, de vivres,
d'armes, de matériel de front, artillerie,
ambulances) de façon à rendre incertaines
les prévisions de l'adversaire. Et de fait,
avant la grande attaque de mars, l'opinion
la plus répandue dans les Etats-majors
français était que l'offensive allemande de-
vait se produire précisément en Champa-
gne. — A la fin du second jour de la ba-
taille, on voit se développer la manœuvre
classique sur les deux piliers latéraux du
saillant d'irruption : il faut reconnaître
qu'elle a eu plein succès. L'ennemi reprend
maintenant sa marche sur le centre. — Où
et quand pourra se rétablir un équilibre de
forces ? Le commandement allié seul peut
le savoir. Les Allemands ont à exploiter un
certain laps de temps : celui nécessaire aux
réserves alliées pour intervenir. Et toute
l'énigme angoissante de demain est dans le
résultat de cette course des deux adversai-
res. Il n'est plus question d'autres offensi-
ves maintenant. Quelles qu'aient été au dé-
but les intentions de l'ennemi, celui-ci, si
les indices ne trompent pas, paraît disposé
il pousser l'affaire à fond. Les forces en
lutte sont encore relativement limitées. La
vraie bataille, formidable et retentissante.
est en formation. Il est impossible d'expri-
mer l'esprit admirable dont les troupes
sont animées : elles ont fait leur la devise
anglaise : « les Anglais ne seront jamais
esclaves ! » (Luigi Barzini) Corriere della
Sera. 1.6.
Presse allemande. — En vérité, ce fut un
nouveau coup de maître de la tacti-
que allemande. Sur un large front, les
troupes de notre 'prince impérial d'Al-
lemagne sont parties à lassaut avec
leur élan et leur vigueur de toujours
et, dès le soir, elles avaient pris les
crêtes,dont la possession a été si chau-
dement disputée l'automne dernier et dont
l'occupation a coûté aux Français len sacri-
fices les plus sanglants. En même temps
que cet assaut nous portait jusqu'aux
abords de l'Aisne, sur tous les fronts «les
anciens champs de bataille, sur l'Avre, la
Somme, la Lys et dans ie secteur d'Arras-
Montdidier, les canons allemands élevaient
la voix, pour annoncer à l'adversaire cons-
terné et jetant des regards étonnés vers
l'Aisne : « Nous sommes encore là, nous
aussi ». Qui sait ce qui se passera sur ces
fronts, les jours prochains ? Les yeux
vont peut-être s'ouvrir de tous ceux qui,
au cours des dernières semaines, se lais-
saient aller au désespoir, sans pouvoir com-
prendre pourquoi Amiens, Hazebrouck et
Ypres n'étaient pas encore conquises. Ils
comprendront aujourd'hui l'importance de
l'accalmie. Pour que des surprises, com-
me celles d'hier réussissent, il faut qu'el-
les soient préparées à fond, que d'innom-
brables canons soient prêts à intervenir
dans la lutte ainsi que de nombreuses
troupes. Pour préparer une opération de
cette importance, et être sûr du succès,
comme l'a été cette fois-ci encore le
prince impérial, il f-ajtl t du temps, il
faut de laborieux et de silencieux efforts.
C'est ce qui explique la longueur de la
pause. Nos troupes et notre admirable
commandement ont accompli de nouveaux
exploits. Plus grands encore que ce succès
initial, seront les triomphes des jours pro-
chains. — Norddeuische Allgemeine Zel-
tung, 28.5.
— Nous ne saurions dire, dès aujourd'hui,
si l'offensive allemande sera poussée au-
delà de l'Aisne ou si le commandement se
contentera des résultats que, dès mainte-
nant, il a obtenus. Dès le début de la grande
offensive allemande en France, nous avons
su qu'elle comporterait une série de coups
isolés, dont l'ensemble aboutirait à l'écra-
sement de l'ennemi. Nous l'avons d'abord
frappé sur la Somme, puis sur la Lys et
à Ypres et maintenant nous progressons
victorieusement dans le secteur de l'Aisne.
Le général Foch va se trouver dans une
situation difficile. Il faut qu'il jette sur
l'Aisne, à la rencontre de la poussée alle-
mande, les réserves qu'il avait engagées au
nord de Paris. Il nerd plus que jamais la li-
berté de manœuvre, il est forcé de se battre
et d'amener ses réserves aux points désignés
par le commandement allemand. Notre atta
que semble avoir été une complète sur
prise pour l'ennemi. Il a perdu de solides
positions, qu'il avait organisées depuis des
mois et dans ce secteur aussi la lutte rede-
nT DIZ8
a^TR^NG{:REs
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N° 825
Paris, 4 juin 1918.
Metin Quotidien de - Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
4UESTIONS MILITAIRES
°
p L'OFPENS'!VE ALLEMANDE
Po tesse an 1
Il \lr lirer 9 aise. - Il est encore trop tôt
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as, p ^'leinaim suivant la norme
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Ws Cuuient ne valent pas le prix
qu'elles coutent quelle que soit l'étendue
V conquis, à Moins qu'il tn'y ait,
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Cela qu'ils ne puissent être
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^Va'. yvant que nous n'eussions entre-
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sont peut-être que plus dangereux en rai-
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lence, besoin de faire des préparatifs spé-
ciaux. Tout était prêt déjà. Dès les derniers
jours de février les Allemands avaient com-
plètement outillé cinq secteurs d'offensive
depuis l'Alsace jusqu'en Flandre. Ne pou-
vant pas cacher les préparatifs des batailles
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multiplié ceux-ci (préparant dans chaque
secteur, dépôts de munitions, de vivres,
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la plus répandue dans les Etats-majors
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su qu'elle comporterait une série de coups
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l'Aisne, à la rencontre de la poussée alle-
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nord de Paris. Il nerd plus que jamais la li-
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