Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-05-26
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 26 mai 1918 26 mai 1918
Description : 1918/05/26 (T9,N816). 1918/05/26 (T9,N816).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523422
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
F'
^RES OE LA GUERRE
fit Rr DES
"«Gtres
N° 816
Paris, 26 mai 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
p L'OFFENSIVE ALLEMANDE
r.' resSe a
¿1'1's-U Inencame. - LE CONCOURS DES
au T S"UKIS - Parmi ceux qui surveillent
Sr Ur le irmn , f' t
groupes bel S Progrès des différents
S' il n'est personne qui
uis entretenir cette illusion que la
les o Ui se déroul
Ou PlutÔt la série de batail-
ble Q; se dé,roulent à présent soit suscepti-
ble les terminer la guerre. Nous estimons
; «Dr i es Allié sont exigés par le besoin
que l?s Alle«taenp J de Prendre un avantage
C(?^rs de l'année 1918, par-
i „Ue Guilia,im ™6 Il et ses conseillers sont
que plus tard leur défaite sera
État
cerin! 1 ?6 en
n de l'entrée en ligne des
JOUent lUis, VOIla pourquoi les Allemands
toir0 JaPi tojr e ra, Pde Pourra les sauver à l'instant
sl}r le bord du précipice.
ensité Hp0 armees et des instruments
«itin ^'és au cours des guerres modernes
?ata.ille ?ndam,ment démontré qu'une seuie
«i fo, soit, ne saurait
ttr la P issance djéfensive de pays com-
^nce i rn^leterre' l'Allemagne,
'llalia Jet les Etat
ilcU]plSons Donr à nrs. Nous avons de bon-
dis Pour espérer gagner la bataille
actuellement A nous aide !
14ais encore faut-il que les Alliés aient en-
h que les Alliés aient en-
Res et Irloyens de poursuivre leurs avan-
^etr-mL f!ner leur victoire mo-
;f4ut ® en Une victoire décisive et écra-
ternline iti guerre. En effet, il ne
yaincre l'Allemagne, ni
®ur rév'olutinn ïî ^ans ce pays, ni sur l' é -
^Nerïl e&JïÎ!;nt de la grande machine de guerre
f'°^e .e ! Le Vp«o ^i facteur déterminant de
niéri Pouvoir militaire plus
nrt que - cel de l'adversaire C'est nous
o cher; IUl Pouvons et qui devons faire
l'Fnti ,a balance en faveur
1 Actuellement, il faut
iSnreooh î& î^h'e è nnn sùlJimes encore, en tant
que puissance de combat, dans l'enfance.
Tie Di*feri Aliemftfne tout est tourné vers
,e : Cervem\' travail, inventions,
Nn somnipc encore que très insuffi-
Ur. eriflammAc d'une belliqueuse ar-
M. biel1 a natIon américaine tout entière
Si la nation — belliqueuse ar"
n^e B tConvai11Pn 1Caine tout entière
'»i fQce à f que notre armée en
Vft, 'a ha lr«ire , il n y aurait pas besoin de
de Pousser à la vente
'luiplés" car un pays
•V île le nôtrp l' Produit la moitié au
^dh^'lit .rnoltIé de l'acier nécessaires à
11111\1 ellht de l'telle du globe entier, qui s'en-
tr e la Dui«
v«r itlvsèJ m ^ui a vii^^ formidable de son
ItTii^ im , ^re les plus merveil-
entears fii tel pays devrait éprou
¡'es!iQ It tltit jus eot de honte en constatant ce
I' lUsqu'à fî J0Ur pour opposer ses
Ils, Citoyelles des Allemands Réveil
1 Amérique, si vous
voulez gagner cette guerre ! Certes vous
pouvez et vous devez la gagner et anéantir
l'Assassin Impérial et ses hordes ! Mais ce
ne sera pas'en faisant les bravaches, ni en
comptant pour vaincre sur la France et
l'Angleterre qui combattent pour vous !
Vous êtes encore sans organisation, Améri-
cains, et rien ne sera fait tant que vous ne
vous mettrez pas à l'œuvre. Les Etats-Unis
prêts au combat ne ressembleront pas,
croyez-le, aux Etats-Unis gras, indifférents
et mal organisés. Serrez-vous autour du Pré-
sident Wilson, abattez traitres et pacifistes,
aidez le Gouvernement, surveillez les fonc-
tionnaires, signalez les erreurs où qu'elles
soient, achetez des « Bons de la Liberté n,
suivez les actes des ennemis, ne profitez pas
de l'état de guerre pour vous enrichir, ne
perdez pas de vue les façons d'agir des
étrangers, réduisez votre luxe, et surtout ne
vous imaginez pas que vous avez affaire à
un ennemi affaibli. Rappelez-vous plutôt que
jamais les Etats-Unis n ont eu à affronter un
plus terrible danger. - (Ed.) Washington
Post, 28.4.
Presse anglaise. - L'ARMÉE DE RÉSERVE
DES ALLIÉS. - Il est important de compren-
dre le rôle de l'armée de réserve, afin de
s'éviter des désillusions. Beaucoup de gens
s'imaginent que, lorsque les Allemands au-
ront déclenché leur attaque, une vaste ar-
mée alliée sera lancée contre eux pour
consommer leur défaite. Sans doute cela
pelut arriver, mais il faudrait que l'ennemi
fût battu dans notre détfensive au point
d'être totalement démoralisé, pour que les
Alliés risquent leurs derrnières troupes
dans une contre-offensive. Il est permis de
supposer que le plan de Foch est de briser
l'offensive ennemie et de rendre les Alle-
mands incapables de la poursuivre. On ne
suppose pas que le commandement allié
ait l'espoir de détruire cette année les ar-
mées allemandes. Il est généralement admis
que nos perspectives se bornent à main-
tenir les Allemands et à les user ; lorsque
l'armée américaine entrera en ligne, on
pourra inaugurer les opérations offensives.
Cela seira probablement l'an prochain:
mais pas avant. Tout dépend de la rapi-
dité avec laquelle les Américains arrive-
ront, et de la rapidité avec laquelle les Al-
lemands useront leurs effectifs. Ce qui pa-
raissait impossible au début de l'année,
peut devenir possible en août. Si nous pou-
vons maintenir les Allemands et garder
intactes nos armées, alors les Allemands
seront battus.— (Edgard Wallace) Birming-
ham Daily Post, 21.5.
Presse italienne. - Les succès du début
de l'offensive allemande du 21 mars, dus à
la merveilleuse précision, technique qui
permit le déclenchement simultané de for-
ces prépondérantes et à l'absence presque
complète de réserves alliées, n'ont pas été
exploités à fond. Dans les derniers jours
de mars et les premiers d'avril, il y eut
un moment, un long moment pendant
lequel une masse de manœuvre ennemie
aurait pu produire, entre Ancre et Avre, la
plus tragique situation pour les deux ar-
mées alliées. Pourquoi donc les Allemands,
qui avaient et ont encore une force de
réserve surabondante, ne l'ont-ils pas
employée à ce moment ? Tout simplement,
semble-t-il, parce qu'ils n'avaient pas
constitué de réserve stratégique générale.
Il y avait des réserves d'armée, de corps
d'armée, de divisions et les Allemands
espéraient, par cette répartition de leurs
l'éserves, les avoir plus facilement sous la
main, alimenter partout une masse de choc
compacte, écraser, d'une pesée continue et
uniforme, la résistance de l'adversaire. Il
n'y eut pas d'écrasement peut-être parce
qu'il n'y eut pas de rigidité dans la résis-
tance, de sorte que l'effort allemand se pro-
duisit, pour ainsi dire, dans le vide. Plus
l'assaillant s'éloignait de ses bases, plus
les difficultés de son mouvement deve-
naient effrayantes et, dans les premiers
jours d'avril, il voyait se dresser le dan-
ger d'une attaque des réserves alliées dans
son flanc gauche, contre l'armée von Hu-
tier réduite à un état de paralysie chao-
tique. L'Etat-Major allemand ordonna alors
l'arrêt du mouvement, la construction de
lignes de défense et le dégorgement du
terrain : en deux semaines, les cent divi-
sions qui manœuvraient entre Arras et
Noyon se réduisaient presque de moitié,
tandis que se développait l'offensive des
Flandres. Depuis lors, les Allemands ont
employé quatre semaines à modifier à fond
leurs formations et leurs plans stratégi-
ques. Nous ne connaissons que quelques
éléments de cette transformation, l'arrivée
de Mackensen sur le front occidental qui,
en raison de la réputation stratégique qu'il
a acquise, semble indiquer la constitution
sous ses ordres d'une masse de manœuvre
qui, on le sait par d'autres symptômes, se
rassemble entre Somme et Oise ; la répu-
gnance des Allemands à entamer, pendant
l'attaque dans les Flandres, leurs réserves
générales ; la diminution constante de la
densité des effectifs. En somme, le plan
stratégique de l'ennemi repose sur l'utili-
sation de sa supériorité numérique qui,
espère-t-il, tui permettra la double possi-
bilité d'exercer sur tout le front d'attaque
une irrésistible pression et, en même
temps, d'exécuter itine manœuvre par
grandes masses qui devrait désorienter le
jeu de notre défense. On calcule qu'il pour-
ra employer une masse d'environ 120 divi-
sions dont une quarantaine constituerait la
masse de manœuvre. Il employerait donc
pour cette offensive les quatre cinquièmes
de ses forces totales, laissant au dernier
cinquième la garde des secteurs calmes du
front : et il paraît vraisemblable que pour
éviter tout danger de surprise, des troupes
austro-hongroises viennent sur le front
occidental. - (Gino Calza Bedolo) Giornale
d'Italia, 23.5.
^RES OE LA GUERRE
fit Rr DES
"«Gtres
N° 816
Paris, 26 mai 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
p L'OFFENSIVE ALLEMANDE
r.' resSe a
¿1'1's-U Inencame. - LE CONCOURS DES
au T S"UKIS - Parmi ceux qui surveillent
Sr Ur le irmn , f' t
groupes bel S Progrès des différents
S' il n'est personne qui
uis entretenir cette illusion que la
les o Ui se déroul
Ou PlutÔt la série de batail-
ble Q; se dé,roulent à présent soit suscepti-
ble les terminer la guerre. Nous estimons
; «Dr i es Allié sont exigés par le besoin
que l?s Alle«taenp J de Prendre un avantage
C(?^rs de l'année 1918, par-
i „Ue Guilia,im ™6 Il et ses conseillers sont
que plus tard leur défaite sera
État
cerin! 1 ?6 en
n de l'entrée en ligne des
JOUent lUis, VOIla pourquoi les Allemands
toir0 JaPi
sl}r le bord du précipice.
ensité Hp0 armees et des instruments
«itin ^'és au cours des guerres modernes
?ata.ille ?ndam,ment démontré qu'une seuie
«i fo, soit, ne saurait
ttr la P issance djéfensive de pays com-
^nce i rn^leterre' l'Allemagne,
'llalia Jet les Etat
ilcU]plSons Donr à nrs. Nous avons de bon-
dis Pour espérer gagner la bataille
actuellement A nous aide !
14ais encore faut-il que les Alliés aient en-
h que les Alliés aient en-
Res et Irloyens de poursuivre leurs avan-
^etr-mL f!ner leur victoire mo-
;f4ut ® en Une victoire décisive et écra-
ternline iti guerre. En effet, il ne
yaincre l'Allemagne, ni
®ur rév'olutinn ïî ^ans ce pays, ni sur l' é -
^Nerïl e&JïÎ!;nt de la grande machine de guerre
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niéri Pouvoir militaire plus
nrt que - cel de l'adversaire C'est nous
o cher; IUl Pouvons et qui devons faire
l'Fnti ,a balance en faveur
1 Actuellement, il faut
iSnreooh î& î^h'e è nnn sùlJimes encore, en tant
que puissance de combat, dans l'enfance.
Tie Di*feri Aliemftfne tout est tourné vers
,e : Cervem\' travail, inventions,
Nn somnipc encore que très insuffi-
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n^e B tConvai11Pn 1Caine tout entière
'»i fQce à f que notre armée en
de Pousser à la vente
'lui
•V île le nôtrp l' Produit la moitié au
^dh^'lit .rnoltIé de l'acier nécessaires à
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ItTii^ im , ^re les plus merveil-
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¡'es!iQ It tltit jus eot de honte en constatant ce
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Ils, Citoyelles des Allemands Réveil
1 Amérique, si vous
voulez gagner cette guerre ! Certes vous
pouvez et vous devez la gagner et anéantir
l'Assassin Impérial et ses hordes ! Mais ce
ne sera pas'en faisant les bravaches, ni en
comptant pour vaincre sur la France et
l'Angleterre qui combattent pour vous !
Vous êtes encore sans organisation, Améri-
cains, et rien ne sera fait tant que vous ne
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sident Wilson, abattez traitres et pacifistes,
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soient, achetez des « Bons de la Liberté n,
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perdez pas de vue les façons d'agir des
étrangers, réduisez votre luxe, et surtout ne
vous imaginez pas que vous avez affaire à
un ennemi affaibli. Rappelez-vous plutôt que
jamais les Etats-Unis n ont eu à affronter un
plus terrible danger. - (Ed.) Washington
Post, 28.4.
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DES ALLIÉS. - Il est important de compren-
dre le rôle de l'armée de réserve, afin de
s'éviter des désillusions. Beaucoup de gens
s'imaginent que, lorsque les Allemands au-
ront déclenché leur attaque, une vaste ar-
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Alliés risquent leurs derrnières troupes
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mands incapables de la poursuivre. On ne
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ait l'espoir de détruire cette année les ar-
mées allemandes. Il est généralement admis
que nos perspectives se bornent à main-
tenir les Allemands et à les user ; lorsque
l'armée américaine entrera en ligne, on
pourra inaugurer les opérations offensives.
Cela seira probablement l'an prochain:
mais pas avant. Tout dépend de la rapi-
dité avec laquelle les Américains arrive-
ront, et de la rapidité avec laquelle les Al-
lemands useront leurs effectifs. Ce qui pa-
raissait impossible au début de l'année,
peut devenir possible en août. Si nous pou-
vons maintenir les Allemands et garder
intactes nos armées, alors les Allemands
seront battus.— (Edgard Wallace) Birming-
ham Daily Post, 21.5.
Presse italienne. - Les succès du début
de l'offensive allemande du 21 mars, dus à
la merveilleuse précision, technique qui
permit le déclenchement simultané de for-
ces prépondérantes et à l'absence presque
complète de réserves alliées, n'ont pas été
exploités à fond. Dans les derniers jours
de mars et les premiers d'avril, il y eut
un moment, un long moment pendant
lequel une masse de manœuvre ennemie
aurait pu produire, entre Ancre et Avre, la
plus tragique situation pour les deux ar-
mées alliées. Pourquoi donc les Allemands,
qui avaient et ont encore une force de
réserve surabondante, ne l'ont-ils pas
employée à ce moment ? Tout simplement,
semble-t-il, parce qu'ils n'avaient pas
constitué de réserve stratégique générale.
Il y avait des réserves d'armée, de corps
d'armée, de divisions et les Allemands
espéraient, par cette répartition de leurs
l'éserves, les avoir plus facilement sous la
main, alimenter partout une masse de choc
compacte, écraser, d'une pesée continue et
uniforme, la résistance de l'adversaire. Il
n'y eut pas d'écrasement peut-être parce
qu'il n'y eut pas de rigidité dans la résis-
tance, de sorte que l'effort allemand se pro-
duisit, pour ainsi dire, dans le vide. Plus
l'assaillant s'éloignait de ses bases, plus
les difficultés de son mouvement deve-
naient effrayantes et, dans les premiers
jours d'avril, il voyait se dresser le dan-
ger d'une attaque des réserves alliées dans
son flanc gauche, contre l'armée von Hu-
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tique. L'Etat-Major allemand ordonna alors
l'arrêt du mouvement, la construction de
lignes de défense et le dégorgement du
terrain : en deux semaines, les cent divi-
sions qui manœuvraient entre Arras et
Noyon se réduisaient presque de moitié,
tandis que se développait l'offensive des
Flandres. Depuis lors, les Allemands ont
employé quatre semaines à modifier à fond
leurs formations et leurs plans stratégi-
ques. Nous ne connaissons que quelques
éléments de cette transformation, l'arrivée
de Mackensen sur le front occidental qui,
en raison de la réputation stratégique qu'il
a acquise, semble indiquer la constitution
sous ses ordres d'une masse de manœuvre
qui, on le sait par d'autres symptômes, se
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gnance des Allemands à entamer, pendant
l'attaque dans les Flandres, leurs réserves
générales ; la diminution constante de la
densité des effectifs. En somme, le plan
stratégique de l'ennemi repose sur l'utili-
sation de sa supériorité numérique qui,
espère-t-il, tui permettra la double possi-
bilité d'exercer sur tout le front d'attaque
une irrésistible pression et, en même
temps, d'exécuter itine manœuvre par
grandes masses qui devrait désorienter le
jeu de notre défense. On calcule qu'il pour-
ra employer une masse d'environ 120 divi-
sions dont une quarantaine constituerait la
masse de manœuvre. Il employerait donc
pour cette offensive les quatre cinquièmes
de ses forces totales, laissant au dernier
cinquième la garde des secteurs calmes du
front : et il paraît vraisemblable que pour
éviter tout danger de surprise, des troupes
austro-hongroises viennent sur le front
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