Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-05-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 11 mai 1918 11 mai 1918
Description : 1918/05/11 (T9,N801). 1918/05/11 (T9,N801).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6252328s
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
ISrÈRES DE LA GUERRE
„ RT DES
A.FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 801
Paris, 11 mai 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
L'OFFENSIVE ALLEMANDE
Presse 1..
contin angalse. — L'ennemi est tenu de
c°re au- I ntensive des Flandres plus en-
core que 'Celle de la Somme. Il est dans une
s^Uatloi n aussi embarrassée que la nôtre.
sit "a"on aussi e,nb,rrassiée que la nôtre.
Son t] de Givenchy à la forêt de la
corriÆe, eS.- dangereusement exposé : ses
COlïimunlCa;"°ns avec le Nord sont peu nom-
trouver êt difficiles. Il ne peut esperer
H ne peut espérer
trouver î ."décision entre Locre et Ypres.
tit a. SsesslÜin du rpont Kemmel ne garan-
Pas suffisamment la stabilité de sa po-
sit', ?" sur e côté nord du saillant ; son
r, est de percer par Pope-
ringhe C'est le devoir des critiques mili-
kires f de dlre que le troisième effort, le
On s Ufleux; des Allemands est à venir.
n se jer^iande ce qu'ils pourraient em-
dis-pos e mieux que les effectifs dont ils
^isposTi ,- e 21 mars. Ces troupes avaient
ét« PrA ^Par^es et entraînées, durant quatre
1Yloisi JUsqu'à devenir une parfaite machine
de guerre.L'Allemagne ne peut pas enga-
ger se "disions de la même valeur enga-
rale. p. ^'wsions de la même valeur mo-
ral.. Elle ne peut atteindre la même per-
feoti0n aYec des divisions qui ont été plu-
sieurs fois engagées et très éprouvées. —
(HdCTar wallace) Birmingham Daily Post,
6.5b
j>rSs®allemande- — Sous le titre : « LA
:siTOAT,, DEVANT YPRES ». — Les An-
Ypre Rendront Ypres jusqu'au bout, car
ha. : est Pour eux un symbole. Les ou-
vr ag's défensifs construits dans la ville et
3Ux °^s montrent bien la résolution de
tenir 'dprllse par le général Plumer. Chaque
tUent e terrain, chaque cave voûtée consti-
tuern dU ré-duit. Ce serait de la folie de la
purt
de do e notre haut. commandement que
de (j0 1 assaut à cette agglomération
de ttraiii, uses et de lance-bombes pour
d'Y^r. ^iri e quelques jours seulement la prise
d'y fires. La VlUe d'Ypres marque toujours
le point de rupture des fronts anglais. Tôt
tard 1 r ennemi sera contraint de l'aban-
^°nrier C^r depuis que nous occupons le
Kemmel, il a dû reculer ti-è,s loin dans la
~ctin' a recu^er très loin, dans la
potion du Nord, la ligné de ses positions.
BixsCh Igne passe approximativement entre
J01.trn T)'Íe-poveringhe et Cassel. Déjà le
Urnal de Paris, déclare ouvertement
J()Iir, nald chute d'Ypres cette ligne sera
«Nez fn la chute d'Ypres cette ligne sera
assez fort Pour arrêter les Allemands. Il
Ajoute - 'n°s lignes 'plieront s'il le faut, elles
ne rom n °^ Pas "• — Cela, sous réserve
A^sdoi t pas )). - Cela, sous réserve
A. l'he oute de ce qu-aura décidé Hindenburg.
l'heur e actuelle, nos ennemis ne pensent
Paf, Un Actuelle, nos ennemis ne pensent
Z1® — mais de notre côté nous
i ®it Pas à un assaut qui nous coû-
ter ait au 431 cher que coûtèrent à nos ennemis
leur Qa. taques désespérées contre le Kem-
SI" trou est plus au Kemmel qu'à Ypres que
straté ye maintenant le centre de gravité
S» atég-ja * que. Le général Haig lui-même a
bien reconnu l'importance du terrain mon-
tagneux entre le Kemmel et Cassel. Plus
nOlld progressons dans ce secteur et plus
les Anglais, pris sous le feu de nos unités
occupant les crêtes, auront de difficultés
il battre en retraite ou à organiser un nou-
veau front, qui couvrirait leur position en
avant de Dunkerque et de Calais. C'est ce
qui explique les puissantes tentatives, faites
ces jours-ci par nos ennemis, pour empê-
cher notre progression dans le Holzwald,
terme par lequel les Flamands désignent
cette série de crêtes, et pour nous repren-
dre, s'ils l'avaient pu, le Kemmel, —
Norddeutsche Allgemeine Zeitung, 4.5.
- « OFFENSIVE ET CONTRE-OFFENSIVE » SOUS
ce titre. — Nos communiqués reconnais-
sent les succès locaux remportés par l'en-
nemi à Locre, à l'ouest du Kemmel et à Vil-
lers-Bretonneux, à l'est d'Amiens. Il ne
faut pas croire qu'ils aient endigué le flot
allemand, ainsi que l'annoncent nos enne-
mis, ainsi que le chuchotent chez nous cer-
tains esprits timorés. La grande offensive
allemande, déclenchée le 21 mars, ne peut
s'arrêter avant d'avoir atteint ses objec-
tifs, ou avant d'avoir subi un échec com-
plet. Mais nos ennemis eux-mêmes n'osent
plus parler de la seconde alternative. Il y
a des arrêts dans notre marche triompha-
le. Ils s'expliquent par la nature même de
cette lutte colossale, par la masse des com
battants qu'elle met aux prises, par la né-
cessité des déplacements de l'artillerie.
Les alternatives d'offensive et de défensive
offrent de sérieux avantages tactiques.
L'offensive donne seule le grand succès dé
cisif, mais la défensive, avec des effectifs
moindres, permet d'infliger des partes sé-
rieuses à l'ennemi. C'est cette défensive
que le commandement allemand met au-
jourd'hui en pratique. L'ennemi se saigne
à blanc dans ses contre-attaques et il use
ses réserves. Nous augmentons ainsi nos
chances de succès pour les opérations al-
lemandes prochaines. En attendant, nos
chefs détruisent les armées ennemies dans
le nord de la France, ce qui est, d'après
leurs propres déclarations, leur objectif
immédiat. Quoi que puissent en penser les
pessimistes allemands, l'occupation de Lo-
cre et de Villers-Bretonneux n'a qu'une
importance locale. En bien des points, l'ir-
résistible poussée de nos troupes leur a
fait dépasser les buts qui leur avaient été
assignés. Aux limites extrêmes de l'avan-
ce victorieuse, il y a comme un point mort.
où toutes les unités sont confondues l'une
dans l'autre. Les troupes, dans la joie du
triomphe, s'intéressent aux prisonniers,
aux blessés, au butin laissé par l'ennemi,
à l'organisation de la position ennemie. Il
y a, en de tels moments, des alternatives
d'avance et de recul. Si l'adversaire amène
des réserves de troupes fraîches, il arrive
que les meilleurs soldats eux-mêmes sont
contraints de se replier. Ils le font pas à
pas, et ils n'abandonnent jamais à l'ennemi
que d'étroites bandes de terrain. A Locre,
les Français ont dû s'arrêter à un kilomè-
tre à l'est du village sur le ruisseau
du Kemmel. A Villers-Bretonneux, ils
n'ont même pas débouché de la lisière est
du village. Dans les bois voisins, et sur-
tout dans le village de Hangard, dont la
possession a été âprement disputée, ils ont
subi de sanglantes défaites. Chaque jour
qui s'écoule renforce notre résistance sur
les positions conquises. Voici une semaine
déjà que nous occupons le Kemmel,
bravant toutes les contre-attaques. Nous
continuerons à repousser l'ennemi. La
presse franco-anglaise se console de la
perte du Kemmel en disant qu'un seul
régiment français avait été, chargé de
le défendre. Nous ne pouvons que nous
étonner de l'aveuglement de nos ennemis
confiant à de si faibles effectifs la défense
d'un des points stratégiques les plus im-
portants: Sans doute, les combats vont
continuer aux abords du Kemmel. Le com-
mandement allemand ne les considérera pas
comme un obstacle, mais comme' un trem-
plin, qui lui permettra de continuer sa
grande offensive. — (Général von Ardenne)
Berliner Tageblatt, 4.5.
GUERRE NAVALE
Ostende et Zeebrugge. — Même lorsqu'el-
les sont couronnées de succès, des entre-
prises telles que le raid naval de Zeebrugge
sont comparables à des piqûres de mousti-
ques. Admettons que les croiseurs aient pu
être exactement coulés dans le chenal, que
le môle ait été sérieusement endommagé,
que quelques chantiers aient été démolis,
quel profit les ennemis en auraient-ils re-
tiré ? Leur acte accompli, ils ne pouvaient
songer qu'à se replier. Ils ne pouvaient
penser à prendre pied sur ce point de la
côte. Le raid naval n'aurait jamais pu cau-
ser que des dommages réparables à bref
délai. Le chenal aurait été barré, une'hui-
taine de jours au plus, aux torpilleurs et
aux sous-marins. Bref, l'action de nos en-
nemis a été héroïque, rien de plus. D'ordi-
naire, l'Anglaiss ce froid calculateur, ne
s'enthousiasmait pas pour des actes d'hé-
roïsme. Est-ce que les progrès du milita-
risme commenceraient à faire perdre la
tête aux Anglais? — (Capitaine de frégate
Persius) Berliner Tageblatt, 4.5.
Les sous-marins. — Fréquemment, au
cours de cette guerre, nous avons commis
la faute de partir de succès partiels pour
prédire une victoire définitive. Nous avons
ainsi induit notre peuple en erreur. La
guerre sous-marine surtout avait fait naî-
tre les plus folles espérances. Les débats du
comité du Reichstag l'ont rappelé récem-
ment. Nous avons renoncé enfin à faire
des prédictions, en nous basant sur le chif-
fre du tonnage coulé. Il faut bien le recon-
naître, les prophètes s'étaient grossière-
ment trompés. Le délai — il avait été fixé
à six mois — s'est écoulé sans que l'Angle-
„ RT DES
A.FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 801
Paris, 11 mai 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
L'OFFENSIVE ALLEMANDE
Presse 1..
contin angalse. — L'ennemi est tenu de
c°re au- I ntensive des Flandres plus en-
core que 'Celle de la Somme. Il est dans une
s^Uatloi n aussi embarrassée que la nôtre.
sit "a"on aussi e,nb,rrassiée que la nôtre.
Son t] de Givenchy à la forêt de la
corriÆe, eS.- dangereusement exposé : ses
COlïimunlCa;"°ns avec le Nord sont peu nom-
trouver êt difficiles. Il ne peut esperer
H ne peut espérer
trouver î ."décision entre Locre et Ypres.
tit a. SsesslÜin du rpont Kemmel ne garan-
Pas suffisamment la stabilité de sa po-
sit', ?" sur e côté nord du saillant ; son
r, est de percer par Pope-
ringhe C'est le devoir des critiques mili-
kires f de dlre que le troisième effort, le
On s Ufleux; des Allemands est à venir.
n se jer^iande ce qu'ils pourraient em-
dis-pos e mieux que les effectifs dont ils
^isposTi ,- e 21 mars. Ces troupes avaient
ét« PrA ^Par^es et entraînées, durant quatre
1Yloisi JUsqu'à devenir une parfaite machine
de guerre.L'Allemagne ne peut pas enga-
ger se "disions de la même valeur enga-
rale. p. ^'wsions de la même valeur mo-
ral.. Elle ne peut atteindre la même per-
feoti0n aYec des divisions qui ont été plu-
sieurs fois engagées et très éprouvées. —
(HdCTar wallace) Birmingham Daily Post,
6.5b
j>rSs®allemande- — Sous le titre : « LA
:siTOAT,, DEVANT YPRES ». — Les An-
Ypre Rendront Ypres jusqu'au bout, car
ha. : est Pour eux un symbole. Les ou-
vr ag's défensifs construits dans la ville et
3Ux °^s montrent bien la résolution de
tenir 'dprllse par le général Plumer. Chaque
tUent e terrain, chaque cave voûtée consti-
tuern dU ré-duit. Ce serait de la folie de la
purt
de do e notre haut. commandement que
de (j0 1 assaut à cette agglomération
de ttraiii, uses et de lance-bombes pour
d'Y^r. ^iri e quelques jours seulement la prise
d'y fires. La VlUe d'Ypres marque toujours
le point de rupture des fronts anglais. Tôt
tard 1 r ennemi sera contraint de l'aban-
^°nrier C^r depuis que nous occupons le
Kemmel, il a dû reculer ti-è,s loin dans la
~ctin' a recu^er très loin, dans la
potion du Nord, la ligné de ses positions.
BixsCh Igne passe approximativement entre
J01.trn T)'Íe-poveringhe et Cassel. Déjà le
Urnal de Paris, déclare ouvertement
J()Iir, nald chute d'Ypres cette ligne sera
«Nez fn la chute d'Ypres cette ligne sera
assez fort Pour arrêter les Allemands. Il
Ajoute - 'n°s lignes 'plieront s'il le faut, elles
ne rom n °^ Pas "• — Cela, sous réserve
A^sdoi t pas )). - Cela, sous réserve
A. l'he oute de ce qu-aura décidé Hindenburg.
l'heur e actuelle, nos ennemis ne pensent
Paf, Un Actuelle, nos ennemis ne pensent
Z1® — mais de notre côté nous
i ®it Pas à un assaut qui nous coû-
ter ait au 431 cher que coûtèrent à nos ennemis
leur Qa. taques désespérées contre le Kem-
SI" trou est plus au Kemmel qu'à Ypres que
straté ye maintenant le centre de gravité
S» atég-ja * que. Le général Haig lui-même a
bien reconnu l'importance du terrain mon-
tagneux entre le Kemmel et Cassel. Plus
nOlld progressons dans ce secteur et plus
les Anglais, pris sous le feu de nos unités
occupant les crêtes, auront de difficultés
il battre en retraite ou à organiser un nou-
veau front, qui couvrirait leur position en
avant de Dunkerque et de Calais. C'est ce
qui explique les puissantes tentatives, faites
ces jours-ci par nos ennemis, pour empê-
cher notre progression dans le Holzwald,
terme par lequel les Flamands désignent
cette série de crêtes, et pour nous repren-
dre, s'ils l'avaient pu, le Kemmel, —
Norddeutsche Allgemeine Zeitung, 4.5.
- « OFFENSIVE ET CONTRE-OFFENSIVE » SOUS
ce titre. — Nos communiqués reconnais-
sent les succès locaux remportés par l'en-
nemi à Locre, à l'ouest du Kemmel et à Vil-
lers-Bretonneux, à l'est d'Amiens. Il ne
faut pas croire qu'ils aient endigué le flot
allemand, ainsi que l'annoncent nos enne-
mis, ainsi que le chuchotent chez nous cer-
tains esprits timorés. La grande offensive
allemande, déclenchée le 21 mars, ne peut
s'arrêter avant d'avoir atteint ses objec-
tifs, ou avant d'avoir subi un échec com-
plet. Mais nos ennemis eux-mêmes n'osent
plus parler de la seconde alternative. Il y
a des arrêts dans notre marche triompha-
le. Ils s'expliquent par la nature même de
cette lutte colossale, par la masse des com
battants qu'elle met aux prises, par la né-
cessité des déplacements de l'artillerie.
Les alternatives d'offensive et de défensive
offrent de sérieux avantages tactiques.
L'offensive donne seule le grand succès dé
cisif, mais la défensive, avec des effectifs
moindres, permet d'infliger des partes sé-
rieuses à l'ennemi. C'est cette défensive
que le commandement allemand met au-
jourd'hui en pratique. L'ennemi se saigne
à blanc dans ses contre-attaques et il use
ses réserves. Nous augmentons ainsi nos
chances de succès pour les opérations al-
lemandes prochaines. En attendant, nos
chefs détruisent les armées ennemies dans
le nord de la France, ce qui est, d'après
leurs propres déclarations, leur objectif
immédiat. Quoi que puissent en penser les
pessimistes allemands, l'occupation de Lo-
cre et de Villers-Bretonneux n'a qu'une
importance locale. En bien des points, l'ir-
résistible poussée de nos troupes leur a
fait dépasser les buts qui leur avaient été
assignés. Aux limites extrêmes de l'avan-
ce victorieuse, il y a comme un point mort.
où toutes les unités sont confondues l'une
dans l'autre. Les troupes, dans la joie du
triomphe, s'intéressent aux prisonniers,
aux blessés, au butin laissé par l'ennemi,
à l'organisation de la position ennemie. Il
y a, en de tels moments, des alternatives
d'avance et de recul. Si l'adversaire amène
des réserves de troupes fraîches, il arrive
que les meilleurs soldats eux-mêmes sont
contraints de se replier. Ils le font pas à
pas, et ils n'abandonnent jamais à l'ennemi
que d'étroites bandes de terrain. A Locre,
les Français ont dû s'arrêter à un kilomè-
tre à l'est du village sur le ruisseau
du Kemmel. A Villers-Bretonneux, ils
n'ont même pas débouché de la lisière est
du village. Dans les bois voisins, et sur-
tout dans le village de Hangard, dont la
possession a été âprement disputée, ils ont
subi de sanglantes défaites. Chaque jour
qui s'écoule renforce notre résistance sur
les positions conquises. Voici une semaine
déjà que nous occupons le Kemmel,
bravant toutes les contre-attaques. Nous
continuerons à repousser l'ennemi. La
presse franco-anglaise se console de la
perte du Kemmel en disant qu'un seul
régiment français avait été, chargé de
le défendre. Nous ne pouvons que nous
étonner de l'aveuglement de nos ennemis
confiant à de si faibles effectifs la défense
d'un des points stratégiques les plus im-
portants: Sans doute, les combats vont
continuer aux abords du Kemmel. Le com-
mandement allemand ne les considérera pas
comme un obstacle, mais comme' un trem-
plin, qui lui permettra de continuer sa
grande offensive. — (Général von Ardenne)
Berliner Tageblatt, 4.5.
GUERRE NAVALE
Ostende et Zeebrugge. — Même lorsqu'el-
les sont couronnées de succès, des entre-
prises telles que le raid naval de Zeebrugge
sont comparables à des piqûres de mousti-
ques. Admettons que les croiseurs aient pu
être exactement coulés dans le chenal, que
le môle ait été sérieusement endommagé,
que quelques chantiers aient été démolis,
quel profit les ennemis en auraient-ils re-
tiré ? Leur acte accompli, ils ne pouvaient
songer qu'à se replier. Ils ne pouvaient
penser à prendre pied sur ce point de la
côte. Le raid naval n'aurait jamais pu cau-
ser que des dommages réparables à bref
délai. Le chenal aurait été barré, une'hui-
taine de jours au plus, aux torpilleurs et
aux sous-marins. Bref, l'action de nos en-
nemis a été héroïque, rien de plus. D'ordi-
naire, l'Anglaiss ce froid calculateur, ne
s'enthousiasmait pas pour des actes d'hé-
roïsme. Est-ce que les progrès du milita-
risme commenceraient à faire perdre la
tête aux Anglais? — (Capitaine de frégate
Persius) Berliner Tageblatt, 4.5.
Les sous-marins. — Fréquemment, au
cours de cette guerre, nous avons commis
la faute de partir de succès partiels pour
prédire une victoire définitive. Nous avons
ainsi induit notre peuple en erreur. La
guerre sous-marine surtout avait fait naî-
tre les plus folles espérances. Les débats du
comité du Reichstag l'ont rappelé récem-
ment. Nous avons renoncé enfin à faire
des prédictions, en nous basant sur le chif-
fre du tonnage coulé. Il faut bien le recon-
naître, les prophètes s'étaient grossière-
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