Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-05-05
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 05 mai 1918 05 mai 1918
Description : 1918/05/05 (T9,N795). 1918/05/05 (T9,N795).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62523229
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
N° 795
tSTÈHES nE LA GUEHBE
, RT 1>ES
l.PF A r '\Es ÉÏIIANGÈIŒS
i ---
Paris, 5 mai 1918.
I Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
GESTIONS MILITAIRES
p L'OFFENSIVE ALLEMANDE
6 suisse. — La France a envoyé au
^cauvg|CS Anglais quelques-unes de ses
Milieurps> 'd,1 vivons qui ont été poussées
étaYer les lignes anglaises affaiblies pour
étayer if eur résistance fléchissante. C'est
fiUx Frnçais' notamment, que fut confiée
défenSe de lu porte position du Kemmel,
qui est , au j ourd'hui aux mains des
n' as et leur a procuré un succès qui
J'oa pa seulement une importance militai-
tonnem.eUet, dans un de mes derniers can-
t en France (pays envahis), une
ff'unoni Seme disait : « Oui, les Allemands
rès forts * mais dès que les Français
fuii-e fi 1 v ('eur avance est arrêtée ». L'af-
('eux Kemmel va troubler l'opinion de
t'f'Uj 1 raisonnent ainsi, quand ils la con-
^iltronf• AMais les communiqués de Paris
gf'iln;:oUftlent mot pas plus que les télé-
fSde Londres, qui ne font pas al-
vision tà J evacuation d'une grande partie du
sai!l^u i t d'Ypres, à la suite des progrès al-
lorn
Se du if au s'ud-ouest de cette ville. La pri-
se du Kernnel a été suivie d'un temps d'ar-
gain n/i lCessaire pour assurer le nouveau
g;tin s Allemands sont arrivés, au sud
et- à p
dou tillient à bonne portée du mont Kemmel.
Pent i111^, les troupes anglaises qui occu-
De nt la vIlle sont dans une situation peu
I"ble, car on ne voudra pas évacuer
de na de cœur ce symbole des premiers
de la jeune armée anglaise. Il fau-
1i!Ott cependant s'y résigner dès que la pres-
8i0n ^niande recommencera à s'exercer
veis j ^^T°r(^- — Malgré tout, il ne faut pas
des -Ild.re désorm.ais à un rapide progrès
des \nere nands : le terrain y oppose bien
trop ,. 0LstaGles et de plus, les Alliés dis-
posent de tous les moyens de fortification
e puissante artillerie, de telle sorte
(Jt)e ■] a Suerre de mouvement elle-même a
louiùlconservé une grande partie du ca-
ract1,1,, de la guerre de positions menée
jijsq^j a 'Présent. — Pour poursuivre l'offen-
l'et' allemande sur Amiens, il faudrait opé-
"el' Une attaque de bien plus grande en-
Vei'enre • en particulier, la partie un peu
Sont etrait des positions au nord de la
¡'qil'llYle devrait chercher à gagner du ter-
''air, ers l'Ouest. Il serait de peu de va-
Sr n Militaire 'de pousser une poche entre
lu § et le confluent de l'Avre, et cela
e
exigerait des sacrifices disproportionés
ee les résultats qu'on en pourrait atten-
d re* nien que ^'attique allemande du :?i. i,
s i la Somme, eût principalement le
f:o actere d'une démonstration, suivie de
c°1iih s d'une portée locale restreinte, cela
ecarte pas l'éventualité d'une nouvelle en-
100 rist plus considérable, à plus ou moins
é éance, sur le terrain entre Ar-
rasi m4 iniens et Montdidier-Noyon. — Les
pertes des Alliés sont sans conteste très éle-
vées et l'armée anglaise particulièrement a
souffert à un tel degré qu'une grande par-
tie ne doit certainement plus être considé-
rée comme en plein état de résistance, en
admettant même qu'il soit possible de com-
penser numériquement son déficit en hom-
mes. — L'armée française est loin d'avoir
souffert dans la même mesure. Quant aux
pertes allemandes, elles sont au-dessous
de ce que les Alliés ont annoncé, et nulle
part, je n'ai vu trace de masses de tombes
fraîches, qui seraient bien reconnaissables.
En tout cas. ils se trompent, ceux qui
croient les pertes des Allemands suffisan-
tes pour leur faire suspendre leurs atta-
ques. Divers indices me permettent d'affir-
mer que le commandement dispose de ré-
serves, dont la source n'est pas tarie et
qu'il lui est bien aisé de procéder à de nou-
velles et grandes surprises. — (Colonel Egli)
Basler Nachrichten, 30.4.
■ — Le général Foch a mis au jeu, dès
l'abord et sans marchander, sa précieuse
armée de réserve stratégique pour rétablir
le front anglais rompu, ainsi que sa liaison
avec le front français. Des mesures tacti-
ques de ce genre imposent au commande-
ment et à la troupe les tâches les plus
dures : elles exigent de lourds sacrifices
ainsi qu'un certain renoncement stratégi-
que. Les Français ont su répondre à ces
exigences. S'ils n'ont pu éviter à l'armée
anglaise la perte de la moitié de sa force
vivante et plus encore de son matériel,
ainsi que de sa liberté de mouvements, ils
ont du moins réussi, par des contre-atta-
ques forcément improvisées, à maîtriser
suffisamment la situation pour éviter l'é-
crasement de la valeureuse armée anglaise.
Le général Foch, en tant que stratège, est
une personnalité cultivée. Ce n'est pas sans
raison que nous avons, depuis des années,
attiré l'attention sur ses remarquables ou-
vrages et nous sommes toujours tenté de
citer la conclusion de son ouvrage. : La con-
duite de la guerre, pour donner une idée
précise de son tempérament et de son atti-
tude de polémiste à l'égard de la stratégie
allemande, telle qu'il la conçoit. Il a su
faire preuve d'une volonté opiniâtre dans
cette guerre et montrer, dans des circons-
tances critiques, qu'il ne reconnaissait ja-
mais avoir perdu la bataille. Comme chef
du groupe des armées du Nord, en octobre
et novembre 1914, il affirma ses capacités
stratégiques en bouchant les fissures de
l'armée belge d'Ypres et de l'armée anglaise
de l'Yser et sauva French de la défaite
devant Ypres. Les vicissitudes de la guerre
de mouvement ramènent la lutte en ces
lieux et ces souvenirs de 1914 ont leur im-
portance pour établir aujourd'hui un juge-
ment sur Foch généralissime. Il serait tou-
tefois prématuré, en présence des expé-
dients qu'il a dû utiliser pour parer à la dé-
faillance du commandement anglais, d'en
tirer des conclusions touchant sa stratégie.
La perte du mont Kemmel, clé de la plaine
des Flandres, ne doit pas lui être - imputée.
Elle eût été une véritable catastrophe le
18 avril, lors de la défaite de la 2e armée
anglaise sur la Lys, alors que la 3e était
encore loin à l'Est, vers Passchendaele ;
cette catastrophe a pu être évitée par le
maintien de la position du Kemmel jus-
qu'au 25. On ne pouvait rien encore atten-
dre de plus. L'initiative stratégique est aux
mains des Allemands. — Il faut suivre les
opérations du front occidental avec d'au-
tant plus d'attention que Foch ne continue-
ra vraisemblablement point à se borner à
la parade. Le commandement allemand,
qui prise sans nul doute l'adversaire à sa
valeur, n'a pas, lui non plus, jeté encore
tous ses atouts. Rien ne dit que Hinden-
burg et Ludendorff s'en tiendront à l'exé-
cution servile d'un projet mûri dans ses
moindres détails : il faut bien plutôt sup-
poser que ces grands maîtres du jeu de
mouvements rapides comme l'éclair sau-
ront mettre leurs décisions en harmonie
avec le développement des faits. On ne
répétera point assez que l'envergure et la
portée des opérations sont encore trop
lointaines pour se laisser mesurer. Nous
sommes au printemps et c'est seulement en
automne que les fruits ont coutume de
mûrir. Que l'on n'oublie pas non plus que
les mots : « décision de la campagne » et
« fin de la guerre » n'ont pas toujours le
même sens ! - (H. Stegemann) Bund, 1.5.
Presse allemande. — SUR LA SOMME, les
troupes françaises continuent leur of-
fensive de dégagement. Elle ne leur
procure aucun avantage. Des deux cô-
tés de la Luce, elles ont vainement tenté de
percer les lignes allemandes. Il semble que
cette contre-offensive représente le « vaste
plan » du généralissime Foch, dont la pres-
se de l'Entente a beaucoup parlé depuis
quelques jours. On n'y découvre aucune
pensée originale, au point de vue des opé-
rations. C'est toujours l'ancienne méthode
qui consiste à attaquer de front avec de
puissants moyens. L'ennemi espérait que le
commandement allemand avait groupé le
gros de ses forces sur le front d'Ypres et
qu'il avait affaibli les autres secteurs. Au
cours des dernières années de guerre, les
Français ont ainsi toujours méconnu la si-
tuation exacte et ils n'ont pas su estimer
leur adversaire à sa juste valeur. Le passé
ne leur a rien appris. L'entrée en ligne des
Marocains — qui constituent la troupe de
choc de l'armée française — prouve que nos
ennemis voulaient obtenir un succès à tout
prix. Elle nous permet de conclure que Foch
a déjà entamé sérieusement ses réserves,
puisqu'il est forcé d'engager l'élite de ses
troupes d'assaut. Les troupes allemandes
sont dans une situation excellente, depuis
qu'elles ont repoussé les contre-attaques en-
nemies. Elle nous en ont donné la preuve
par leur activité spontanée, dans les toutes
premières lignes, qui leur a permis de net-
tSTÈHES nE LA GUEHBE
, RT 1>ES
l.PF A r '\Es ÉÏIIANGÈIŒS
i ---
Paris, 5 mai 1918.
I Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
GESTIONS MILITAIRES
p L'OFFENSIVE ALLEMANDE
6 suisse. — La France a envoyé au
^cauvg|CS Anglais quelques-unes de ses
Milieurps> 'd,1 vivons qui ont été poussées
étaYer les lignes anglaises affaiblies pour
étayer if eur résistance fléchissante. C'est
fiUx Frnçais' notamment, que fut confiée
défenSe de lu porte position du Kemmel,
qui est , au j ourd'hui aux mains des
n' as et leur a procuré un succès qui
J'oa pa seulement une importance militai-
tonnem.eUet, dans un de mes derniers can-
t en France (pays envahis), une
ff'unoni Seme disait : « Oui, les Allemands
rès forts * mais dès que les Français
fuii-e fi 1 v ('eur avance est arrêtée ». L'af-
('eux Kemmel va troubler l'opinion de
t'f'Uj 1 raisonnent ainsi, quand ils la con-
^iltronf• AMais les communiqués de Paris
gf'iln;:oUftlent mot pas plus que les télé-
fSde Londres, qui ne font pas al-
vision tà J evacuation d'une grande partie du
sai!l^u i t d'Ypres, à la suite des progrès al-
lorn
Se du if au s'ud-ouest de cette ville. La pri-
se du Kernnel a été suivie d'un temps d'ar-
gain n/i lCessaire pour assurer le nouveau
g;tin s Allemands sont arrivés, au sud
et- à p
Pent i111^, les troupes anglaises qui occu-
De nt la vIlle sont dans une situation peu
I"ble, car on ne voudra pas évacuer
de na de cœur ce symbole des premiers
de la jeune armée anglaise. Il fau-
1i!Ott cependant s'y résigner dès que la pres-
8i0n ^niande recommencera à s'exercer
veis j ^^T°r(^- — Malgré tout, il ne faut pas
des -Ild.re désorm.ais à un rapide progrès
des \nere nands : le terrain y oppose bien
trop ,. 0LstaGles et de plus, les Alliés dis-
posent de tous les moyens de fortification
e puissante artillerie, de telle sorte
(Jt)e ■] a Suerre de mouvement elle-même a
louiùlconservé une grande partie du ca-
ract1,1,, de la guerre de positions menée
jijsq^j a 'Présent. — Pour poursuivre l'offen-
l'et' allemande sur Amiens, il faudrait opé-
"el' Une attaque de bien plus grande en-
Vei'enre • en particulier, la partie un peu
Sont etrait des positions au nord de la
¡'qil'llYle devrait chercher à gagner du ter-
''air, ers l'Ouest. Il serait de peu de va-
Sr n Militaire 'de pousser une poche entre
lu § et le confluent de l'Avre, et cela
e
exigerait des sacrifices disproportionés
ee les résultats qu'on en pourrait atten-
d re* nien que ^'attique allemande du :?i. i,
s i la Somme, eût principalement le
f:o actere d'une démonstration, suivie de
c°1iih s d'une portée locale restreinte, cela
ecarte pas l'éventualité d'une nouvelle en-
100 rist plus considérable, à plus ou moins
é éance, sur le terrain entre Ar-
rasi m4 iniens et Montdidier-Noyon. — Les
pertes des Alliés sont sans conteste très éle-
vées et l'armée anglaise particulièrement a
souffert à un tel degré qu'une grande par-
tie ne doit certainement plus être considé-
rée comme en plein état de résistance, en
admettant même qu'il soit possible de com-
penser numériquement son déficit en hom-
mes. — L'armée française est loin d'avoir
souffert dans la même mesure. Quant aux
pertes allemandes, elles sont au-dessous
de ce que les Alliés ont annoncé, et nulle
part, je n'ai vu trace de masses de tombes
fraîches, qui seraient bien reconnaissables.
En tout cas. ils se trompent, ceux qui
croient les pertes des Allemands suffisan-
tes pour leur faire suspendre leurs atta-
ques. Divers indices me permettent d'affir-
mer que le commandement dispose de ré-
serves, dont la source n'est pas tarie et
qu'il lui est bien aisé de procéder à de nou-
velles et grandes surprises. — (Colonel Egli)
Basler Nachrichten, 30.4.
■ — Le général Foch a mis au jeu, dès
l'abord et sans marchander, sa précieuse
armée de réserve stratégique pour rétablir
le front anglais rompu, ainsi que sa liaison
avec le front français. Des mesures tacti-
ques de ce genre imposent au commande-
ment et à la troupe les tâches les plus
dures : elles exigent de lourds sacrifices
ainsi qu'un certain renoncement stratégi-
que. Les Français ont su répondre à ces
exigences. S'ils n'ont pu éviter à l'armée
anglaise la perte de la moitié de sa force
vivante et plus encore de son matériel,
ainsi que de sa liberté de mouvements, ils
ont du moins réussi, par des contre-atta-
ques forcément improvisées, à maîtriser
suffisamment la situation pour éviter l'é-
crasement de la valeureuse armée anglaise.
Le général Foch, en tant que stratège, est
une personnalité cultivée. Ce n'est pas sans
raison que nous avons, depuis des années,
attiré l'attention sur ses remarquables ou-
vrages et nous sommes toujours tenté de
citer la conclusion de son ouvrage. : La con-
duite de la guerre, pour donner une idée
précise de son tempérament et de son atti-
tude de polémiste à l'égard de la stratégie
allemande, telle qu'il la conçoit. Il a su
faire preuve d'une volonté opiniâtre dans
cette guerre et montrer, dans des circons-
tances critiques, qu'il ne reconnaissait ja-
mais avoir perdu la bataille. Comme chef
du groupe des armées du Nord, en octobre
et novembre 1914, il affirma ses capacités
stratégiques en bouchant les fissures de
l'armée belge d'Ypres et de l'armée anglaise
de l'Yser et sauva French de la défaite
devant Ypres. Les vicissitudes de la guerre
de mouvement ramènent la lutte en ces
lieux et ces souvenirs de 1914 ont leur im-
portance pour établir aujourd'hui un juge-
ment sur Foch généralissime. Il serait tou-
tefois prématuré, en présence des expé-
dients qu'il a dû utiliser pour parer à la dé-
faillance du commandement anglais, d'en
tirer des conclusions touchant sa stratégie.
La perte du mont Kemmel, clé de la plaine
des Flandres, ne doit pas lui être - imputée.
Elle eût été une véritable catastrophe le
18 avril, lors de la défaite de la 2e armée
anglaise sur la Lys, alors que la 3e était
encore loin à l'Est, vers Passchendaele ;
cette catastrophe a pu être évitée par le
maintien de la position du Kemmel jus-
qu'au 25. On ne pouvait rien encore atten-
dre de plus. L'initiative stratégique est aux
mains des Allemands. — Il faut suivre les
opérations du front occidental avec d'au-
tant plus d'attention que Foch ne continue-
ra vraisemblablement point à se borner à
la parade. Le commandement allemand,
qui prise sans nul doute l'adversaire à sa
valeur, n'a pas, lui non plus, jeté encore
tous ses atouts. Rien ne dit que Hinden-
burg et Ludendorff s'en tiendront à l'exé-
cution servile d'un projet mûri dans ses
moindres détails : il faut bien plutôt sup-
poser que ces grands maîtres du jeu de
mouvements rapides comme l'éclair sau-
ront mettre leurs décisions en harmonie
avec le développement des faits. On ne
répétera point assez que l'envergure et la
portée des opérations sont encore trop
lointaines pour se laisser mesurer. Nous
sommes au printemps et c'est seulement en
automne que les fruits ont coutume de
mûrir. Que l'on n'oublie pas non plus que
les mots : « décision de la campagne » et
« fin de la guerre » n'ont pas toujours le
même sens ! - (H. Stegemann) Bund, 1.5.
Presse allemande. — SUR LA SOMME, les
troupes françaises continuent leur of-
fensive de dégagement. Elle ne leur
procure aucun avantage. Des deux cô-
tés de la Luce, elles ont vainement tenté de
percer les lignes allemandes. Il semble que
cette contre-offensive représente le « vaste
plan » du généralissime Foch, dont la pres-
se de l'Entente a beaucoup parlé depuis
quelques jours. On n'y découvre aucune
pensée originale, au point de vue des opé-
rations. C'est toujours l'ancienne méthode
qui consiste à attaquer de front avec de
puissants moyens. L'ennemi espérait que le
commandement allemand avait groupé le
gros de ses forces sur le front d'Ypres et
qu'il avait affaibli les autres secteurs. Au
cours des dernières années de guerre, les
Français ont ainsi toujours méconnu la si-
tuation exacte et ils n'ont pas su estimer
leur adversaire à sa juste valeur. Le passé
ne leur a rien appris. L'entrée en ligne des
Marocains — qui constituent la troupe de
choc de l'armée française — prouve que nos
ennemis voulaient obtenir un succès à tout
prix. Elle nous permet de conclure que Foch
a déjà entamé sérieusement ses réserves,
puisqu'il est forcé d'engager l'élite de ses
troupes d'assaut. Les troupes allemandes
sont dans une situation excellente, depuis
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nemies. Elle nous en ont donné la preuve
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