Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-04-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 23 avril 1918 23 avril 1918
Description : 1918/04/23 (T8,N783). 1918/04/23 (T8,N783).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63384775
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
.-
ES DE LA GUERRE
JL ET DES
^hes étrangères
N° 783
Paris, 23 avril 1918.
n,
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
tp NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
V/V/l IL^Uil 1 I I qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
ZJ ——————————— de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
fr QUESTIONS MILITAIRES
3 OPERATIONS
L'offensive allemande. — « PROGRÈS A
I EST DE BAILLEUL » [sous ce titre]. — C'est
I * notre aile gauche d'attaque que nous
; ? ons remporté notre plus récent succès.
j '-'eS éléments de l'armée d'Arnim (qui a
! atttaqué le 10 avril, des deux côtés de War-
ï eon) s'étaient avancés jusqu'à une ligne
v qlli passait à l'est de Wytschaete et im-
médiatement à l'est de Wulverghem. L'en-
- nemi occupait, sur la crête des hauteurs
i HU'il nous avait enlevées en juin 1917, le ter-
elli" boulevèrsé, à cette époque, par de vio-
lentes explosions. Ces crètes (anciennement:
Ii °l'd-.e.st de Wytschaete, 58 mètres de haut ;
au sud-ouest de ce qui reste de ce village,
84 mètres, et à l'est de Wulverghem, 65
mèttres) dominent le flanc sud du saillant
1 { pres. Avant l'attaque anglaise de juin
1917 notre front passait sur ces crêtes. Nous
avons repris récemment la partie sud de
t'ê- ligne, la crête à l'est de Wulverghem.
l 11 coup de main vient de nous donner les
\'1 grands entonnoirs de la bataille de
Wyschaete en 1917 ». Il semble donc que
418 trou-pes aient inoccupé entièrement leur
ancienne ligne, bien qu'il soit impossible de
vonnr actuellement le tracé de notre nou-
u front. L'occupation des crêtes est étroi-
tement liée, au point de vue tactique, à la
prise d'assaut du village de Wulverghem
allée de la Douve) et des posilions anglai-
Ir SI qui viennent y aboutir de part et d'au-
tre Nous avons brisé ainsi le point d'appui
eo a ligne de barrage que le mont Kemmel
1 qéllstiluG..it pour les Anglais. Nous avons
désormais des vues sur la route Warneton-
Wulverghem-Nieuwekerke, et la position
-tç^mie sur la crête de Kemmel est direc-
tement exposée à une attaque du côté de-
'Ce f Ce succès, qui peut paraître insigni-
ee Ilt, a une importance considérable, par-
ce que la prise d'assaut des crêtes entre
lllel et Nieuwekerke met Bailleul dans
une situation critique. Le centre de gravité
situation critique. Le centre de gravité
de la défense anglaise, à l'aile nord du
:: a.l)llt de bataille, se trouve actuellement
dans cette localité, sérieusement menacée. —
Frankfurter Zeitung, 17.4.
ï
CL? a prise d'Helsingfors [OFFICIEL] - Un
wls brouillard, la glace, de très mauvai-
ses conditions de navigation ont rendu par-
ticulièrement difficile l'entrée de l'escadre
allde à Helsingfors. Pour permettre à
1os navires d'avancer, il fallut s'emparer,
a glace, de points d'appui importants.
du large d'Helsingfors l'escadre rencontra
le navire de guerre Piolr Véliki r« Pierre-
le Grand Il] et un grand transport russe
accompagné de brise-glaces et amenant des
mil j. ers de marins russes avec leurs famil-
les probablement en route pour Cronstadt.
navire de guerre salua l'escadre alle-
mande en hissant le pavillon blanc et
rouge, emblème de la neutralité. Les mê-
mes couleurs flottaient sur la forteresse
bien connue pour sa puissance et son im-
portance et sur les bâtiments de guerre
russes restés dans le port. Devant le phare
de Graharà, une large tache d'huile, ainsi
que des épaves de navires, marquaient le
lieu où, dès l'annonce de notre arrivée, on
avait fait sauter trois sous-marins anglais.
— Lorsque l'escadre allemande eut mouillé
dans le port. le corps expéditionnaire fut dé-
barqué très tard dans la soirée du 12 avril.
Ses premières pertes lui furent infligées
pendant le débarquement même par une
automobile de la garde rouge, qui, bien que
portant les insignes de la Croix-Rouge,
tirait sur nos troupes avec une mitrailleuse.
Les îlots de résistance principaux de la
garde rouge étaient presque exclusivement
à proximité du port, dans le palais du gou-
vernement. Le 13 avril de l'aube à midi,
notre corps de débarquement livra, en liai-
son avec lUne compagnie de chasseurs alle-
mands arrivée près du. port, de très durs
combats de rues, dans les quartiers situés
au nord et au sud de la rade. Les rouges
balayaient de leurs mitrailleuses le lieu de
débarquement et les alentours, ainsi que la
voie qui relie la place du marché du Port-
Sud à la presqu'île de Skatudden. Nos ma-
telots se heurtèrent sur ce point à une ré-
sistance particulière, la garde rouge ayant
occupéle palais du Sénat qui fait face à
la presqu'île. Un détachement d'environ
200 hommes, femmes et jeunes gens, ne
tarda pas à se rendre lorsque les pièces de
nos dragueurs de mines et de nos navires
convoyeurs entrèrent en action. Tandis que
les rouges qui s'étaient rendus levaient les
mains, leurs camarades tiraient sur eux
ainsi que sur les détachements allemands
qui les avaient faits prisonniers. — Vers
2 heures de l'après-midi nous avions brisé
la plus forte résistance. Les rouges se ren-
daient peu à peu. Leurs principaux chefs
se tenaient dans le palais du gouverneur
général, dans le Sénat et le palais impérial.
Les partisans de la garde blanche, accourus
en foule, furent armés. Ils seront très pré-
cieux pour finir de nettoyer la ville des
rouges qiuâ s'y cachent encore, pour ras-
sembler les armes capturées, pour assurer
le service de garde, etc. La belle ville d'Hel-
singfors, jusqu'à présent silencieuse et mor-
ne, se remplit bientôt d'une foule de per-
sonnes qui accueillent avec enthousiasme
nos matelots et nos chasseurs, leur jettent
des fleurs, les ravitaillent en pleine rue et
serrent la main de nos officiers pour les
remercier. La presse bourgeoise, muselée
depuis 2 mois, publie dès l'après-midi c e
notre arrivée des éditions spéciales avec
des déclarations enthousiastes à l'égard de
l'Allemagne. Les édifices publics et beau-
coup de maisons privées sont pavoisés :
plusieurs même ont arboré le drapeau alle-
mand. — Germania, 15.4 et autres journaux
allemands du 16.4.
« lie gros canon » [sous ce titre]. — De
Zurich, 9 avril. — Notre canon à longue
portée a fait en notre faveur une très sé-
rieuse propagande sur les bords du lac Lé-
man. Les gens de Lausanne et de Vevey
sont devenus tout à coup fort soucieux. Ils
se disent qu'un pareil canon pourrait très
facilement tirer par-dessus la Suisse, jus-
qu'en Savoie, sur la rive française du lac
de Genève, et qu'un tel instrument de guer.
re à Lorrach ou Wadshut, serait un mau-
vais voisin. L'imagination ne se représente
plus les limites de la portée d'un tel canon.
Il faut le reconnaître, cette création d'une
technique à la Jules Verne est un facteur
politique de premier ordre. Ainsi se réalise
sous une forme originale le vieil adage
militaire qui disait sagement : le dernier
mot est au canon. — Tag, 16.4.
ORGANISATION
Troupes italiennes en France.— La Cham-
bre a accueilli avec enthousiasme les dé-
clarations par lesquelles le chef du Gouver-
nement a annoncé l'envoi de troupes italien-
nes sur les champs ensanglantés de France.
Nous savions déjà qu'une telle décision avait
été prise par le Gouvernement ; mais la cen-
sure, et avec raison cette fois, nous avait
interdit d'en parler. M Orlando n'a donné
aucune précision, mais il a justement re-
marqué que le fait d'envoyer des renforts
italiens sur le front de France avait une si-
gnification toute particulière, puisqu'il avait
été décidé et accompli à un moment où l'on
considère une offensive autrichienne sur no-
tre front comme imminente. — Messaggero,
19.4. -
-1 La Chambre a acclamé la décision du v
Gouvernement d'envoyer des troupes en
France, et le pays l'accueillera certainement
avec satisfaction et fierté. Ce n'est pas seu-
lement un devoir de solidarité mais aussi
un très grand honneur pour l'Italie que d'ê-
tre présente sur les champs de bataille de
France où le bloc des Empires du Centre
tente l'effort suprême pour la domination du
monde. L'entrée de nos glorieux régiments
dans la bataille pour Amiens servira aussi
à réparer une conséquence peu désirable et
non prévue du précédent envoi en France de
forts contingents de nos soldats travail-
leurs. Si précieux que soient les services
rendus à la défense de la France par ces
troupes sans armes, leur rôle [deux lignes
et demie censurées] n'était pas, fait pour
élever notre prestige auprès des populations -
de la nation alliée. L'intervention de nos
divisions dans la bataille remédiera à cet
inconvénient. — (G. Bevione) Gazzetla del
Popolo, 19.4.
,.
— La collaboration permanente des trou-
pes alliées sur le front français, pouvait,
surtout depuis la nomination du généra'
Foch comme chef suprême, être considérée
comme un fait accompli ; sauf pour les
troupes italiennes. Cela était d'autant plus
ES DE LA GUERRE
JL ET DES
^hes étrangères
N° 783
Paris, 23 avril 1918.
n,
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
tp NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
V/V/l IL^Uil 1 I I qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
ZJ ——————————— de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
fr QUESTIONS MILITAIRES
3 OPERATIONS
L'offensive allemande. — « PROGRÈS A
I EST DE BAILLEUL » [sous ce titre]. — C'est
I * notre aile gauche d'attaque que nous
; ? ons remporté notre plus récent succès.
j '-'eS éléments de l'armée d'Arnim (qui a
! atttaqué le 10 avril, des deux côtés de War-
ï eon) s'étaient avancés jusqu'à une ligne
v qlli passait à l'est de Wytschaete et im-
médiatement à l'est de Wulverghem. L'en-
- nemi occupait, sur la crête des hauteurs
i HU'il nous avait enlevées en juin 1917, le ter-
elli" boulevèrsé, à cette époque, par de vio-
lentes explosions. Ces crètes (anciennement:
Ii °l'd-.e.st de Wytschaete, 58 mètres de haut ;
au sud-ouest de ce qui reste de ce village,
84 mètres, et à l'est de Wulverghem, 65
mèttres) dominent le flanc sud du saillant
1 { pres. Avant l'attaque anglaise de juin
1917 notre front passait sur ces crêtes. Nous
avons repris récemment la partie sud de
t'ê- ligne, la crête à l'est de Wulverghem.
l 11 coup de main vient de nous donner les
\'1 grands entonnoirs de la bataille de
Wyschaete en 1917 ». Il semble donc que
418 trou-pes aient inoccupé entièrement leur
ancienne ligne, bien qu'il soit impossible de
vonnr actuellement le tracé de notre nou-
u front. L'occupation des crêtes est étroi-
tement liée, au point de vue tactique, à la
prise d'assaut du village de Wulverghem
allée de la Douve) et des posilions anglai-
Ir SI qui viennent y aboutir de part et d'au-
tre Nous avons brisé ainsi le point d'appui
eo a ligne de barrage que le mont Kemmel
1 qéllstiluG..it pour les Anglais. Nous avons
désormais des vues sur la route Warneton-
Wulverghem-Nieuwekerke, et la position
-tç^mie sur la crête de Kemmel est direc-
tement exposée à une attaque du côté de-
'Ce f Ce succès, qui peut paraître insigni-
ee Ilt, a une importance considérable, par-
ce que la prise d'assaut des crêtes entre
lllel et Nieuwekerke met Bailleul dans
une situation critique. Le centre de gravité
situation critique. Le centre de gravité
de la défense anglaise, à l'aile nord du
:: a.l)llt de bataille, se trouve actuellement
dans cette localité, sérieusement menacée. —
Frankfurter Zeitung, 17.4.
ï
CL? a prise d'Helsingfors [OFFICIEL] - Un
wls brouillard, la glace, de très mauvai-
ses conditions de navigation ont rendu par-
ticulièrement difficile l'entrée de l'escadre
allde à Helsingfors. Pour permettre à
1os navires d'avancer, il fallut s'emparer,
a glace, de points d'appui importants.
du large d'Helsingfors l'escadre rencontra
le navire de guerre Piolr Véliki r« Pierre-
le Grand Il] et un grand transport russe
accompagné de brise-glaces et amenant des
mil j. ers de marins russes avec leurs famil-
les probablement en route pour Cronstadt.
navire de guerre salua l'escadre alle-
mande en hissant le pavillon blanc et
rouge, emblème de la neutralité. Les mê-
mes couleurs flottaient sur la forteresse
bien connue pour sa puissance et son im-
portance et sur les bâtiments de guerre
russes restés dans le port. Devant le phare
de Graharà, une large tache d'huile, ainsi
que des épaves de navires, marquaient le
lieu où, dès l'annonce de notre arrivée, on
avait fait sauter trois sous-marins anglais.
— Lorsque l'escadre allemande eut mouillé
dans le port. le corps expéditionnaire fut dé-
barqué très tard dans la soirée du 12 avril.
Ses premières pertes lui furent infligées
pendant le débarquement même par une
automobile de la garde rouge, qui, bien que
portant les insignes de la Croix-Rouge,
tirait sur nos troupes avec une mitrailleuse.
Les îlots de résistance principaux de la
garde rouge étaient presque exclusivement
à proximité du port, dans le palais du gou-
vernement. Le 13 avril de l'aube à midi,
notre corps de débarquement livra, en liai-
son avec lUne compagnie de chasseurs alle-
mands arrivée près du. port, de très durs
combats de rues, dans les quartiers situés
au nord et au sud de la rade. Les rouges
balayaient de leurs mitrailleuses le lieu de
débarquement et les alentours, ainsi que la
voie qui relie la place du marché du Port-
Sud à la presqu'île de Skatudden. Nos ma-
telots se heurtèrent sur ce point à une ré-
sistance particulière, la garde rouge ayant
occupéle palais du Sénat qui fait face à
la presqu'île. Un détachement d'environ
200 hommes, femmes et jeunes gens, ne
tarda pas à se rendre lorsque les pièces de
nos dragueurs de mines et de nos navires
convoyeurs entrèrent en action. Tandis que
les rouges qui s'étaient rendus levaient les
mains, leurs camarades tiraient sur eux
ainsi que sur les détachements allemands
qui les avaient faits prisonniers. — Vers
2 heures de l'après-midi nous avions brisé
la plus forte résistance. Les rouges se ren-
daient peu à peu. Leurs principaux chefs
se tenaient dans le palais du gouverneur
général, dans le Sénat et le palais impérial.
Les partisans de la garde blanche, accourus
en foule, furent armés. Ils seront très pré-
cieux pour finir de nettoyer la ville des
rouges qiuâ s'y cachent encore, pour ras-
sembler les armes capturées, pour assurer
le service de garde, etc. La belle ville d'Hel-
singfors, jusqu'à présent silencieuse et mor-
ne, se remplit bientôt d'une foule de per-
sonnes qui accueillent avec enthousiasme
nos matelots et nos chasseurs, leur jettent
des fleurs, les ravitaillent en pleine rue et
serrent la main de nos officiers pour les
remercier. La presse bourgeoise, muselée
depuis 2 mois, publie dès l'après-midi c e
notre arrivée des éditions spéciales avec
des déclarations enthousiastes à l'égard de
l'Allemagne. Les édifices publics et beau-
coup de maisons privées sont pavoisés :
plusieurs même ont arboré le drapeau alle-
mand. — Germania, 15.4 et autres journaux
allemands du 16.4.
« lie gros canon » [sous ce titre]. — De
Zurich, 9 avril. — Notre canon à longue
portée a fait en notre faveur une très sé-
rieuse propagande sur les bords du lac Lé-
man. Les gens de Lausanne et de Vevey
sont devenus tout à coup fort soucieux. Ils
se disent qu'un pareil canon pourrait très
facilement tirer par-dessus la Suisse, jus-
qu'en Savoie, sur la rive française du lac
de Genève, et qu'un tel instrument de guer.
re à Lorrach ou Wadshut, serait un mau-
vais voisin. L'imagination ne se représente
plus les limites de la portée d'un tel canon.
Il faut le reconnaître, cette création d'une
technique à la Jules Verne est un facteur
politique de premier ordre. Ainsi se réalise
sous une forme originale le vieil adage
militaire qui disait sagement : le dernier
mot est au canon. — Tag, 16.4.
ORGANISATION
Troupes italiennes en France.— La Cham-
bre a accueilli avec enthousiasme les dé-
clarations par lesquelles le chef du Gouver-
nement a annoncé l'envoi de troupes italien-
nes sur les champs ensanglantés de France.
Nous savions déjà qu'une telle décision avait
été prise par le Gouvernement ; mais la cen-
sure, et avec raison cette fois, nous avait
interdit d'en parler. M Orlando n'a donné
aucune précision, mais il a justement re-
marqué que le fait d'envoyer des renforts
italiens sur le front de France avait une si-
gnification toute particulière, puisqu'il avait
été décidé et accompli à un moment où l'on
considère une offensive autrichienne sur no-
tre front comme imminente. — Messaggero,
19.4. -
-1 La Chambre a acclamé la décision du v
Gouvernement d'envoyer des troupes en
France, et le pays l'accueillera certainement
avec satisfaction et fierté. Ce n'est pas seu-
lement un devoir de solidarité mais aussi
un très grand honneur pour l'Italie que d'ê-
tre présente sur les champs de bataille de
France où le bloc des Empires du Centre
tente l'effort suprême pour la domination du
monde. L'entrée de nos glorieux régiments
dans la bataille pour Amiens servira aussi
à réparer une conséquence peu désirable et
non prévue du précédent envoi en France de
forts contingents de nos soldats travail-
leurs. Si précieux que soient les services
rendus à la défense de la France par ces
troupes sans armes, leur rôle [deux lignes
et demie censurées] n'était pas, fait pour
élever notre prestige auprès des populations -
de la nation alliée. L'intervention de nos
divisions dans la bataille remédiera à cet
inconvénient. — (G. Bevione) Gazzetla del
Popolo, 19.4.
,.
— La collaboration permanente des trou-
pes alliées sur le front français, pouvait,
surtout depuis la nomination du généra'
Foch comme chef suprême, être considérée
comme un fait accompli ; sauf pour les
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