Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-04-07
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 07 avril 1918 07 avril 1918
Description : 1918/04/07 (T8,N767). 1918/04/07 (T8,N767).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63384619
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
DE LA GUERRE
VT DEs
'II«ES £TIIANGÈRES
N° 767
Paris, 7 avril 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
u ESTIONS militaiees
PrSSe anî,ENSIVE ALLEMANDE
,',tll¡l!lllglalSe. - La tendance du haut
J!II. II)' nlent allemand est d'allonger son
:"[ dIS a,, d d'A t e
Ili,tis 'lord, 'autour l'iras notre
'Il, l\)¡é t rneu OLls s'r Henry Horne a
::¡J¡li ^11 JéuS'S'i te de ce projet, tandis
"v la sud tous les assauts de l'en-
":i"i. '"t été ÏÏn USf'S et (ïiu,'au sud de la
~.,, ¡Il(' Olltrt'-ïttta ue bien conduite a
'!"C Cunf n ] aque bien conduite a
* ; Wm™ ands de quelques-uns de
Le secteur uritannique, depuis
'-'' jours
niie tendance à se stabi-
:'i(* >v a merue des informations parti-
qui Unr. que l'ennemi creuse
ees a s certaines parties du
■ ;!t(°st nenf tre pour attendre l'arrivée
renforts en et en ,['II"serves avant
v 1 U^lUmencoii
le combat. L'ennemi a
, ('l !e-.. "VU üCLlon au nord de la
('t les if oug'Ueu«es attaques en-
'l|lfk'\ Par ri
rats u Albert PUIssantes forces alle-
¡la ',lbe'l't, ù 1 Anas et sur d'autres
l)0US ernpèchent de croire que ce
qu.edes attaques purement dé-
'u
f. s
,; q tl:' Ces att,,,, es ont trop de
- de ChnsIOn.s allemandes ont
I" fi fiée^ POur nous permettre de
Ut>rer wv[-llne autre chose qu'une
, !fi nt nlî^'Pa1 d'attaque. — (Co-
1 tir lr,Ston) j M"r'nng Post, 1.4,
rns à la fois sociales et
t l' 1 faut que l'Allemagne termi-
? ffuprr ces raisons pour-
'i .!;t bic n êtrni impérieuses que nous
!" Ws à mémo V le savoir. Le coup
•voi lHe derm
:', aIr l fi derOlère était destiné à faire
H K finf. i Il a lamentablement man-
but
: r'i. l 't'¡ fi dVÕilf't> ïla même pas obligé les
■ ^i\; ls ;arHép U;Ul'S intentions en ce qui
e de réserve dont l'inac-
e$t*lrlietmacatnp riJ °S?uPe énormément les
ail ernalids. Tandis que l'arme des
:rJuÙ ¡Jill' 1 cte, tous les cris de victoire
■>\ , ,r les Allemands sombrent dans
par un suiccès militaire, on
lr|iDrv S6rie p\; à 1, opinion publiqu,e ai-
il ? 8 da défaite militaire, ce
i * h ;aU(ira' hf»nf ÏÎL point un facteur avec
"! r compter. A moins que
Pari sérieusement déçus dans
,(Je '1Ges l'
6 x RÙPÎ.2 tensive aura pour effet
t !,d,) [j erre et non de la prolon-
V JAews, 1-4.
ii e); tqhenn t-N
,;1,1 t e. - D'après des informa-
1:'1 !llll' III a.PParaît aujourd'hui cer-
f va ? r
r front d'attaque les Alle-
t massé plus de 5.000 canons.
Ne est cdhSaan fîUe division d'infanterie
:t-15 77>oQpSe8 Ad un régimE-nt d'artil-
et tr ae 'à neuf batten'es dont
0 u usi,e^s légers de 105.
le reçoii t en outre de l'artillerie
Xn >9intit savant !.es
» en ¡té variable suivant les
? al une batterie de
6 ri e 150 et deux ou trois de 210.
Depuis le début de mars, l'artillerie de cha-
que division allemande d'assaut dans la ré-
gion de Saint-Quentin a été pourvue de 15
batteries de campagne, de quatre pièces
chacune, et quelquefois de plus, et de 18 à
20 batteries d'artillerie lourde dont la moitié
appartenait à des bataillons de nouvelle for-
mation, armés de matériel nouveau. En
somme, plus de 5.000 pièces étaient en bat-
terie sur les 80 kilomètres de front tenus
par 40 divisions, ce qui signifie 20 batteries
par kilomètre, sans compter les grosses
pièces à longue portée de 150, 240, 270 et
plus qui se trouvaient en arrière et devaient
appuyer l'assaut. — Gazzetta del Popolot
2.4. ,
— La griffe allemande tendue vers Amiens
et vers le centre de l'offensive semble se
paralyser toujours plus. La lutte prend
donc lentement son développement nor-
mal, se transformant graduellement d'une
bataille de mouvement en une bataille de
positions, arrachant ainsi à J'ennemi
l'avantage qu'il avait conquis dans son
premier choc. Divers indices montrent que
l'ennemi épuisé par son effort vainement
accompli dans le but de briser notre défen-
sive commune, recherche aujourd'hui une
victoire par la manœuvre. Il concentre
d'importantes masses sur ses flancs d'at-
taque qui peuvent se prêter à un mouve-
ment tournant destiné à séparer l'armée
anglaise de l'arméle française. 03 pro-
gramme est rendu toujours plus difficile
par la consolidation progressive de nos
lignes et par la possibilité que l'attitude
actuelle de l'ennemi nous fournit de concen-
trer les réserves nécessaires aux points
stratégiques où sa manœuvre pourrait le
plus facilement se développer. En outre, les
pertes vaines et sanglantes subies par l'en-
nemi dans les tentatives de percée de ces
deux derniers jours ont définitivement éle-
vé le moral des troupes britanniques qui
ne furent jamais si calmes, si confiantes et
si en forme pour le combat. — (Gino
Calza-Bedolo) Giornale d'Ilalia, 4.4.
Presse hollandaise. — Une interruption
ou même un ralentissement dans la mar-
che en avant de la phalange allemande, se-
rait très dangereux pour elle. Une armée
qui attaque ne peut pas toujours avancer,
car tout effort humain a ses mîmes, mma
une offensive doit être menée précipitam-
ment et sans pauses, et ne finir qu'au mo-
ment où la ligne de bataille ennemie ou la
liaison entre les armées alliées est brisée.
Sans cela on risque d'échouer en vue du
port. Si les armées du kaiser ne réussis-
sent pas de cette façon, l'offensive du prin-
temps 1918 sera le plus grand des fiascos
militaires dans une guerre qui est déià
fort riche en échecs de ce genre.
Nieuwe Courant, 30.3.
Presse espagnole. — La situation des
lignes anglaises a ceci de désavantageux
qu'un échec pourrait entraîner un désastre
irréparable. Or. lorsqu'une armée combat
sous une menace aussi angoissante, tous
ses mouvements, même les plus héroï-
ques, semblent inspirés par la peur. La
rupture peut se produire ; bien plus elle
doit se produire fatalement à moins que
des réserves françaises, en quantité consi
dérable, n'accourent rapidement au secours
d'Amiens. Cette rupture provoquerait la
perte radicale de l'armée belge et des con-
tingents anglais qui sont unis à elle —
Les circonstances actuelles prouvent l'impé-
rieuse nécessité d'un commandement uni-
que. Les Alliés l'ont compris bien tard, et
les Anglais sont sur le point de payer cher
leur obstination à ne pas ArimAIt"", n
subordination à des généraux étrangers.
Mais il ne servirait de rien que les généza ux
anglais et français fussent unis par le rnê-
me désir de vaincre, si on n'avait pas dési-
gne déjà un chef responsable, attentif à tou-
tes les péripéties de la lutte. C'est lui qui
fera apparaître derrière les lignes anglaises
ces troupes de soutien sans lesquelles le
désastre était imminent. Le général Foch
prend le commandement dans des circons
tances bien critiques. Les soldats français,
en fermant les passages des vallées de
l'Avre et de l'Oise, suffisent à contenir t
poussée allemande. Une offensive violente,
irrésistible, exécutée présentement par des
roupes françaises, pourrait rétablir la si
nation. Si elle n'a pas lieu, si on perd du
temps et qu'une autre masse germanique
soit lancee comme une trombe sur la bar-
rière de Montdidier, la seconde phase de
la bataille donnera la victoire aux Alle
mands. Foch peut être le chef qui sauve la *
situation ou qui la compromette irréparable-
ment. — Imparcial, 31.3.
Presse allemande : « LES EFFETS DE LA
PERCÉE » [sous ce titre]. - Seuls les lecteurs
superficiels de nos communiqués peuvent
croire à un certain temps d'arrêt dans
notre offensive. Les lecteurs avertis lisent
entre les lignes que les combats livrés ac-
tuellement à l'Ouest sont l'exploitation et la
répercussion de notre avance irrésistible de
huit jours après notre percée de la ligne
Arras-La Fère. Les communiqués ennemis
donnent une impression tout autre que celle
d'un arrêt dans notre offensive. Le corres-
pondant de l'agence Reuter lui-même rap-
porte qu'on ne constate aucun signe de fai-
blesse dans la puissante offensive des Ait
mands sur Amiens. Nous conseillons à tous
ceux qui croient à un ralentissement dans
les opérations au nord de la Somme d'at-
tendre avec confiance la suite des événe-
ments. - Ce temps d'arrêt nous donne au
contraire la garantie que nous exploitons
les succès que nous venons de remporter
que nous sommes résolus à poursuivre l'of-
fensive avec touie notre énergie. Il faut
pour cela que toutes nos réserves et toutes
nos ressources soient Prêtes à intervenir
dans la lutte. Nous avons jeté la perturba-
tion chez nos ennemis. Il semble que toutes
leurs troupes sont en mouvement. Ils ont
retiré de leurs quartiers d'hiver les troupes
VT DEs
'II«ES £TIIANGÈRES
N° 767
Paris, 7 avril 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
u ESTIONS militaiees
PrSSe anî,ENSIVE ALLEMANDE
,',tll¡l!lllglalSe. - La tendance du haut
J!II. II)' nlent allemand est d'allonger son
:"[ dIS a,, d d'A t e
Ili,tis 'lord, 'autour l'iras notre
'Il, l\)¡é t rneu OLls s'r Henry Horne a
::¡J¡li ^11 JéuS'S'i te de ce projet, tandis
"v la sud tous les assauts de l'en-
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~.,, ¡Il(' Olltrt'-ïttta ue bien conduite a
'!"C Cunf n ] aque bien conduite a
* ; Wm™ ands de quelques-uns de
Le secteur uritannique, depuis
'-'' jours
niie tendance à se stabi-
:'i(* >v a merue des informations parti-
qui Unr. que l'ennemi creuse
ees a s certaines parties du
■ ;!t(°st nenf tre pour attendre l'arrivée
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v 1 U^lUmencoii
le combat. L'ennemi a
, ('l !e-.. "VU üCLlon au nord de la
('t les if oug'Ueu«es attaques en-
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rats u Albert PUIssantes forces alle-
¡la ',lbe'l't, ù 1 Anas et sur d'autres
l)0US ernpèchent de croire que ce
qu.edes attaques purement dé-
'u
f. s
,; q tl:' Ces att,,,, es ont trop de
- de ChnsIOn.s allemandes ont
I" fi fiée^ POur nous permettre de
Ut>rer wv[-llne autre chose qu'une
, !fi nt nlî^'Pa1 d'attaque. — (Co-
1 tir lr,Ston) j M"r'nng Post, 1.4,
rns à la fois sociales et
t l' 1 faut que l'Allemagne termi-
? ffuprr ces raisons pour-
'i .!;t bic n êtrni impérieuses que nous
!" Ws à mémo V le savoir. Le coup
•voi lHe derm
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H K finf. i Il a lamentablement man-
but
: r'i. l 't'¡ fi dVÕilf't> ïla même pas obligé les
■ ^i\; ls ;arHép U;Ul'S intentions en ce qui
e de réserve dont l'inac-
e$t*lrlietmacatnp riJ °S?uPe énormément les
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:rJuÙ ¡Jill' 1 cte, tous les cris de victoire
■>\ , ,r les Allemands sombrent dans
par un suiccès militaire, on
lr|iDrv S6rie p\; à 1, opinion publiqu,e ai-
il ? 8 da défaite militaire, ce
i * h ;aU(ira' hf»nf ÏÎL point un facteur avec
"! r compter. A moins que
Pari sérieusement déçus dans
,(Je '1Ges l'
6 x RÙPÎ.2 tensive aura pour effet
t !,d,) [j erre et non de la prolon-
V JAews, 1-4.
ii e); tqhenn t-N
,;1,1 t e. - D'après des informa-
1:'1 !llll' III a.PParaît aujourd'hui cer-
f va ? r
r front d'attaque les Alle-
t massé plus de 5.000 canons.
Ne est cdhSaan fîUe division d'infanterie
:t-15 77>oQpSe8 Ad un régimE-nt d'artil-
et tr ae 'à neuf batten'es dont
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le reçoii t en outre de l'artillerie
Xn >9intit savant !.es
» en ¡té variable suivant les
? al une batterie de
6 ri e 150 et deux ou trois de 210.
Depuis le début de mars, l'artillerie de cha-
que division allemande d'assaut dans la ré-
gion de Saint-Quentin a été pourvue de 15
batteries de campagne, de quatre pièces
chacune, et quelquefois de plus, et de 18 à
20 batteries d'artillerie lourde dont la moitié
appartenait à des bataillons de nouvelle for-
mation, armés de matériel nouveau. En
somme, plus de 5.000 pièces étaient en bat-
terie sur les 80 kilomètres de front tenus
par 40 divisions, ce qui signifie 20 batteries
par kilomètre, sans compter les grosses
pièces à longue portée de 150, 240, 270 et
plus qui se trouvaient en arrière et devaient
appuyer l'assaut. — Gazzetta del Popolot
2.4. ,
— La griffe allemande tendue vers Amiens
et vers le centre de l'offensive semble se
paralyser toujours plus. La lutte prend
donc lentement son développement nor-
mal, se transformant graduellement d'une
bataille de mouvement en une bataille de
positions, arrachant ainsi à J'ennemi
l'avantage qu'il avait conquis dans son
premier choc. Divers indices montrent que
l'ennemi épuisé par son effort vainement
accompli dans le but de briser notre défen-
sive commune, recherche aujourd'hui une
victoire par la manœuvre. Il concentre
d'importantes masses sur ses flancs d'at-
taque qui peuvent se prêter à un mouve-
ment tournant destiné à séparer l'armée
anglaise de l'arméle française. 03 pro-
gramme est rendu toujours plus difficile
par la consolidation progressive de nos
lignes et par la possibilité que l'attitude
actuelle de l'ennemi nous fournit de concen-
trer les réserves nécessaires aux points
stratégiques où sa manœuvre pourrait le
plus facilement se développer. En outre, les
pertes vaines et sanglantes subies par l'en-
nemi dans les tentatives de percée de ces
deux derniers jours ont définitivement éle-
vé le moral des troupes britanniques qui
ne furent jamais si calmes, si confiantes et
si en forme pour le combat. — (Gino
Calza-Bedolo) Giornale d'Ilalia, 4.4.
Presse hollandaise. — Une interruption
ou même un ralentissement dans la mar-
che en avant de la phalange allemande, se-
rait très dangereux pour elle. Une armée
qui attaque ne peut pas toujours avancer,
car tout effort humain a ses mîmes, mma
une offensive doit être menée précipitam-
ment et sans pauses, et ne finir qu'au mo-
ment où la ligne de bataille ennemie ou la
liaison entre les armées alliées est brisée.
Sans cela on risque d'échouer en vue du
port. Si les armées du kaiser ne réussis-
sent pas de cette façon, l'offensive du prin-
temps 1918 sera le plus grand des fiascos
militaires dans une guerre qui est déià
fort riche en échecs de ce genre.
Nieuwe Courant, 30.3.
Presse espagnole. — La situation des
lignes anglaises a ceci de désavantageux
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irréparable. Or. lorsqu'une armée combat
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ses mouvements, même les plus héroï-
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rupture peut se produire ; bien plus elle
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dérable, n'accourent rapidement au secours
d'Amiens. Cette rupture provoquerait la
perte radicale de l'armée belge et des con-
tingents anglais qui sont unis à elle —
Les circonstances actuelles prouvent l'impé-
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que. Les Alliés l'ont compris bien tard, et
les Anglais sont sur le point de payer cher
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Mais il ne servirait de rien que les généza ux
anglais et français fussent unis par le rnê-
me désir de vaincre, si on n'avait pas dési-
gne déjà un chef responsable, attentif à tou-
tes les péripéties de la lutte. C'est lui qui
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ces troupes de soutien sans lesquelles le
désastre était imminent. Le général Foch
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tances bien critiques. Les soldats français,
en fermant les passages des vallées de
l'Avre et de l'Oise, suffisent à contenir t
poussée allemande. Une offensive violente,
irrésistible, exécutée présentement par des
roupes françaises, pourrait rétablir la si
nation. Si elle n'a pas lieu, si on perd du
temps et qu'une autre masse germanique
soit lancee comme une trombe sur la bar-
rière de Montdidier, la seconde phase de
la bataille donnera la victoire aux Alle
mands. Foch peut être le chef qui sauve la *
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ment. — Imparcial, 31.3.
Presse allemande : « LES EFFETS DE LA
PERCÉE » [sous ce titre]. - Seuls les lecteurs
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croire à un certain temps d'arrêt dans
notre offensive. Les lecteurs avertis lisent
entre les lignes que les combats livrés ac-
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répercussion de notre avance irrésistible de
huit jours après notre percée de la ligne
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donnent une impression tout autre que celle
d'un arrêt dans notre offensive. Le corres-
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mands sur Amiens. Nous conseillons à tous
ceux qui croient à un ralentissement dans
les opérations au nord de la Somme d'at-
tendre avec confiance la suite des événe-
ments. - Ce temps d'arrêt nous donne au
contraire la garantie que nous exploitons
les succès que nous venons de remporter
que nous sommes résolus à poursuivre l'of-
fensive avec touie notre énergie. Il faut
pour cela que toutes nos réserves et toutes
nos ressources soient Prêtes à intervenir
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tion chez nos ennemis. Il semble que toutes
leurs troupes sont en mouvement. Ils ont
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