Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-01-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 janvier 1918 12 janvier 1918
Description : 1918/01/12 (T8,N682). 1918/01/12 (T8,N682).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6338376d
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
ISTÈRES DE LA GUERRE
(E.-M. A.. 2- B:11l)
ET DES
EFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 682
Paris, 12 janvier 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Situation générale. - PRESSE ALLEMANDE:
La véritable r,Üson de l'arrêt qui se pro-
duit actuellement sur les champs de ba-
taille les plus importants est peut-être
l'espoir secret de nos adversaires que la
paix est dans l'air. On la croit toute pro-
che. Cet espoir pourra être déçu. La guerre
a révélé que la marche des événements
n'est presque jamais telle qu'on l'aviait
pensé. Le Bund de Berne dit très juste-
ment : « Si la guerre mondiale entre dans
cette période la plus supglante de toutes
avant qu'on n'y mette un terme, la dé-
tresse universelle prendra des proportions
inouïes ». La responsabilité des hommes
d'Etat des Puissances occidentales devient
énorme. Ils veulent jS £ r leur va-tout
comme l'indique la mesure qu'ils vienneut
de prendre au sujet du service militaire
obligatoire. L'Allemagne et ses alliés atten-
dent avec calme et résolution les événe
ments. Nos frères Turquie dé-
gagés du côté russe, tourneront leurs ar-
mes contre l'Angeleterre, leur principal en-
nemi. La situation pourra bien alors chan-
ger de fond en comble sur le front du Si-
nai et dans la vallée du e-Mi-
la fin de l'année a été marquée sur les
deux rives de la Brenta par des rencontres
tactiques nous certaine importance. Jus-
qu'à Noël nous avions progressé dans les
contreforts sud des dolomites. Il semblait
que nous n'avions plus qu'un effort à faire
pour atteindre toute la crête de la monta-
gne, qui limite au Nord la plaine basse de
la Vénétie. Les rigueurs de l'hiver, les dif-
ficultés de la marche dans ce dédale de
montagnes ont fait ressembler notre pro-
d'un tunnuel. Il
n'y avait plus qu'une mince couche de ter-
rain à enlever, pour que la percée fût com-
plèle. Nos tronpes ont occupé sur la der-
nière crête transversale (le mont Tomba)
les quatre points d'appui installés par les
Italiens, depuis l'offensive autricihienne de
mai 1916 et qu'ils n'avaient cessé de forti-
fier. - Ce travail était achevé le 25 dé-
cembre. Notre ravitaillement en vivres et
en munitions n'avait pu se faire qu'au prix
des plus grands efforts. Les Italiens étaient
commodément reliés à leurs dépôts et à
leurs centres de ravitaillement. Dans la
dernière semaine de l'année nous avons
appris que les Italiens avaient repris une
partie des positions du Tomba. Nous avons
su ensuite que cette contre-attaque avait
été faite par les Français. Les Italiens eux-
mêmes ont repris, le 31 décembre à Zen-
son, la tête de pont sur la Piave que nos
troupes avaient évacuée auparavant à l'insu
de 1 bombard Cette position non défendue a
été bombardée pendant quatre jours. C'est
ce que l'ennemi appelle rire une « conquête )J.
C'est une modification locale du front; elle
n'a aucune importance. Il est à prévoir que
$
ce léger revers subi au mont Tomba par
nos alliés sera bientôt suivi d'une revanche,
car le communiqué autrichien parle de con-
tre-mesures qui auraient déjà été prises.
Ce qui est certain, c'est que, sur tous les
théâtres des opérations, à l'Ouest et au
Sud les esprits sont surexcités et attendent.
(Von Ardenne) Magdeburgische eitung,
Front occidental. Le transfert des di-
visions et de l'artillerie ennemies du front
russe vers l'Ouest continue toujours. Les
Allemands se prévalent de l'avantage qu'ils
ont d'occuper la plus grande partie de la
ligne Hindenburg construite avec tout le
temps, tandis que )s Alliés, ayant avancé
dans presque tous les secteurs, ont eu seu-
lement peu de mois devant eux pour pré-
parer leur système de défense. Mais ce fait
perd beaucoup - de sa valeur, si l'on consi-
dère que les lignes actuelles des Alliés se
trouvent sur des positions naturelles d'e
première importance, assez favorables pour
faire face à une offensive puissante et ca-
pables de rendre fort coûteuse la bataille
que l'ennemi engagerait. - Resto del
Carlino, 8.1. -
EFFECTIFS
Royaume-Uni. - Nous rejetons comme
absolument impraticable le projet visant à
l'introduction du service obligatoire en Ir-
lande. Ce serait folie. Mais il doit y avoir
en Irlande des milliers d'hommes qui se-
raient heureux de gagner de bons salaires
dans nos usines de munitions, dans nos
chantiers, dans nos chemins de fer. Jusqu'à
présent, on n'a apparemment fait aucun ef-
fort sél'if-ux pour montrer aux Irlandais les
fort sériéux pour montrer aux Irlandais les
débouchés qu'ils pourraient trouver actuelle-
ment sur le marché du travail en Grande-
Bretagne. — (Ed.) Daily Chronicle, 5.1.
— ■
POLITIQUE GÉNÉRALE
- ET DIPLOMATIE
L'indépendance de la Finlande. —
PRESSE ANGLAISE: La Suède, puis la France,
et maintenant l'Allemagne ont reconnu
l'indépendance de la Finlande. La France
désire se faire un ami du nouvel Etat. L'Al-
lemagne veut renforcer des liens qui ont
été étroits pendant cette guerre. La Suède
aspire à renouer ses intimes relations d'au-
trefois, quoique sous une forme nouvelle.
Les imperialistes suédois ont fait campa-
gne en faveur d'une demande de cession
par la Finlande des Iles Aland. D'autres,
moins exigeants, ont parlé d'une Ligue
économique des pays Scandinaves, qui
comprendrait la Finlande. Mais il faut te-
nir compte des divisions de celle-ci. Si les
éléments conservateurs sont naturellement
portés vers leurs amis de Suède et d'Alle-
magne, les éléments radicaux inclinent au
contraire vers les révolutionnaires de - Rus-
sie. Et numériquement ces derniers sont
les plus forts, et trouveront dans la nou-
velle indépendance de leur pays une liberté
d'action qui leur fut déniée jusqu'à présent.
La Finlande est en tout cas ia première
province que la guerre fait définitivement
perdre à la Russie. Que la Lithuanie, la
Courlande. la Livonie et l'Esthonie de-
viennent indépendantes ou soient annexées
par l'Allemagne, la Russie, privée de toute
sortie sur la Baltique sauf aux environs de
Pétrograd, verra annihilée l'œuvre trois
fois centenaire de ses souverains. Si
l'Ukraine elle-même s'en détache, la. Rus-
sie, avec Moscou pour capitale, sera de
nouveau rejetée vers l'Asie. L'histoire mo-
derne n'offre pas d'exemple comparable
d'un tel déplacement de puissance. — (Ed.)
Manchester Guardian, 8.1.
PRESSE ALLEMANDE. — Le Gouvernement
russe ayant déclaré qu'il était prêt à re-
connaître immédiatement l'indépendance de
la Finlande, dès qu'il serait en possession
d'une requête officielle des Finlandais à
cette fin, et le Gouvernement finlandais
ayant fait à Pétrograd une démarche qui
fut accueillie avec empressement, l'Empe-
reur d'Allemagne a chargé, en date du 4.1,
le chancelier impérial de signifier, au nom
de l'Empire allemand, aux membres de la
délégation finlandaise présente à Berlin, la
reconnaissance de la République finlan-
daise. Le comte Hertling a reçu, le 6.1, les
trois plénipotentiaires, et leur a fait, en
présence du sous-secrétaire d'Etat von
dem Busche, la déclaration pour laquelle il
avait reçu pouvoir.Norddeutsche Allgemeine
Zeitung, 7.1.
CONDITIONS DE PAIX
Le disoours de M. Lloyd George aux délé-
gués des Trade-Unions [5.1]. — PRESSE
ANGLAISE : A la vérité le président du Con-
seil a adopté sans réserve les phrases les
plus ultra-modernes des maximalistes et il
a montré qu'elles ne sont que l'exposé sous
une forme nouvelle des idées et des inten-
tions de la Grande-Bretagne et de l'Empire.
Rien ne saurait être plus simple ou plus
démocratique que les buts de guerre bri-
tanniques tels que les a exposés M. Lloyd
George ; ainsi qu'il l'a prudemment déclaré,
il a parlé avec l'approbation du chef de
l'opposition et, autant que l'on peut s'en
rendre compte, d'accord avec l'opinion des
hommes d'Etat des Dominions. Beaucoup
de gens se demanderont : Ce discours nous
rapproche-t-il de la paix ? Ils peuvent ré-
pondre à leur question en se rappelant ce
pourquoi nous combattons et ce que veut
l'Allemagne Les deux buts sont opposés
1 un à l'autre — aussi distants que les Pô-
les, aussi irréconciliables dans leur con-
traste que le noir et le blanc — et cependant
il appartient à l'ennemi de remplacer la
guerre par la paix en abandonnant ses buts
de guerre. Que nous en arrivions là par
l'abandon des ambitions allemandes ou par
(E.-M. A.. 2- B:11l)
ET DES
EFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 682
Paris, 12 janvier 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Situation générale. - PRESSE ALLEMANDE:
La véritable r,Üson de l'arrêt qui se pro-
duit actuellement sur les champs de ba-
taille les plus importants est peut-être
l'espoir secret de nos adversaires que la
paix est dans l'air. On la croit toute pro-
che. Cet espoir pourra être déçu. La guerre
a révélé que la marche des événements
n'est presque jamais telle qu'on l'aviait
pensé. Le Bund de Berne dit très juste-
ment : « Si la guerre mondiale entre dans
cette période la plus supglante de toutes
avant qu'on n'y mette un terme, la dé-
tresse universelle prendra des proportions
inouïes ». La responsabilité des hommes
d'Etat des Puissances occidentales devient
énorme. Ils veulent jS £ r leur va-tout
comme l'indique la mesure qu'ils vienneut
de prendre au sujet du service militaire
obligatoire. L'Allemagne et ses alliés atten-
dent avec calme et résolution les événe
ments. Nos frères Turquie dé-
gagés du côté russe, tourneront leurs ar-
mes contre l'Angeleterre, leur principal en-
nemi. La situation pourra bien alors chan-
ger de fond en comble sur le front du Si-
nai et dans la vallée du e-Mi-
la fin de l'année a été marquée sur les
deux rives de la Brenta par des rencontres
tactiques nous certaine importance. Jus-
qu'à Noël nous avions progressé dans les
contreforts sud des dolomites. Il semblait
que nous n'avions plus qu'un effort à faire
pour atteindre toute la crête de la monta-
gne, qui limite au Nord la plaine basse de
la Vénétie. Les rigueurs de l'hiver, les dif-
ficultés de la marche dans ce dédale de
montagnes ont fait ressembler notre pro-
d'un tunnuel. Il
n'y avait plus qu'une mince couche de ter-
rain à enlever, pour que la percée fût com-
plèle. Nos tronpes ont occupé sur la der-
nière crête transversale (le mont Tomba)
les quatre points d'appui installés par les
Italiens, depuis l'offensive autricihienne de
mai 1916 et qu'ils n'avaient cessé de forti-
fier. - Ce travail était achevé le 25 dé-
cembre. Notre ravitaillement en vivres et
en munitions n'avait pu se faire qu'au prix
des plus grands efforts. Les Italiens étaient
commodément reliés à leurs dépôts et à
leurs centres de ravitaillement. Dans la
dernière semaine de l'année nous avons
appris que les Italiens avaient repris une
partie des positions du Tomba. Nous avons
su ensuite que cette contre-attaque avait
été faite par les Français. Les Italiens eux-
mêmes ont repris, le 31 décembre à Zen-
son, la tête de pont sur la Piave que nos
troupes avaient évacuée auparavant à l'insu
de 1 bombard Cette position non défendue a
été bombardée pendant quatre jours. C'est
ce que l'ennemi appelle rire une « conquête )J.
C'est une modification locale du front; elle
n'a aucune importance. Il est à prévoir que
$
ce léger revers subi au mont Tomba par
nos alliés sera bientôt suivi d'une revanche,
car le communiqué autrichien parle de con-
tre-mesures qui auraient déjà été prises.
Ce qui est certain, c'est que, sur tous les
théâtres des opérations, à l'Ouest et au
Sud les esprits sont surexcités et attendent.
(Von Ardenne) Magdeburgische eitung,
Front occidental. Le transfert des di-
visions et de l'artillerie ennemies du front
russe vers l'Ouest continue toujours. Les
Allemands se prévalent de l'avantage qu'ils
ont d'occuper la plus grande partie de la
ligne Hindenburg construite avec tout le
temps, tandis que )s Alliés, ayant avancé
dans presque tous les secteurs, ont eu seu-
lement peu de mois devant eux pour pré-
parer leur système de défense. Mais ce fait
perd beaucoup - de sa valeur, si l'on consi-
dère que les lignes actuelles des Alliés se
trouvent sur des positions naturelles d'e
première importance, assez favorables pour
faire face à une offensive puissante et ca-
pables de rendre fort coûteuse la bataille
que l'ennemi engagerait. - Resto del
Carlino, 8.1. -
EFFECTIFS
Royaume-Uni. - Nous rejetons comme
absolument impraticable le projet visant à
l'introduction du service obligatoire en Ir-
lande. Ce serait folie. Mais il doit y avoir
en Irlande des milliers d'hommes qui se-
raient heureux de gagner de bons salaires
dans nos usines de munitions, dans nos
chantiers, dans nos chemins de fer. Jusqu'à
présent, on n'a apparemment fait aucun ef-
fort sél'if-ux pour montrer aux Irlandais les
fort sériéux pour montrer aux Irlandais les
débouchés qu'ils pourraient trouver actuelle-
ment sur le marché du travail en Grande-
Bretagne. — (Ed.) Daily Chronicle, 5.1.
— ■
POLITIQUE GÉNÉRALE
- ET DIPLOMATIE
L'indépendance de la Finlande. —
PRESSE ANGLAISE: La Suède, puis la France,
et maintenant l'Allemagne ont reconnu
l'indépendance de la Finlande. La France
désire se faire un ami du nouvel Etat. L'Al-
lemagne veut renforcer des liens qui ont
été étroits pendant cette guerre. La Suède
aspire à renouer ses intimes relations d'au-
trefois, quoique sous une forme nouvelle.
Les imperialistes suédois ont fait campa-
gne en faveur d'une demande de cession
par la Finlande des Iles Aland. D'autres,
moins exigeants, ont parlé d'une Ligue
économique des pays Scandinaves, qui
comprendrait la Finlande. Mais il faut te-
nir compte des divisions de celle-ci. Si les
éléments conservateurs sont naturellement
portés vers leurs amis de Suède et d'Alle-
magne, les éléments radicaux inclinent au
contraire vers les révolutionnaires de - Rus-
sie. Et numériquement ces derniers sont
les plus forts, et trouveront dans la nou-
velle indépendance de leur pays une liberté
d'action qui leur fut déniée jusqu'à présent.
La Finlande est en tout cas ia première
province que la guerre fait définitivement
perdre à la Russie. Que la Lithuanie, la
Courlande. la Livonie et l'Esthonie de-
viennent indépendantes ou soient annexées
par l'Allemagne, la Russie, privée de toute
sortie sur la Baltique sauf aux environs de
Pétrograd, verra annihilée l'œuvre trois
fois centenaire de ses souverains. Si
l'Ukraine elle-même s'en détache, la. Rus-
sie, avec Moscou pour capitale, sera de
nouveau rejetée vers l'Asie. L'histoire mo-
derne n'offre pas d'exemple comparable
d'un tel déplacement de puissance. — (Ed.)
Manchester Guardian, 8.1.
PRESSE ALLEMANDE. — Le Gouvernement
russe ayant déclaré qu'il était prêt à re-
connaître immédiatement l'indépendance de
la Finlande, dès qu'il serait en possession
d'une requête officielle des Finlandais à
cette fin, et le Gouvernement finlandais
ayant fait à Pétrograd une démarche qui
fut accueillie avec empressement, l'Empe-
reur d'Allemagne a chargé, en date du 4.1,
le chancelier impérial de signifier, au nom
de l'Empire allemand, aux membres de la
délégation finlandaise présente à Berlin, la
reconnaissance de la République finlan-
daise. Le comte Hertling a reçu, le 6.1, les
trois plénipotentiaires, et leur a fait, en
présence du sous-secrétaire d'Etat von
dem Busche, la déclaration pour laquelle il
avait reçu pouvoir.Norddeutsche Allgemeine
Zeitung, 7.1.
CONDITIONS DE PAIX
Le disoours de M. Lloyd George aux délé-
gués des Trade-Unions [5.1]. — PRESSE
ANGLAISE : A la vérité le président du Con-
seil a adopté sans réserve les phrases les
plus ultra-modernes des maximalistes et il
a montré qu'elles ne sont que l'exposé sous
une forme nouvelle des idées et des inten-
tions de la Grande-Bretagne et de l'Empire.
Rien ne saurait être plus simple ou plus
démocratique que les buts de guerre bri-
tanniques tels que les a exposés M. Lloyd
George ; ainsi qu'il l'a prudemment déclaré,
il a parlé avec l'approbation du chef de
l'opposition et, autant que l'on peut s'en
rendre compte, d'accord avec l'opinion des
hommes d'Etat des Dominions. Beaucoup
de gens se demanderont : Ce discours nous
rapproche-t-il de la paix ? Ils peuvent ré-
pondre à leur question en se rappelant ce
pourquoi nous combattons et ce que veut
l'Allemagne Les deux buts sont opposés
1 un à l'autre — aussi distants que les Pô-
les, aussi irréconciliables dans leur con-
traste que le noir et le blanc — et cependant
il appartient à l'ennemi de remplacer la
guerre par la paix en abandonnant ses buts
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