Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-12-15
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 15 décembre 1917 15 décembre 1917
Description : 1917/12/15 (T7,N654). 1917/12/15 (T7,N654).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6438247k
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
N° 654
tÈRES DE LA GUERRE
(E.-M. A., »• Iian)
ET DES
PFAIrlES ÉTRANGÈRES
i *———— 1:
Paris, 15 décembre 1917.
«
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS -
G Considérations d'ensemble ; PRESSE AN-
ISE. — Malgré les renforts qu'elle peut
1' sur le front russe, l'Allemagne
limble, donner moins d'assistance à ses al-
i Seule l'artillerie allemande paraît
jo air pris part à l'offensive de ces derniers
ti Urs sur l.e plateiau d'Asiago. Ni en Pales-
tin en Mésopotamie, on n'a signalé
Si quelque temps la présence de trou-
Pes allemandes. Il est douteux qu'il en
SUS e un nombre tant soit peu important
Sll le front de Macédoine. Il faut en con-
cW e que l'Allemagne masse toutes ses
forces pour un coup final dans l'Ouest, ce
qui strabégiquement, serait sûrement la
ïïieîli re chose à faire pour elle, si elle
certaine que sa ligne tiendra sur
tMcutres théâtres de la guerre. Mais l'Au-
son e, à elle seule, pourrait bien trouver
Obt maUre en Italie. Et même des succès
obtef118 par l'Allemagne dans l'Ouest ne
et lIent guère, impression sur la Turquie
PréSd BUlgarie. Notons en passant que le
Pféaid Pt de la commission des Affaires
en angères à Washington a déclaré être
les Possession de documents prouvant que
.0ns de l'Allemagne avec ces deux
Pfâys ^'t tendues jusqu'à risquer de se
tevirg Jf" On peut exagérer la valeur de fac-
lOont e ce genre. Mais joints aux faits qui
tes rent les Alliés mieux préparés à tou-
és, ils tendront sans doute à
filage les vues sur lesquelles l'Alle-
tuJÙIIlr et rAutriche basaient leurs projets
kllr i Ies trois ou quatre mois qui vont sui-
- (Ed.) Glasqow Herald, 8.12.
PRESSE SVISSE- - Le fait le plus saillant
'6 la sperna'ine est l'extinction du feu sur le
de la sername est l'extinction du feu sur le
d feu rUSe, de Riga au Sereth. Les coups
* feu quj Sentissent encore sur les lignes
la ne sauraient faire illusion sur
reniai llf?li. té d'une résistance, et il ne sub-
SOit foaucun doute que l'armée roumaine
q'oPér rCée de se ranger à l'armistice ou
tlra.it àr vers Odessa une retraite qui abou-
dUrée à une abdication totale. — La courte
1ée ri
PlUlOt de l'armistice indique qu'il s'agit
m P'Utôt d une suspension d'armes, qui,
0rïïrne n°Us voulons le croire, précède
r ^^isti
f,es de hce. où l'on traitera des préliminai-
de Plix. Il n'est pas impossible que
ii h S négociations à ce sujet amène
el1 rVenroH ;Se des hostilités, bien que ce soit
1 en raison du besoin
qlt en que la Russie a de la paix. Elle a
d'arts aveur de l'Entente le maximum
s être Il et de sacrifices. Mais la « raison
e » n ? :TTle 563 obligations d'alliance et
Sa libérar'0n intérieure exige le renonce-
ans d la politique impérialiste. Nous
s one assister à l'abandon complet
de la guerre orientale, tout au moins au
renoncement, par la Russie, à toute acti-
vité militaire. Les données du problème
posé par la guerre sont transformées et les
Puissances centrales, libres sur leurs der-
rières, n'ont plus à faire face qu'à un seul
front : point de départ nécessaire pour la
saine appréciation de la phase ultime de
la guerre. — Lors de la déroute de l'Isonzo,
quand les Italiens furent réduits, bien en
arrière de leurs lignes, à une défensive
précaire qui leur interdit tout espoir de
rétablir l'équilibre stratégique, nous avons
exprimé la conviction que l'armée Sarrail
était en l'air. La dislocation du front russe
l'expose à présent aux plus grands périls.
Sans liaisons assurées, appuyé sur une
base navale menacée par les sous-marins,
exposé tôt ou tard à une attaque de forces
supérieures aux siennes, Sarrail doit comp-
ter avec l'éventualité d'une retraite forcée
vers la Thessalie. L'avenir montrera si
l'Entente aura su saisir l'occasion de met-
tre fin à l'expédition de Salonique sans
trop de dommages militaires et politiques.
Les combats que Sarrail livre pour le mo-
ment ne sauraient illusionner sur la soli-
dité de sa position. — Les événements sui-
vent leur cours en Italie. Nous avons établi
récemment que l'offensive austro - alle-
mande avait déjà abouti, lors de la percée
elle-même, à ruiner l'échafaudage stratégi-
que de l'état-major italien. L'opération de
percée a atteint son point culminant sur le
Tagliamento, car à ce moment déjà, elle
comportait tout ce que peut exiger une stra-
tégie basée sur les lignes intérieures, afin
d'acquérir la supériorité sur ce théâtre et
de garder les mains libres pour gagner la
bataille sur le front principal. A la suite
des opérations de ces derniers jours, les
Italiens ne disposent plus que de quelques
positions de montagnes favorables pour
prolonger leur résistance à l'ouest de la
Brenta. Il reste à voir comment l'offensive
va se développer en montagne. Il y a toute
apparence que, disposée en échelons tan-
tôt à l'est, tantôt à l'ouest de la Brenta, et
poussant ses coups de sonde toujours plus
loin, elle s'efforce de rendre la ligne de la
Piave intenable aux Italiens. — Sur le front
occidental, la situation est caractérisée par
le marasme en Flandre et le succès de la
contre-offensive allemande devant Cambrai.
Cette fois, le général Byng a dû. au dernier
moment, céder à la contre-attaque alle-
mande sur Mœuvres. Les Allemands ont
rétabli leur situation dans les grandes
lignes et Cambrai est hors de portée du tir
de l'adversaire. En admettant même que
l'offensive et la contre-offensive aient causé
des pertes réciproques égales, l'échec stra-
tégique anglais a résulté, comme il était
inévitable, des tentatives infructueuses de
percée poussées en coin et réduites par
une contre-attaque- concentrique. - Les
communiqués des deux partis sont muets
sur le front des Vosges. Les combats aé-
riens au-dessus du Sundgau. à la suite des-
quels des aviateurs s'égarent au-dessus de
notre territoire, doivent nous faire envisa-
ger un redoublement d'activité sur ce front
et, par suite, une préparation militaire et
morale de notre part. Jamais une neutralité
sévère, correcte, rigoureusement impar-
tiale, n'aura été plus nécessaire que dans
les mois prochains, qui verront peut-être
les plus grandes luttes. La neutralité sera
d'autant plus solidement maintenue que la
Suisse sera plus ancrée dans le calme. —
(H. Stegemann) Bund, 9.12. -
La défaillance du front russe et ses effets
sur les autres fronts. — A vol d'oiseau, le
front russo-roumain a une longueur de plus
de 1.500 klm. Quelle que soit la tournure
que prendront les événements, nous allons
récupérer d'importantes réserves stratégi-
ques. Notre situation est favorisée d'autre
part par la catastrophe italienne qui a coûté
aux Italiens 400.000 hommes et qui a ou-
vert une brèche dans le front occidental.
Les Américains ne pourront pas constituer
une armée avant l'été, et cette armée man-
quera des qualités combatives nécessaires
pour tenir un front. Les secours japonais
sont encore plus aléatoires. L'Italie n'a pu
être secourue que par des prélèvements
faits sur le front occidental. C'est la France
qui, une fois de plus, semble avoir large-
ment puisé dans ses réserves. L'équilibre
militaire s'est donc déplacé, à notre avan- „'
tage, par l'augmentation de nos réserves
stratégiques. La Moyenne-Europe a, jus-
qu'au moment où la grande armée améri-
caine pourra entrer en ligne, une supério-
rité décisive, au point de vue des réserves
d'attaque disponibles. Si aux moments les
plus durs de la guerre nous avons pu faire
preuve d'activité, notre liberté d'action stra-
tégique et notre activité pourront encore
être sensiblement intensifiées dans la pro-
chaine période de la guerre. Où donc em-
ploierons-nous ces masses de réserves ? A
cette question nous ne pouvons répondre
avec autant de précision et de clarté que
nous le désirerions. Il est facile de voir
que les possibilités du choix du front d'at-
taque ont beaucoup diminué. Passons ra-
pidement en revue tous les fronts. Il n'y a
plus à tenir compte du front oriental et
des fronts très importants d'Arménie et de
Perse. Les théâtres d'opérations de Syrie
et de Mésopotamie continuent à avoir pour
nous un intérêt capital. A Bagdad, l'Angle-
terre se bat pour des intérêts purement an-
glais, reconnus avant la guerre par des
conventions anglo-allemandes. Au cours de
leur campagne, les Anglais ont de beau-
coup dépassé les zones laissées à leur in-
fluence. Ils l'ont fait au détriment de la
Turquie et, par conséquent, des intérêts
allemands. En Syrie également La Turquie
se trouve menacée. Il faut que la Syrie
soit protégée, elle passe au premier plan,
car elle flanque la ligne d'étape de la Méso-
potamie. En Macédoine, Sarrail est dans
une situation très précaire. Il n'exerce au-
cune influence sur l'ensemble des opéra-
tÈRES DE LA GUERRE
(E.-M. A., »• Iian)
ET DES
PFAIrlES ÉTRANGÈRES
i *———— 1:
Paris, 15 décembre 1917.
«
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS -
G Considérations d'ensemble ; PRESSE AN-
ISE. — Malgré les renforts qu'elle peut
1' sur le front russe, l'Allemagne
limble, donner moins d'assistance à ses al-
i Seule l'artillerie allemande paraît
jo air pris part à l'offensive de ces derniers
ti Urs sur l.e plateiau d'Asiago. Ni en Pales-
tin en Mésopotamie, on n'a signalé
Si quelque temps la présence de trou-
Pes allemandes. Il est douteux qu'il en
SUS e un nombre tant soit peu important
Sll le front de Macédoine. Il faut en con-
cW e que l'Allemagne masse toutes ses
forces pour un coup final dans l'Ouest, ce
qui strabégiquement, serait sûrement la
ïïieîli re chose à faire pour elle, si elle
certaine que sa ligne tiendra sur
tMcutres théâtres de la guerre. Mais l'Au-
son e, à elle seule, pourrait bien trouver
Obt maUre en Italie. Et même des succès
obtef118 par l'Allemagne dans l'Ouest ne
et lIent guère, impression sur la Turquie
PréSd BUlgarie. Notons en passant que le
Pféaid Pt de la commission des Affaires
en angères à Washington a déclaré être
les Possession de documents prouvant que
.0ns de l'Allemagne avec ces deux
Pfâys ^'t tendues jusqu'à risquer de se
tevirg Jf" On peut exagérer la valeur de fac-
lOont e ce genre. Mais joints aux faits qui
tes rent les Alliés mieux préparés à tou-
és, ils tendront sans doute à
filage les vues sur lesquelles l'Alle-
tuJÙIIlr et rAutriche basaient leurs projets
kllr i Ies trois ou quatre mois qui vont sui-
- (Ed.) Glasqow Herald, 8.12.
PRESSE SVISSE- - Le fait le plus saillant
'6 la sperna'ine est l'extinction du feu sur le
de la sername est l'extinction du feu sur le
d feu rUSe, de Riga au Sereth. Les coups
* feu quj Sentissent encore sur les lignes
la ne sauraient faire illusion sur
reniai llf?li. té d'une résistance, et il ne sub-
SOit foaucun doute que l'armée roumaine
q'oPér rCée de se ranger à l'armistice ou
tlra.it àr vers Odessa une retraite qui abou-
dUrée à une abdication totale. — La courte
1ée ri
PlUlOt de l'armistice indique qu'il s'agit
m P'Utôt d une suspension d'armes, qui,
0rïïrne n°Us voulons le croire, précède
r ^^isti
f,es de hce. où l'on traitera des préliminai-
de Plix. Il n'est pas impossible que
ii h S négociations à ce sujet amène
el1 rVenroH ;Se des hostilités, bien que ce soit
1 en raison du besoin
qlt en que la Russie a de la paix. Elle a
d'arts aveur de l'Entente le maximum
s être Il et de sacrifices. Mais la « raison
e » n ? :TTle 563 obligations d'alliance et
Sa libérar'0n intérieure exige le renonce-
ans d la politique impérialiste. Nous
s one assister à l'abandon complet
de la guerre orientale, tout au moins au
renoncement, par la Russie, à toute acti-
vité militaire. Les données du problème
posé par la guerre sont transformées et les
Puissances centrales, libres sur leurs der-
rières, n'ont plus à faire face qu'à un seul
front : point de départ nécessaire pour la
saine appréciation de la phase ultime de
la guerre. — Lors de la déroute de l'Isonzo,
quand les Italiens furent réduits, bien en
arrière de leurs lignes, à une défensive
précaire qui leur interdit tout espoir de
rétablir l'équilibre stratégique, nous avons
exprimé la conviction que l'armée Sarrail
était en l'air. La dislocation du front russe
l'expose à présent aux plus grands périls.
Sans liaisons assurées, appuyé sur une
base navale menacée par les sous-marins,
exposé tôt ou tard à une attaque de forces
supérieures aux siennes, Sarrail doit comp-
ter avec l'éventualité d'une retraite forcée
vers la Thessalie. L'avenir montrera si
l'Entente aura su saisir l'occasion de met-
tre fin à l'expédition de Salonique sans
trop de dommages militaires et politiques.
Les combats que Sarrail livre pour le mo-
ment ne sauraient illusionner sur la soli-
dité de sa position. — Les événements sui-
vent leur cours en Italie. Nous avons établi
récemment que l'offensive austro - alle-
mande avait déjà abouti, lors de la percée
elle-même, à ruiner l'échafaudage stratégi-
que de l'état-major italien. L'opération de
percée a atteint son point culminant sur le
Tagliamento, car à ce moment déjà, elle
comportait tout ce que peut exiger une stra-
tégie basée sur les lignes intérieures, afin
d'acquérir la supériorité sur ce théâtre et
de garder les mains libres pour gagner la
bataille sur le front principal. A la suite
des opérations de ces derniers jours, les
Italiens ne disposent plus que de quelques
positions de montagnes favorables pour
prolonger leur résistance à l'ouest de la
Brenta. Il reste à voir comment l'offensive
va se développer en montagne. Il y a toute
apparence que, disposée en échelons tan-
tôt à l'est, tantôt à l'ouest de la Brenta, et
poussant ses coups de sonde toujours plus
loin, elle s'efforce de rendre la ligne de la
Piave intenable aux Italiens. — Sur le front
occidental, la situation est caractérisée par
le marasme en Flandre et le succès de la
contre-offensive allemande devant Cambrai.
Cette fois, le général Byng a dû. au dernier
moment, céder à la contre-attaque alle-
mande sur Mœuvres. Les Allemands ont
rétabli leur situation dans les grandes
lignes et Cambrai est hors de portée du tir
de l'adversaire. En admettant même que
l'offensive et la contre-offensive aient causé
des pertes réciproques égales, l'échec stra-
tégique anglais a résulté, comme il était
inévitable, des tentatives infructueuses de
percée poussées en coin et réduites par
une contre-attaque- concentrique. - Les
communiqués des deux partis sont muets
sur le front des Vosges. Les combats aé-
riens au-dessus du Sundgau. à la suite des-
quels des aviateurs s'égarent au-dessus de
notre territoire, doivent nous faire envisa-
ger un redoublement d'activité sur ce front
et, par suite, une préparation militaire et
morale de notre part. Jamais une neutralité
sévère, correcte, rigoureusement impar-
tiale, n'aura été plus nécessaire que dans
les mois prochains, qui verront peut-être
les plus grandes luttes. La neutralité sera
d'autant plus solidement maintenue que la
Suisse sera plus ancrée dans le calme. —
(H. Stegemann) Bund, 9.12. -
La défaillance du front russe et ses effets
sur les autres fronts. — A vol d'oiseau, le
front russo-roumain a une longueur de plus
de 1.500 klm. Quelle que soit la tournure
que prendront les événements, nous allons
récupérer d'importantes réserves stratégi-
ques. Notre situation est favorisée d'autre
part par la catastrophe italienne qui a coûté
aux Italiens 400.000 hommes et qui a ou-
vert une brèche dans le front occidental.
Les Américains ne pourront pas constituer
une armée avant l'été, et cette armée man-
quera des qualités combatives nécessaires
pour tenir un front. Les secours japonais
sont encore plus aléatoires. L'Italie n'a pu
être secourue que par des prélèvements
faits sur le front occidental. C'est la France
qui, une fois de plus, semble avoir large-
ment puisé dans ses réserves. L'équilibre
militaire s'est donc déplacé, à notre avan- „'
tage, par l'augmentation de nos réserves
stratégiques. La Moyenne-Europe a, jus-
qu'au moment où la grande armée améri-
caine pourra entrer en ligne, une supério-
rité décisive, au point de vue des réserves
d'attaque disponibles. Si aux moments les
plus durs de la guerre nous avons pu faire
preuve d'activité, notre liberté d'action stra-
tégique et notre activité pourront encore
être sensiblement intensifiées dans la pro-
chaine période de la guerre. Où donc em-
ploierons-nous ces masses de réserves ? A
cette question nous ne pouvons répondre
avec autant de précision et de clarté que
nous le désirerions. Il est facile de voir
que les possibilités du choix du front d'at-
taque ont beaucoup diminué. Passons ra-
pidement en revue tous les fronts. Il n'y a
plus à tenir compte du front oriental et
des fronts très importants d'Arménie et de
Perse. Les théâtres d'opérations de Syrie
et de Mésopotamie continuent à avoir pour
nous un intérêt capital. A Bagdad, l'Angle-
terre se bat pour des intérêts purement an-
glais, reconnus avant la guerre par des
conventions anglo-allemandes. Au cours de
leur campagne, les Anglais ont de beau-
coup dépassé les zones laissées à leur in-
fluence. Ils l'ont fait au détriment de la
Turquie et, par conséquent, des intérêts
allemands. En Syrie également La Turquie
se trouve menacée. Il faut que la Syrie
soit protégée, elle passe au premier plan,
car elle flanque la ligne d'étape de la Méso-
potamie. En Macédoine, Sarrail est dans
une situation très précaire. Il n'exerce au-
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