Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-12-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 09 décembre 1917 09 décembre 1917
Description : 1917/12/09 (T7,N648). 1917/12/09 (T7,N648).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64382413
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
N° 648
ES DE LA GUERRE
(E. A., 2-Bau)
Il ET DES
REs ÉTRANGÈRES
Paris, 9 décembre 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
Inte. OPERATIONS
iiU G.ew de Hindenburg et Ludendorff,
G. G., front Ouest. — De Berlin :
i Tout Va bien »i déclare Hindenburg dès
lVljn jnd JL Ludendorff appuie : « La situa-
'tlcs lfie la plus grande confiance ». H.
Kticor Un hiver à passer et quelques
orts faIre. Plus la fin s'approche et
['rjiiis faiblir. Constance et éner~ gie,
et la faut faiblir. Constance et éner- gie,
n 1X viendra d'elle-même. L. —
: dat pouvos naturellement prophétiser
',er qUe e la paix, mais nous pouvons assu-
llirn, la guerre ne sera pas interrompue
'n i, Partie remise ; elle sera décidée
':ú[¡ tll1.fayeur. Meilleure sera notre situa-
it Ireet plus rapide s'approchera
Paix ij - Ne parlons plus de la paix !
Parlons plus de la paix !
ij^t Une i Plante trop sensible pour suppor-
c9ntact. L. - Les Russes
lé, ne vet vouloir faire les premiers pas.
,;(r'e Venx v Pas dire que je considère déjà le
es rnaximalistes comme une offre
r ^ix TI
,,)fJllVern i: faut d'abord être sûrs que le
unste tsoit en état de réaliser, au
:tners e au dehors, le résultat des pour-
:/12[lt c ertes nous pourrions à tout mo-
coricM e un armistice si nous avions
!ii Certituri ,
,',un ariïiior qu'il soit observé. La question
f général est, par contre, plus
|r riPliqu4p e ne poserai qu'une question.
jfl armict Je ne poserai qu'une question.
erre sost¡ce général suspendrait-il notre
%! erpe son S~mar'ne> pendant que les flottes
d, erce ennemies auraient toute lati-
éliorer la situation de nos adver-
Qlors que nous ne recevons rien ?
5 thf Pa;llce de trois mois, dont on a sou-
:r:;ll des é, est trop long. En trois mois,
es 'Choses peuvent, chez l'ennemi, se
\j'Da.¡rcir i à notre désavantage. Il faut
'i.. s pluses questions et prendre les déci-
•iOh s :plUs P^erHent, pour ne pas porter
litote à la situation militaire. Je
r:.. ¡ú rus U]Ours quand on dit que la révo-
6 rv rUssp été un bonheur pour nous.
\,\1ellce l été un bonheur, mais une con-
':I/,re. A oglqe de notre conduite de la
:¡Ürlte d trefoIS, la guerre finissait par la
:J¡:I la.. dére armée ; aujourd'hui c'est
s,, i 'a déf? nu
la éfftite d'un peuple. Nous avons
'rlr 13 savn^1^8' pendant cette guerre.
:rJ'IÍ\f11e le ons qu'une défaite militaire
6 le inum°8 ra' d'un peuple, disloque les
H Jh rieu,rs et amène, comme en
iQr Il nedsllgrégation totale du système.
H ne faut plus guère s'ottendre à de
6s actin 8 militaires en Russie, bien
"fle/S,e doiv toujours compter avec la
pis du 'P(luvoir par quelque homme
ait [rirïle le grand-duç Nicolas, qui
coups de fouet un dernier
h ^tali a ft^, 8sie épuisée. L.- Sur le front
•%fl^e° sJÏÏ8 continuons à nous défen-
élaoïi grâce à notre principe de
est 41) Ique. La vie de nos soldats
est Plus précieuse que la conserva-
tion d'un marécage ou d'une ruine noircie.
Si leur abandon par nous est une victoire
pour l'ennemi, il pourra en célébrer beau-
coup de cette sorte, mais il n'arrivera pas
à la Belgique et au Rhin, il n'y arrivera
jamais. Quant à la question d'Alsace-Lor-
raine, elle existe peut-être pour les Fran-
çais, mais pas pour l'Allemagne. En ce qui
touche la fin de la guerre avec la France,
nous pouvons arriver à lui porter un coup
décisif, bien qu'il soit douteux qu'on puisse
en finir d'un coup. L'époque de Sedan est
passée. Mais aujourd'hui ce sont les peu-
ples, non les armées, qui sont vaincus. Et
dans une lutte entre l'Allemagne et la
France, dans le choc de leurs forces en
tant que peuples, peut-on mettre un mo-
ment en doute quel sera le vainqueur ?
H. — En ce qui concerne l'aide américaine,
avouons que sa réclame est imposante et
digne du pays de Barnum. Les Etats-Unis
s'efforcent de créer une grande armée et
cet effort a joué un rôle incontestable dans
leur entrée dans la guerre, car il leur eût
été difficile en temps de paix, en raison de
leur politique intérieure ; et, de plus, le Ja-
pon n'aurait pas vu cela d'un bon œil.
Reste à savoir s'ils seront très enclins à
faire passer l'Océan à cette armée, car le
Japon pourrait bien avoir l'envie subite de
régler ses vieux comptes avec eux. La
question du tonnage disponible est aussi
bien ardue, tant pour le transport que pour
l'entretien en France d'une immense ar-
mée sans parler du danger sous-marin.
Bref l'aide américaine apparaît encore
dans un lointain brumeux et même si elle
arrive, elle ne pourra rien changer. Quant
aux milliers d'avions, si on arrive à les
construire, il sera moins aisé de leur trou-
ver les pilotes nécessaires et où qu'ils se
montrent, ils trouveront à qui parler. L. -
Deux questions d'égale importance se po-
sent : la guerre sous-marine a-t-elle été le
prétexte de l'entrée en lice de l'Amérique ?
Notre guerre sous-marine était-elle justi-
fiée ? Sur ce point-là, ma conviction est
faite : elle était justifiée. Elle nous a pro-
curé des résultats généraux, en affaiblis-
sant le tonnage de l'Angleterre et en frap-
pant le trafic du charbon, plus encore que
celui des vivres. Nous n'avons jamais
pensé à affamer l'Angleterre, mais à l'in-
cliner vers la paix. Ses contraintes impo-
sées aux neutres nous montrent le coup
porté au fret. C'est le résultat de la guerre
sous-marine. Elle se poursuivra. Elle est
pour nous une nécessité vitale. H. - Le
commandement austro - hongrois et ses
troupes se sont admirablement comportés
et ont rivalisé de bravoure et de travail
avec les nôtres. L. — Nous rendons parti-
culièrement hommage aux généraux v. Arz
et v. Waldstättin. On voudrait bien sa-
voir nos intentions en Italie. Mais elles dé-
pendront de l'évolution des événements de
guerre. Le but principal de l'offensive est
atteint. Trieste ne court plus de danger.
Notre front est raccourci de moitié, l'en-
nemi a perdu des centaines de milliers de
prisonniers et la moitié de son artillerie.
Cela suffit déjà pour une offensive. A pré-
sent, les opérations sont rendues plus dif-
ficiles par la saison, particulièrement en
montagne. Toute offensive doit subir un
long arrêt ou avoir une fin. Elle trouve
devant elle des routes et des chemins de
fer détruits, qu'il lui faut réparer, alors que
l'adversaire peut amener ses renforts sur
des voies intactes. Il en a été de même en
Galicie. H. — Dans les Balkans il n'y a
rien de changé depuis longtemps. Tout au
plus y a-t-il lieu de mentionner les progrès
que la direction française a fait faire à
l'instruction de l'armée roumaine. Le
dernier mot du feld-maréchal. fut celui-ci :
Il C'est peut-être bien la dernière fois que
vous êtes venu chez nous. » — Neue Freie
Presse, 2.12.
Situation générale. — PRESSE SUISSE : Les
événements ont rapidement confirmé les
réflexions que nous avaient inspirées l'of-
fensive des Anglais sur Cambrai. Dès le
30 novembre, le général Byng a dû faire
face à une contre-offensive allemande qui
l'a trouvé en position d'attaque précaire,
car il n'avait pu se décider à égaliser ses
gains et à se retirer de® points trop avan-
cés, en tenant compte de la situation géné-
rale. La contre-offensive allemande ne doit
pas être tenue pour une tentative de per-
cée, mais pour une action de représailles.
Elle a rétabli la situation devant Cambrai,
dans toute la mesure que commandait la
défense élastique. Elle a réussi, sans nul
doute, grâce à l'apport rapide de réserves
venant de Gand et de Cambrai et jetées
dans une attaque concentrique contre la
position en coin des Anglais. L'activité se
développe sur le front des Vosges. Elle
s'est traduite en dernier lieu par de grands
combruts aériens qui sollicitent l'attention.
Nous avons déjà rappelé les grands efforts
de Joffre, pendant l'hiver 1914/15 pour per-
cer vers Mulhouse dans ce secteur. A ce
moment, le faible groupe Gaede couvrait
Mulhouse et les puits de potasse de la plai-
ne d'Alsace ; depuis lors, les Allemands
ont puissamment organisé leurs lignes de
résistance en un flanc défensif et il reste
à attendre pour voir si l'on assistera à
nouveau aux combats pour Altkirch, Am-
mertzwiller, Burnhaupt, Cernay et Uffholz,
dont l'écho a franchi nos frontières en
décembre 1914 et en janvier 1915. En Ita-
lie, le présent entr'acte ne va pas durer. Il
est clair qu'en arrière du front de la Piave
et sur le plateau des Sept-Communes s'o-
pèrent des déplacements de forces qui
amènent une pression de plus en plus sé-
rieuse vers l'Ouest. L'évolution de la ba-
taille va nous apprendre si l'offensive des
Puissances centrales fixe les Alliés sur la
Piave, pour porter plus à l'Ouest la ten-
tative d'enveloppement par échelotns, ar-
rêtée entre la Piave et la Brenta, dans la
montagne, ou bien si elle cherche à peï*-
ES DE LA GUERRE
(E. A., 2-Bau)
Il ET DES
REs ÉTRANGÈRES
Paris, 9 décembre 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
Inte. OPERATIONS
iiU G.ew de Hindenburg et Ludendorff,
G. G., front Ouest. — De Berlin :
i Tout Va bien »i déclare Hindenburg dès
lVljn jnd JL Ludendorff appuie : « La situa-
'tlcs lfie la plus grande confiance ». H.
Kticor Un hiver à passer et quelques
orts faIre. Plus la fin s'approche et
['rjiiis faiblir. Constance et éner~ gie,
et la faut faiblir. Constance et éner- gie,
n 1X viendra d'elle-même. L. —
: dat pouvos naturellement prophétiser
',er qUe e la paix, mais nous pouvons assu-
llirn, la guerre ne sera pas interrompue
'n i, Partie remise ; elle sera décidée
':ú[¡ tll1.fayeur. Meilleure sera notre situa-
it Ireet plus rapide s'approchera
Paix ij - Ne parlons plus de la paix !
Parlons plus de la paix !
ij^t Une i Plante trop sensible pour suppor-
c9ntact. L. - Les Russes
lé, ne vet vouloir faire les premiers pas.
,;(r'e Venx v Pas dire que je considère déjà le
es rnaximalistes comme une offre
r ^ix TI
,,)fJllVern i: faut d'abord être sûrs que le
unste tsoit en état de réaliser, au
:tners e au dehors, le résultat des pour-
:/12[lt c ertes nous pourrions à tout mo-
coricM e un armistice si nous avions
!ii Certituri ,
,',un ariïiior qu'il soit observé. La question
f général est, par contre, plus
|r riPliqu4p e ne poserai qu'une question.
jfl armict Je ne poserai qu'une question.
erre sost¡ce général suspendrait-il notre
%! erpe son S~mar'ne> pendant que les flottes
d, erce ennemies auraient toute lati-
éliorer la situation de nos adver-
Qlors que nous ne recevons rien ?
5 thf Pa;llce de trois mois, dont on a sou-
:r:;ll des é, est trop long. En trois mois,
es 'Choses peuvent, chez l'ennemi, se
\j'Da.¡rcir i à notre désavantage. Il faut
'i.. s pluses questions et prendre les déci-
•iOh s :plUs P^erHent, pour ne pas porter
litote à la situation militaire. Je
r:.. ¡ú rus U]Ours quand on dit que la révo-
6 rv rUssp été un bonheur pour nous.
\,\1ellce l été un bonheur, mais une con-
':I/,re. A oglqe de notre conduite de la
:¡Ürlte d trefoIS, la guerre finissait par la
:J¡:I la.. dére armée ; aujourd'hui c'est
s,, i 'a déf? nu
la éfftite d'un peuple. Nous avons
'rlr 13 savn^1^8' pendant cette guerre.
:rJ'IÍ\f11e le ons qu'une défaite militaire
6 le inum°8 ra' d'un peuple, disloque les
H
iQr Il nedsllgrégation totale du système.
H ne faut plus guère s'ottendre à de
6s actin 8 militaires en Russie, bien
"fle/S,e doiv toujours compter avec la
pis du 'P(luvoir par quelque homme
ait [rirïle le grand-duç Nicolas, qui
coups de fouet un dernier
h ^tali a ft^, 8sie épuisée. L.- Sur le front
•%fl^e° sJÏÏ8 continuons à nous défen-
élaoïi grâce à notre principe de
est 41) Ique. La vie de nos soldats
est Plus précieuse que la conserva-
tion d'un marécage ou d'une ruine noircie.
Si leur abandon par nous est une victoire
pour l'ennemi, il pourra en célébrer beau-
coup de cette sorte, mais il n'arrivera pas
à la Belgique et au Rhin, il n'y arrivera
jamais. Quant à la question d'Alsace-Lor-
raine, elle existe peut-être pour les Fran-
çais, mais pas pour l'Allemagne. En ce qui
touche la fin de la guerre avec la France,
nous pouvons arriver à lui porter un coup
décisif, bien qu'il soit douteux qu'on puisse
en finir d'un coup. L'époque de Sedan est
passée. Mais aujourd'hui ce sont les peu-
ples, non les armées, qui sont vaincus. Et
dans une lutte entre l'Allemagne et la
France, dans le choc de leurs forces en
tant que peuples, peut-on mettre un mo-
ment en doute quel sera le vainqueur ?
H. — En ce qui concerne l'aide américaine,
avouons que sa réclame est imposante et
digne du pays de Barnum. Les Etats-Unis
s'efforcent de créer une grande armée et
cet effort a joué un rôle incontestable dans
leur entrée dans la guerre, car il leur eût
été difficile en temps de paix, en raison de
leur politique intérieure ; et, de plus, le Ja-
pon n'aurait pas vu cela d'un bon œil.
Reste à savoir s'ils seront très enclins à
faire passer l'Océan à cette armée, car le
Japon pourrait bien avoir l'envie subite de
régler ses vieux comptes avec eux. La
question du tonnage disponible est aussi
bien ardue, tant pour le transport que pour
l'entretien en France d'une immense ar-
mée sans parler du danger sous-marin.
Bref l'aide américaine apparaît encore
dans un lointain brumeux et même si elle
arrive, elle ne pourra rien changer. Quant
aux milliers d'avions, si on arrive à les
construire, il sera moins aisé de leur trou-
ver les pilotes nécessaires et où qu'ils se
montrent, ils trouveront à qui parler. L. -
Deux questions d'égale importance se po-
sent : la guerre sous-marine a-t-elle été le
prétexte de l'entrée en lice de l'Amérique ?
Notre guerre sous-marine était-elle justi-
fiée ? Sur ce point-là, ma conviction est
faite : elle était justifiée. Elle nous a pro-
curé des résultats généraux, en affaiblis-
sant le tonnage de l'Angleterre et en frap-
pant le trafic du charbon, plus encore que
celui des vivres. Nous n'avons jamais
pensé à affamer l'Angleterre, mais à l'in-
cliner vers la paix. Ses contraintes impo-
sées aux neutres nous montrent le coup
porté au fret. C'est le résultat de la guerre
sous-marine. Elle se poursuivra. Elle est
pour nous une nécessité vitale. H. - Le
commandement austro - hongrois et ses
troupes se sont admirablement comportés
et ont rivalisé de bravoure et de travail
avec les nôtres. L. — Nous rendons parti-
culièrement hommage aux généraux v. Arz
et v. Waldstättin. On voudrait bien sa-
voir nos intentions en Italie. Mais elles dé-
pendront de l'évolution des événements de
guerre. Le but principal de l'offensive est
atteint. Trieste ne court plus de danger.
Notre front est raccourci de moitié, l'en-
nemi a perdu des centaines de milliers de
prisonniers et la moitié de son artillerie.
Cela suffit déjà pour une offensive. A pré-
sent, les opérations sont rendues plus dif-
ficiles par la saison, particulièrement en
montagne. Toute offensive doit subir un
long arrêt ou avoir une fin. Elle trouve
devant elle des routes et des chemins de
fer détruits, qu'il lui faut réparer, alors que
l'adversaire peut amener ses renforts sur
des voies intactes. Il en a été de même en
Galicie. H. — Dans les Balkans il n'y a
rien de changé depuis longtemps. Tout au
plus y a-t-il lieu de mentionner les progrès
que la direction française a fait faire à
l'instruction de l'armée roumaine. Le
dernier mot du feld-maréchal. fut celui-ci :
Il C'est peut-être bien la dernière fois que
vous êtes venu chez nous. » — Neue Freie
Presse, 2.12.
Situation générale. — PRESSE SUISSE : Les
événements ont rapidement confirmé les
réflexions que nous avaient inspirées l'of-
fensive des Anglais sur Cambrai. Dès le
30 novembre, le général Byng a dû faire
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l'a trouvé en position d'attaque précaire,
car il n'avait pu se décider à égaliser ses
gains et à se retirer de® points trop avan-
cés, en tenant compte de la situation géné-
rale. La contre-offensive allemande ne doit
pas être tenue pour une tentative de per-
cée, mais pour une action de représailles.
Elle a rétabli la situation devant Cambrai,
dans toute la mesure que commandait la
défense élastique. Elle a réussi, sans nul
doute, grâce à l'apport rapide de réserves
venant de Gand et de Cambrai et jetées
dans une attaque concentrique contre la
position en coin des Anglais. L'activité se
développe sur le front des Vosges. Elle
s'est traduite en dernier lieu par de grands
combruts aériens qui sollicitent l'attention.
Nous avons déjà rappelé les grands efforts
de Joffre, pendant l'hiver 1914/15 pour per-
cer vers Mulhouse dans ce secteur. A ce
moment, le faible groupe Gaede couvrait
Mulhouse et les puits de potasse de la plai-
ne d'Alsace ; depuis lors, les Allemands
ont puissamment organisé leurs lignes de
résistance en un flanc défensif et il reste
à attendre pour voir si l'on assistera à
nouveau aux combats pour Altkirch, Am-
mertzwiller, Burnhaupt, Cernay et Uffholz,
dont l'écho a franchi nos frontières en
décembre 1914 et en janvier 1915. En Ita-
lie, le présent entr'acte ne va pas durer. Il
est clair qu'en arrière du front de la Piave
et sur le plateau des Sept-Communes s'o-
pèrent des déplacements de forces qui
amènent une pression de plus en plus sé-
rieuse vers l'Ouest. L'évolution de la ba-
taille va nous apprendre si l'offensive des
Puissances centrales fixe les Alliés sur la
Piave, pour porter plus à l'Ouest la ten-
tative d'enveloppement par échelotns, ar-
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