Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-08-31
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 31 août 1917 31 août 1917
Description : 1917/08/31 (T7,N548). 1917/08/31 (T7,N548).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6438141r
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
M 548
DE LA GUERRE
tl.1 A., t. Bali)
STDE8
FPAlnES ÉTRANGÈRES
I, ---
Paris, 31 août 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS IILITAI RES
Front occid OPERA TIONS
n? luttes plus^f1— Les quatre longs mois
Ou es d:s lus ou moinH vives, mais conti-
nuèrent les hJT ,' Jour où les Anglais
vaiocu fot les hauteurs de Vimy, ont con-
UVee irn ous, ceux qui étudient la guerre
fle ch purkal"té que l'offensive des Alliés
n ne chasira£ L J? Allemands du sol fran-
çais ni d a pas les Allemands du sol fran-
e belge et ne parvien-
!i a Pas à nonoa en déroute jusqu'à leurs
fP ères jes
les FIa s trois armées impénialeb. Dans
les Positionsnii'-prince Rupprecht a repris
l°Ute Perdues au sud de
route d'pres à Menin. La conquête des
aucun t)S de Lens ne donne aux Anglais
nnCuri résultCaj t Prafcf que, et il en est de mê-
die. Lill es nvs de la Scarpe et en Picar-
Line, Do et Cambrai aux mains des
« meilleure preuve de l'im-
britaoO,ce de J'effort de soixante divisions
ffecUf. T„ plein
britaniques : tenues constamment a plein
effectif. Le tableau est identique dans les
l'èisfrs frçais: Saint-Quenbn et La Fère
flatent ?v''0 assaillant à leurs portes.
Les Français ne Peuvent s'emparer de
î*a°n< ni arv
à Neufchàtel. Dans la ré-
:iOi e erdin, ils ont pris la célèbre cote
'i tnais On apprend maintenant que le
1 >.°aPrinz * l'évacuati~on.
\;equrhOZ étabb sur le front occidentil
ahfUr le front occidental
léner àbout la patience d'un saint et
d'un l'itan. — Correspond. Militar.
(U .a. presse fnmçaise, aw début de la
h? e court" ! de guerre, aura-t-elle le
teUr e COurage de , démontrer à ses lec-
ne S que la grande offens've, de Verdun
Il t
Lut llcqîrs ul. vait absolument aucun autre
iw e$devint ? at*ou des positions dé-
jl IVe.&, dcYant la P1"'9106 ? En ce cas, nous
C? rll°us nier qUe ce but ait été atteint.
dis ^Ptimisme mo™? et estimer au plus
thè* ,,OPtirnisM, n'oral et la Prudence ora-
thèse de nos a(Iversaire-s français : une
Iqs , attendue rriAmSei Peut être difficile-
ment attendue, même de la part des feuil-
l'op¡ 5" du pays pst nous - pensons que
^v;!n,lrit où elfe ?l nrriJ/ée peu à peu a
""vf!nl Ou elle s'. n téL",se plus qu'aupa-
Pourquoi nous
s C'est Pourquoi nous
arKe des attam nu , contraire que le
large ut des attnques de Verdun était de
qt n'a pas «é.at.
errt/f>„c'u occun^r S sncrificE'S, on n a
réussi qu'à occiper quelques lVtUlurs.
Dernièrement le Mort-Homme, aujour-
la cote 304. Nous avons insisté e-
hl Cote °l SU Je danger qui menaçait
d l'eon'cO,:,. C'est nnc par les progrès
en est Un miracle qu.e dans
aient tejï encore ten ^r ïïqU0S défenseurs
JiarniSn .ncorc tenIr plusieurs Jours. Ils
f au 2Vïl été retiré d8 6 gros de la
arnison emême après que le gros de la
garnison Los ét retié dlns la nuit du
nuit du
v n ont rien remar-
qué de l'évacuation. Nous pouvons dire
aujourd'hui que nous nous réjouissions
par avance, du coup dans le vide que les
Français allaient porter. Lorsque l'atta-
que eut lieu, la croupe n'était plus oc-
cupée que par une faible garnison et les
Français ont lancé à travers notre tir de
barrage un assaut coûteux, et entièrement
superflu Cet aperçu des choses devrait
enlever à la presse française l'envie de
faire beaucoup de cas de « l'assaut vic-
torieux sur la cote 30i ». Si elle le célèbre
cependant, elle tombera sous le ridicule.
— Frankf. Zig., 25.8.
Front italien. — Les succès italiens ap-
pellent deux observations : la première est
que nos alliés ont encore devant eux d'é-
normes difficultés à vaincre ; sans doute,
la possession de la vallée du Vippacco, à
laquelle la prise du Monte Santo leur a
donné accès, leur permettrait de tourner le
Carso par le nord, et le siège de Trieste
commencerait ; mais, pour se rendre maî-
tres de cette vallée, ils doivent encore
s'emparer du bois de Ternova qui la flan-
que vers le nord ; et, à moins que les Au-
trichiens soient démoralisés par la défaite
et la gravité de leurs pertes, le caractère
de la contrée permettra à ces derniers de
prolonger leur résistance. La seconde re-
marque, c'est que l'Autriche n'a rien à se
reprocher dans la défense malheureuse
qu'elle a opposée à ses ennemis ; par con-
tre, elle peut avec justice reprocher à l'Al,.
lemagne de l'avoir exposée, sans une aide
suffisante, aux dangers d'une guerre sur
deux fronts. La cause stratégique des dé-
faites de l'Autriche, c'est l'inquiétude alle-
mande en Belgique. Le Monte Santo est
une preuve, ajoutée aux autres, de la folie,
au point de vue militaire, faite par l'Alle-
magne en envahissant la Belgique. — (Ed.)
Manchester Guardian, 27.8.
Considérations d'ensemble. — Un rythme
déterminé s'est introduit peu à peu dans la
succession des offensives ennemies sur les
différents théâtres d'opérations. L'une des
armées part la première, presque toujours
l'armée russe; lorsque son atbaque a échoué
une autre offensive la suit, puis une troisiè-
me et enfin une quatrième, généralement
l'italienne. Malgré tous leurs-efforts nos ad-
versaires n'ont pu réaliser la simultanéité
des offensives. Ils s'en rapprochèrent da-
vantage au mois de mai dernier, mais les
Russes manquèrent au concert ; ils ne fu
rent prêts qu'en juin. Même alors nos ad-
versaires de l'Ouest n'ont pas engagé la to-
talité des masses destinées à la percée. C'est
maintenant seulement, alors que la force
des Anglais commence à s'épuiser dans les
Flandres que Pétain a jeté ses troupes dans
la bataille le 20 août sur les deux rives de
la Meuse. Dès le 19 Cadorna avait donné le
signal de la 11e bataille de l'Isonzo. C'est
une simultanéité au sens stratégique, mais
ces deux grandes batailles se trouvent pré-
cisément sans corrélation étroite. On ne
voit pas immédiatement les motifs qui ont
décidé le choix de Verdun comme théâtre
de la nouvelle offensive de percée. Peut-
être les raisons prépondérantes ont-elles été
les succès que les Français y ont remportés
en octobre et décembre de l'année dernière,
peut-être aussi la personnalité de Pétain,
défenseur de Verdun. On ne peut pas dire
que ce choix soit mauvais. Si la percée réus-
sissait, tout le front occidental allemand
pourrait être entraîné dans la débâcle. Mais
toute percée à l'ouest de la Meuse aurait
des conséquences analogues. La plus nette
et, je pourrais presque dire, la plus belle
conception au point de vue stratégique a
été l'offensive simultanée que Joffre a dé-
clenchée à l'automne 1915 en Artois et en
Champagne. Seulement, il lui a manqué la
meilleure consécration : la réussite. D'après
le résultat des premières journées de com-
bat, nous pouvons envisager avec une mê-
me assurance l'issue de la bataille de Ver-
dun. L'attaque ne nous a pas pris à l'im-
proviste ; l'installation de nombreuses bat-
teries nouvelles, les concentrations de trou-
pes, l'accumulation du matériel n'ont pas
passé inaperçues. Notre commandement
était complètement préparé. Aussi l'attaque
organisée sur une grande échelle par les
Français, n'a-t-elle pas atteint ses objectifs
le premier jour de la bataille. Le combat se
poursuivra vraisemblablement, mais il est
improbable que les journées suivantes ap-
portent à l'ennemi ce que les premières lui
ont refusé. — (Col. Gaedke) Brerner Bürger
Zig., 25.8.
- Tentative de percée ou méthode
d'usure ? La situat, on stratégique ne
s'est modifiée ni dans son ensemble, ni
sur chacun des divers fronts : extrême
déploiement de forces des deux côtés,
dans l'attaque et dans la défense Les
assauts attendus des Français devant,
Verdun se sont entre temps déchaînés, et
entre Tolmino et la mer, la onzième batail-
le a commencé. Mais tous ces événements
restent encore complètement, dans le ca-
dre de la tactique : attaque sur attaque
dans le but de percer nos lignes'. Nulle part
ne se manifestent de conséquences straté-
giques. Nous n'en avons pas d'autre à at-
tendre que celle-ci : à la fin- de ces ba-
tailles, l'Entente aura dépensé d'énormes
forces militaires sans pouvoir montrer un
gain équivalent. Ce gain ne pourrait être
que la percée qui conduirait au refoule-
ment allemand. L'Entente pourrait égale-
ment se flatter d'un résultat si les défen-
seurs avaient puisé dans leurs réserves
plus profondément que les assaillants. Il
s'agirait alors d'une stratégie d'usure, pro-
cède long et coûteux. Il faudrait que l'En-
tente disposât d'une immense réserve stra-
tégique d'armée capable, après toutes ces
batailles. (l'en engager une nouvelle pour je-
ter bas la muraille chancelante. Il se peut
qu'il y ait de l'autre côté des frontières
des gens qui cherchent leur réconfort dans
cette seconde hypothèse. Mais ils ne peu-
vent être nombreux, car il saute aux veux
que, d'après l'ensemble de la situation.
l'immense effort de nos ennemis vise à une
DE LA GUERRE
tl.1 A., t. Bali)
STDE8
FPAlnES ÉTRANGÈRES
I, ---
Paris, 31 août 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS IILITAI RES
Front occid OPERA TIONS
n? luttes plus^f1— Les quatre longs mois
Ou es d:s lus ou moinH vives, mais conti-
nuèrent les hJT ,' Jour où les Anglais
vaiocu fot les hauteurs de Vimy, ont con-
UVee irn ous, ceux qui étudient la guerre
fle ch purkal"té que l'offensive des Alliés
n ne chasira£ L J? Allemands du sol fran-
çais ni d a pas les Allemands du sol fran-
e belge et ne parvien-
!i a Pas à nonoa en déroute jusqu'à leurs
fP ères jes
les FIa s trois armées impénialeb. Dans
les Positionsnii'-prince Rupprecht a repris
l°Ute Perdues au sud de
route d'pres à Menin. La conquête des
aucun t)S de Lens ne donne aux Anglais
nnCuri résultCaj t Prafcf que, et il en est de mê-
die. Lill es nvs de la Scarpe et en Picar-
Line, Do et Cambrai aux mains des
« meilleure preuve de l'im-
britaoO,ce de J'effort de soixante divisions
ffecUf. T„ plein
britaniques : tenues constamment a plein
effectif. Le tableau est identique dans les
l'èisfrs frçais: Saint-Quenbn et La Fère
flatent ?v''0 assaillant à leurs portes.
Les Français ne Peuvent s'emparer de
î*a°n< ni arv
à Neufchàtel. Dans la ré-
:iOi e erdin, ils ont pris la célèbre cote
'i tnais On apprend maintenant que le
1 >.°aPrinz * l'évacuati~on.
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d'un l'itan. — Correspond. Militar.
(U .a. presse fnmçaise, aw début de la
h? e court" ! de guerre, aura-t-elle le
teUr e COurage de , démontrer à ses lec-
ne S que la grande offens've, de Verdun
Il t
Lut llcqîrs ul. vait absolument aucun autre
iw e$devint ? at*ou des positions dé-
jl IVe.&, dcYant la P1"'9106 ? En ce cas, nous
C? rll°us nier qUe ce but ait été atteint.
dis ^Ptimisme mo™? et estimer au plus
thè* ,,OPtirnisM, n'oral et la Prudence ora-
thèse de nos a(Iversaire-s français : une
Iqs , attendue rriAmSei Peut être difficile-
ment attendue, même de la part des feuil-
l'op¡ 5" du pays pst nous - pensons que
^v;!n,lrit où elfe ?l nrriJ/ée peu à peu a
""vf!nl Ou elle s'. n téL",se plus qu'aupa-
Pourquoi nous
s C'est Pourquoi nous
arKe des attam nu , contraire que le
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qt n'a pas «é.at.
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réussi qu'à occiper quelques lVtUlurs.
Dernièrement le Mort-Homme, aujour-
la cote 304. Nous avons insisté e-
hl Cote °l SU Je danger qui menaçait
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en est Un miracle qu.e dans
aient tejï encore ten ^r ïïqU0S défenseurs
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f au 2Vïl été retiré d8 6 gros de la
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v n ont rien remar-
qué de l'évacuation. Nous pouvons dire
aujourd'hui que nous nous réjouissions
par avance, du coup dans le vide que les
Français allaient porter. Lorsque l'atta-
que eut lieu, la croupe n'était plus oc-
cupée que par une faible garnison et les
Français ont lancé à travers notre tir de
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superflu Cet aperçu des choses devrait
enlever à la presse française l'envie de
faire beaucoup de cas de « l'assaut vic-
torieux sur la cote 30i ». Si elle le célèbre
cependant, elle tombera sous le ridicule.
— Frankf. Zig., 25.8.
Front italien. — Les succès italiens ap-
pellent deux observations : la première est
que nos alliés ont encore devant eux d'é-
normes difficultés à vaincre ; sans doute,
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laquelle la prise du Monte Santo leur a
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Carso par le nord, et le siège de Trieste
commencerait ; mais, pour se rendre maî-
tres de cette vallée, ils doivent encore
s'emparer du bois de Ternova qui la flan-
que vers le nord ; et, à moins que les Au-
trichiens soient démoralisés par la défaite
et la gravité de leurs pertes, le caractère
de la contrée permettra à ces derniers de
prolonger leur résistance. La seconde re-
marque, c'est que l'Autriche n'a rien à se
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qu'elle a opposée à ses ennemis ; par con-
tre, elle peut avec justice reprocher à l'Al,.
lemagne de l'avoir exposée, sans une aide
suffisante, aux dangers d'une guerre sur
deux fronts. La cause stratégique des dé-
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mande en Belgique. Le Monte Santo est
une preuve, ajoutée aux autres, de la folie,
au point de vue militaire, faite par l'Alle-
magne en envahissant la Belgique. — (Ed.)
Manchester Guardian, 27.8.
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différents théâtres d'opérations. L'une des
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l'italienne. Malgré tous leurs-efforts nos ad-
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des offensives. Ils s'en rapprochèrent da-
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Russes manquèrent au concert ; ils ne fu
rent prêts qu'en juin. Même alors nos ad-
versaires de l'Ouest n'ont pas engagé la to-
talité des masses destinées à la percée. C'est
maintenant seulement, alors que la force
des Anglais commence à s'épuiser dans les
Flandres que Pétain a jeté ses troupes dans
la bataille le 20 août sur les deux rives de
la Meuse. Dès le 19 Cadorna avait donné le
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une simultanéité au sens stratégique, mais
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cisément sans corrélation étroite. On ne
voit pas immédiatement les motifs qui ont
décidé le choix de Verdun comme théâtre
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les succès que les Français y ont remportés
en octobre et décembre de l'année dernière,
peut-être aussi la personnalité de Pétain,
défenseur de Verdun. On ne peut pas dire
que ce choix soit mauvais. Si la percée réus-
sissait, tout le front occidental allemand
pourrait être entraîné dans la débâcle. Mais
toute percée à l'ouest de la Meuse aurait
des conséquences analogues. La plus nette
et, je pourrais presque dire, la plus belle
conception au point de vue stratégique a
été l'offensive simultanée que Joffre a dé-
clenchée à l'automne 1915 en Artois et en
Champagne. Seulement, il lui a manqué la
meilleure consécration : la réussite. D'après
le résultat des premières journées de com-
bat, nous pouvons envisager avec une mê-
me assurance l'issue de la bataille de Ver-
dun. L'attaque ne nous a pas pris à l'im-
proviste ; l'installation de nombreuses bat-
teries nouvelles, les concentrations de trou-
pes, l'accumulation du matériel n'ont pas
passé inaperçues. Notre commandement
était complètement préparé. Aussi l'attaque
organisée sur une grande échelle par les
Français, n'a-t-elle pas atteint ses objectifs
le premier jour de la bataille. Le combat se
poursuivra vraisemblablement, mais il est
improbable que les journées suivantes ap-
portent à l'ennemi ce que les premières lui
ont refusé. — (Col. Gaedke) Brerner Bürger
Zig., 25.8.
- Tentative de percée ou méthode
d'usure ? La situat, on stratégique ne
s'est modifiée ni dans son ensemble, ni
sur chacun des divers fronts : extrême
déploiement de forces des deux côtés,
dans l'attaque et dans la défense Les
assauts attendus des Français devant,
Verdun se sont entre temps déchaînés, et
entre Tolmino et la mer, la onzième batail-
le a commencé. Mais tous ces événements
restent encore complètement, dans le ca-
dre de la tactique : attaque sur attaque
dans le but de percer nos lignes'. Nulle part
ne se manifestent de conséquences straté-
giques. Nous n'en avons pas d'autre à at-
tendre que celle-ci : à la fin- de ces ba-
tailles, l'Entente aura dépensé d'énormes
forces militaires sans pouvoir montrer un
gain équivalent. Ce gain ne pourrait être
que la percée qui conduirait au refoule-
ment allemand. L'Entente pourrait égale-
ment se flatter d'un résultat si les défen-
seurs avaient puisé dans leurs réserves
plus profondément que les assaillants. Il
s'agirait alors d'une stratégie d'usure, pro-
cède long et coûteux. Il faudrait que l'En-
tente disposât d'une immense réserve stra-
tégique d'armée capable, après toutes ces
batailles. (l'en engager une nouvelle pour je-
ter bas la muraille chancelante. Il se peut
qu'il y ait de l'autre côté des frontières
des gens qui cherchent leur réconfort dans
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