Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-08-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 août 1917 12 août 1917
Description : 1917/08/12 (T7,N529). 1917/08/12 (T7,N529).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6438122d
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
N° 529
ISTÈRES DE LA GUERRE
(E.-M. A., 2e Bau)
ET DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Paris, 12 août l917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. lés Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
u ETIUNS MILITAIRES
OPERATIONS
Atlantique. - De Rio-de-Janeiro : Le
Gouvernement brésilien occupera 16 unités
de r\,|. n.-ne de guerre à la surveillance
de l'AUan:ique du Sud. - Luta, 6.8.
Front OCCidental. — Nous n'avons pas
encore trouvé la clef des problèmes tacti-
ques Pnns?, Pai' la ligne Hindenburg. Le
nouveau principe de la défense alleman-
de, c'est : à chaque homme sa mitrailleu-
se. Nous en viendrons peut-être, de notre
côté, à celui-ci : à chaque homme son tank.
En attendant, les milieux militaires fran-
çais sont des plus sceptiques quant à la pos-
sibilité de réussir une percée stratégique
dans les conditions actuelles. Par suite de
leur « stratégie extrêmement mauvaise du
début de la guerre, les Français ont per-
du tant d'hommes qu'ils ne veulent plus
entendre parler des méthodes d'attaque
coûteuses (comme la été leur dernière of-
fensive de r re of-
ne les blâmera dp aiu'un esP.rit sensé
ne les blâmera de vouloir économiser leurs
effectifs ». Le départ du général Nivelle n'a
pas eu pour seule raison les « grandes fau-
tes commises dans la bataille de l'Aisne n.
Il signIfie que la France ne peut pas se
contenter d'une guerre d'usure qui l'épuisé,
et ne croit plus nux offensives « bruyam-
ment annoncées ». La France n'a point re-
noncé une fois pour toutes à la percée, mais
elle attend le rnoment oÙ les Alliés dispo-
seront d'une supériorité numérique plus
grande qu'aujourd'hui et où les conditions
tactiques seront plus favorables. - (Ed.)
Manchest. Guard., 8,8. batail,e d'Ypres
de lutte terrible. Un mur de fer s'avance.
Où les Anglais arriveront-ils? Quel est
leur objectif final => Que 'Sera la résistance
des Allemands ? undét^/ s'impose : sur
le front de 24 kilomètres. il y avait 13 di-
visions allemandes, ce qui fait une den-
sité d'une division par deux kilomètres. A
Verdun, quand Douaumont fut repris, la
densité du front nllemn nd était supérieure.
puisqu'il T)ouaumont vfîft'0"S P-0Ur 10 kilomè"
tres. Et Douaumont fut repris en un jour.
- Le combat d'artillerie de quinze jours,
d'une violence extrême, que la cocpération
des pièces et des munitions amér,i.caines a
sans doute contribué à nf africaines a
mettre quelque peu en échec les lignes de
défense allemandes i,f c les hgnes de
sont ni anéanties ni réduites hors d'action.
Or, leur impuissance était une des ecndi-
tions IDréalables requise! pour le succès
des attaques dnfanterie, si l'on vonUalt
éviter aux troupes anglnises un nouveau
massacre. Nos esradrilles aériennes, en liai-
son avec nos nièces
son avec nos pièces à longue portée. ont
donné fort à faire à l'ennemi. C'est un fait
indiscutable. L'Angleterre s'est trouvée en
présence d'une désagréable surprise. Cha-
que fois qu'elle a pris l'offensive, elle a
fait une expérience du même genre. Ce fut
d'abord le retrait soudain de notre front,
puis notre nouvelle méthode défensive. Au-
jourd'hui, c'est la puissance considérable-
ment accrue de tcute notre artillerie. Si l'An-
gleterre a cependant déclenché l'attaque
d'infanterie, c'est qu'elle y a été forcée par
la nécessité d'agir. En effet, nous pouvons
conclure de l'état d'esprit qui règne, tant
en France qu'en Russie, que la Grande-
Bretagne est menacée de la défection de
ses deux satellites. La politique anglaise
a donc donné le branle à de nouvelles of-
fensives qui ressemblent fort aux opéra-
tions des Dardanelles et de Mésopotamie
(première offensive sur Bagdad). Il n'est
pas possible d'établir, sans des statistiques
exactes, dans quelle mesure l'efficacité de
notre guerre sous-marine a pesé sur les
décisions de l'Angleterre, mais il est cer-
tain que le but immédiat de la récente of-
fensive anglaise était de porter un coup
mortel à la « peste sous-marine ». Si la
Grande-Bretagne ne s'était brûlé les doigts
aux Dardanelles, nul doute qu'elle eût af-
fronté cette fois le feu de nos batteries
lourdes de la côte. L'avenir seul nous mon-
trera si elle compte sur le succès de la
pression qu'elle exerce sur la Hollande. La
forme de l'cffensive britannique n'offre rien
de surprenant. Le géant anglais, dont la
tactique est encore très gauche, ne connaît
qu'une forme d'attiaque : l'assaut en masses.
Dans la bataille actuelle, l'espace est étroit.
l'efficacité de l'artillerie allemande terrible
et le moral de l'armée anglaise a besoin
d'être fortement soutenu. Le soutien néces-
saire, Haig le trouve dans la tactique de
troupeaux qui force les Tommies à avancer
coude à coude, à portée de la voix et du
revolver dos officiers. On possède mainte-
nant une quantité de tanks ; c'est la seule
raison qui pousse les Anglais à s'en servir
malgré les expériences fâcheuses auxquelles
ils ont donné lieu. On traite ainsi sans mé-
nagement les troupes qu'en y renferme.
C'est là une preuve de la rigidité surannée
de la tactique anglaise, provenant sans
doute d'une incapacité d'adaptation à de
nouvelles méthodes. Enfin, l'Etat-Major an-
glais, comme l'Etat-Major français, a fait
les pires expériences avec Set3 attaques de
cavalerie en masses. Ces insuccès font un
contraste frappant avec l'utilisation victo-
rieuse que nous avons faite de notre cava-
lerie en Courlande, en Lithuanie et en Va-
lachie. — (Moraht) Deutsche Tagesztg., 4.8.
Front oriental. — Selon tous les indices,
l'offensive austro-allemande, est celle qui
donnera le coup de grâce à la Russie' et la
séparera définitivement de la « mauvaise
compagnie » de ses alliés. Kerenskv sera-
t-il capable d'affronter la situation inté-
rieure aggravée par la défaite militaire ?
J'en doute beaucoup. C'est pourquoi Alle-
mands et Autrichiens feront l'impossible
pour ne pas s'arrêter dans leur avance et
pour précipiter la catastrophe. r'est-¡)-clin"
la paix séparée. - (Gravina) Correo Cata-
lan, G. 8.
— La forteresse-frontière russe de Cho-
tin est maintenant à portée de notre feu.
Les autorités russes et lté banques ont
fui. Kamienietz-Podolski est également
évacuée par les autorités russes, ainsi
que Sereth, Radautz et Suczawa en Bu-
kovine. Le front jusqu'ici dirigé vers l'est
tend de plus en plus vers le sud, où le gé-
néral Tcherbatchev fait l'impossible pour
parer par une contre-offensive vers la col
d'Oïtoz l'attaque de flanc qui le menace
du nord. Le commandant de son secteur
roumain, le général Averesco, a d'abord
cherché à tourner le col d'Oïtoz par le
sud, au moyen d'attaques en masse diri-
gées contre la région des sources de la
Susita et de la Putna. Il a pris nos pre-
mières lignes, où nous avons dû abandon-
ner quelques canons de tranchées qu'on
avait fait sauter, mais n'a pu gagner la
créte frontière haute de 1.500 mètres, ni
par suite la route de Geleneze et du bas-
sin de Kezdi-Vasarhely. Tcherbatchev
poussa alors son coin d'attaque plus au
nord, pour prendre le mont. Casinu
(1.167 m.) et forcer le col d'Oïtoz lui-
même. Mais leis Austro-Hongrois ont re-
poussé les Roumains, dont les pertes ont
été lourdes. Avant-hier, nos troupes au
sud du Dniester étaient sur la route du
Zastovina, et le centre de l'armée austro
hongroise se trouvait sur la route de
Sniatyn, à 20 bons kilomètres de Czerno-
witz. Les deux groupes d'armées rencon-
trèrent une résistance grandissante à me-
sure qu'ils avançaient. L'armée battue de
Kornilov, maintenue par un mur invisible,
semblait opposer devant Czernowitz une
résistance d'autant plus forte que le pro-
grès de notre attaque la menaçait davan-
tage. La force vive du puissant corps
russe, affaiblie par des maladies internes
mais non détruite, se montra capable en
l'extrême péril d'une défense héroïque.
Cosaques et uhlans polonais qui char-
gèrent à la lance, fantassins qui sortirent
en masse de leurs abris pour s'élancer à
la contre-attaque, artilleurs qui servirent
leurs canons jusqu'au dernier coup en face,
de nos colonnes d'assaut, rivalisèrent pour
laver avec leur sang le nom russe de l'in-
fâmant soupçon de lâcheté. Il fallut toute
l'indomptable volonté de victoire de nos
troupes pour couronner par la prise de
Czernowitz 1rs fatigues de combats conti-
nuels et de deux semaines de marches for-
cées sous le soleil brûlant. De Czernowitz,
les trains se succédaient dans la direction
de Lipkany, et des colonnes de matériel
soulevaient, sans fin la poussièra.des routes
qui mènent vers, l'est. Nos aviateurs ne
se contentaient pas d'observer cette re-
traite, ils fonçaient comme des éperviers
sur les trains, les colonnes de ravitaille-
ment et If's troupes en marche, qui se dis-
persaient en désordre. Croates, Honveds.
Bavarois et Autrichiens brisèrent les der-
nières résistances. PPis au nord, le
ISTÈRES DE LA GUERRE
(E.-M. A., 2e Bau)
ET DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Paris, 12 août l917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. lés Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
u ETIUNS MILITAIRES
OPERATIONS
Atlantique. - De Rio-de-Janeiro : Le
Gouvernement brésilien occupera 16 unités
de r\,|. n.-ne de guerre à la surveillance
de l'AUan:ique du Sud. - Luta, 6.8.
Front OCCidental. — Nous n'avons pas
encore trouvé la clef des problèmes tacti-
ques Pnns?, Pai' la ligne Hindenburg. Le
nouveau principe de la défense alleman-
de, c'est : à chaque homme sa mitrailleu-
se. Nous en viendrons peut-être, de notre
côté, à celui-ci : à chaque homme son tank.
En attendant, les milieux militaires fran-
çais sont des plus sceptiques quant à la pos-
sibilité de réussir une percée stratégique
dans les conditions actuelles. Par suite de
leur « stratégie extrêmement mauvaise du
début de la guerre, les Français ont per-
du tant d'hommes qu'ils ne veulent plus
entendre parler des méthodes d'attaque
coûteuses (comme la été leur dernière of-
fensive de r re of-
ne les blâmera dp aiu'un esP.rit sensé
ne les blâmera de vouloir économiser leurs
effectifs ». Le départ du général Nivelle n'a
pas eu pour seule raison les « grandes fau-
tes commises dans la bataille de l'Aisne n.
Il signIfie que la France ne peut pas se
contenter d'une guerre d'usure qui l'épuisé,
et ne croit plus nux offensives « bruyam-
ment annoncées ». La France n'a point re-
noncé une fois pour toutes à la percée, mais
elle attend le rnoment oÙ les Alliés dispo-
seront d'une supériorité numérique plus
grande qu'aujourd'hui et où les conditions
tactiques seront plus favorables. - (Ed.)
Manchest. Guard., 8,8. batail,e d'Ypres
de lutte terrible. Un mur de fer s'avance.
Où les Anglais arriveront-ils? Quel est
leur objectif final => Que 'Sera la résistance
des Allemands ? undét^/ s'impose : sur
le front de 24 kilomètres. il y avait 13 di-
visions allemandes, ce qui fait une den-
sité d'une division par deux kilomètres. A
Verdun, quand Douaumont fut repris, la
densité du front nllemn nd était supérieure.
puisqu'il T)ouaumont vfîft'0"S P-0Ur 10 kilomè"
tres. Et Douaumont fut repris en un jour.
- Le combat d'artillerie de quinze jours,
d'une violence extrême, que la cocpération
des pièces et des munitions amér,i.caines a
sans doute contribué à nf africaines a
mettre quelque peu en échec les lignes de
défense allemandes i,f c les hgnes de
sont ni anéanties ni réduites hors d'action.
Or, leur impuissance était une des ecndi-
tions IDréalables requise! pour le succès
des attaques dnfanterie, si l'on vonUalt
éviter aux troupes anglnises un nouveau
massacre. Nos esradrilles aériennes, en liai-
son avec nos nièces
son avec nos pièces à longue portée. ont
donné fort à faire à l'ennemi. C'est un fait
indiscutable. L'Angleterre s'est trouvée en
présence d'une désagréable surprise. Cha-
que fois qu'elle a pris l'offensive, elle a
fait une expérience du même genre. Ce fut
d'abord le retrait soudain de notre front,
puis notre nouvelle méthode défensive. Au-
jourd'hui, c'est la puissance considérable-
ment accrue de tcute notre artillerie. Si l'An-
gleterre a cependant déclenché l'attaque
d'infanterie, c'est qu'elle y a été forcée par
la nécessité d'agir. En effet, nous pouvons
conclure de l'état d'esprit qui règne, tant
en France qu'en Russie, que la Grande-
Bretagne est menacée de la défection de
ses deux satellites. La politique anglaise
a donc donné le branle à de nouvelles of-
fensives qui ressemblent fort aux opéra-
tions des Dardanelles et de Mésopotamie
(première offensive sur Bagdad). Il n'est
pas possible d'établir, sans des statistiques
exactes, dans quelle mesure l'efficacité de
notre guerre sous-marine a pesé sur les
décisions de l'Angleterre, mais il est cer-
tain que le but immédiat de la récente of-
fensive anglaise était de porter un coup
mortel à la « peste sous-marine ». Si la
Grande-Bretagne ne s'était brûlé les doigts
aux Dardanelles, nul doute qu'elle eût af-
fronté cette fois le feu de nos batteries
lourdes de la côte. L'avenir seul nous mon-
trera si elle compte sur le succès de la
pression qu'elle exerce sur la Hollande. La
forme de l'cffensive britannique n'offre rien
de surprenant. Le géant anglais, dont la
tactique est encore très gauche, ne connaît
qu'une forme d'attiaque : l'assaut en masses.
Dans la bataille actuelle, l'espace est étroit.
l'efficacité de l'artillerie allemande terrible
et le moral de l'armée anglaise a besoin
d'être fortement soutenu. Le soutien néces-
saire, Haig le trouve dans la tactique de
troupeaux qui force les Tommies à avancer
coude à coude, à portée de la voix et du
revolver dos officiers. On possède mainte-
nant une quantité de tanks ; c'est la seule
raison qui pousse les Anglais à s'en servir
malgré les expériences fâcheuses auxquelles
ils ont donné lieu. On traite ainsi sans mé-
nagement les troupes qu'en y renferme.
C'est là une preuve de la rigidité surannée
de la tactique anglaise, provenant sans
doute d'une incapacité d'adaptation à de
nouvelles méthodes. Enfin, l'Etat-Major an-
glais, comme l'Etat-Major français, a fait
les pires expériences avec Set3 attaques de
cavalerie en masses. Ces insuccès font un
contraste frappant avec l'utilisation victo-
rieuse que nous avons faite de notre cava-
lerie en Courlande, en Lithuanie et en Va-
lachie. — (Moraht) Deutsche Tagesztg., 4.8.
Front oriental. — Selon tous les indices,
l'offensive austro-allemande, est celle qui
donnera le coup de grâce à la Russie' et la
séparera définitivement de la « mauvaise
compagnie » de ses alliés. Kerenskv sera-
t-il capable d'affronter la situation inté-
rieure aggravée par la défaite militaire ?
J'en doute beaucoup. C'est pourquoi Alle-
mands et Autrichiens feront l'impossible
pour ne pas s'arrêter dans leur avance et
pour précipiter la catastrophe. r'est-¡)-clin"
la paix séparée. - (Gravina) Correo Cata-
lan, G. 8.
— La forteresse-frontière russe de Cho-
tin est maintenant à portée de notre feu.
Les autorités russes et lté banques ont
fui. Kamienietz-Podolski est également
évacuée par les autorités russes, ainsi
que Sereth, Radautz et Suczawa en Bu-
kovine. Le front jusqu'ici dirigé vers l'est
tend de plus en plus vers le sud, où le gé-
néral Tcherbatchev fait l'impossible pour
parer par une contre-offensive vers la col
d'Oïtoz l'attaque de flanc qui le menace
du nord. Le commandant de son secteur
roumain, le général Averesco, a d'abord
cherché à tourner le col d'Oïtoz par le
sud, au moyen d'attaques en masse diri-
gées contre la région des sources de la
Susita et de la Putna. Il a pris nos pre-
mières lignes, où nous avons dû abandon-
ner quelques canons de tranchées qu'on
avait fait sauter, mais n'a pu gagner la
créte frontière haute de 1.500 mètres, ni
par suite la route de Geleneze et du bas-
sin de Kezdi-Vasarhely. Tcherbatchev
poussa alors son coin d'attaque plus au
nord, pour prendre le mont. Casinu
(1.167 m.) et forcer le col d'Oïtoz lui-
même. Mais leis Austro-Hongrois ont re-
poussé les Roumains, dont les pertes ont
été lourdes. Avant-hier, nos troupes au
sud du Dniester étaient sur la route du
Zastovina, et le centre de l'armée austro
hongroise se trouvait sur la route de
Sniatyn, à 20 bons kilomètres de Czerno-
witz. Les deux groupes d'armées rencon-
trèrent une résistance grandissante à me-
sure qu'ils avançaient. L'armée battue de
Kornilov, maintenue par un mur invisible,
semblait opposer devant Czernowitz une
résistance d'autant plus forte que le pro-
grès de notre attaque la menaçait davan-
tage. La force vive du puissant corps
russe, affaiblie par des maladies internes
mais non détruite, se montra capable en
l'extrême péril d'une défense héroïque.
Cosaques et uhlans polonais qui char-
gèrent à la lance, fantassins qui sortirent
en masse de leurs abris pour s'élancer à
la contre-attaque, artilleurs qui servirent
leurs canons jusqu'au dernier coup en face,
de nos colonnes d'assaut, rivalisèrent pour
laver avec leur sang le nom russe de l'in-
fâmant soupçon de lâcheté. Il fallut toute
l'indomptable volonté de victoire de nos
troupes pour couronner par la prise de
Czernowitz 1rs fatigues de combats conti-
nuels et de deux semaines de marches for-
cées sous le soleil brûlant. De Czernowitz,
les trains se succédaient dans la direction
de Lipkany, et des colonnes de matériel
soulevaient, sans fin la poussièra.des routes
qui mènent vers, l'est. Nos aviateurs ne
se contentaient pas d'observer cette re-
traite, ils fonçaient comme des éperviers
sur les trains, les colonnes de ravitaille-
ment et If's troupes en marche, qui se dis-
persaient en désordre. Croates, Honveds.
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