Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-06-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 29 juin 1917 29 juin 1917
Description : 1917/06/29 (T6,N485). 1917/06/29 (T6,N485).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64849830
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 27/05/2013
,ISTÈRES - DE LÀ GUERRE
2* Bau)
ET DES
ÂlUES ÉTRANGÈRES
NO 485
Paris, 29 juin 1917.
,
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
- NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
1 qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES 1
Pro CRITIQUE DES OPERATIONS
ques nt °ccidental. — Les récentes atta-
et contre-attaques françaises et alle-
ftianH en Champagne et dans l'Aisne ont
une méthode essentiellement diffé-
hOIllrn L lée française est que chaque
SPéciaf doit recevoir une instruction qui le
tta. llise e que chaque unité doit pouvoir
rainq er scientifiquement et garder le ter-
tldèle CQnqUIS. L'ennemi, d'autre part, reste
Ciaux au système de corps de troupes spé-
c'aiiv dont les effectifs sont relativement
lIon ir s : ceux-ci reçoivent une instruc-
lur ; J^î ®hsive pour l'attaque et, aussitôt
Sltions J.ectf atteint, se retirent sur des po-
lenr °^ct!f atteint, se retirent sur des po-
dangereuses, en laissant à
des troupes de ligne ordinaires la tâche
les coûteuse de tenir les lignes saisies par
l^les „ ÏÏÎPes de choc ». L'Allemagne est
L Pr'x C ^'économiser les hommes à tout
lVIén,nLOrlng Post, 25.6.. ,
anaie- - Un rapport, dont
PUblié ans sont très sévères, vient d'être
Par la commission d'enquête sur
ut-el de Mésopotamie et l'échec de
ra.les ara. « Quatre impressions géné-
^leg U dégagent. La première est qu'il
l f-Xistp llri manque effrayant de coordina-
lion e,,,t-re le,s autorités indiennes et métro-
( l'ex: eS' an.s toute la première période
^slre.s r ; la seconde est que les mi-
.lvils (ïp^ji^ftiques et les administrateurs
s de , e ont été gravement induits
erre,, Par leurs. conseiHers-experts de
,Irrné '(- et la marine. ; la troisième est que
décision funeste d'avancer de Kut à Bag-
Rn cfll a été très imprudemment prise,
le
q\llqUes 'quJnet uour des raisons plutôt po-
I e le mr 1 militaires ; la quatrième est
m le o,
que le système moderne d'administration
q\¡()ntià 0n militaires dans l'Inde a
à ,i n échec. Mais quelque blâmables
r)' snieni ,
\6, aux et e Gouvernement indien, ses gé-
néraux et ses directeurs du service de San-
t cOltiNe onSablHté ultime retombe, en fin
de compte. sur M. Asquith et ses collabo-
illt Tr1.évoya.rit le désastre dont ils
r] l (hl acés à Gallipoli, ils se sont
tl[)i1r il tclégra,rnme follement optimiste
IXO n, comme des gens qui se
noient saisissent un fétu de paille. » -
Times, 27.6.
d'ensemble. — Une im-
portante période d'activité combattante
^perrrtinerN victorieusement pour
S$!^es a)1 'ernandes. Nos ennemis ont mis
Vrg tQctiqllnSaux préparatifs stratégie
t techniques de grande en-
Qiii 0r)t précédé la lutte. Leurplan
{CJl)t ce'nt accrocher les forces des puis-
Nt l Rentv, l 1
rt:stirir r'ornaux extrémités de leur
nt : en Mésopotamie, en Pa-
1? la eïUi Saionique. Mais. les gains.
,t) Oq l)l'elQire fureïlt que territoriaux. Ce
Í\cle Ire, ils re erreur de nos adversaires,
trrellt Attendaient, sans songer
allX conditions cHmatériques, à
une offensive imminente de l'Italie. Par des
expéditions nouvelles de munitions et de
matériel, ils croyaient avoir r~endu à la
Russie la force de déclencher l'offensive
Projetée,. Si ce plan avait pu s'exécuter, les
chances de réussite n'étaient, pas défavora-
bles. Mais l'exécution des projets de prin-
temps fut dérangée par le coup d'échec de
Hindenburg sur le front occidental, pàr-le
fait que cette opération fut dissimulée pen-
dant des semaines, Par la rupture de liai-
son entre 8 les armées anglaises et françai-
ses. Pendant des semaines, qu'il avait d e'sti-
nées à l'offensive et à la pemée, l'ennemi
s'épuisa à mener de longs combats d'avant-
postes reconnaissances et-à installer
de nouvelles lignes de communications sur
un terrain rendu absolument impraticable.
L orsqu'enfin nos adversaires se disposèrent
à faire irruption dans la HoUG .LV uu---,
leurs forces se TroSnt insuffisantes. Les
Anglais ne furent prêts à l'attaque que s le
9 avril en Artois, et les Français, le 16 sur
l'Aisne et en Champagne. Dans les deux
batailles l'offensive ennemie fut enray-ée
dès le troisième jour. Les travaux de dé-
fense aIlemands, ,aVEC leurs ouvrages éche-
lonnés sur une feu. Ce-
subi victorieusement l'épreuve du feu. Ce-
pendant la Jto°gce e de nos ennemis n'était pas
épuisée. Les 23 et 24 avril, les Anglais dé-
clenchèrent une deuxième bataille d'Artois.
Cinq jours après commenca le troisième
assaut sur une longueur de 30 kilomètres
et le 4 mai, la quatrième grande attaque
menée par 17 divisions.Ce jour- là représen-
te le point culminant des efforts nnemis,.
Les Anglais étaient tellement sûrs du suc.
cès qu'ils lancèrent dans le combat d-es
escadrons de cavalerie, prouvant ainsi une
complète méconnaissance des conditions
tactiques de la bataille.Le même jour, les
Français attaquèrent en Champagne et sur
l'Aisne. Leurs gains ne tei-mm, kuu. —
caux, ne constituèrent pas une base suffi-
sante pour tenter une poussée nouvelle
avec des chances de succ.ès.e 9 mai, les
furent repoussées de faç-on sanglante. Le
14 mai, Cadorna commença sa dixième ba-
taille sur l'Isonzo cqr~ui, a~pr~ ès un gain de
terrain initial, se t err aina 15 JOUflS après,
par la perte du meilleur de ce terrain. Le
deuxième mois du printemps a donc rap-
porté à nos ennemis une amère désillusion,
bien qu'Anglais, Italiens et Français aient
attaqué presque partout en même temps,
La Russie seule res:btt - --- -- -
troisième mois, nous voyons nos adversai-
res incapables de se relever de leui
échecs pour entreprendre une no-a-velle of-
fensive générale. Péniblement, ils conti-
nuent les opérations, qui, commencées sur
une vaste échelle , dégénèrent en combats
partiels. De plus, la lutte entre nos. sous-
marins et les moyens de défense qu'on leur
oppose commenc.e à tourner au désavan-
tage de nos ennemis. Les chances de suc-
cès de l'Entente pour cet été ne peuvent
que S'en trouver diminuées. - Köln.
vùlksztg" 23.6.
— La semaine passée encore, le calme
n'a pas été complet sur notre front occiden-
tal. En genéral les Anglais ont opéré com-
me c'est leur habitude lorsqu'il s'agit de
préparer de grandes opérations. On ne peut
cependant avoir l'impression que le renou-
vellement de l'offensive générale anglo-
française soit imminent. En tout cas, les
derniers combats n'ont pas fourni à l'enne-
mi une base meilleure que celle qu'il pos-
sédait. Le feu roulant ininterrompu de plu-
sieurs jours qui, chaque fois, précède les
très grandes batailles, n'a pas, jusqu'à pré-
sent, commencé. On peut supposer que
l'Etat-Major ennemi est encore occupé à
grouper ses masses d'artillerie et d'infan-
terie. Les déclarations des journaux enne-
mis n'apportent aucun éclaircissement. Des
considérations d'ordre général rendent vrai- -
semblable une nouvelle et puissante offen-
sive pour cet été, en vue de forcer la déci-
sion. Il est indubitable que l'activité de
nos sous-marins a en France et en Angle-
terre des répercussions très désagréables
aussi bien sur le moral des masses populai-
res que sur la conduite des opérations.
Mais quelle en est exactement la portée ?
C'est ce que nous ne pouvons préciser. On-
doit toutefois admettre que l'Angleterre-
n'attendra pas au dernier moment pour
essayer de nous vaincre par les armes, car
alors l'aide des Etats-Unis viendrait peut-
être trop tard. Il ne faut pas voir une con-
tradiction à cette hypothèse dans la passi-
vité actuelle des Français sur l'Aisne et en
Champagne : cette passivité, vraiment
frappante, ne doit pas du tout être attribuée
à un épuisement général. Il est à noter
que, d'après les derniers renseignements,
la fusion des grands quartiers généraux
anglais et français est un fait accompli.
Cet événement, qui donne à Pétain la haute
main sur les opérations, doit être inter-
prété comme l'annonce de résolutions éner-
giques. Sur le front russe, le feu de l'artil-
lerie a parfois augmenté pour s'apaiser en-
suite. Les fantassins russes se sont mon-
trés çà et là plus actifs. Mais tout cela
n'annonce pas encore l'approche d'une
grande attaque. En Macédoine, la situation
n'est pas très nette. Les Français ont pé-
nétré en Thessalie par le Nord. Les An-
glais ont occupé Corinthe, Le Pirée et Athè-
nes. Maintenant les troupes de l'Entente ne
sont plus tributaires de l'unique port de
Salonique ; elles disposent aussi sur l'aile
gauche d'une voie de communication vers
l'Italie par Valona. Ces considérations ne
permettent pas de préjuger avec quelque
certitude des intentions procnames de l'ar-
mée de Macédoine. Il est tout à fait vrai-
semblable que la période actuelle d'expec-
tative et d'inaction ne durera pas indéfini-
ment. En Italie, Cadorna, après son gros
échec sur l'Isonzo, a cherché un nouveau
champs d'opération sur le front sud-ovieiita.1
du Tyrol. Au total. Anglais, Français et Ita-
liens sont doublement pressés par leurs
l ambitions et nos sous-marins et contraints
de renouveler sans cesse leurs attaques
2* Bau)
ET DES
ÂlUES ÉTRANGÈRES
NO 485
Paris, 29 juin 1917.
,
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
- NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
1 qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES 1
Pro CRITIQUE DES OPERATIONS
ques nt °ccidental. — Les récentes atta-
et contre-attaques françaises et alle-
ftianH en Champagne et dans l'Aisne ont
une méthode essentiellement diffé-
hOIllrn L lée française est que chaque
SPéciaf doit recevoir une instruction qui le
tta. llise e que chaque unité doit pouvoir
rainq er scientifiquement et garder le ter-
tldèle CQnqUIS. L'ennemi, d'autre part, reste
Ciaux au système de corps de troupes spé-
c'aiiv dont les effectifs sont relativement
lIon ir s : ceux-ci reçoivent une instruc-
lur ; J^î ®hsive pour l'attaque et, aussitôt
Sltions J.ectf atteint, se retirent sur des po-
lenr °^ct!f atteint, se retirent sur des po-
dangereuses, en laissant à
des troupes de ligne ordinaires la tâche
les coûteuse de tenir les lignes saisies par
l^les „ ÏÏÎPes de choc ». L'Allemagne est
L Pr'x C ^'économiser les hommes à tout
lVIén,nLOrlng Post, 25.6.. ,
anaie- - Un rapport, dont
PUblié ans sont très sévères, vient d'être
Par la commission d'enquête sur
ut-el de Mésopotamie et l'échec de
ra.les ara. « Quatre impressions géné-
^leg U dégagent. La première est qu'il
l f-Xistp llri manque effrayant de coordina-
lion e,,,t-re le,s autorités indiennes et métro-
( l'ex: eS' an.s toute la première période
^slre.s r ; la seconde est que les mi-
.lvils (ïp^ji^ftiques et les administrateurs
s de , e ont été gravement induits
erre,, Par leurs. conseiHers-experts de
,Irrné '(- et la marine. ; la troisième est que
décision funeste d'avancer de Kut à Bag-
Rn cfll a été très imprudemment prise,
le
q\llqUes 'quJnet uour des raisons plutôt po-
I e le mr 1 militaires ; la quatrième est
m le o,
que le système moderne d'administration
q\¡()ntià 0n militaires dans l'Inde a
à ,i n échec. Mais quelque blâmables
r)' snieni ,
\6, aux et e Gouvernement indien, ses gé-
néraux et ses directeurs du service de San-
t cOltiNe onSablHté ultime retombe, en fin
de compte. sur M. Asquith et ses collabo-
illt Tr1.évoya.rit le désastre dont ils
r] l (hl acés à Gallipoli, ils se sont
tl[)i1r il tclégra,rnme follement optimiste
IXO n, comme des gens qui se
noient saisissent un fétu de paille. » -
Times, 27.6.
d'ensemble. — Une im-
portante période d'activité combattante
^perrrtinerN victorieusement pour
S$!^es a)1 'ernandes. Nos ennemis ont mis
Vrg tQctiqllnSaux préparatifs stratégie
t techniques de grande en-
Qiii 0r)t précédé la lutte. Leurplan
{CJl)t ce'nt accrocher les forces des puis-
Nt l Rentv, l 1
rt:stirir r'ornaux extrémités de leur
nt : en Mésopotamie, en Pa-
1? la eïUi Saionique. Mais. les gains.
,t) Oq l)l'elQire fureïlt que territoriaux. Ce
Í\cle Ire, ils re erreur de nos adversaires,
trrellt Attendaient, sans songer
allX conditions cHmatériques, à
une offensive imminente de l'Italie. Par des
expéditions nouvelles de munitions et de
matériel, ils croyaient avoir r~endu à la
Russie la force de déclencher l'offensive
Projetée,. Si ce plan avait pu s'exécuter, les
chances de réussite n'étaient, pas défavora-
bles. Mais l'exécution des projets de prin-
temps fut dérangée par le coup d'échec de
Hindenburg sur le front occidental, pàr-le
fait que cette opération fut dissimulée pen-
dant des semaines, Par la rupture de liai-
son entre 8 les armées anglaises et françai-
ses. Pendant des semaines, qu'il avait d e'sti-
nées à l'offensive et à la pemée, l'ennemi
s'épuisa à mener de longs combats d'avant-
postes reconnaissances et-à installer
de nouvelles lignes de communications sur
un terrain rendu absolument impraticable.
L orsqu'enfin nos adversaires se disposèrent
à faire irruption dans la HoUG .LV uu---,
leurs forces se TroSnt insuffisantes. Les
Anglais ne furent prêts à l'attaque que s le
9 avril en Artois, et les Français, le 16 sur
l'Aisne et en Champagne. Dans les deux
batailles l'offensive ennemie fut enray-ée
dès le troisième jour. Les travaux de dé-
fense aIlemands, ,aVEC leurs ouvrages éche-
lonnés sur une feu. Ce-
subi victorieusement l'épreuve du feu. Ce-
pendant la Jto°gce e de nos ennemis n'était pas
épuisée. Les 23 et 24 avril, les Anglais dé-
clenchèrent une deuxième bataille d'Artois.
Cinq jours après commenca le troisième
assaut sur une longueur de 30 kilomètres
et le 4 mai, la quatrième grande attaque
menée par 17 divisions.Ce jour- là représen-
te le point culminant des efforts nnemis,.
Les Anglais étaient tellement sûrs du suc.
cès qu'ils lancèrent dans le combat d-es
escadrons de cavalerie, prouvant ainsi une
complète méconnaissance des conditions
tactiques de la bataille.Le même jour, les
Français attaquèrent en Champagne et sur
l'Aisne. Leurs gains ne tei-mm, kuu. —
caux, ne constituèrent pas une base suffi-
sante pour tenter une poussée nouvelle
avec des chances de succ.ès.e 9 mai, les
furent repoussées de faç-on sanglante. Le
14 mai, Cadorna commença sa dixième ba-
taille sur l'Isonzo cqr~ui, a~pr~ ès un gain de
terrain initial, se t err aina 15 JOUflS après,
par la perte du meilleur de ce terrain. Le
deuxième mois du printemps a donc rap-
porté à nos ennemis une amère désillusion,
bien qu'Anglais, Italiens et Français aient
attaqué presque partout en même temps,
La Russie seule res:btt - --- -- -
troisième mois, nous voyons nos adversai-
res incapables de se relever de leui
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fensive générale. Péniblement, ils conti-
nuent les opérations, qui, commencées sur
une vaste échelle , dégénèrent en combats
partiels. De plus, la lutte entre nos. sous-
marins et les moyens de défense qu'on leur
oppose commenc.e à tourner au désavan-
tage de nos ennemis. Les chances de suc-
cès de l'Entente pour cet été ne peuvent
que S'en trouver diminuées. - Köln.
vùlksztg" 23.6.
— La semaine passée encore, le calme
n'a pas été complet sur notre front occiden-
tal. En genéral les Anglais ont opéré com-
me c'est leur habitude lorsqu'il s'agit de
préparer de grandes opérations. On ne peut
cependant avoir l'impression que le renou-
vellement de l'offensive générale anglo-
française soit imminent. En tout cas, les
derniers combats n'ont pas fourni à l'enne-
mi une base meilleure que celle qu'il pos-
sédait. Le feu roulant ininterrompu de plu-
sieurs jours qui, chaque fois, précède les
très grandes batailles, n'a pas, jusqu'à pré-
sent, commencé. On peut supposer que
l'Etat-Major ennemi est encore occupé à
grouper ses masses d'artillerie et d'infan-
terie. Les déclarations des journaux enne-
mis n'apportent aucun éclaircissement. Des
considérations d'ordre général rendent vrai- -
semblable une nouvelle et puissante offen-
sive pour cet été, en vue de forcer la déci-
sion. Il est indubitable que l'activité de
nos sous-marins a en France et en Angle-
terre des répercussions très désagréables
aussi bien sur le moral des masses populai-
res que sur la conduite des opérations.
Mais quelle en est exactement la portée ?
C'est ce que nous ne pouvons préciser. On-
doit toutefois admettre que l'Angleterre-
n'attendra pas au dernier moment pour
essayer de nous vaincre par les armes, car
alors l'aide des Etats-Unis viendrait peut-
être trop tard. Il ne faut pas voir une con-
tradiction à cette hypothèse dans la passi-
vité actuelle des Français sur l'Aisne et en
Champagne : cette passivité, vraiment
frappante, ne doit pas du tout être attribuée
à un épuisement général. Il est à noter
que, d'après les derniers renseignements,
la fusion des grands quartiers généraux
anglais et français est un fait accompli.
Cet événement, qui donne à Pétain la haute
main sur les opérations, doit être inter-
prété comme l'annonce de résolutions éner-
giques. Sur le front russe, le feu de l'artil-
lerie a parfois augmenté pour s'apaiser en-
suite. Les fantassins russes se sont mon-
trés çà et là plus actifs. Mais tout cela
n'annonce pas encore l'approche d'une
grande attaque. En Macédoine, la situation
n'est pas très nette. Les Français ont pé-
nétré en Thessalie par le Nord. Les An-
glais ont occupé Corinthe, Le Pirée et Athè-
nes. Maintenant les troupes de l'Entente ne
sont plus tributaires de l'unique port de
Salonique ; elles disposent aussi sur l'aile
gauche d'une voie de communication vers
l'Italie par Valona. Ces considérations ne
permettent pas de préjuger avec quelque
certitude des intentions procnames de l'ar-
mée de Macédoine. Il est tout à fait vrai-
semblable que la période actuelle d'expec-
tative et d'inaction ne durera pas indéfini-
ment. En Italie, Cadorna, après son gros
échec sur l'Isonzo, a cherché un nouveau
champs d'opération sur le front sud-ovieiita.1
du Tyrol. Au total. Anglais, Français et Ita-
liens sont doublement pressés par leurs
l ambitions et nos sous-marins et contraints
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