Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-06-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 11 juin 1917 11 juin 1917
Description : 1917/06/11 (T6,N467). 1917/06/11 (T6,N467).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64849652
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/06/2013
-
1 LA GUERRE
%ES- LA GUERRE
2- Ba.)
tr 1) t S
VsVÉTRANGÈRES
N° 467
Paris, 11 juin 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS militaires
tL CI\I'l'IQUE DES OPERATIONS
fOnt DES OPERATIONS
¡Ofl!lus doccidental. - Les résultats déjà
(t'tait été la bataille sont encourageants.
Il av ait été question au cours du deuxième
cblIe de e siî: de combiner avec la ba-
ppi Plus "rnrne une offensive déclen-
au nord. L'idée vient d'être re-
fe Oeter un coup d'œil sur la
%te ^°Ur çn ^rnPrendre la portée. Mais
4ous cornm ""Ç"I)s à douter que la guerre
! '%, re décIdée par un « cataclysme
^llg 'lue „ f
&ni ) tel que l'enveloppement de
ou Par le sud. En atten-
S ï<(V eVenSnûîients plus détaillés, es-
"Ous faire une idée claire de la
vMi0r8tpQtéSique générale. Les Fran-
: J'oUs
::or¡ t}tll)sré l1 hotlVons estimé trop bas la supé-
r~ et en canons qui était
'els 1 éehecVnt de Pendre l'offensive.
Après l'échec du printemps de 1915, il eût
ra défensive Fran-
M!r Cs,Ve qup nos tentatives sur les
8 aientcgmpromis notre
V.e^bi« ns Ouest, mais celle-ci a in-
tégip icomnmif les chances que
i V?°ns en Ln °nen*; Ce fait domine
?6" Nous devons nous
: ? Ctte ?11 ne Conyient pas de renoncer
KM11 à rw
nta] J+ er la décision sur
Wn et nous contenter d'y
X N?MMu» lrand nrfmmKrVpossible de divi-
SV?> cP pendant nous pour-
oeilcher en notre faveur la ba-
* et développer les instru-
4) Victoire, en particulier l'avia-
h. Hf\ >- G~rd. 8. 6
e q Co t ,
-tre-CO-Ilir que nos troupes,
UV qiJ'^li9i7OIî f abandonné les
ti avaient longtemps te-
eQ t e POur eUfs au nord de la vallée
KÎ" °Pérer une conversion à
r Ir ccIIPer la « Position Sieg-
SÎJ un dur travail d'hiver.
■t kV nnîS? Us trouv^ a en abondanèe des
l dét¡i Don!, oUVé en abondance des
fli\ Q l'atrouilles, d'officiers
S NXSéP enr>emde 1 n?asse qui devaient
!a Îtttçq,¡ gée!:! arrière-gardes
t; Dl'êteS, dl egeder e c'Ontact avec
5 rî^S 88 , ^n^is
que IE's forces princi-
ll\c.¡Ve ve1'8 le Olhbat, se retiraient en
nn e l€ destination.
1 s opéra
!'ç t&rq. ¡¡QI' l' fa sans être aucune-
jMtSt T^i- Celui-ci com-
5\\Ja tnl d l poursuite, s'étant
de ïJ^aWon. Ce fait
et la 'Inn,e préparation
ei de son exemPlaire exé-
^« 'h^itio ^uio premieî nrvouvement de
ç&K l*lZes Zp iSançais nous sui-
Jours un piège, irré-
"'fi:' s Ol conaborahon assurée
Peu* ^ace de poursuite et
ut éclclier qu" par des actes
L Cir une situation
obscure. Ainsi nous eûmes plus de répit
qu'il ne nous en fallait pour exécuter la re-
traite, et nos forces d'arrière-garde, malgré
leur infériorité numérique, purent sans
cesse contraindre l'ennemi à déployer 'des
masses supérieures d'infanterie et d'artille-
rie et y jetèrent la confusion par de rapi-
des contre-attaques, ou bien, en se reti-
rant, les attirèrent sous le feu de notre
artillerie d'arrière-garde aux aguets. Une
vraie lutte de guérillas, une guerre de lieu-
tenants, menée par des détachements de
chasse, des patrouilles d'officiers, de petits
groupes d'officiers et de cyclistes, quelques
mitrailleuses et quelques canons, a gêné
Les avant-gardes françaises dès qu'elles ont
voulu franchir le plateau de partage des
eaux entre la vallée de l'Aisne et la dé-
pression de l'Ailette où passe aussi le ca-
nal de l'Aisne à l'Oise. Ce ne fut qu'après
plus d'une semaine que les Français fran-
chirent, au Nord, la dépression de l'Ai-
lette, s'approchèrent, au centre, des pentes
ouest de la Haute-Forêt de Coucy et pous-
sèrent au Sud vers les hauteurs dénudées
de Vauxaillon, Laffaux et Quincy. Ainsi
s'acheva la première phase du combat en
retraite, destinée à gagner du temps. Son
caractère fut celui d'une résistance, avec
usure de l'ennemi, magistralement menée
par de petites et de très petites formations.
Celles-ci, sans subir elles-mêmes aucune
perte importante, avaient infligé à l'ennemi
maintes déceptions et maintes pertes De
telles nouvelles stimulaient et récréaient
nos arrière-gardes proprement dites qui,
depuis longtemps retranchées, attendaient
de pied ferme les Français. — Nordd. Ally.
Ztq., 5.6.
Considérations d'ensemble. — La nou-
velle offensive de l'Entente qui se produira,
dans quelques jours ou dans quelques se-
maines, mais au plus tard en août, procède
de la pression exercée par le blocus sous-
marin ; elle ne pourra se contenter de suc-
cès partiels et se proposera forcément com-
me but la fin victorieuse de la guerre avant
l'hiver. L'offensive de printemps, qu'on
peut considérer comme enterrée mainte-
nant, reposait probablement sur des plans
de l'année dernière, conçus avant le ren-
forcement de la guerre sous-marine et ba-
sés sur les leçons de l'offensive de 'a
Somme ; on espérait percer les lignes alle-
mandes et obtenir une décision. La révolu-
tion russe porta un rude coup aux prépara-
tifs militaires en leur faisant perdre l'appoint
d'une offensive russe. Cependant l'attaque
de l'Entente aurait eu des chances de suc-
cès si elle n'avait été déjouée par le repli
de Hindenburg ; lorsque les armées franco-
anglaises, changeant leurs plans, prirent
l'offensive aux deux ailes du mouvement de
repli, elles se heurtèrent au nouveau systè-
me, celui des zones fortifiées qui rempla-
çaient le cordon de défense, et elles échouè-
rent malgré des succès partiels. — L'acti-
vité de l'artillerie anglaise a repris dans le
secteur de Wytschaete ; pour essayer de
percer entre Ypres et Armentières les An-
glais devront reprendre les opérations in-
terrompues en octobre 1914 contre. les loca-
lités qui commandent le passage de la Lys:
Warneton, Commines, Wervick et Menin ;
l'inconvénient d'une pareille opération se-
rait une attaque allemande de flanc venant
de Roulers. L'attaque contre le littoral, à
laquelle il faut s'attendre, ne saurait en-
dommager sérieusement les ports de sous-
marins, trop bien enterrés et couverts ; le
seul moyen de les atteindre serait un dé-
barquement. Si les Anglais attaquent en
Flandre, ils ne cesseront pas pour cela leur
offensive entre Lens et Arras, car ils occu-
pent dans cette région des positions d'atta-
que peu propices à une défense durable et
doivent forcément chercher à atteindre la
transversale Cambrai-Douai ; pourtant,
même en cas de réussite de cette dernière
opération, ils n'auraient pas encore percé
le système Hindenburg de zones fortifiées.
Le secteur Saint-Quentin-Le Catelet est de-
venu très calme : les Anglais se concen-
trent probablement plus au nord ; et les
Français prennent leur place en face de la
tête de pont de Saint-Quentin et de la route
Saint-Quentin-Le Catelet. Le redoublement
d activité d'artillerie à Wytschaete ne doit
pas faire perdre de vue la région Toul-
Verdun et le danger qui menace toujours
le saillant de Saint-Mihiel, La dixième of-
fensive italienne a pris fin : les Autrichiens
contre-attaquent ; les Italiens auront de la
peine à se maintenir dans le secteur com-
pris entre Flondar et Selo ; la situation
des Autrichiens entre Medeazza et Selo
s'est consolidée. Par contre les Italiens se
maintiennent sur le Cucco et le Vodice :
les Autrichiens sont obligés de faire bonne
garde au Monte-Santo et dans le secteur Ai-
sovizza-Staragora ; des contre-attaques se
produiront-elles dans cette région, lorsque
Hermada aura été dégagée également
vers le Sud ? — La proclamation de l'au-
tonomie albanaise par l'Italie touche à une
question serbe d'une importance vitale et
il est probable que l'Albanie deviendra bien-
tôt Le théâtre d'une guérilla recrudescente.
- Le général Alexéiev a dû vraisemblable-
ment quitter le haut commandement parce
qu'il soutenait la nécessité d'une offensive
le choix de Broussilov représente un com-
promis entre le Soviet et le gouvernement ;
coïncide-t-il avec une reprise de l'offensive ?
Attendons avant de conclure. Même dans
le domaine militaire les actions révolution-
naires procèdent par bonds. (Stegemann)
Bund, 7.6.
COMMANDEMENT
Russie. - Le changement qui vient de
se produire dans le haut commandement
russe présente, à l'heure qu'il est, une im-
portance toute particulière. Le résultat le
plus immédiat du voyage de Kerensky sur
le front est la disgrâce d'Alexéiev qui tenait
encore du tsar son poste de généralissime.
Son successeur est Broussilov, chef sans
scrupules, qui ne recule devant aucun sacri-
fice et que des témoignages concordants re-
présentent comme le général russe ayant
gardé, à travers la crise révolutionnaire, la
1 LA GUERRE
%ES- LA GUERRE
2- Ba.)
tr 1) t S
VsVÉTRANGÈRES
N° 467
Paris, 11 juin 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. - Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS militaires
tL CI\I'l'IQUE DES OPERATIONS
fOnt DES OPERATIONS
¡Ofl!lus doccidental. - Les résultats déjà
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Il av ait été question au cours du deuxième
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ppi Plus "rnrne une offensive déclen-
au nord. L'idée vient d'être re-
fe Oeter un coup d'œil sur la
%te ^°Ur çn ^rnPrendre la portée. Mais
4ous cornm ""Ç"I)s à douter que la guerre
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S ï<(V eVenSnûîients plus détaillés, es-
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: J'oUs
::or¡ t}tll)s
r~ et en canons qui était
'els 1 éehecVnt de Pendre l'offensive.
Après l'échec du printemps de 1915, il eût
ra défensive Fran-
M!r
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tégip icomnmif les chances que
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fli\ Q l'atrouilles, d'officiers
S NXSéP enr>emde 1 n?asse qui devaient
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nn e l€ destination.
1 s opéra
!'ç t&rq. ¡¡QI' l' fa sans être aucune-
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5\\Ja tnl d l poursuite, s'étant
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^« 'h^itio ^uio premieî nrvouvement de
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Jours un piège, irré-
"'fi:' s Ol conaborahon assurée
Peu* ^ace de poursuite et
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L Cir une situation
obscure. Ainsi nous eûmes plus de répit
qu'il ne nous en fallait pour exécuter la re-
traite, et nos forces d'arrière-garde, malgré
leur infériorité numérique, purent sans
cesse contraindre l'ennemi à déployer 'des
masses supérieures d'infanterie et d'artille-
rie et y jetèrent la confusion par de rapi-
des contre-attaques, ou bien, en se reti-
rant, les attirèrent sous le feu de notre
artillerie d'arrière-garde aux aguets. Une
vraie lutte de guérillas, une guerre de lieu-
tenants, menée par des détachements de
chasse, des patrouilles d'officiers, de petits
groupes d'officiers et de cyclistes, quelques
mitrailleuses et quelques canons, a gêné
Les avant-gardes françaises dès qu'elles ont
voulu franchir le plateau de partage des
eaux entre la vallée de l'Aisne et la dé-
pression de l'Ailette où passe aussi le ca-
nal de l'Aisne à l'Oise. Ce ne fut qu'après
plus d'une semaine que les Français fran-
chirent, au Nord, la dépression de l'Ai-
lette, s'approchèrent, au centre, des pentes
ouest de la Haute-Forêt de Coucy et pous-
sèrent au Sud vers les hauteurs dénudées
de Vauxaillon, Laffaux et Quincy. Ainsi
s'acheva la première phase du combat en
retraite, destinée à gagner du temps. Son
caractère fut celui d'une résistance, avec
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par de petites et de très petites formations.
Celles-ci, sans subir elles-mêmes aucune
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telles nouvelles stimulaient et récréaient
nos arrière-gardes proprement dites qui,
depuis longtemps retranchées, attendaient
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Ztq., 5.6.
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dans quelques jours ou dans quelques se-
maines, mais au plus tard en août, procède
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me but la fin victorieuse de la guerre avant
l'hiver. L'offensive de printemps, qu'on
peut considérer comme enterrée mainte-
nant, reposait probablement sur des plans
de l'année dernière, conçus avant le ren-
forcement de la guerre sous-marine et ba-
sés sur les leçons de l'offensive de 'a
Somme ; on espérait percer les lignes alle-
mandes et obtenir une décision. La révolu-
tion russe porta un rude coup aux prépara-
tifs militaires en leur faisant perdre l'appoint
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de Hindenburg ; lorsque les armées franco-
anglaises, changeant leurs plans, prirent
l'offensive aux deux ailes du mouvement de
repli, elles se heurtèrent au nouveau systè-
me, celui des zones fortifiées qui rempla-
çaient le cordon de défense, et elles échouè-
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vité de l'artillerie anglaise a repris dans le
secteur de Wytschaete ; pour essayer de
percer entre Ypres et Armentières les An-
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Warneton, Commines, Wervick et Menin ;
l'inconvénient d'une pareille opération se-
rait une attaque allemande de flanc venant
de Roulers. L'attaque contre le littoral, à
laquelle il faut s'attendre, ne saurait en-
dommager sérieusement les ports de sous-
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que peu propices à une défense durable et
doivent forcément chercher à atteindre la
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Le secteur Saint-Quentin-Le Catelet est de-
venu très calme : les Anglais se concen-
trent probablement plus au nord ; et les
Français prennent leur place en face de la
tête de pont de Saint-Quentin et de la route
Saint-Quentin-Le Catelet. Le redoublement
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fensive italienne a pris fin : les Autrichiens
contre-attaquent ; les Italiens auront de la
peine à se maintenir dans le secteur com-
pris entre Flondar et Selo ; la situation
des Autrichiens entre Medeazza et Selo
s'est consolidée. Par contre les Italiens se
maintiennent sur le Cucco et le Vodice :
les Autrichiens sont obligés de faire bonne
garde au Monte-Santo et dans le secteur Ai-
sovizza-Staragora ; des contre-attaques se
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Hermada aura été dégagée également
vers le Sud ? — La proclamation de l'au-
tonomie albanaise par l'Italie touche à une
question serbe d'une importance vitale et
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tôt Le théâtre d'une guérilla recrudescente.
- Le général Alexéiev a dû vraisemblable-
ment quitter le haut commandement parce
qu'il soutenait la nécessité d'une offensive
le choix de Broussilov représente un com-
promis entre le Soviet et le gouvernement ;
coïncide-t-il avec une reprise de l'offensive ?
Attendons avant de conclure. Même dans
le domaine militaire les actions révolution-
naires procèdent par bonds. (Stegemann)
Bund, 7.6.
COMMANDEMENT
Russie. - Le changement qui vient de
se produire dans le haut commandement
russe présente, à l'heure qu'il est, une im-
portance toute particulière. Le résultat le
plus immédiat du voyage de Kerensky sur
le front est la disgrâce d'Alexéiev qui tenait
encore du tsar son poste de généralissime.
Son successeur est Broussilov, chef sans
scrupules, qui ne recule devant aucun sacri-
fice et que des témoignages concordants re-
présentent comme le général russe ayant
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