Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-04-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 avril 1917 21 avril 1917
Description : 1917/04/21 (T6,N416). 1917/04/21 (T6,N416).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6484914r
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/06/2013
NlSTfHES DE LA GUERRE
Baa)
APt ET DES
&FFAI 'IL'S ÉTRANGÈRES 1
- N° 416
Paris, H mtâI 1917.
,, Bulletin Quotidien J de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
CRITIQUE DES OPERATIONS
rOlIt occidental. — Depuis lundi, les ar-
es françaises ont pris l'offensive dans
iroe bataille qui se déroule sur un vaste
le nt. La profonde affection, la confiance,
les grnds espoirs des nations de l'Empire
les ent dans la mêlée. L'an dernier,
fe tlent les Allemands qui prenaient l'of-
fenSi®nt
* ^bst-f' Ils n'épargnaient rien pour briser
de acle que les lignes françaises autour
éch erdun opposaient à leur avance. Ils
Plu OUèrent parce que la France, elle non
Ile s, ne voulut rien épargner. La défense
eIldVerdun exigea de durs sacrifices : une
éIler.ance Prolongée, par-dessus tout, une
énergie de fer. La France fut toujours à la
tuteur de sa tâche ; mieux encore, elle
la do mina * En ce jour la Grande-Bretagne
Das le point Verdun. Mais Verdun n'est
le eU souvenir sacré que nous con-
NoUs ns Pieusement dans nos mémoires.
n rappelons aussi les mois inter-
qUe la pendant lesquels on a tenu, alors
que la p supportait, de peu s'en faut,
tout le rance supportait, de peu s'en faut,
oCcidee fardeau de la guerre sur le front
10Yauttal, nous n'oublions point sa haute
graIlde envers la Grande-Bretagne, la
grand, Part qu'elle a prise d'un fardeau-
Presgu Part qu'elle a prise d'un fardeau
ble de e écrsant, sa résolution inébranla-
: SUbsiste OInt relâcher ses efforts tant que
Estera* péril de la tyrannie. Ces
péril de la tyrannie. Ces
hÏÏVettirs rhauffent les cœurs des peuples
Çais rn lques lorsqu'ils voient les Fran-
oi, 6s ée^ s al lit!! une fois de Plus contre les
qÙes d Ils regardent les atta-
aec un eUrs propres troupes avec orgueil,
avc Une ConfIance obstinée ; mais l'offen-
s!iïv? france^cite en eux une émotion
Vraf ante- Ils aspirent avec une
atience douloureuse au jour où la déli-
lac du
Il,ir) (e duSol de la France sera un fait
C mPli. Ils croient, à voir les vides que
e^orts ût
Cfû, L8eilt danc la grande offensive française
^> ii ans les rangs des Allemands, que
c0 du grar,H •
CO e rand jour a lui à l'horizon. Aux
ll ni Il s allemands rédigés en vue
°nt * gueuses, opposons ceux de
alliés Ilel contraste 1 Les Français
der i Sel. lent début. Ils seraient
46Qrirn oi- n.3 les Prerfiiers à nous recomman-
deents. Il ence et la réserve dans nos ju-
S ÏÏS- Ils se prouvent aux prises avec
l! S' fortement retran-
IlttelldoRosant de réserves puissantes :
s: rI estS t donc point des résultats rapi-
celllS les op tôt pour juger sainement,
Ns n? Péripétipfa ® de la lutte au cours de
cette première journée sont encourageantes
ÏÏ11 pessimisme. Deux
peuples sont aux prises dont l'un, l'Alle-
l}°11 Jutte avp énergie du désespoir.
£ H-î^s~n°Us de ces idées : rappelons-
8 q oie rinUiau est aux Alliés et que
l'offensive française fait partie du plan
stratégique au même titre que la nôtre. —
(Ed.) Times, 18.4.
— De la cote 70, près de Loos, à Aube-
rive, sur un front de 200 kilomètres, la
plus terrible bataille de l'histoire fait rage.
Les points où la pression des Alliés at-
teint son maximum sont Lens, la route
de Cambrai, le nord de la route de Saint-
Quentin, la face ouest de la position Laon-
La Fère, et la rive nord de l'Aisne. Le
plan général de l'offensive britannique est
de rompre le front allemand en un point
au sud de Lille, ce qui obligerait l'enne-
mi à évacuer la Flandre, et d'appuyer
l'attaque française, en faisant pression sur
la ligne Hindenburg devant Cambrai et der-
rière Saint-Quentin. L'objectif de l'offensi-
ve française est de déloger les Allemands
de la position Laon-La Fère par une double
attaque, de l'Ouest sur l'Oise, du Sud sur
l'Aisne. Si elle réussissait, le centre al-
lemand serait rompu ; l'ennemi devrait re-
plier ses deux flancs, en Champagne et en
Picardie. Un succès britannique à Cambrai
ou Saint-Quentin produirait le même effet
en tournant la droite allemande. Chacun
des secteurs d'attaque a sa physionomie
propre. Nous avons pris Liévin, nos pa-
trouilles ont pénétré dans Lens ; « mais
la masse inextricable de maisonnettes et
d'usines, les crassiers, les puits de mines,
offrent à la défense des avantages tellement
uniques, que notre armée reste sur les
lisières de la ville, arrêtée sans doute par
des détachements ennemis relativement
faibles, munis d'une mitrailleuse par hom-
me ». Plus bas, les Allemands reculent jus-
qu'à la section de la ligne Hindenburg qui
va de Drocourt à Quéant, et qui, au Nord,
se raccorde avec les travaux défensifs de
La Baissée. Cette section n'est pas ache-
vée ; l'ennemi, à l'heure actuelle, essaie
de retarder notre avance jusqu'à ce qu'il
l'ait terminée. Notre but, au contraire, est
de le gagner de vitesse, mais sans sacri-
fier trop d'existences. Jusqu'ici, nous avons
marché plus vite que ne l'attendait Hin-
denburg. La bataille de l'Aisne a bien
commencé. « La grave rhétorique du bul-
letin allemand montre quelle importance
l'ennemi attache à ces positions (et non
sans raison) ; elle est aussi un splendide
hommage à la valeur et à la science de
la magnifique armée française. Par son
style inaccoutumé, ce bulletin nous porte
à croire que le Quartier Général ennemi
n'est pas sans appréhension sur le résul-
tat, et prépare l'esprit public à de mau-
vaises nouvelles. » Il est trop tôt encore
pour dire si nous atteindrons les succès
stratégiques décisifs que nous espérons.
Mais sans aucun doute, les premiers ré-
sultats sont encourageants. — (Student of
War) Manchester Guardian, id.
- Dans un article intitulé : « Avec les
troupes allemandes en retraite », M. A.
Azpeitua, correspondant de guerre, écrit
dans ABC, 15.4, qu'il a vu la ligne défini-
tive de la retraite allemande. Sans man-
quer à la discrétion à laquelle il est tenu,
il croit pouvoir dire qu'entre Péronne et
Soissons, le nouveau front allemand forme,
ou formera plus tard, une ligne presque
droite. Autre renseignement : Saint-Quentin
reste en là possession des Allemands. Les
tranchées ont été construites sous la direc-
tion de techniciens, selon le modèle et
les plans d'un projet classé premier après
concours. Les abris de repos ne sont plus
en arrière, mais en avant des tranchées.
En cas d'attaque, les soldats se trouvent
donc tout de suite à leurs postes de tir. Les
défenses de fil de fer barbelé sont cons-
tituées par trois lignes larges de 10 mè-
tres, tantôt parallèles, tantôt croisées.
Elles sont ainsi en état de résister à tous
les procédés de destruction employés à ce
jour. La plus grande nouveauté des tran-
chées définitives, c'est que l'artillerie en-
nemie ne pourra pas observer les effets
de son feu sur ces positions. Nous ne pou-
vons pas dire comment les tacticiens alle-
mands ont utilisé le terrain pour arriver
à ce brillant résultat. Avant d'atteindre la
ligne définitive, l'ennemi se heurtera à
des lignes successives et sera désorienté,
car il ne restera pas debout un seul point
de repère : tout aura été détruit. Ce sera
l'incertitude, l'inquiétude déprimante. Qui
sait d'ailleurs si Hindenburg ne veut pas
éloigner Nivelle de ses bases pour l'atta-
quer ensuite et l'écraser ?
- Les Anglais s'efforcent dans la région
d Arras, d'étendre leur base d'attaque. Nos
troupes résistèrent avec ténacité dans la
vallée de la Scarpe et plus au Sud, tandis
qu'à l'ouest de Lens, dans le secteur nord,
de nouvelles mesures ont été prises par
notre commandement. Le saillant Vimy-
Givenchy-Angres-Liévin devenait difficile à
défendre, et une attaque anglaise aurait
pu nous coûter de lourdes pertes ; c'est
pourquoi le recul fut ordonné qui s'opéra
sans pertes : nos troupes se trouvent main-
tenant dans le voisinage immédiat de Lens.
Au sud de la Scarpe, nos troupes passèrent
à la contre-attaque, et 300 prisonniers et
20 mitrailleuses tombèrent entre nos
mains. Plus au Sud, Saint-Quentin est
constamment bombardé. Les combats d'ar-
tillerie - entre Soissons et Reims augmen-
tent d'intensité et se prolongent également
sur le secteur de Champagne. - Köln.
Volksztg., 17.4.
Front italien. - (Titre : L'Autriche en
échec) (Du Quartier Général) 1 Qu'il y a
seulement un mois on pensât, dans les hau-
tes sphères de la double monarchie, à mon-
ter un coup offensif contre l'Italie, ce n'est
pas douteux. Le mot d'ordre passé de Vien-
ne aux organes de quelques Etats neutres -
était de sonder le degré de résistance et la
vivacité de réaction du milieu italien. Aux
hypothèses de la presse neutre, la presse
italienne opposait la réalité visible de notre
Baa)
APt ET DES
&FFAI 'IL'S ÉTRANGÈRES 1
- N° 416
Paris, H mtâI 1917.
,, Bulletin Quotidien J de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
CRITIQUE DES OPERATIONS
rOlIt occidental. — Depuis lundi, les ar-
es françaises ont pris l'offensive dans
iroe bataille qui se déroule sur un vaste
le nt. La profonde affection, la confiance,
les grnds espoirs des nations de l'Empire
les ent dans la mêlée. L'an dernier,
fe tlent les Allemands qui prenaient l'of-
fenSi®nt
* ^bst-f' Ils n'épargnaient rien pour briser
de acle que les lignes françaises autour
éch erdun opposaient à leur avance. Ils
Plu OUèrent parce que la France, elle non
Ile s, ne voulut rien épargner. La défense
eIldVerdun exigea de durs sacrifices : une
éIler.ance Prolongée, par-dessus tout, une
énergie de fer. La France fut toujours à la
tuteur de sa tâche ; mieux encore, elle
la do mina * En ce jour la Grande-Bretagne
Das le point Verdun. Mais Verdun n'est
le eU souvenir sacré que nous con-
NoUs ns Pieusement dans nos mémoires.
n rappelons aussi les mois inter-
qUe la pendant lesquels on a tenu, alors
que la p supportait, de peu s'en faut,
tout le rance supportait, de peu s'en faut,
oCcidee fardeau de la guerre sur le front
10Yauttal, nous n'oublions point sa haute
graIlde envers la Grande-Bretagne, la
grand, Part qu'elle a prise d'un fardeau-
Presgu Part qu'elle a prise d'un fardeau
ble de e écrsant, sa résolution inébranla-
: SUbsiste OInt relâcher ses efforts tant que
Estera* péril de la tyrannie. Ces
péril de la tyrannie. Ces
hÏÏVettirs rhauffent les cœurs des peuples
Çais rn lques lorsqu'ils voient les Fran-
oi, 6s ée^ s al lit!! une fois de Plus contre les
qÙes d Ils regardent les atta-
aec un eUrs propres troupes avec orgueil,
avc Une ConfIance obstinée ; mais l'offen-
s!iïv? france^cite en eux une émotion
Vraf ante- Ils aspirent avec une
atience douloureuse au jour où la déli-
lac du
Il,ir) (e duSol de la France sera un fait
C mPli. Ils croient, à voir les vides que
e^orts ût
Cfû, L8eilt danc la grande offensive française
^> ii ans les rangs des Allemands, que
c0 du grar,H •
CO e rand jour a lui à l'horizon. Aux
ll ni Il s allemands rédigés en vue
°nt * gueuses, opposons ceux de
alliés Ilel contraste 1 Les Français
der i Sel. lent début. Ils seraient
46Qrirn oi- n.3 les Prerfiiers à nous recomman-
deents. Il ence et la réserve dans nos ju-
S ÏÏS- Ils se prouvent aux prises avec
l! S' fortement retran-
IlttelldoRosant de réserves puissantes :
s: rI estS t donc point des résultats rapi-
celllS les op tôt pour juger sainement,
Ns n? Péripétipfa ® de la lutte au cours de
cette première journée sont encourageantes
ÏÏ11 pessimisme. Deux
peuples sont aux prises dont l'un, l'Alle-
l}°11 Jutte avp énergie du désespoir.
£ H-î^s~n°Us de ces idées : rappelons-
8 q oie rinUiau est aux Alliés et que
l'offensive française fait partie du plan
stratégique au même titre que la nôtre. —
(Ed.) Times, 18.4.
— De la cote 70, près de Loos, à Aube-
rive, sur un front de 200 kilomètres, la
plus terrible bataille de l'histoire fait rage.
Les points où la pression des Alliés at-
teint son maximum sont Lens, la route
de Cambrai, le nord de la route de Saint-
Quentin, la face ouest de la position Laon-
La Fère, et la rive nord de l'Aisne. Le
plan général de l'offensive britannique est
de rompre le front allemand en un point
au sud de Lille, ce qui obligerait l'enne-
mi à évacuer la Flandre, et d'appuyer
l'attaque française, en faisant pression sur
la ligne Hindenburg devant Cambrai et der-
rière Saint-Quentin. L'objectif de l'offensi-
ve française est de déloger les Allemands
de la position Laon-La Fère par une double
attaque, de l'Ouest sur l'Oise, du Sud sur
l'Aisne. Si elle réussissait, le centre al-
lemand serait rompu ; l'ennemi devrait re-
plier ses deux flancs, en Champagne et en
Picardie. Un succès britannique à Cambrai
ou Saint-Quentin produirait le même effet
en tournant la droite allemande. Chacun
des secteurs d'attaque a sa physionomie
propre. Nous avons pris Liévin, nos pa-
trouilles ont pénétré dans Lens ; « mais
la masse inextricable de maisonnettes et
d'usines, les crassiers, les puits de mines,
offrent à la défense des avantages tellement
uniques, que notre armée reste sur les
lisières de la ville, arrêtée sans doute par
des détachements ennemis relativement
faibles, munis d'une mitrailleuse par hom-
me ». Plus bas, les Allemands reculent jus-
qu'à la section de la ligne Hindenburg qui
va de Drocourt à Quéant, et qui, au Nord,
se raccorde avec les travaux défensifs de
La Baissée. Cette section n'est pas ache-
vée ; l'ennemi, à l'heure actuelle, essaie
de retarder notre avance jusqu'à ce qu'il
l'ait terminée. Notre but, au contraire, est
de le gagner de vitesse, mais sans sacri-
fier trop d'existences. Jusqu'ici, nous avons
marché plus vite que ne l'attendait Hin-
denburg. La bataille de l'Aisne a bien
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letin allemand montre quelle importance
l'ennemi attache à ces positions (et non
sans raison) ; elle est aussi un splendide
hommage à la valeur et à la science de
la magnifique armée française. Par son
style inaccoutumé, ce bulletin nous porte
à croire que le Quartier Général ennemi
n'est pas sans appréhension sur le résul-
tat, et prépare l'esprit public à de mau-
vaises nouvelles. » Il est trop tôt encore
pour dire si nous atteindrons les succès
stratégiques décisifs que nous espérons.
Mais sans aucun doute, les premiers ré-
sultats sont encourageants. — (Student of
War) Manchester Guardian, id.
- Dans un article intitulé : « Avec les
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Azpeitua, correspondant de guerre, écrit
dans ABC, 15.4, qu'il a vu la ligne défini-
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il croit pouvoir dire qu'entre Péronne et
Soissons, le nouveau front allemand forme,
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les plans d'un projet classé premier après
concours. Les abris de repos ne sont plus
en arrière, mais en avant des tranchées.
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donc tout de suite à leurs postes de tir. Les
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tres, tantôt parallèles, tantôt croisées.
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jour. La plus grande nouveauté des tran-
chées définitives, c'est que l'artillerie en-
nemie ne pourra pas observer les effets
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à ce brillant résultat. Avant d'atteindre la
ligne définitive, l'ennemi se heurtera à
des lignes successives et sera désorienté,
car il ne restera pas debout un seul point
de repère : tout aura été détruit. Ce sera
l'incertitude, l'inquiétude déprimante. Qui
sait d'ailleurs si Hindenburg ne veut pas
éloigner Nivelle de ses bases pour l'atta-
quer ensuite et l'écraser ?
- Les Anglais s'efforcent dans la région
d Arras, d'étendre leur base d'attaque. Nos
troupes résistèrent avec ténacité dans la
vallée de la Scarpe et plus au Sud, tandis
qu'à l'ouest de Lens, dans le secteur nord,
de nouvelles mesures ont été prises par
notre commandement. Le saillant Vimy-
Givenchy-Angres-Liévin devenait difficile à
défendre, et une attaque anglaise aurait
pu nous coûter de lourdes pertes ; c'est
pourquoi le recul fut ordonné qui s'opéra
sans pertes : nos troupes se trouvent main-
tenant dans le voisinage immédiat de Lens.
Au sud de la Scarpe, nos troupes passèrent
à la contre-attaque, et 300 prisonniers et
20 mitrailleuses tombèrent entre nos
mains. Plus au Sud, Saint-Quentin est
constamment bombardé. Les combats d'ar-
tillerie - entre Soissons et Reims augmen-
tent d'intensité et se prolongent également
sur le secteur de Champagne. - Köln.
Volksztg., 17.4.
Front italien. - (Titre : L'Autriche en
échec) (Du Quartier Général) 1 Qu'il y a
seulement un mois on pensât, dans les hau-
tes sphères de la double monarchie, à mon-
ter un coup offensif contre l'Italie, ce n'est
pas douteux. Le mot d'ordre passé de Vien-
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