Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-03-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 30 mars 1917 30 mars 1917
Description : 1917/03/30 (T5,N394). 1917/03/30 (T5,N394).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6503335k
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 20/05/2013
'IINITÈnES DE LA GUERRE
(E.-M.-A.), 2" Bau)
ET DES
AFFAIRES étrangères
N° 394
Paris, 30 mars 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Front occidental. - La frontière fran-
çaise a été fermée. Tout le matériel des
chemins. de fer français reste provisoire-
ment aux ordres de Nivelle et de Haig.
Que se proposent ces derniers ? Vont-ils
livrer une grande bataille de manœuvre ?
Veulent-ils attaquer les Allemands avec
toutes leurs masses, pour les obliger à
continuer rapidement leur repli ? Il se pré-
pare dans la République voisine des évé-
nements sensationnels. - Correspond, de
Espana, 25.3.
— Des renseignements arrives au IrUllL
anglais à Paris annoncent qu'une résis-
tance accrue des Allemands se fait sentir
sur tout le front. Les troupes anglaises se-
raient en certains points exposées au feu
de l'artillerie lourde ennemie. Les durs
combats dans le faubourg de Blangy, près
d'Arras, prouvent qu'il faut considérer
Arras comme le point d'appui du mouve-
ment allemand. — Berlin. Tagbl., 24.3.
CRITIQUE DES OPERATIONS
Front occidental. — Au point de vue des
facilités de communications par voie fer-
rée, le choix d'une ligne de retraite ne
manque pas dans le nord de la France.
,( Cependant il est clair qu'un admirable
centre de défense serait constitué par un
arc de cercle décrit autour de Valencien-
nes et s'étendant de la Scarpe au nord à
la Selle, au sud ». Sur cette ligne de 32
km. l'ennemi posséderait près de 20 lignes
raccordées plus ou moins à, des bases im-
portantes. Il tiendrait ce merveilleux cen-
tre de voies ferrées de la région de De-
nain, avec les 9 routes qui convergent vers
Valariciennes ; puis la forêt de Raismes,
avec un nœud de 5 routes à Saint-Amand-
les-Eaux ; et, à 32 km. derrière Valen-
ciennes, tout un réseau ferré dont Mons
est le centre. L'ennemi se retire poui
pouvoir frapper un grand coup entre 1
et Ypres et s'ouvrir la route de Calais,
mais il ne commencera son offensive, que
lorsqu'il aura atteint sa nouvelle ligne qui
devra être située entre Douai, Valencien-
nes, Cambrai et Solesmes. — Birmingh.
Daily Post, 23.3
- Où sont don les prisonniers fait s par
les Franco-Anglais pendant la retraite
allemande ? En réalité, les Alliés Conti-
nuent à se soumettre aux déterminations
du haut commandement allemand. Hinden-
burg, l'unique génie de cette gnerre, et ses
collaborateurs de l'Etat-Major, jouent avec
leurs ennemis comme le. fait sur un léclii-
quier le professeur d'échecs, qui déplace
ses pièces comme il convient et tait
cer à son gré les pièces de son adversaire.
Voilà le seul fait évident, le fait capital.
Tout dépend de l'initiative d'Hindenburg
et des généraux qui le secondent. De plus,
les troupes ont une claire conscience de ces
vérités, et derrière les troupes, tous les
peuples des Empires centraux. - (Nid)
Tribuna (esp.), 21.3.
— La guerre est entrée de nouveau dans
une phase de grands mouvements; elle re-
prend donc, en quelque sorte, au point où
elle avait cessé en novembre 1914. Dans
cette période de transition, où toute pertur-
bation doit être évitée, les Puissances cen-
trales ont pu, sans presque être inquiétées,
opérer une concentration de leurs forces,
alors que les événements russes dérangent
les plans de nos ennemis. On ne peut en-
core savoir quelles seront les conséquences
de la révolution russe, mais il est certain
que, pour un tempis assez long, la force mi-
litaire de l'Empire se trouve pUrttlYlsee.
L'Entente qui prévoyait une offensive sur
tOlUS les fronts, voit ses projets réduits à
néant. De notre côté, il passe parmi nos
troupes de l'Ouest comme une vague de
joie, — et j'oserais dire, de joie devant le
mal qui a été fait à autrui. Le grand coup
a réussi ; notre concentration en arrière res-
tera un modèle parfait de brillante prépa-
ration militaire, de collaboration intime des
différentes armes, de respect de la disci-
pline, dont seule était capable une armée
au monde : l'armée allemande. Les ennemis
sont, sur plus de 100 kilomètres, devant
une zone origianisée en glacis, minutieuse-
ment « avec amour », par nos soldats, zone
qui réserve tous les avantages aux défen-
seurs et tous les inconvénients aux assail-
lants. — (E. von Salzmann) Vossische Ztg.,
24.3.
— A l'occasion de l'évacuation a une par-
tie du territoire occupé, une campagne est
menée dans la presse anglo-française pour
protester contre la destruction du château
de Coucy. Sans doute ce château était un
spécimen intéressant d'une ancienne forte-
resse aux dimensions gigantesques. Les
fondations et le gros œuvre remontaient au
treizième siècle, l'achèvement n'eut lieu ce-
pendant que durant la première moitié du
seizième siècle, et le château appartenait
par là à un type qui se trouve encore re-
présenté en France et dans l'Europe cen-
trale par une douzaine d autres construc-
tions. Son entretien avait toujours été né-
gligé. Son sort fut déterminé avant tout
par sa situation. Ses tours massives domi-
naient toute la campagne environnante et
offraient des postes d'observation excel-
lents. Ses casemates, à l'abri du bombarde-
ment, ipouvaient contenir tout un batail-
lon. Aucun chef allemand n'aurait hésité à
agir autrement dans une situation sembla-
ble, sur le sol allemand, et à détruire le
Hardenburg dans le Palatinat, le Starken-
burg en Hesse, le Rheinfels près de Saint-
Goar, le Trausnitz en Basse-Bavière; et tous
ces châteaux sont beaucoup plus remar-
quables que celui de Coucy. La vie d'un seul
de nos soldats est plus précieuse qu'une
douzaine de châteaux en ruines, d'autant
plus que tous les châteaux du sud de l'Al-
lemagne, dont les ruines dominent les fo-
rêts, à la question : « Qui t'a détruit ? »
pourraient répondre : « Les Français ! ».
— Lokal-Anzeiger, 24.3.
— Le repli stratégique de Hindenburg in-
téresse toute la partie du front qui s'étend
entre Arras et Soissons, et qui après la
bataille de la Somme atteignait une lon-
gueur de 150 kilomètres. Il semble bien que
notre mouvement se soit produit juste
lorsque les Anglais et les Français allaient
déclancher une attaque concentrique ; en
fait les Français se sont mis en mou-
vement après les Anglais ; mais par leur
énergie ils ont regagné l'avance qu'avaient
sur eux les Anglais. Il est indéniable que
l'armée française s'est montrée supérieure
à l'armée britannique, aussi bien par la
valeur du commandement que par le moral
des troupes. Les Anglais doivent recon-
naître que leurs armées, quoique bien or-
ganisées, ne possèdent, pas plus les états-
majors que les troupes, les qualités néces-
saires à la guerre de mouvement. Leur
lenteur dans la poursuite n'est pas seule-
ment de la prudence, mais pour une bon-
ne part, de l'impuissance. Le grand avan-
tage, donné par notre position en terri-
toire ennemi, qui depuis 2 ans 1/2 s'est fait
sentir dans le domaine économique, nous
favorise maintenant dans le domaine stra-
tégique. Sur le sol national, le haut com-
mandement ne se résoudrait à un repli
que sous la pression de nécessités impé-
rieuses. L'esprit de nos soldats est excel-
lent, ils savent que cette retraite n'est pas
définitive, mais ne forme qu'un anneau
dans la chaîne des conceptions géniales du
commandement. S'ils font quelques pas en
arrière, c'est pour prendre de l'élan pour
une marche en avant. La presse française
affirme que notre recul n'est pas volon-
taire et qu'il continue sous la pression de
la poursuite ; mais l'ordre parfait de notre
manœuvre, l'évacuation de tout le maté-
riel, de tous les canons, prouvent déjà
suffisamment l'inexactitude d'une telle af-
firmation. — (Franz Carl Endres) Frankf.
Ztg., 25.3.
Front italien. — Sous le titre « Alarmis-
tes ! » : Depuis quelques jours, les journaux
consacrent de longs articles à une éven-
tuelle offensive ennemie sur notre front.
On fait bien de préparer l'opinion publique
à tous les événements. Mais, pour l'amour
de Dieu, qu'on n'exagère pas ! Sans quoi,
l'on ne fait plus œuvre d'éducateurs, mais
d'alarmistes. Certains organes, et non des
moindres, perdent le calme au point d'in-
voquer le secours des Alliés ; une telle ner-
vosité est faite pour semer dans le public
une panique que rien ne justifie. Pire que
cela : elle donne au pays l'impression que
Ton ne peut rien faire de notre côté sans
l'aide des Alliés ; à l'extérieur, elle dimi-
nue le prestige de l'Italie, car elle prête à
(E.-M.-A.), 2" Bau)
ET DES
AFFAIRES étrangères
N° 394
Paris, 30 mars 1917.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
OPERATIONS
Front occidental. - La frontière fran-
çaise a été fermée. Tout le matériel des
chemins. de fer français reste provisoire-
ment aux ordres de Nivelle et de Haig.
Que se proposent ces derniers ? Vont-ils
livrer une grande bataille de manœuvre ?
Veulent-ils attaquer les Allemands avec
toutes leurs masses, pour les obliger à
continuer rapidement leur repli ? Il se pré-
pare dans la République voisine des évé-
nements sensationnels. - Correspond, de
Espana, 25.3.
— Des renseignements arrives au IrUllL
anglais à Paris annoncent qu'une résis-
tance accrue des Allemands se fait sentir
sur tout le front. Les troupes anglaises se-
raient en certains points exposées au feu
de l'artillerie lourde ennemie. Les durs
combats dans le faubourg de Blangy, près
d'Arras, prouvent qu'il faut considérer
Arras comme le point d'appui du mouve-
ment allemand. — Berlin. Tagbl., 24.3.
CRITIQUE DES OPERATIONS
Front occidental. — Au point de vue des
facilités de communications par voie fer-
rée, le choix d'une ligne de retraite ne
manque pas dans le nord de la France.
,( Cependant il est clair qu'un admirable
centre de défense serait constitué par un
arc de cercle décrit autour de Valencien-
nes et s'étendant de la Scarpe au nord à
la Selle, au sud ». Sur cette ligne de 32
km. l'ennemi posséderait près de 20 lignes
raccordées plus ou moins à, des bases im-
portantes. Il tiendrait ce merveilleux cen-
tre de voies ferrées de la région de De-
nain, avec les 9 routes qui convergent vers
Valariciennes ; puis la forêt de Raismes,
avec un nœud de 5 routes à Saint-Amand-
les-Eaux ; et, à 32 km. derrière Valen-
ciennes, tout un réseau ferré dont Mons
est le centre. L'ennemi se retire poui
pouvoir frapper un grand coup entre 1
et Ypres et s'ouvrir la route de Calais,
mais il ne commencera son offensive, que
lorsqu'il aura atteint sa nouvelle ligne qui
devra être située entre Douai, Valencien-
nes, Cambrai et Solesmes. — Birmingh.
Daily Post, 23.3
- Où sont don les prisonniers fait s par
les Franco-Anglais pendant la retraite
allemande ? En réalité, les Alliés Conti-
nuent à se soumettre aux déterminations
du haut commandement allemand. Hinden-
burg, l'unique génie de cette gnerre, et ses
collaborateurs de l'Etat-Major, jouent avec
leurs ennemis comme le. fait sur un léclii-
quier le professeur d'échecs, qui déplace
ses pièces comme il convient et tait
cer à son gré les pièces de son adversaire.
Voilà le seul fait évident, le fait capital.
Tout dépend de l'initiative d'Hindenburg
et des généraux qui le secondent. De plus,
les troupes ont une claire conscience de ces
vérités, et derrière les troupes, tous les
peuples des Empires centraux. - (Nid)
Tribuna (esp.), 21.3.
— La guerre est entrée de nouveau dans
une phase de grands mouvements; elle re-
prend donc, en quelque sorte, au point où
elle avait cessé en novembre 1914. Dans
cette période de transition, où toute pertur-
bation doit être évitée, les Puissances cen-
trales ont pu, sans presque être inquiétées,
opérer une concentration de leurs forces,
alors que les événements russes dérangent
les plans de nos ennemis. On ne peut en-
core savoir quelles seront les conséquences
de la révolution russe, mais il est certain
que, pour un tempis assez long, la force mi-
litaire de l'Empire se trouve pUrttlYlsee.
L'Entente qui prévoyait une offensive sur
tOlUS les fronts, voit ses projets réduits à
néant. De notre côté, il passe parmi nos
troupes de l'Ouest comme une vague de
joie, — et j'oserais dire, de joie devant le
mal qui a été fait à autrui. Le grand coup
a réussi ; notre concentration en arrière res-
tera un modèle parfait de brillante prépa-
ration militaire, de collaboration intime des
différentes armes, de respect de la disci-
pline, dont seule était capable une armée
au monde : l'armée allemande. Les ennemis
sont, sur plus de 100 kilomètres, devant
une zone origianisée en glacis, minutieuse-
ment « avec amour », par nos soldats, zone
qui réserve tous les avantages aux défen-
seurs et tous les inconvénients aux assail-
lants. — (E. von Salzmann) Vossische Ztg.,
24.3.
— A l'occasion de l'évacuation a une par-
tie du territoire occupé, une campagne est
menée dans la presse anglo-française pour
protester contre la destruction du château
de Coucy. Sans doute ce château était un
spécimen intéressant d'une ancienne forte-
resse aux dimensions gigantesques. Les
fondations et le gros œuvre remontaient au
treizième siècle, l'achèvement n'eut lieu ce-
pendant que durant la première moitié du
seizième siècle, et le château appartenait
par là à un type qui se trouve encore re-
présenté en France et dans l'Europe cen-
trale par une douzaine d autres construc-
tions. Son entretien avait toujours été né-
gligé. Son sort fut déterminé avant tout
par sa situation. Ses tours massives domi-
naient toute la campagne environnante et
offraient des postes d'observation excel-
lents. Ses casemates, à l'abri du bombarde-
ment, ipouvaient contenir tout un batail-
lon. Aucun chef allemand n'aurait hésité à
agir autrement dans une situation sembla-
ble, sur le sol allemand, et à détruire le
Hardenburg dans le Palatinat, le Starken-
burg en Hesse, le Rheinfels près de Saint-
Goar, le Trausnitz en Basse-Bavière; et tous
ces châteaux sont beaucoup plus remar-
quables que celui de Coucy. La vie d'un seul
de nos soldats est plus précieuse qu'une
douzaine de châteaux en ruines, d'autant
plus que tous les châteaux du sud de l'Al-
lemagne, dont les ruines dominent les fo-
rêts, à la question : « Qui t'a détruit ? »
pourraient répondre : « Les Français ! ».
— Lokal-Anzeiger, 24.3.
— Le repli stratégique de Hindenburg in-
téresse toute la partie du front qui s'étend
entre Arras et Soissons, et qui après la
bataille de la Somme atteignait une lon-
gueur de 150 kilomètres. Il semble bien que
notre mouvement se soit produit juste
lorsque les Anglais et les Français allaient
déclancher une attaque concentrique ; en
fait les Français se sont mis en mou-
vement après les Anglais ; mais par leur
énergie ils ont regagné l'avance qu'avaient
sur eux les Anglais. Il est indéniable que
l'armée française s'est montrée supérieure
à l'armée britannique, aussi bien par la
valeur du commandement que par le moral
des troupes. Les Anglais doivent recon-
naître que leurs armées, quoique bien or-
ganisées, ne possèdent, pas plus les états-
majors que les troupes, les qualités néces-
saires à la guerre de mouvement. Leur
lenteur dans la poursuite n'est pas seule-
ment de la prudence, mais pour une bon-
ne part, de l'impuissance. Le grand avan-
tage, donné par notre position en terri-
toire ennemi, qui depuis 2 ans 1/2 s'est fait
sentir dans le domaine économique, nous
favorise maintenant dans le domaine stra-
tégique. Sur le sol national, le haut com-
mandement ne se résoudrait à un repli
que sous la pression de nécessités impé-
rieuses. L'esprit de nos soldats est excel-
lent, ils savent que cette retraite n'est pas
définitive, mais ne forme qu'un anneau
dans la chaîne des conceptions géniales du
commandement. S'ils font quelques pas en
arrière, c'est pour prendre de l'élan pour
une marche en avant. La presse française
affirme que notre recul n'est pas volon-
taire et qu'il continue sous la pression de
la poursuite ; mais l'ordre parfait de notre
manœuvre, l'évacuation de tout le maté-
riel, de tous les canons, prouvent déjà
suffisamment l'inexactitude d'une telle af-
firmation. — (Franz Carl Endres) Frankf.
Ztg., 25.3.
Front italien. — Sous le titre « Alarmis-
tes ! » : Depuis quelques jours, les journaux
consacrent de longs articles à une éven-
tuelle offensive ennemie sur notre front.
On fait bien de préparer l'opinion publique
à tous les événements. Mais, pour l'amour
de Dieu, qu'on n'exagère pas ! Sans quoi,
l'on ne fait plus œuvre d'éducateurs, mais
d'alarmistes. Certains organes, et non des
moindres, perdent le calme au point d'in-
voquer le secours des Alliés ; une telle ner-
vosité est faite pour semer dans le public
une panique que rien ne justifie. Pire que
cela : elle donne au pays l'impression que
Ton ne peut rien faire de notre côté sans
l'aide des Alliés ; à l'extérieur, elle dimi-
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