Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1917-02-24
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 24 février 1917 24 février 1917
Description : 1917/02/24 (T5,N360). 1917/02/24 (T5,N360).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6503301s
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 20/05/2013
NISTÈI\ES DE LA GUERRE
IA)t E 2U GUERRE
Er DEs
.\FFAlnES £TIIANGÈRES
N° 360
Paris, 24 février 1941.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Mihistres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
1'1. OPERATIONS
rOnt Ge .d
¡lflUent. CI entaI. — Les Allemands con-
Tl DeI déployer la plus grande activité
llrJflnpnrlque. Non seulement ils réquisi-
i,nri C,tto ls les chevaux, ânes et char-
resi iïiaioi reçoivent d'énormes quan-
lfJute sms destinés au transport de
rn sorte de matériel de guerre prove-
©s' c'est ^-Camps- Le long des fron-
P sur trois voies ferrées
tal (;1 es de Turnhout à Anvers et plus
:lfJ.nt re Ters l'ouest, les fortifications
i rnitl?f)rcees. On signale des divisions
rs autour d'Aerschot et de
I ot de icavalerie dans presque toutes
f:in;lInde la cavalerie dans presque toutes
fo n's de la Belgique centrale. Les
,:;\lr,s fortifié ees de cette région sont entrc-
/\t vec un soin particulier. En même
Cp on rKserve de grands mouvements
\,/')Is d es Vers le front. Par exemple, les
id camp de Beverloo ont été
Illr,!J'lit S. 1 o les autres dépôts, grands
déplacés vers le front, si
petits, on eto déplacés vers le front, si
Iijf/ '!>]>),, îieut annoncer avec une abso-
Udf' q les Allemands ne dispo-
~plus en Belgique lleman s ne ISpO-
ielg- i que à l'arrière du front
d. '$ Réserves. Hier, des troupes
"Iq du fr .,
Jé, -- t russe ont traversé la Bel-
ÎW 7SV/2 ?r0
o Plegraà l , 8. 2
Il r-èçyn.e sur le front
,lr'e c^ivité ir.
s'té » ^^ri^re les lignes ennemies,
glllitr¡rJYenn mte-nse. Un trafic d'une inten-
rfs(:r-r'rr¡ent e, rnai. qui va en croissant ré-
^tior/ ferré l util'so toutes les lignes du
1Usse, prépare la réorgani-
et le rooroupement des forces enne-
Hs; û TSemi>i,1 d après tous les renseigne-
fr'Q; SUrtout e commandement russe s'oc-
g!l} 0,,rriain front de la Bukovine et du
îVénf., J
3ll'il f5ut s'attf les renforce à tel point
^'Ucints aul? e au Printemps à des
, ° dernit importants que ceux de
[Jl\] f~ o nIer, Nos troupes pourront en
'-'viir,.ri4 l6 cornlhaorA ttre dans des conditions
grill) es l'ou ,e qu'auparavant: les voies
rournain^U °"î été rétablies, les
es VI. lle s cornrfie Buzeu et Focsani ont
Un Ordre parfait, les hôpitaux sont
fiNUrko in sont troupes russes du théâtre
fw , 1 qil,
I * sous les ordres du général
(:es fI' a à Sa disposition des renforts.
col ft,oruaires hommes et en matériel.
filr f3 l)dés d llclen et volhynien seront
1 U? "°v, la prochaine campagne
Par}'enVt, e rSU/ Rousski et Evert se
le PPéparnt jusqu'à Riga.
ll!)f e ctiVité garatifs, et vu le froid qui
llp11, l'e à e Cornhat est très limitée :
-. eàde Petites rencontres où
v ÏVn- în°rt°nIs jdes avantages. - (Adelt)
1 %t QgbL 212
4qu lka.n'
e Dtonoirée. SaJlonique, 19.2 :
cele 11 au soir par les
Allemands contre nos positions de la cote
1050 (secteur de Monastir) doit être con-
sidérée comme quelque chose de plus qu'un
coup de main ordinaire. L'ennemi, en effet,
a engagé dans cette action, sur un front
assez vaste, des effectifs très importants ;
il a employé les moyens les plus violents
et les plus barbares que l'on puisse imagi-
ner. Son intention manifeste était de déga-
ger la cote 1050 qui est le point extrême de
notre ligne dans la boucle de la Cerna, pour
s'assurer la possession définitive et com-
plète de cet excellent observatoire. L'atta-
que a échoué grâce à l'habileté de nos chefs
et au magnifique héroïsme de nos soldats.
Les nôtres ont résisté à un bombardement
d'une violence inouïe ; vers 18 heures, ils
ont été obligés de se replier devant un
épais nuage de gaz asphyxiants haut de
30 mètres et un jet ininterrompu de liquides
enflammés, un vrai torrent de feu qui in-
cendiait et détruisait tout. Mais vingt mi-
nutes ne s'étaient pas écoulées après ce
repli, que nos soldats contre-attaquaient
avec une ardeur irrésistible ; un furieux
corps-à-corps a la baïonnette s'engageait
et durait sans trêve toute la nuit ; les nô-
tres naturellement l'emportèrent ; on com-
battit encore pendant deux jours ; le mer-
credi à 13 heures, toute la ligne était ré-
tablie. — (E. Lelli) Secolo, 20.2.
CRITIQUE DES OPERATIONS
Front occidental. - Il n'est pas encore
facile de se rendre compte si les nombreu-
ses actions entreprises par l'armée anglaise
sur le front de la Somme n'ont qu'une por-
tée locale et ne visent qu'à recueillir des
renseignements et à améliorer telle ou
telle position, ou s'il s'agit du début d'une
grande action, d'une nouvelle bataille de la
Somme. La grande extension du front, la
violente des attaques, la méthode des pré-
parations d'artillerie, la fréquence des ac-
tions, font pencher pour cette dernière hy-
pothèse. Les communiqués ennemis sem-
blent aussi faire allusion à une reprise de
la bataille d'Ancre et Somme. En automne
dernier, les Anglais tentaient visiblement
de faire avancer leur aile gauche, celle qui
est à cheval sur l'Ancre, pour la mettre
au niveau du centre qui avait atteint la
route Albert-Bapaume; le résultat eût été
l'élargissement du coin enfoncé dans nos
lignes vers Bapaume, et le rétablissement
du front rectiligne. C'est dans ce but que
nos ennemis avaient amené des renforts
considérables à leur aile nord ; et c'est ce
plan qu'ils semblent reprendre. Les derniè-
res semaines leur ont procuré des succès
locaux, qui ont entraîné une légère avance
de cette aile ; cependant, dans la plupart
des cas, les Allemands ont évacué volon-
tairement leurs positions, afin de se repor-
ter sur des lignes préparées d'avance con-
formément au plan de l'Etat-Major. Eu
égard à la situation générale, qui nous est
favorable, les cris de triomphe de l'adver-
saire ne peuvent donc nous émouvoir. Nous
avons évacué dans la nuit du 12 au 13 jan-
vier la ligne avancée de Serre. Le 27 jan-
vier, les Anglais ont pu s'établir dans nos
(premières lignes au sud-ouest du Transloy.
Dans la nuit du 4 au 5 février, nous avons
abandonné volontairement Grandcourt. Le
10 février eurent lieu de violents combats
dans la vallée même de l'Ancre. Dans les
journées suivantes, nous avons évacué une
ligne d'avant-postes de la région de Mirau-
mont : mais l'avantage que les Anglais ont
retiré de cette dernière opération est mi-
nime, et le village même est toujours en-
tre nos mains. — B. Z. am Mittag, 19.2.
— lTn communiqué Wolff du 19 février
évalue à 3 divisions l'effectif des troupes
anglaises qui ont attaqué dans la vallée de
l'Ancre, sur une largeur de 6 km., dans la
journée du samedi 17, et ont conquis une
partie des tranchées allemandes. — Berlin.
Tagbl., 20.2.
Mésopotamie. — A la suite de nos der-
niers succès en Mésopotamie, la ville de
Kut-el-Amara, dont le Tigre nous sépare
encore, fait saillant dans nos lignes : et
nous pouvons la bombarder de tous les cô-
tés, sauf du nord. Pour la prendre, il nous
faudra traverser le fleuve. Le général
Maude tentera certainement cette opéra-
tion. La ville est. un misérable amas de
maisons arabes ; mais sa conquête et celle
de la rive nord sont indispensables pour
nous assurer la possession du confluent du
Hai et du Tigre, en vue d'opérations ulté-
rieures. A l'heure actuelle, lés flotilles des
deux armées ne peuvent descendre ou re-
monter le fleuve. Si nous en tenions les
deux rives, non seulement nous effacerions
la honte de nos échecs de l'an passé, mais
nous serions dans une situation excellente,
soit pour une avance, soit pbur la défensive.
Ainsi la reprise de Kut importe essentielle-
ment et à notre prestige, et à notre sécurité
en Mésopotamie. Mais que le Cabinet éva-
lue au plus juste le coût de l'opération.
L'expédition de Mésopotamie est pour no-
tre marine une lourde charge ; et si elle
a sa nécessité morale, elle n'exercera sur
l'ensemble de la guerre aucune influence
décisive. — (Ed.) Daily Chronicle, 19.2.
- D'un correspondant particulier : Je
suis depuis une semaine à Kut-el-Amara.
Les Anglais ont fait des préparatifs impor-
tants, depuis un mois, pour conquérir cette
localité, en concentrant là toutes les forces
disponibles de l'Inde et de Grande-Breta-
gne. Ils ont construit un chemin de fer à
voie étroite allant jusqu'à leur camp. Mais,
malgré tous leurs sacrifices, ils sont loin de
leur but ; nous sommes convaincus qu'ils
subiront avant peu une défaite de l'ampleur
de celle des Dardanelles. La position de
Fellahié est tout entière entre nos mains.
Nous avons évacué, conformément à nos
plans, une partie des tranchées situées au
sud de Kut-el-Amara, sur la rive droite du
Tigre, afin de causer aux Anglais des pertes
IA)t E 2U GUERRE
Er DEs
.\FFAlnES £TIIANGÈRES
N° 360
Paris, 24 février 1941.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Mihistres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUESTIONS MILITAIRES
1'1. OPERATIONS
rOnt Ge .d
¡lflUent. CI entaI. — Les Allemands con-
Tl DeI déployer la plus grande activité
llrJflnpnrlque. Non seulement ils réquisi-
i,nri C,tto ls les chevaux, ânes et char-
resi iïiaioi reçoivent d'énormes quan-
lfJute sms destinés au transport de
rn sorte de matériel de guerre prove-
©s' c'est ^-Camps- Le long des fron-
P sur trois voies ferrées
tal (;1 es de Turnhout à Anvers et plus
:lfJ.nt re Ters l'ouest, les fortifications
i rnitl?f)rcees. On signale des divisions
rs autour d'Aerschot et de
I ot de icavalerie dans presque toutes
f:in;lInde la cavalerie dans presque toutes
fo n's de la Belgique centrale. Les
,:;\lr,s fortifié ees de cette région sont entrc-
/\t vec un soin particulier. En même
Cp on rKserve de grands mouvements
\,/')Is d es Vers le front. Par exemple, les
id camp de Beverloo ont été
Illr,!J'lit S. 1 o les autres dépôts, grands
déplacés vers le front, si
petits, on eto déplacés vers le front, si
Iijf/ '!>]>),, îieut annoncer avec une abso-
Udf' q les Allemands ne dispo-
~plus en Belgique lleman s ne ISpO-
ielg- i que à l'arrière du front
d. '$ Réserves. Hier, des troupes
"Iq du fr .,
Jé, -- t russe ont traversé la Bel-
ÎW 7SV/2 ?r0
o Plegraà l , 8. 2
Il r-èçyn.e sur le front
,lr'e c^ivité ir.
s'té » ^^ri^re les lignes ennemies,
glllitr¡rJYenn mte-nse. Un trafic d'une inten-
rfs(:r-r'rr¡ent e, rnai. qui va en croissant ré-
^tior/ ferré l util'so toutes les lignes du
1Usse, prépare la réorgani-
et le rooroupement des forces enne-
Hs; û TSemi>i,1 d après tous les renseigne-
fr'Q; SUrtout e commandement russe s'oc-
g!l} 0,,rriain front de la Bukovine et du
îVénf., J
3ll'il f5ut s'attf les renforce à tel point
^'Ucints aul? e au Printemps à des
, ° dernit importants que ceux de
[Jl\] f~ o nIer, Nos troupes pourront en
'-'viir,.ri4 l6 cornlhaorA ttre dans des conditions
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rournain^U °"î été rétablies, les
es VI. lle s cornrfie Buzeu et Focsani ont
Un Ordre parfait, les hôpitaux sont
fiNUrko in sont troupes russes du théâtre
fw , 1 qil,
I * sous les ordres du général
(:es fI' a à Sa disposition des renforts.
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filr f3 l)dés d llclen et volhynien seront
1 U? "°v, la prochaine campagne
Par}'enVt, e rSU/ Rousski et Evert se
le PPéparnt jusqu'à Riga.
ll!)f e ctiVité garatifs, et vu le froid qui
llp11, l'e à e Cornhat est très limitée :
-. eàde Petites rencontres où
v ÏVn- în°rt°nIs jdes avantages. - (Adelt)
1 %t QgbL 212
4qu lka.n'
e Dtonoirée. SaJlonique, 19.2 :
cele 11 au soir par les
Allemands contre nos positions de la cote
1050 (secteur de Monastir) doit être con-
sidérée comme quelque chose de plus qu'un
coup de main ordinaire. L'ennemi, en effet,
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assez vaste, des effectifs très importants ;
il a employé les moyens les plus violents
et les plus barbares que l'on puisse imagi-
ner. Son intention manifeste était de déga-
ger la cote 1050 qui est le point extrême de
notre ligne dans la boucle de la Cerna, pour
s'assurer la possession définitive et com-
plète de cet excellent observatoire. L'atta-
que a échoué grâce à l'habileté de nos chefs
et au magnifique héroïsme de nos soldats.
Les nôtres ont résisté à un bombardement
d'une violence inouïe ; vers 18 heures, ils
ont été obligés de se replier devant un
épais nuage de gaz asphyxiants haut de
30 mètres et un jet ininterrompu de liquides
enflammés, un vrai torrent de feu qui in-
cendiait et détruisait tout. Mais vingt mi-
nutes ne s'étaient pas écoulées après ce
repli, que nos soldats contre-attaquaient
avec une ardeur irrésistible ; un furieux
corps-à-corps a la baïonnette s'engageait
et durait sans trêve toute la nuit ; les nô-
tres naturellement l'emportèrent ; on com-
battit encore pendant deux jours ; le mer-
credi à 13 heures, toute la ligne était ré-
tablie. — (E. Lelli) Secolo, 20.2.
CRITIQUE DES OPERATIONS
Front occidental. - Il n'est pas encore
facile de se rendre compte si les nombreu-
ses actions entreprises par l'armée anglaise
sur le front de la Somme n'ont qu'une por-
tée locale et ne visent qu'à recueillir des
renseignements et à améliorer telle ou
telle position, ou s'il s'agit du début d'une
grande action, d'une nouvelle bataille de la
Somme. La grande extension du front, la
violente des attaques, la méthode des pré-
parations d'artillerie, la fréquence des ac-
tions, font pencher pour cette dernière hy-
pothèse. Les communiqués ennemis sem-
blent aussi faire allusion à une reprise de
la bataille d'Ancre et Somme. En automne
dernier, les Anglais tentaient visiblement
de faire avancer leur aile gauche, celle qui
est à cheval sur l'Ancre, pour la mettre
au niveau du centre qui avait atteint la
route Albert-Bapaume; le résultat eût été
l'élargissement du coin enfoncé dans nos
lignes vers Bapaume, et le rétablissement
du front rectiligne. C'est dans ce but que
nos ennemis avaient amené des renforts
considérables à leur aile nord ; et c'est ce
plan qu'ils semblent reprendre. Les derniè-
res semaines leur ont procuré des succès
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de cette aile ; cependant, dans la plupart
des cas, les Allemands ont évacué volon-
tairement leurs positions, afin de se repor-
ter sur des lignes préparées d'avance con-
formément au plan de l'Etat-Major. Eu
égard à la situation générale, qui nous est
favorable, les cris de triomphe de l'adver-
saire ne peuvent donc nous émouvoir. Nous
avons évacué dans la nuit du 12 au 13 jan-
vier la ligne avancée de Serre. Le 27 jan-
vier, les Anglais ont pu s'établir dans nos
(premières lignes au sud-ouest du Transloy.
Dans la nuit du 4 au 5 février, nous avons
abandonné volontairement Grandcourt. Le
10 février eurent lieu de violents combats
dans la vallée même de l'Ancre. Dans les
journées suivantes, nous avons évacué une
ligne d'avant-postes de la région de Mirau-
mont : mais l'avantage que les Anglais ont
retiré de cette dernière opération est mi-
nime, et le village même est toujours en-
tre nos mains. — B. Z. am Mittag, 19.2.
— lTn communiqué Wolff du 19 février
évalue à 3 divisions l'effectif des troupes
anglaises qui ont attaqué dans la vallée de
l'Ancre, sur une largeur de 6 km., dans la
journée du samedi 17, et ont conquis une
partie des tranchées allemandes. — Berlin.
Tagbl., 20.2.
Mésopotamie. — A la suite de nos der-
niers succès en Mésopotamie, la ville de
Kut-el-Amara, dont le Tigre nous sépare
encore, fait saillant dans nos lignes : et
nous pouvons la bombarder de tous les cô-
tés, sauf du nord. Pour la prendre, il nous
faudra traverser le fleuve. Le général
Maude tentera certainement cette opéra-
tion. La ville est. un misérable amas de
maisons arabes ; mais sa conquête et celle
de la rive nord sont indispensables pour
nous assurer la possession du confluent du
Hai et du Tigre, en vue d'opérations ulté-
rieures. A l'heure actuelle, lés flotilles des
deux armées ne peuvent descendre ou re-
monter le fleuve. Si nous en tenions les
deux rives, non seulement nous effacerions
la honte de nos échecs de l'an passé, mais
nous serions dans une situation excellente,
soit pour une avance, soit pbur la défensive.
Ainsi la reprise de Kut importe essentielle-
ment et à notre prestige, et à notre sécurité
en Mésopotamie. Mais que le Cabinet éva-
lue au plus juste le coût de l'opération.
L'expédition de Mésopotamie est pour no-
tre marine une lourde charge ; et si elle
a sa nécessité morale, elle n'exercera sur
l'ensemble de la guerre aucune influence
décisive. — (Ed.) Daily Chronicle, 19.2.
- D'un correspondant particulier : Je
suis depuis une semaine à Kut-el-Amara.
Les Anglais ont fait des préparatifs impor-
tants, depuis un mois, pour conquérir cette
localité, en concentrant là toutes les forces
disponibles de l'Inde et de Grande-Breta-
gne. Ils ont construit un chemin de fer à
voie étroite allant jusqu'à leur camp. Mais,
malgré tous leurs sacrifices, ils sont loin de
leur but ; nous sommes convaincus qu'ils
subiront avant peu une défaite de l'ampleur
de celle des Dardanelles. La position de
Fellahié est tout entière entre nos mains.
Nous avons évacué, conformément à nos
plans, une partie des tranchées situées au
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