Titre : L'Attaque : organe socialiste révolutionnaire de la jeunesse / rédacteur en chef Ernest Gegout
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1888-11-10
Contributeur : Gégout, Ernest (1854-1936). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32706292b
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 2168 Nombre total de vues : 2168
Description : 10 novembre 1888 10 novembre 1888
Description : 1888/11/10 (A1,N21)-1888/11/17. 1888/11/10 (A1,N21)-1888/11/17.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62421030
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-40136
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/04/2013
-. PREMIERE ANNÉE. - N* 21 Paris : ÎO Centimes - - Du 10 au 17 Novembre 1888
- --- ---- - Du 10 au 17 Novembre 1&qg
L'ATTAQUE
C>rga:n.e Socialiste Révolutionnaire
PARAISSANT TOUS LES SAMEDIS
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du Journal
Rédacteur en chef :
ERNEST GEGOUT
RÉDACTION & ADMINISTRATION
21, Rue Croix - des - Petits - Champs, 21
Secrétaire de Rédaction : G. PICOURT 1.
RUE CADET ou RUE DE SÈZE
Malheureusement, oui! rue Cadet ou
rue de Sèze, voilà le choix qui reste
aux socialistes et aux révolutionnaires.
Pourquoi?
Parce que leurs fautes de tactique,
leurs divisions de coteries, leurs haines
de personner, ont permis la formation de
deux grands courants politiques en
dehors desquels ne peuvent plus se pro-
duire que de platoniques protestations
Je groupes isolés et murés.
Il tut un moment pourtant ou le parti
socialiste uni eût pu prendre place en
face des parlementaires et des néo-
césariens, et conquérir de haute lutte
l'opinion publique.
Nous avons laissé passer ce moment.
C'est un grand malheur. Faut-il pour
cela nous désintéresser de la vie publi-
que et ne devons-nous pas au contraire
tout tenter pour imposer notre marque
aux événements que nous préparent
l'avortement républicain, l'audace bou-
langiste et l'incurie socialiste?
- Non, disent de nombreux socia-
listes, nous n'irons ni rue Cadet, ni rue
de Sèze. Nous demeurerons le parti qui
attend son heure et se désintéresse des
luttes que se livrent les jouisseurs
d'aujourd'hui et de demain, quitte à
jouer le rôle de troisième larron dès
que l'occasion se présentera.
Erreur et duperie. Ceux qui tiennent
ce langage prouvent par cela même
qu'ils seraient incapables de saisir cette
occasion et, s'offrît-elle à eux, d'en tirer
un profit réel pour la cause de la révo-
lution sociale.
D'abord, à leur insu, je l'admets, ils
sont bien plus contre la rue Cadet que
contre la rue de Sèze. Et cela se conçoit :
On n'a pas été impunénent rejeté dans
l'opposition continue pendant de longues
années; par la faute du parti républi-
cain, d'ailleurs. Il en résulto pour les
révolutionnaires un état d'esprit, tel que
le gouvernement républicain, fût-il
attaqué ouvertement par les monar-
chistes coalisés, ne retrouverait pas à
ses côtés cette avant-garde naturelle de
la République que doit constituer le
p .rti socialiste.
D'autre part, le gouvernement accu-
mule sottises sur sottises et rend vrai-
ment lourde leur tâche aux défenseurs
de la République. Sa résignation tardive
à une revision limitée, sa partialité
dans les grèves, les brutalités non châ-
tiées de sa police, comblent de joie les
césariens, affublés du faux-nez démago-
gique qui font naturellement chorus
avec les révolutionnaires, et dénoncent
bien haut la politique anti-socialiste de
M. Floquet.
M. Boulanger ferait mieux, hé! bons
apôtres.
Oui, il y eut un moyen de n'aller ni
rue Cadet, ni rue de Sèze ?
Ce moyen, avant d'aller moi-même
rue Cadet, je suppliai mes amis révo
lutionnaires, dont l'élite était réunie à
la Ligue de Défense, de l'adopter. En
vain.
Il consistait à se tenir à égale dis-
tance de M. Boulanger et des parle-
mentaires, à les combattre avec la
même énergie, à préconiser les doctri-
nes d'émancipation socialiste.
En principe, on m'approuva, et un
manifeste fut rédigé en conséquence.
Tout ce qui combattait les radicaux et
les opportunistes dans ce document fut
acclamé ; tout ce qui blâmait le boulan-
gisme fut discuté, chicané, finalement
châtré et atténué. Quinze jours durant,
Vaillant, Daumas et moi nous batail-
lâmes. Nous fûmes vaincus.
Le principal argument qui nous fut
opposé fut celui-ci, que je reproduis
textuellement :
« Nous ne devons pas blâmer ouver-
tement les erreurs du peuple, ni tenter
de remonter les courants. »
Finalement la politique de l'à-vau-
l'eau fut adoptée - et, quinze jours
après, l' Homme Libre était fondé.
Voilà pourquoi je suis allé rue Cadet.
Et voilà pourquoi je crie à tous les
socialistes :
Vous avez laissé passer l'heure, et il
vous faut, au lieu de prendre une offen-
sive devenue impossible, vous replier
vers l'armée républicaine tout entière
sur la défensive.
Donc, choisissez, et vite, entre Clé-
menceau et Dugué de la Fauconnerie,
entre Rane et Cunéo d'Ornano, entre
Joffrin et Jolibois, entre le club des
Droits de l'Homme et l'église de Chaillot.
Entre la République et la Monarchie.
F. Foariiière.
Chansons d'Attaque
LIBATIONS
Où va l'homme! je ne sais;
A travers les pots cassés
Il s'achemine;
Des gosiers toujours ouverts
Chantent, à tort, à travers,
Soif et famine.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Et c'est en vain qu'on écrit
Que le cri de Jesus-Christ
N'est qu'un symbole;
En vain Rabelais dit-il :
« J'ai doublé d'un sens subtil
Ma faribole. »
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Les bourgeois rabelaisiens n
N'emplisseut pas pour les chiens
Leur tonne ronde;
Et la bande à Barabbas
Cherche, dans le mêlé-cass.
L'oubli du monde.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Est-ce donc d'éternité
Qu'a soif notre humanité
Endolorie 1
Non ! car, du sein des banquets,
Jusqu'à ses derniers hoquets,
La Bète crie.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Paul MARROT.
COUPS DE BOTTE 1
Si, nous savons exactement apprécier
aujourd'hui le républicanisme décembriste
de M. Boulanger, nous savons également
à quoi nous en tenir sur le républicanisme
assommeur de M. Floquet.
M. Boulanger, avantd'être boulangiste,
a servi Versailles; il a fréquenté les
sacristies, qu'il fréquente d'ailleurs encore,
et fait antichambre à la porte des princes
d'Orléans; mais M. Floquet, avant d'être
opportuniste, a été ultra-radical, révolu-
tionnaire rouge vif, et a fait antichambre,
sous la Commune, à la Préfecture de
Police, à la porte de Raoul Rigault dont
il attendait audience.
Il est certain que M. Boulanger, avide
d'une popularité grossière, s'agitant dans
l'équivoque, recevant les applaudisse-
ments et le concours des royalistes et des
bonapartistes coalisés, n'offre pas préci-
sément des garanties; mais il est non
moins certain que l'accusation de mor-
telle impuissance qu'il formule contre le
parlement, comme l'ont fait longtemps
avant lui les révolutionnaires, est de tout
point justifiée et que c'est de cette impuis-
sance que la maladie boulangiste est née.
Le pays est las et écœuré des querelles
parlementaires, des bavardages éternels
qui n'aboutissent jamais à des actes. Son
commerce et son industrie se meurent.
Son agriculture agonise. Le salaire, avili,
ne nourrit plus son homme.
Isolé au milieu de l'Europe en armes,
constamment sous le Icoup de la menace,
son existence même est en suspens ; et
pour soulager ces douleurs, pour alléger
ces misères, pour parer à ces dangers,
quoi? des mots, des mots, rien que des
mots. ,r , , ,
Avec cet admirable mécanisme des deux
lectures et des deux Chambres, impossible
de faire aboutir la moindre loi, la plus fu-
tile comme la plus urgente, encore moins
une loi de salut.
C'en est assez. Le peuple veut que la
République soit débarrassée de ses élé-
ments morbides et définitivement dotée de
ses organes essentiels. Il réclame une re-
fonte sociale complète, et il s'indigne de
la lâche trahison de ceux qui la lui ont
promise, et qui depuis encombrent les
avenues du pouvoir, laissant à d'autres le
soin de la revendiquer. Sa patience est à
bout et sa colère grandit. C'est là le pré-
lude de l'entrée en campagne des dépouil-
lés, des exploités, des opprimés, des ré-
voltés des champs et des villes, qui trou-
veront pour les mener au combat, pour
les guider dans cette révolutien qui se
prépare contre le régime capitaliste et
réactionnaire, l'élite socialiste, comme
leurs pères avaient eu pour les conduire,
l'élite du Tiers-Etat.
Mais si l'élément gouvernemental est
condamné par l'opinion, il n'en reste pas
moins dangereux. Affaibli et mourant, il
tient place et pouvoir. C'est la banque,
c'est la finance, c'est la conspiration anti-
républicaine qui le tient debout et nous
l'oppose. Raison de plus pour précipiter
les coups sur ce double adversaire.
La réaction - opportunisme, capita-
lisme, boulangisme, orléanisme mêlés —
pour la première fois depuis 1871, nous
allons pouvoir la combattre avec chance
de vaincre, car le mouvement populaire
ne peut plus être arrêté : il ne tera, au
contraire, que s'accentuer contre le régime
de provocations persistantes et de misère
- --- ---- - Du 10 au 17 Novembre 1&qg
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Malheureusement, oui! rue Cadet ou
rue de Sèze, voilà le choix qui reste
aux socialistes et aux révolutionnaires.
Pourquoi?
Parce que leurs fautes de tactique,
leurs divisions de coteries, leurs haines
de personner, ont permis la formation de
deux grands courants politiques en
dehors desquels ne peuvent plus se pro-
duire que de platoniques protestations
Je groupes isolés et murés.
Il tut un moment pourtant ou le parti
socialiste uni eût pu prendre place en
face des parlementaires et des néo-
césariens, et conquérir de haute lutte
l'opinion publique.
Nous avons laissé passer ce moment.
C'est un grand malheur. Faut-il pour
cela nous désintéresser de la vie publi-
que et ne devons-nous pas au contraire
tout tenter pour imposer notre marque
aux événements que nous préparent
l'avortement républicain, l'audace bou-
langiste et l'incurie socialiste?
- Non, disent de nombreux socia-
listes, nous n'irons ni rue Cadet, ni rue
de Sèze. Nous demeurerons le parti qui
attend son heure et se désintéresse des
luttes que se livrent les jouisseurs
d'aujourd'hui et de demain, quitte à
jouer le rôle de troisième larron dès
que l'occasion se présentera.
Erreur et duperie. Ceux qui tiennent
ce langage prouvent par cela même
qu'ils seraient incapables de saisir cette
occasion et, s'offrît-elle à eux, d'en tirer
un profit réel pour la cause de la révo-
lution sociale.
D'abord, à leur insu, je l'admets, ils
sont bien plus contre la rue Cadet que
contre la rue de Sèze. Et cela se conçoit :
On n'a pas été impunénent rejeté dans
l'opposition continue pendant de longues
années; par la faute du parti républi-
cain, d'ailleurs. Il en résulto pour les
révolutionnaires un état d'esprit, tel que
le gouvernement républicain, fût-il
attaqué ouvertement par les monar-
chistes coalisés, ne retrouverait pas à
ses côtés cette avant-garde naturelle de
la République que doit constituer le
p .rti socialiste.
D'autre part, le gouvernement accu-
mule sottises sur sottises et rend vrai-
ment lourde leur tâche aux défenseurs
de la République. Sa résignation tardive
à une revision limitée, sa partialité
dans les grèves, les brutalités non châ-
tiées de sa police, comblent de joie les
césariens, affublés du faux-nez démago-
gique qui font naturellement chorus
avec les révolutionnaires, et dénoncent
bien haut la politique anti-socialiste de
M. Floquet.
M. Boulanger ferait mieux, hé! bons
apôtres.
Oui, il y eut un moyen de n'aller ni
rue Cadet, ni rue de Sèze ?
Ce moyen, avant d'aller moi-même
rue Cadet, je suppliai mes amis révo
lutionnaires, dont l'élite était réunie à
la Ligue de Défense, de l'adopter. En
vain.
Il consistait à se tenir à égale dis-
tance de M. Boulanger et des parle-
mentaires, à les combattre avec la
même énergie, à préconiser les doctri-
nes d'émancipation socialiste.
En principe, on m'approuva, et un
manifeste fut rédigé en conséquence.
Tout ce qui combattait les radicaux et
les opportunistes dans ce document fut
acclamé ; tout ce qui blâmait le boulan-
gisme fut discuté, chicané, finalement
châtré et atténué. Quinze jours durant,
Vaillant, Daumas et moi nous batail-
lâmes. Nous fûmes vaincus.
Le principal argument qui nous fut
opposé fut celui-ci, que je reproduis
textuellement :
« Nous ne devons pas blâmer ouver-
tement les erreurs du peuple, ni tenter
de remonter les courants. »
Finalement la politique de l'à-vau-
l'eau fut adoptée - et, quinze jours
après, l' Homme Libre était fondé.
Voilà pourquoi je suis allé rue Cadet.
Et voilà pourquoi je crie à tous les
socialistes :
Vous avez laissé passer l'heure, et il
vous faut, au lieu de prendre une offen-
sive devenue impossible, vous replier
vers l'armée républicaine tout entière
sur la défensive.
Donc, choisissez, et vite, entre Clé-
menceau et Dugué de la Fauconnerie,
entre Rane et Cunéo d'Ornano, entre
Joffrin et Jolibois, entre le club des
Droits de l'Homme et l'église de Chaillot.
Entre la République et la Monarchie.
F. Foariiière.
Chansons d'Attaque
LIBATIONS
Où va l'homme! je ne sais;
A travers les pots cassés
Il s'achemine;
Des gosiers toujours ouverts
Chantent, à tort, à travers,
Soif et famine.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Et c'est en vain qu'on écrit
Que le cri de Jesus-Christ
N'est qu'un symbole;
En vain Rabelais dit-il :
« J'ai doublé d'un sens subtil
Ma faribole. »
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Les bourgeois rabelaisiens n
N'emplisseut pas pour les chiens
Leur tonne ronde;
Et la bande à Barabbas
Cherche, dans le mêlé-cass.
L'oubli du monde.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Est-ce donc d'éternité
Qu'a soif notre humanité
Endolorie 1
Non ! car, du sein des banquets,
Jusqu'à ses derniers hoquets,
La Bète crie.
Jésus a dit : Sitio.
Rabelais : Humez le piot.
Paul MARROT.
COUPS DE BOTTE 1
Si, nous savons exactement apprécier
aujourd'hui le républicanisme décembriste
de M. Boulanger, nous savons également
à quoi nous en tenir sur le républicanisme
assommeur de M. Floquet.
M. Boulanger, avantd'être boulangiste,
a servi Versailles; il a fréquenté les
sacristies, qu'il fréquente d'ailleurs encore,
et fait antichambre à la porte des princes
d'Orléans; mais M. Floquet, avant d'être
opportuniste, a été ultra-radical, révolu-
tionnaire rouge vif, et a fait antichambre,
sous la Commune, à la Préfecture de
Police, à la porte de Raoul Rigault dont
il attendait audience.
Il est certain que M. Boulanger, avide
d'une popularité grossière, s'agitant dans
l'équivoque, recevant les applaudisse-
ments et le concours des royalistes et des
bonapartistes coalisés, n'offre pas préci-
sément des garanties; mais il est non
moins certain que l'accusation de mor-
telle impuissance qu'il formule contre le
parlement, comme l'ont fait longtemps
avant lui les révolutionnaires, est de tout
point justifiée et que c'est de cette impuis-
sance que la maladie boulangiste est née.
Le pays est las et écœuré des querelles
parlementaires, des bavardages éternels
qui n'aboutissent jamais à des actes. Son
commerce et son industrie se meurent.
Son agriculture agonise. Le salaire, avili,
ne nourrit plus son homme.
Isolé au milieu de l'Europe en armes,
constamment sous le Icoup de la menace,
son existence même est en suspens ; et
pour soulager ces douleurs, pour alléger
ces misères, pour parer à ces dangers,
quoi? des mots, des mots, rien que des
mots. ,r , , ,
Avec cet admirable mécanisme des deux
lectures et des deux Chambres, impossible
de faire aboutir la moindre loi, la plus fu-
tile comme la plus urgente, encore moins
une loi de salut.
C'en est assez. Le peuple veut que la
République soit débarrassée de ses élé-
ments morbides et définitivement dotée de
ses organes essentiels. Il réclame une re-
fonte sociale complète, et il s'indigne de
la lâche trahison de ceux qui la lui ont
promise, et qui depuis encombrent les
avenues du pouvoir, laissant à d'autres le
soin de la revendiquer. Sa patience est à
bout et sa colère grandit. C'est là le pré-
lude de l'entrée en campagne des dépouil-
lés, des exploités, des opprimés, des ré-
voltés des champs et des villes, qui trou-
veront pour les mener au combat, pour
les guider dans cette révolutien qui se
prépare contre le régime capitaliste et
réactionnaire, l'élite socialiste, comme
leurs pères avaient eu pour les conduire,
l'élite du Tiers-Etat.
Mais si l'élément gouvernemental est
condamné par l'opinion, il n'en reste pas
moins dangereux. Affaibli et mourant, il
tient place et pouvoir. C'est la banque,
c'est la finance, c'est la conspiration anti-
républicaine qui le tient debout et nous
l'oppose. Raison de plus pour précipiter
les coups sur ce double adversaire.
La réaction - opportunisme, capita-
lisme, boulangisme, orléanisme mêlés —
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