Titre : L'Attaque : organe socialiste révolutionnaire de la jeunesse / rédacteur en chef Ernest Gegout
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1888-10-13
Contributeur : Gégout, Ernest (1854-1936). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32706292b
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 2168 Nombre total de vues : 2168
Description : 13 octobre 1888 13 octobre 1888
Description : 1888/10/13 (A1,N17)-1888/10/20. 1888/10/13 (A1,N17)-1888/10/20.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6242099j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-40136
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/04/2013
PREMIERE ANNÉE. — NI 17.
Paris : XO Centimes
Du 13 au 20 Octobre 1888
L'ATTAQUE
Organe Socialiste Révolutionnaire
PARAISSANT TOUS LES SAMEDIS
ABONNEMENT8
UN AN. •. S fr
Six MOIS 3 fr.
TROIS MOIS. t. fr. 50
Les Annonces sont traitées à forfait aux bureaux
dit Journal
""7- - -- 1 1
Rédacteur en chef :
ERNEST GEGOUT
RÉDACTION A ADMlNlSTRÂiMOtf**
21, Rue Croix - des - Petits - Champs, St
Secrétaire de Rédaction: G. PICOURT
« L'Attaque » paraît désor-
mais le samedi au lieu du mer-
credi.
L'ÉQUIVOQUE
Comme au temps de Boileau, nous
sommes dévastés par l'équivoque et l'on
dirait vraiment datés d'hier ces vers où
le Procureur du Parnasse déclare que,
sous la domination de l'équivoque :
L'audace brilla seule aux yeux de l'Univers
Et pour vraIment héros, chez les hommes pervers
On ne reconnut plus qu'usurpateurs iniques.
Que tyranniques rois censés grands politiques,
Qu'infâmes scélérats à la gloire aspirans,
Et voleurs revêtus du nom de conquérans.
En ce moment l'hermaphrodite du lan-
gage français a trois habits du môme sexe :
Révision, dissolution, constituante,
Mais, voyons, révisionnistes, regardez-
moi donc un peu en face ?
Seriez-vous pas désolés que le Parle-
ment actuel fut chargé de faire la Révision
que vous demandez ? Donc vous deman-
dez une révision que vous seriez furieux
d'obtenir.
Et d'une!. ou d'un.
Mais vous dites : c Cette Révision est
un moyen qui doit nous conduire à la
dissolution, c'est-à-dire au balayage du
Parlement qui encombre la République ;
nous l'obtiendrons, même par la vio-
lence 1
Voilà qui va fort bien et j'admets le
Parlement à bas. mais, après?
Voua vous écriez : i Nous nommerons
une Constituante 1 »
— Qui nommera cette Constituante? Les
électeurs? Or, dites-moi, êtes-vous bien
sûrs que les nouveaux élus vaudront
mieux que les anciens? Êtes-vous bien
sùrs qu'ils ne recommenceront pas l'his-
toir éternelle des parlements parasites
qui,depuis des centaines d'années dévorent
la France et la jettent périodiquement
dans des catastrophes sanglantes?
Vous n'en êtes point sûrs du tout et
vous voilà tout interdits 1 Vous pouvez
même être certains que les futurs consti-
tuants seront de la même pâte que les an-
ciens législateurs et, comme eux, mange-
ront le peuple; vous aurez seulement
changé les hommes, c'est-à-dire : « mis
e une autre étiquette sur les mêmes tire-
c lires à pots-de-vin, imitant ainsi les
« myopes de 89 et 93 qui ont tué les pro-
« priétaires et laissé debout la propriété,
« laquelle, avec sa fécondité proverbiale,
« a engendré de nouveaux propriétaires
« qui ont recommencé à dévorer le peuple
« tout comme a-ant 89. »
Ecoutez : « Révision, même dans un
sens démocratique et social » cela ne si-
gnifie lien, et c'est pourquoi l'instinct
d'une faction tout au moins ignorante lui a
ajouté un nom d'homme.
Songez-y, ce n'est pas avec un nom
d'homme pour mot d'ordre que s'est faite
la Révolution de 1848, laquelle a renversé
le suffrage censitaire, pour lui substituer
le suffrage universel et, au contraire,
c'est avec un nom d'homme qu'on lui a
volé tous les avantages qu'elle venait de.
conquérir.
1848 s'est fait avec ces mots: « Réforme
électorale 1 » et jamais on ne fera 1889
avec l'équivoque d'une révision sans
principes 1
Si 1848 A OBTENU LA RÉFORME DHS ÉLEC-
TEURS, IL FAUT QUE 1889 OD'l'ŒNNK CELLE
DES ÉLtttlRLliS.
Jusqu'ici, la nation a été dirigée unique-
ment par les possesseurs de capitaux,
c'est-à-dire par une infime minorité.
Comme cette minorité vit aux dépens de
la masse qui lui paye tous ses revenus,
jamais elle n'a consenti et ne consentira
jamais à réduire ses appétits, c'est-à-dire
à décharger la masse de la redevance
qu'elle lui paye. Tout le secret de l'inces-
sant avortement des réformes est là 1
Pour qu'un parlement représente une
nation, il faut que ce parlement soit com-
posé comme elle.
C'est pourquoi, je voudrais qu'un vaste
mouvement fùt produit autour de ce prin-
cipe : que la minorité dans le pays doit
être la minorité au Parlement.
Je voudrais que le peuple fut bien con-
vaincu qu'il se divise en deux classes :
celle des possesseurs de capitaux, qui
sont 25 O|O dans la population et 99 0|0
dans le Parlement; et celle des travail-
leurs salariés, prolétaires, qui sont 75 0(0
dans la population et seulement 1 O|Odans
le parlement.
En conséquence, il faut que le peuple
impose à ses gouvernants, ou s'impose à
lui-même, la décision suivante, qu'il
pourra rendre dans sa pleine souveraineté
et même pratiquer s'il lui plaît, sans
attendre le consentement de ses dirigeants
actuels :
Le peuple français,
Considérant que les corps élus doivent re-
présenter véritablement et exactement la na-
tion qui les nomme; qu'en conséquence,
ils doivent être composés comme elle.
Considérant que, dans les périodes répu-
tées normales, la nation française contient
en moyenne un quart de citoyens possédants
et trois quarts de citoyens non-possédants.
Considérant qu'on l'état actuel jusque la
réforme intégrale du régime iiscal, le montant
principal de la cote personnelle mobilière
imposée à chaque citoyen, peut servir il me-
surer l'intensité le sa production indus-
trielle.
Décide :
Article premier. — A l'avenir, les Cham-
bres élues (législative ou constituante), seront
reciutées de la façon suivante :
1° Dans la proportion de un quart du total
de leurs membres, parmi les citoyens inscrits
pendant trois ans au moins avant l'époque
du scrutin pour une somme principale do
cent cinquante francs et au-dessus, à la cote
principale mobilière.
20 Dans la proportion des trois quarts du
total do leurs membres parmi les citoyens ins-
crits pendant la môme période pour une
somme principale de cent quarante-neuf
francs et au-dessous à la coto personnelle
mobilière.
Art. 2 — Ces propositions seront numéri-
quement précisées pour chaque collège élec-
toral.
Art. 3. Tous les frais d'élection : affiches,
bulletins, etc., seront a lu charge de la na-
tion.
Art. 4. — Toute élection opérée en viola-
tion des prescriptions précédentes sera nulle
de plein droit.
Peuple 1 souviens-toi que les mots de :
Radicaux, monarchistes, opportunis-
tes, cachent tous cette même bête féroce
que le socialisme appelle les POSSÉDANTS.
Donc, impose ce principe : la réforme
des éligibles; la représentation exacte
du pays; par lui seulement tu écraseras
l'ÉQUIVOQUE et tu tiendras ta Révolution 1
Auguste CHIRAC.
*
Salle du boulevard des Capucines, lundi
15 octobre, à 8 h. 1/2 du soir, conférence dans
laquelle Auguste Chirac, l'auteur des Rois de
la République et de l'Agiotage sous la Troi-
sième République, traitera :
LES POTS DE VIN PARLEMENTAIRES
Explication des Pots de vin. — Ils sont
inséparables du système économique en
vigueur. — Quelques exemples. — L'affaire
de Lang-Son; l'affaire de Pana ma. — Une
Enquête.
MOT D'ATTAQUE
N'est-ce pas toujours le même cercle vi-
cieux, toujours cette même descente vers
l'absurde qui, après avoir épuisé, éliminé
successivement monarchies absolues,
monarchies aristocratiques ou représen-
tatives, démocraties, vient tourner borne
au gouvernement direct, pour recom-
mencer par la dictature à vie et la
royauté héréditaires PROUDHON.
Chansons d'Attaque
LA BANDE A RIQUIQUI
Au citoyen Candeller
1
Bien qu'on nous dise en République,
Qui tient encore comme autrefois,
La finance et la politique.
Les hauts grades, les bons emploie,
Qui s'enrichit et fait ripaille,
Qui met le peuple sur la paille,
C'est quil
Toujours la bande à Riquiquit
II : ;
Oui fait l'assaut des ministères
Qui fait l'assaut des ministères.
Pour s'engraisser à nos dépens,.
Qui joue encore aux militaires
Avec la peau de nos en fants.
Qui ne l'éve que plaie et bosse *'
Pourvu qu'on fasse bien la noce
C'est qui?
Toujours la bande A Riquiqui !
III
Qui conspire avec la calotte
Et tous les mangeurs de bons Dieux
Pour faire une France bigotte -
Une République de gueux t
Qui vit avec la sainte cliqué
Aux crochets de la République
C'est qui ?
Toujours la bande à Riquiqui t
IV ,;
Qui se fait pitre ei saltimbanque -,
Pour décrocher le plus de voix <
Qui fait du prêt et de la banque
Comme Cartouche au fond d'un bois-,
Et par un train, grande vitesse
Qui file un jour avec la caisse v
C'est qui t
Toujours la bande à Riquiqui !
v
Qui possède toutes les mines ,
L'outillage et les capitaux
Le sol fertile et les usines
L'air, le soleil et les châteaux
Et qui se moque à panse pleine
Que le peuple meute à la peine ; :
C'est quit * ",'Í -',
Toujours la bande à Riquiqui!
VI
Qui dispose encor de l'armée -, l'
Du gendarme et de Vargousin -'
Pour sabrer ta plèbe affamée
Quand elle demande du pain,
Qui spécule sur les misères -',.,
Sur le travail et les salaires! ,
C'est quit
Toujours la bande d Riquiqui
Paris : XO Centimes
Du 13 au 20 Octobre 1888
L'ATTAQUE
Organe Socialiste Révolutionnaire
PARAISSANT TOUS LES SAMEDIS
ABONNEMENT8
UN AN. •. S fr
Six MOIS 3 fr.
TROIS MOIS. t. fr. 50
Les Annonces sont traitées à forfait aux bureaux
dit Journal
""7- - -- 1 1
Rédacteur en chef :
ERNEST GEGOUT
RÉDACTION A ADMlNlSTRÂiMOtf**
21, Rue Croix - des - Petits - Champs, St
Secrétaire de Rédaction: G. PICOURT
« L'Attaque » paraît désor-
mais le samedi au lieu du mer-
credi.
L'ÉQUIVOQUE
Comme au temps de Boileau, nous
sommes dévastés par l'équivoque et l'on
dirait vraiment datés d'hier ces vers où
le Procureur du Parnasse déclare que,
sous la domination de l'équivoque :
L'audace brilla seule aux yeux de l'Univers
Et pour vraIment héros, chez les hommes pervers
On ne reconnut plus qu'usurpateurs iniques.
Que tyranniques rois censés grands politiques,
Qu'infâmes scélérats à la gloire aspirans,
Et voleurs revêtus du nom de conquérans.
En ce moment l'hermaphrodite du lan-
gage français a trois habits du môme sexe :
Révision, dissolution, constituante,
Mais, voyons, révisionnistes, regardez-
moi donc un peu en face ?
Seriez-vous pas désolés que le Parle-
ment actuel fut chargé de faire la Révision
que vous demandez ? Donc vous deman-
dez une révision que vous seriez furieux
d'obtenir.
Et d'une!. ou d'un.
Mais vous dites : c Cette Révision est
un moyen qui doit nous conduire à la
dissolution, c'est-à-dire au balayage du
Parlement qui encombre la République ;
nous l'obtiendrons, même par la vio-
lence 1
Voilà qui va fort bien et j'admets le
Parlement à bas. mais, après?
Voua vous écriez : i Nous nommerons
une Constituante 1 »
— Qui nommera cette Constituante? Les
électeurs? Or, dites-moi, êtes-vous bien
sûrs que les nouveaux élus vaudront
mieux que les anciens? Êtes-vous bien
sùrs qu'ils ne recommenceront pas l'his-
toir éternelle des parlements parasites
qui,depuis des centaines d'années dévorent
la France et la jettent périodiquement
dans des catastrophes sanglantes?
Vous n'en êtes point sûrs du tout et
vous voilà tout interdits 1 Vous pouvez
même être certains que les futurs consti-
tuants seront de la même pâte que les an-
ciens législateurs et, comme eux, mange-
ront le peuple; vous aurez seulement
changé les hommes, c'est-à-dire : « mis
e une autre étiquette sur les mêmes tire-
c lires à pots-de-vin, imitant ainsi les
« myopes de 89 et 93 qui ont tué les pro-
« priétaires et laissé debout la propriété,
« laquelle, avec sa fécondité proverbiale,
« a engendré de nouveaux propriétaires
« qui ont recommencé à dévorer le peuple
« tout comme a-ant 89. »
Ecoutez : « Révision, même dans un
sens démocratique et social » cela ne si-
gnifie lien, et c'est pourquoi l'instinct
d'une faction tout au moins ignorante lui a
ajouté un nom d'homme.
Songez-y, ce n'est pas avec un nom
d'homme pour mot d'ordre que s'est faite
la Révolution de 1848, laquelle a renversé
le suffrage censitaire, pour lui substituer
le suffrage universel et, au contraire,
c'est avec un nom d'homme qu'on lui a
volé tous les avantages qu'elle venait de.
conquérir.
1848 s'est fait avec ces mots: « Réforme
électorale 1 » et jamais on ne fera 1889
avec l'équivoque d'une révision sans
principes 1
Si 1848 A OBTENU LA RÉFORME DHS ÉLEC-
TEURS, IL FAUT QUE 1889 OD'l'ŒNNK CELLE
DES ÉLtttlRLliS.
Jusqu'ici, la nation a été dirigée unique-
ment par les possesseurs de capitaux,
c'est-à-dire par une infime minorité.
Comme cette minorité vit aux dépens de
la masse qui lui paye tous ses revenus,
jamais elle n'a consenti et ne consentira
jamais à réduire ses appétits, c'est-à-dire
à décharger la masse de la redevance
qu'elle lui paye. Tout le secret de l'inces-
sant avortement des réformes est là 1
Pour qu'un parlement représente une
nation, il faut que ce parlement soit com-
posé comme elle.
C'est pourquoi, je voudrais qu'un vaste
mouvement fùt produit autour de ce prin-
cipe : que la minorité dans le pays doit
être la minorité au Parlement.
Je voudrais que le peuple fut bien con-
vaincu qu'il se divise en deux classes :
celle des possesseurs de capitaux, qui
sont 25 O|O dans la population et 99 0|0
dans le Parlement; et celle des travail-
leurs salariés, prolétaires, qui sont 75 0(0
dans la population et seulement 1 O|Odans
le parlement.
En conséquence, il faut que le peuple
impose à ses gouvernants, ou s'impose à
lui-même, la décision suivante, qu'il
pourra rendre dans sa pleine souveraineté
et même pratiquer s'il lui plaît, sans
attendre le consentement de ses dirigeants
actuels :
Le peuple français,
Considérant que les corps élus doivent re-
présenter véritablement et exactement la na-
tion qui les nomme; qu'en conséquence,
ils doivent être composés comme elle.
Considérant que, dans les périodes répu-
tées normales, la nation française contient
en moyenne un quart de citoyens possédants
et trois quarts de citoyens non-possédants.
Considérant qu'on l'état actuel jusque la
réforme intégrale du régime iiscal, le montant
principal de la cote personnelle mobilière
imposée à chaque citoyen, peut servir il me-
surer l'intensité le sa production indus-
trielle.
Décide :
Article premier. — A l'avenir, les Cham-
bres élues (législative ou constituante), seront
reciutées de la façon suivante :
1° Dans la proportion de un quart du total
de leurs membres, parmi les citoyens inscrits
pendant trois ans au moins avant l'époque
du scrutin pour une somme principale do
cent cinquante francs et au-dessus, à la cote
principale mobilière.
20 Dans la proportion des trois quarts du
total do leurs membres parmi les citoyens ins-
crits pendant la môme période pour une
somme principale de cent quarante-neuf
francs et au-dessous à la coto personnelle
mobilière.
Art. 2 — Ces propositions seront numéri-
quement précisées pour chaque collège élec-
toral.
Art. 3. Tous les frais d'élection : affiches,
bulletins, etc., seront a lu charge de la na-
tion.
Art. 4. — Toute élection opérée en viola-
tion des prescriptions précédentes sera nulle
de plein droit.
Peuple 1 souviens-toi que les mots de :
Radicaux, monarchistes, opportunis-
tes, cachent tous cette même bête féroce
que le socialisme appelle les POSSÉDANTS.
Donc, impose ce principe : la réforme
des éligibles; la représentation exacte
du pays; par lui seulement tu écraseras
l'ÉQUIVOQUE et tu tiendras ta Révolution 1
Auguste CHIRAC.
*
Salle du boulevard des Capucines, lundi
15 octobre, à 8 h. 1/2 du soir, conférence dans
laquelle Auguste Chirac, l'auteur des Rois de
la République et de l'Agiotage sous la Troi-
sième République, traitera :
LES POTS DE VIN PARLEMENTAIRES
Explication des Pots de vin. — Ils sont
inséparables du système économique en
vigueur. — Quelques exemples. — L'affaire
de Lang-Son; l'affaire de Pana ma. — Une
Enquête.
MOT D'ATTAQUE
N'est-ce pas toujours le même cercle vi-
cieux, toujours cette même descente vers
l'absurde qui, après avoir épuisé, éliminé
successivement monarchies absolues,
monarchies aristocratiques ou représen-
tatives, démocraties, vient tourner borne
au gouvernement direct, pour recom-
mencer par la dictature à vie et la
royauté héréditaires PROUDHON.
Chansons d'Attaque
LA BANDE A RIQUIQUI
Au citoyen Candeller
1
Bien qu'on nous dise en République,
Qui tient encore comme autrefois,
La finance et la politique.
Les hauts grades, les bons emploie,
Qui s'enrichit et fait ripaille,
Qui met le peuple sur la paille,
C'est quil
Toujours la bande à Riquiquit
II : ;
Oui fait l'assaut des ministères
Qui fait l'assaut des ministères.
Pour s'engraisser à nos dépens,.
Qui joue encore aux militaires
Avec la peau de nos en fants.
Qui ne l'éve que plaie et bosse *'
Pourvu qu'on fasse bien la noce
C'est qui?
Toujours la bande A Riquiqui !
III
Qui conspire avec la calotte
Et tous les mangeurs de bons Dieux
Pour faire une France bigotte -
Une République de gueux t
Qui vit avec la sainte cliqué
Aux crochets de la République
C'est qui ?
Toujours la bande à Riquiqui t
IV ,;
Qui se fait pitre ei saltimbanque -,
Pour décrocher le plus de voix <
Qui fait du prêt et de la banque
Comme Cartouche au fond d'un bois-,
Et par un train, grande vitesse
Qui file un jour avec la caisse v
C'est qui t
Toujours la bande à Riquiqui !
v
Qui possède toutes les mines ,
L'outillage et les capitaux
Le sol fertile et les usines
L'air, le soleil et les châteaux
Et qui se moque à panse pleine
Que le peuple meute à la peine ; :
C'est quit * ",'Í -',
Toujours la bande à Riquiqui!
VI
Qui dispose encor de l'armée -, l'
Du gendarme et de Vargousin -'
Pour sabrer ta plèbe affamée
Quand elle demande du pain,
Qui spécule sur les misères -',.,
Sur le travail et les salaires! ,
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